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Vieux 08/09/2009, 16h07
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quatre morts, un blessé grave et 44 autres blessés dans un accident ce matin à Mauri

ACCIDENT DE LA ROUTE A 6 h 54 ce matin


Virage de Sorèze : quatre morts, un blessé grave et 44 autres blessés











L'autobus de la CNT a fait deux tonneaux et s'est retrouvé sens dessus dessous après avoir été embouti par un camion transportant 30 tonnes de sucre. En médaillon, l'un des bléssés est évacué de l'autobus





Lourd bilan d'un accident de la route d'une rare violence survenu, ce matin, à 6 heures 54, sur l'autoroute à la sortie de Sorèze en direction de Port-Louis. Quatre passagers - Jonathan Fidèle (18 ans), habitant Camp-Mapou, Henrietta ; Mohun Khundun (28 ans), de Maxi Lane, Glen Park, Vacoas, dont l'épouse attend un enfant ; Jugmohun Beeharry (51 ans) de Mohun Lane, Henrietta, et Rajkarransing Ramtohul, 61 ans, de Henrietta, voyageant à bord de l'autobus de la Corporation Nationale de Transport (CNT) immatriculé 113 JN 06, ont été tués sur le coup. Un autre passager de l'autobus grièvement blessé lors de cette collision entre un camion tirant deux remorques avec une trentaine de tonnes de sucre, a été admis à l'Intensive Care Unit (ICU) où son cas inspire des inquiétudes.
Au total, 44 autres victimes de cet accident ont dû se faire soigner à l'hôpital Jeetoo et au Princess Margaret Orthopaedic Centre (PMOC) de Candos. Plus d'une dizaine de blessés - dont le chauffeur de l'autobus, Bashir Khedarun, habitant Camp-Mapou, Henrietta, le receveur Swadeck Rajahbally de Quinze-Cantons, Vacoas, et du chauffeur du camion de sucre, Louis France Artémidor, 56 ans, habitant Belle-Mare - ont été hospitalisés après les premiers soins.
Les différents services d'urgence, des médecins et des membres du personnel paramédical de la SAMU, des sapeurs-pompiers des régions avoisinantes, des membres de la force régulière et de l'Engineering Platoon de la Special Mobile Force (SMF) ont été mis à rude épreuve pendant toute la matinée.
Mais ces services ont bénéficié d'un soutien considérable de la part des volontaires et passants pour l'évacuation des blessés vers les deux principaux établissements hospitaliers. La police a bénéficié de la mise en service d'une grue géante appartenant à une firme de construction pour faciliter le déblaiement de l'autoroute. Le Deputy Commissioner of Police et numéro 2 de la force policière, Jean Bruneau, était sur le terrain en vue de coordonner les opérations de secours et de mettre en place un plan de trafic routier alternatif pour alléger l'embouteillage monstre, inévitable vu que l'accident est survenu juste au début de l'heure de pointe de la matinée et étant donné que ce tronçon de la Nationale constitue une position névralgique vers la capitale.
Passagers empilés
Les différents témoignages et recoupements d'informations effectués par Le Mauricien sur les lieux à peine quelques secondes après le drame confirment que cette violente collision, digne d'un film d'action avec des scènes de cascadeurs, s'est déroulée en l'espace de quelques secondes. Vu la position de l'autobus, qui s'était retrouvé en sens dessus dessous, les passagers de l'autobus avaient cru qu'ils allaient difficilement sortir de cet "enfer", les uns étant empilés sur les autres et tentant de se protéger au maximum contre les risques de recevoir de graves blessures.
Même après avoir reçu les premiers soins à l'hôpital Jeetoo à la mi-matinée, Bashir Khedarun le chauffeur et Swadeck Rajahbally le receveur de l'autobus de la CNT aussi bien que les passagers qui s'en sont sortis avec différents degrés de blessures, tentaient de comprendre ce qui s'est véritable passé à 6 heures 54 après le virage de Sorèze en direction de Port-Louis.
Par contre, le chauffeur du camion de sucre, qui était resté prisonnier dans sa cabine complètement écrabouillée, a passé l'heure la plus longue de sa vie, coincé entre son siège et son volant. Immobilisé et attendant que les sapeurs-pompiers puissent le désincarcérer, Louis France Artémidor a vu défiler devant lui des voitures des passants et des ambulances du SAMU emportant les victimes de la folle et meurtrière course de son camion. Mais la scène la plus dramatique était qu'une partie du cadavre d'une des victimes de cet accident de la route se trouvait sous le pneu avant-droit du camion de sucre, qui avait perdu une partie de sa cargaison.
