Sega d’antan Préserver notre culture

Le séga d’antan. Cette sonorité si particuliére qu’on reconnaît facilement dans le jardin des accords. La compilation, Sega nu kiltir, lancée par Harbour Music, confirme l’importance de préserver et de faire la promotion de ces chansons perdues dans les ruelles de la musique. Un retour dans le passé sonore recomposé avec la technologie d’aujourd’hui. Dix artistes, dont certains ne sont plus sous les feux des projecteurs, s’unissent pour une compilation de séga. Les sonorités du passé retournent pour faire revivre la musique d’antan. Une observation quotidienne exposée sous diverses formes. « A cette époque- là, le séga avait une identité forte » , explique Marie- Josée Couronne. La chanteuse est d’avis que remettre ses chansons d’antan au goût du jour est un moyen de « partager cette culture à la nouvelle génération. » Une génération qui ne connaît pas forcément ces chansons qui ont 30 ans d’âge. La réédition de ces chansons a aussi un but éducatif, souligne Marie- Josée Couronne. « Elle permet permet à des jeunes de connaître le passé pour mieux comprendre le présent. » Pour Ino Nakeed, « c’est une découverte pour la jeunesse. On remercie notre producteur de nous avoir donné la chance de rééditer ces chansons. Bhaigane, je l’ai chantée quand j’avais 17 ans, aujourd’hui j’en ai 47 et cela me fait encore un immense plaisir de la chanter. » Préserver la culture musicale et dépoussiérer les chansons oubliées est un devoir, une mission, déclare Kailesh Persand, producteur de cette compilation. Pour ce dernier : « il est extrêmement important de sauvegarder ces musiques d’autrefois. Qu’on redécouvre ces chansons qui sont chargées d’histoire. »

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