February 2, 2009 Artists Ile Maurice, Musique News

Mario Armel

Je m’appelle Mario Adolphe Armel. Ma mère s’appelait Yolande Bianca Laridon et mon père Giusepe Marius Armel, plus connu sous le nom de Mario. Il était membre de la force policière. Je suis né le vendredi 13 juin 1947 au 25 rue Conde Port Louis. J’ai toujours aimé le chant car je suis né dans une famille de musiciens. Mon grand père maternel était professeur de chant et maestro. Mon grand père paternel était aussi musicien. Mon père faisait parti de l’orchestre de la police. Il était surnomméle Tino Rossi mauricien.

Son nouvel album

Les Meilleurs Succès de Mario Armel reprend ses tubes des 40 dernières années. Mélange de musique indienne et de séga, l’opus est très riche musicalement et surtout extrêmement dansant, avec des airs enjoués et rythmés. Cet album se compose de très bons morceaux, à commencer par le titre Cari Posson en duo avec Sangeeta Deerpaul, chanson phare de Mario Armel datant des années 80. Cari Posson donne le la au reste de la production. Également sur l’album : Bollywood Remix, Zoubeda, Sega Tabla, Maria Theresa, De dire dimin, To la voix to simin to la mizik et Lina et Séga Mama.

Évolution

Le séga a évolué à travers les décennies. Du séga typique de Tifrer au séga contemporain des groupes tels que Cassiya ou Zot sa, le séga s’est adapté aux changements. De nouveaux instruments ont fait leur apparition dans les séga bands, autrefois composés uniquement de la ravanne, la maravanne et du triangle. Mario Armel attribue cette évolution à l’augmentation du nombre d’hôtels dans l’île. “Le séga est devenu commercial avec l’augmentation du nombre d’hôtels. Les chanteurs ont réarrangé le séga de façon à ce qu’il plaise aux touristes. Dans les hôtels, les ségatiers mettent en avant le show visuel au détriment de la qualité musicale”, explique-t-il. Le séga occupe, selon lui, une place importante au sein de la culture mauricienne. Mario Armel avance que les hôtels ont commercialisé notre culture et ont “prostitué” notre séga. “De nos jours, on ne trouve plus de jeunes voulant chanter le séga. Ces derniers se tournent maintenant vers d’autres courants musicaux tels que le ragga, le hip-hop et le rap. C’est dommage, parce que, s’il n’y pas de relève, le séga perdra son importance au sein de la culture mauricienne. Mais, le séga ne mourra jamais, car il est immortel

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