Les premiers éléments de l'enquête policière sur cet accident de la route indiquent que le camion de sucre, pour des raisons pas encore déterminées, est venu percuter de manière violente l'arrière de l'autobus de la CNT. Cet impact allait provoquer une chaîne de réactions avec des conséquences dramatiques.
" Mo latet pe vire, ziska ler pa pe konpran ki ine arive. Ki manyer nou inn trouv nou dans sa dife-la ", devait confier au Mauricien Bashir Khedarun, qui souffre de fractures au bras. " Mo pa ti pe roul vit. Enn kout, mo santi camion ki ti pe roul par deryer mo bis, tap ar bis-la par deryer. Mo'nn sey kontrol bis ki'nn kontinye derape ek devire ", poursuit-il.
Vu la violence du choc et son incapacité à reprendre le contrôle de son véhicule, Bashir Khedarun cède à la panique et lâche prise. " Le camion a continué sa folle course en nous entraînant sur une distance de plusieurs mètres avec l'autobus faisant des tonneaux sur l'autoroute. Jusqu'à présent, j'essaie de comprendre ce qui s'est passé ; c'était terrible ", ajoute-t-il, encore sous l'effet du choc et en attendant de se faire admettre à l'hôpital Jeetoo.
Le témoignage de Swadeck Rajahballye n'ajoute en rien aux détails du déroulement de cet accident meurtrier. Il affirme qu'il se trouvait à l'avant de l'autobus et n'avait ressenti qu'un violent choc. " Mo ti pe asize. Mo inn nek tann tapaz. Mo trouv bis la pe saye apre mo pann finn konpran kinn arive. Monn trouv bis anba lao, dimounn ti pe kriye ek bann pasaze ti enn lor lot ", fait-il ressortir, arrivant difficilement à ne pas grimacer de douleur en raison de ses fractures au bras et des blessures sur le corps.
Cyril Baldoo, 63 ans, de Cité-Mangalkhan, Floréal, est l'un des passagers de l'autobus. Cet employé de chez Galvano, Plaine-Lauzun, fait ce trajet par autobus depuis 35 ans et depuis la mise en place de ce service de la CNT, il prend ce bus pour se rendre au travail chaque matin.
" Bis pas ti pe roul vit. Moi mo ti pre pou ariv bistop ki mo bizin desann. Enn sel kout mo inn tann : Baow ! Enn tapaz ki inn fer moi sezi. Pa gagn letan konpran ki pe arive. Mo ti pe asiz kote drwat dan bis ki inn devire lor sa mem kote-la ", poursuit M. Baldoo, qui a pu rentrer chez lui avec une fracture au bras.
Pendant les trente secondes suivant l'impact, les passagers de l'autobus de la CNT, qui avait quitté Henriette vers les 6 h 15, allaient vivre un véritable cauchemar. " Mo nek trouv bis pe devire lor so kote drwat e koumans rape lor koltar. Bann lezot pasaze inn tonb lor moi. Dimounn pe kriye. Pe plore. Pa pe kapav bouze. Sel zafer mo'nn rod fer se protez mo latet pou mo pa blese. Apre, bis-la inn redevire ankor et finn retrouv li avek so twatir lor koltar ", renchérit le sexagénaire qui se remet à peine de ses émotions.
Le crissement de ferraille de l'autobus sur l'asphalte devait céder la place aux cris de panique et de peur des passagers traumatisés quand les deux véhicules se sont immobilisés en plein milieu de l'autoroute. Très vite, les secours devaient s'organiser avec des passants et des automobilistes aussi bien que des passagers d'autres autobus qui se portèrent volontaires pour faire sortir les passagers de l'autobus renversé avec des sièges jonchant le terre-plein au milieu de la Nationale.
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Vieux 08/09/2009, 16h07
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Amas de ferraille
En attendant l'arrivée des premières ambulances du SAMU, qui sont arrivées très sur les lieux, l'évacuation des blessés fut effectuée par des volontaires. Par la suite, les passagers les plus gravement touchés furent pris en charge par le personnel médical et paramédical du SAMU dépêché sur les lieux, les premiers soins étant prodigués dans les cas les plus urgents.
