May 9, 2009 Emissions

Tiken Jah Fakoly lance le AIDS Candlelight Memorial 2009 à Barkly

Toute la cité Barkly était en transe le vendredi 8 mai. Tiken Jah Fakoly, le reggaeman ivoirien, véritable défenseur du panafricanisme, y était pour le lancement du AIDS Candlelight Memorial 2009.

Cette initiative revient à l’organisation Espoir Revivre Barkly et au Kolektif Revey Twa.
tiken jah fakoly
La rue menant au Center of Learning de la Cité Barkly – où devait avoir lieu la partie protocolaire de cette visite –, était noire de monde. Une impressionnante foule s’y était, en effet, massée pour voir l’icône du reggae africain, le toucher et, dans le meilleur des cas, aller à la chasse aux autographes, voire obtenir une photo à ses côtés. Tiken Jah Fakoly n’en revient pas de cet accueil rythmé au son de la ravanne et attisé par une véritable euphorie collective.

«Population de la Cité Barkly, je voudrais vous remercier pour cet accueil chaleureux. J’avoue que, quand on m’a dit qu’on irait à la Cité Barkly, je ne m’attendais pas à un accueil aussi chaleureux. Cela me touche vraiment», lâche, d’emblée, Tiken Jah Fakoly, qui s’est recouvert les épaules d’un quadricolore mauricien offert par la foule.

«Je suis très heureux d’être là, parce que, pour moi, le reggae est une musique qui est en mission. Le fait que ce festival soit organisé par un groupe de reggae qui appuie un message par rapport au VIH-Sida, à l’égalité pour tous, donne une autre dimension au reggae et aux reggaemen. C’est vrai qu’on aurait pu que chanter. Mais chanter et accompagner les textes d’actes concrets, c’est quelque chose qui mérite d’être salué», insiste l’Ivoirien.

Avant d’allumer la première bougie du AIDS Candlelight Memorial 2009 – qui est avant tout un hommage rendu à toutes les victimes du Sida qui ne sont plus de ce monde – et le dévoilement d’une plaque commémorative au Center of Learning, Tiken Jah Fakoly a accentué son message sur la tolérance et l’acceptation de ceux atteints par cette maladie.

«A nos frères qui sont malades, je voudrais leur dire que nous sommes ensemble. Ils ont besoin de notre soutien. Il est important qu’on soit avec eux tous les jours. C’est une maladie comme le paludisme ou encore le maux de tête. Sauf que pour le VIH-Sida, il n’y a pas beaucoup de médicaments. Ça ne sert à rien de rejeter les gens qui sont atteints de cette maladie. Ce sont nos frères, ce sont nos sœurs», soutient Tiken Jah Fakoly.

Au-delà de son message sur l’arrêt de la stigmatisation des victimes du Sida, le reggaeman ivoirien a aussi mis l’accent sur l’importance de l’éducation au développement du pays et de l’Afrique en général.

«Nous sommes actuellement en tournée en Afrique. Et j’ai décidé que tous les bénéfices des concerts donnés en Afrique en 2009 seront utilisés pour la construction des écoles et la promotion de l’éducation sur le Continent. L’éducation c’est la lumière. L’éducation, c’est la base du développement. Je voudrais demander à la jeunesse de l’île Maurice d’aller à l’école et de prendre l’éducation au sérieux. Le vrai développement de l’île Maurice passe indubitablement par l’éducation, par l’éveil des consciences, par le fait que la majorité de la population doit comprendre comment le système fonctionne», conclut-il.

source:lexpress
Photo:Sunita Beezadhur

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