April 15, 2009 Musique News

Elles font bouger les Canadiens au rythme du séga

Au sein de la Sirena Dance Troup, il n’y a pas de chef. Mais ce sont les danseuses du groupe qui mènent le bal. Elles ont toutes des responsabilités égales. Depuis 2004, les six filles ne cessent d’impressionner les Canadiens en les faisant bouger au rythme des musiques des îles.

Cindy, Sabine, Martine, Julie, Caroline et Jennifer ont toutes une grande passion pour la danse. Ces jeunes filles se déhanchent sur tout ce qui est rythmé. C’est-à-dire sur le séga, le maloya, le soca et les musiques des îles Caraïbes. Elles se sont fait un nom au Canada.

Promouvoir la culture
C’est Cindy, la responsable de la fusion de toutes ces danses. Ce qui fait que les spectacles de la Sirena Dance Troup sont toujours un régal. À la création du groupe, il n’y avait que quatre danseuses: Cindy, Sabine, Julie et Martine. Elles sont venues en aide à un ami, en interprétant un séga dans son restaurant. C’était pour promouvoir la culture et la nourriture mauriciennes.

Mais leur petit numéro a fait un tabac. Elles se sont alors lancées, pour de vrai, dans le domaine de la danse. Et ça a marché ! Les filles sont devenues très populaires. Ainsi, elles ont entamé la marche vers le professionnalisme.

Petit à petit, les filles ont perfectionné leur présentation et sont devenues des expertes du séga à Montréal. À la demande des gens, elles ont même commencé à donner des cours de danse aux Canadiens, à hauteur de 50 dollars pour une session d’une heure et demie. Grâce à leurs spectacles, leur popularité a dépassé les frontières du Canada.

Leurs origines
Ce qu’il y a d’intéressant avec ces filles, c’est qu’elles ont, pour la plupart, un lien avec l’île Maurice. Cindy, la chorégraphe du groupe, vient d’une famille multiculturelle, mais d’origine mauricienne. Elle travaillait comme Technical Project Manager dans une compagnie de télécommunication.

Le séga a toujours été le divertissement primordial lors des réunions de famille. C’est dans son sang. L’experte en séga – mais aussi en maloya – explique qu’elle danse depuis plus de quatorze ans. « La première fois que j’ai dansé devant le grand public, j’étais nerveuse. Mais
après, je me suis laissée aller au rythme de la musique. Maintenant, ce n’est plus une phobie », dit-elle.

Sabine est aussi chorégraphe. Mais elle est plutôt l’experte des danses africaines, du soca et des îles Caraïbes. Ses parents sont d’origine haïtienne, mais elle est née au Canada. Sabine travaille dans un laboratoire de pharmacie et elle est aussi passionnée de danse que Cindy. Au fait, c’est Cindy qui l’a encouragée dans ce domaine.

Par amour
Martine, l’animatrice du groupe, est Africaine. Mais elle a été adoptée par des parents mauriciens au Canada. La jeune fille a toujours aimé danser. Le séga était une danse inconnue pour elle, mais elle s’y est vite habituée. Par amour pour la culture mauricienne. Elle est fière de représenter l’île Maurice à Montréal.
Julie, une Chinoise, a également grandi dans une famille mauricienne. Contrairement à Martine, le séga n’est pas nouveau pour elle. Elle est la fashion girl du groupe. En fait, c’est elle qui prépare les costumes pour les spectacles. Elle est masseuse. Néanmoins, elle trouve toujours du temps pour se consacrer à la danse.

« Fières de présenter notre île et notre culture »
Caroline s’est jointe au groupe par amour pour le séga. Ayant appris à danser avec sa mère, elle veut promouvoir son talent auprès des Canadiens. Le séga a toujours été une partie essentielle dans sa vie, mais elle pratique aussi le soca, le maloya, l’afro-cubain et les danses africaines.

Un an après, c’est au tour de Jennifer de venir s’ajouter à la Sirena Dance Troup. Née au Québec, Jennifer est aussi d’origine mauricienne. Elle avoue avoir voulu rejoindre la Sirena Dance Troup et après avoir vu leurs danses, elle était impressionnée. « Le séga est une danse unique. Peu importe le lieu où nous dansons, les gens sont toujours impressionnés. Nous sommes vraiment fières de présenter notre île et notre culture à l’étranger », avoue Cindy.

Pour ces jeunes femmes, la danse n’est pas une source de revenus. Elles adorent la culture mauricienne et le séga. C’est une façon pour elles de s’exprimer et de se défouler. D’ailleurs, les filles ressentent une immense joie de partager notre culture avec les Canadiens. C’est du fun que de donner des cours de séga aux étrangers. Cela démontre aussi leur intérêt pour notre petite île.

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