Les quarante premières minutes de l'opération d'évacuation furent les plus délicates vu que les blessés étaient prisonniers de l'autobus et qu'on a dû faire sortir à travers les fenêtres de l'autobus. Les sapeurs-pompiers, les membres du SAMU et les volontaires ont pris le maximum de soin pour éviter le pire aux victimes. D'ailleurs, la grue géante mise à la disposition des autorités par une firme du privé ne put entrer en action qu'à la confirmation que tous les blessés de l'autobus ont pu en être extraits.
Entre-temps, le chauffeur du camion avec les deux remorques contenant une cargaison de sucre était immobilisé à l'intérieur de sa cabine, qui était bloquée par l'autobus renversé. Après avoir dégagé l'autobus de l'autoroute avec la grue, les sapeurs-pompiers devaient faire preuve de beaucoup de dextérité pour désincarcérer Louis France Artémidor. Il portait des blessures au visage et à la partie inférieure de son corps. Il était alors 8 heures 05. Il fut vite évacué vers le Princess Margaret Orthopaedic Centre pour des soins avant d'être transféré à l'hôpital de Moka pour des soins plus approfondis.
Mais quand l'autobus de la CNT fut dégagé de l'autoroute, les responsables de l'opération devaient faire une macabre découverte. Une partie du cadavre d'une des victimes de cet accident de la route se trouvait sur le pneu avant-droit du camion. La grue devait de nouveau entrer en opération en vue de dégager cette personne, qui avait déjà rendu l'âme et qui était difficilement identifiable.
À 8 h 22, toutes les victimes avaient été évacuées et dirigées vers l'hôpital Jeetoo et le PMOC. La tâche prioritaire de la police était d'enlever les amas de ferraille jonchant cette partie de l'autoroute en vue de permettre une reprise du trafic routier pour limiter les conséquences d'un nouvel embouteillage monstre avec des véhicules pare-chocs contre pare-chocs sur la Nationale, dans un sens jusqu'à Sorèze et dans l'autre du Collège Royal de Port-Louis à Sorèze.
À 9 h 05, l'autoroute était libérée. Le DCP Bruneau faisait un premier bilan provisoire pour la presse. Quatre victimes : Jonathan Fidèle (18 ans) dont l'autopsie attribue le décès à une perforation à la tête et une fracture du crâne ; Rajkarransing Ramtohul (61 ans) que la police a eu du mal dans un premier temps à identifier, et dont le décès est dû à une fracture du crâne et dont le bras gauche a été sectionné ; Mohun Khundun (28 ans) de Maxi Lane, Glen Park, Vacoas, et Jugmohun Beeharry (51 ans) de Mohun Lane, Henrietta, qui a subi des fractures du crâne et dont la partie supérieure du corps a été écrabouillée. Un des passagers avait été placé à l'Intensive Care Unit en raison de la gravité de ses blessures et pas moins de 44 autres personnes soignées pour des blessures diverses, dont plus d'une dizaine en observation médicale. Devant l'urgence de la situation, un pool de médecins-légistes, comprenant le Chief Police Medical Officer le Dr Satish Boolell ; le Principal Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadeen, et le Police Medical Officer, le Dr Maxwell Monvoisin, avait été constitué pour pratiquer les autopsies à la morgue du PMOC. Les premières expertises effectuées par des responsables de la National Transport Authority indiquent que le levier de vitesse du camion de sucre était bloqué au point mort au moment de l'accident. Mais les sources officielles refusaient à la mi-journée de confirmer ou d'infirmer ce détail crucial…
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Vieux 08/09/2009, 16h08
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HÔPITAL JEETOO Ce matin


Grande mobilisation pour venir en aide aux blessés


À 8 h 47 ce matin, des membres de la force policière et du corps médical s'étaient mobilisés pour donner des soins d'urgence aux blessés de l'accident de Sorèze. Alors que l'hôpital Jeetoo était rempli de patients réguliers qui attendaient d'être auscultés, les personnes blessées lors de l'accident arrivaient une par une. Plusieurs d'entre elles, qui avaient déjà reçu les soins nécessaires, attendaient l'arrivée de leurs proches.
L'hôpital Jeetoo connaissait un grand remue-ménage ce matin, avec la police demandant à ceux qui n'avaient rien à faire de laisser la voie libre pour permettre aux médecins de faire leur travail, alors que les personnes venues pour se faire ausculter essayaient de comprendre où il fallait se rendre pour des soins vu que les services d'urgence s'occupaient uniquement des blessés de l'accident. Le personnel hospitalier a dû solliciter la compréhension de ces personnes. Il leur a été demandé de revenir après 10 h pour leur rendez-vous. Dans ce remue-ménage, les cadavres des quatre victimes de cet accident, en attendant leur transport à la morgue de l'hôpital Victoria, se trouvaient à ce moment-là dans le couloir menant aux salles de consultation. Pour rappel, depuis que les travaux pour la rénovation de l'hôpital Jeetoo ont été enclenchés, l'établissement ne dispose plus de morgue. Dans un autre coin, on pouvait voir des civières maculées de sang. Une dizaine de minutes après, certains proches des victimes de l'accident ont commencé à arriver pour prendre connaissance des dernières informations.
Dans les couloirs, certains blessés ont raconté au Mauricien ce qu'ils qualifient de " cauchemar ". Charles Flora, 22 ans et habitant Vacoas, était assis sur le premier siège. Il descendait à Port-Louis pour se rendre sur son lieu de travail. " Bis ti pe desann normal, kamion la ki ti pe roul vite. Kamion inn tap depi par derier. Mo kwar mo pe fer enn kosmar la ", relate-t-il. Charles Flora a des blessures à la tête, des contusions et des hématomes un peu partout et l'avant-bras plâtré. Un peu plus loin, assis sur un banc, Jacques Désiré Laval Martin, un habitant d'Henrietta âgé de 45 ans, explique que d'habitude il part de chez lui plus tard pour se rendre sur son lieu de travail. " Mo abitie pran lot bis ki pas apre la mwa. Zordi mo finn sorti boner. Pa kone kouma inn arive. Zot inn tarde pou tire nou ; mo lipie inn kase. Mo pa kone mem kouma mo pe santi mwa la ", explique-t-il. M. Martin n'arrivait pas à contacter ses proches : son sac et son portable, dit-il, sont restés dans l'autobus.
De son côté, Grisèle Larché, 54 ans, l'aide chauffeur du camion de sucre impliqué dans l'accident, dit ne pas comprendre ce qui s'est passé. " Nou ti pe desann normal, letan inn pez frin, li pann pran. Sofer la inn sey separ bis lamem, pann resi. Frin ti bon kan nou ti kit lizinn ", dit-il. Une enseignante âgée de 41 ans et travaillant au Collège Lorette de Port-Louis, de son côté, a du mal à contrôler ses émotions. Entourée de ses collègues du collège, elle est en sanglots. " Je prends l'autobus tous les jours à Réduit. Mon mari vient me déposer car je commence tôt. Mo bann zanfan pe rod mwa. Monn pas dan sok ", relate-t-elle. Pour leur part, plusieurs autres blessés qui n'ont pas pu prendre contact avec leurs proches à cette heure attendaient que le transport de l'hôpital les conduise chez eux. Par ailleurs, soulignons que vers 9 h 20, le ministre de la Santé, Rajesh Jeetah, est arrivé à l'hôpital Jeetoo pour s'assurer que tous les dispositifs nécessaires avaient été mis en place pour soigner les blessés. Face à la presse, le ministre a exprimé sa tristesse devant cette " tragédie ". " C'est triste ce qui s'est passé. J'ai déjà parlé aux médecins et nous avons un personnel qui fait tout son possible pour donner les soins d'urgence ", dit-il. À 10 h, les blessés circulaient toujours dans la salle d'urgence. Certains attendaient l'arrivée de leurs proches, d'autres les résultats de leurs examens médicaux, et plusieurs ont finalement été hospitalisés.
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Vieux 09/09/2009, 09h09
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COLLISION
Chronologie d’un drame

Vinesen ABEL
Quatre morts et 38 blessés :c’est le lourd bilan d’un accident qui aeu lieu à6h54 àSoréze, hier, impliquant un camion et un autobus. Policiers, pompiers et médecins ont eu fort àfaire. Récit des minutes qui ont suivi ce drame
LA population mauricienne s’est réveillée sous le choc hier matin en apprenant la terrible nouvelle d’un accident tragique sur l’autoroute, à Montebello, Pailles. Quatre personnes sont mortes sur le coup lorsqu’un camion transportant un chargement de sucre pour le compte de la propriété sucriére de Constance La Gaieté a percuté de plein fouet l’arriére d’un autobus de la Corporation nationale de transport ( CNT).
Les deux véhicules roulaient en direction de Port- Louis.
L’impact a été d’une telle violence que le chauffeur de l’autobus a perdu le contrôle de son véhicule.
Celui- ci s’est ainsi retrouvé sens dessus- dessous sur le bas- côté de la route. Le bilan est lourd : quatre morts et trente huit blessés parmi les passagers de cet autobus.
L’état de l’un d’eux, Pravin Bhuttoo, 22 ans résidant à Henrietta, inspire de vives est jugé préoccupant par le personnel médical. Griévement blessé, il est admis au département chirurgical de l’unité de soins intensifs.
Outre le chauffeur du poids lourd, un motocycliste qui se trouvait à Montebello au moment de l’accident a aussi été blessé.
Il est peu aprés 6 h 50 hier matin. Le poids lourd conduit par Louis France Arthemidor, 56 ans roule en direction de Port- Louis.
Ce camion vient de passer sur le pont Colville- Deverell. Il traverse un verger se trouvant à droite et un peu plus loin un kovil.
Presque en même temps, un autobus de la CNT conduit par Bashir Khedarun, 54 ans, double
le poids lourd sur la voie rapide, puis se rabat sur la gauche. C’est vers 6 heures que ce véhicule a quitté le terminus d’Henrietta avec une cinquantaine de passagers à bord.
A la hauteur de la stationservice Indian Oil , le chauffeur du poids lourd se met à donner des coups de klaxon. C’est l’affolement des automobilistes.
Ceux qui se trouvent sur la voie rapide ralentissent pour se ranger sur le terre- plein.
Dev Ramkhelawon, 42 ans chauffeur à La Sentinelle Ltée qui était à motocyclette à ce moment précis est témoin de la scéne. Cet habitant de route Bois- Chéri, St- Pierre, vient lui- même de doubler le camion lorsque l’autobus de la CNT le dépasse sur la voie rapide.
Mais entendant les coups de klaxon derriére lui, il quitte la route brusquement pour éviter de se faire écraser par le poids lourd.
Il se retrouve sur le bas- côté, se blessant aux jambes.
Dev Ramkhelawon retient son souffle. Il voit le poids lourd percuter l’autobus de la CNT de plein fouet. Le choc est brutal.
« Bis sorti en dehor lari, mont dan ti oter danbor sime avan li devir enba lao » . C’est une scéne horreur.
Selon d’autres témoins, la victime Jaskaramsing Ramtohul aurait été projetée hors de l’autobus déchiqueté lors de la collision. Elle a par la suite été traînée par le camion.
D’ailleurs, fait- t- on ressortir c’est de sous ce poids lourd qu’elle aurait été extirpée. L’homme avait alors le bras sectionné. Ce n’est que plus tard que le membre sectionné devait être retrouvé.
L’ Information Room de la police aux Casernes centrales qui apprend cette nouvelle informe immédiatement la Traffic Branch . Le constable Andoo, motard de la police est le premier à arriver sur le lieu de l’accident à 6 h 54.
L’hôpital Jeetoo, Port- Louis qui a été alerté de ce terrible accident organise son personnel et met en place une structure pour accueillir les blessés. Plusieurs ambulances du SAMU sont dépêchés à Soréze, où trois des blessés sont déclarés morts sur place. Des policiers de Pailles, menés par l’inspecteur Balmick Dussoye arrivent aussi sur place.
Des blessés hurlent de douleur, pendant que des sapeurspompiers de la capitale font tout pour les extirper du bus.
A 7 h 45, c’est l’embouteillage sur tout l’axe routier. Le constable Andoo, fait enlever une partie de la rampe sur l’autoroute à la Montagne- Ory pour mettre aux véhicules se dirigeant vers la capitale d’emprunter la troisiéme voie et la route reliant le morcellement Soréze à Grewals.
L’adjoint au commissaire de police, Jean Philippe Bruneau est le premier haut gradé de la police à arriver à Montebello. Il sera rejoint par les assistants commissaires de police, Mukhta Din Taujoo, de la Traffic Branch , Pritamsing Juwaheer de la Metropolitan Police de la division sud et Choolun Boyjoo de l’ Eastern Division . Le chef inspecteur Yousuf Dowluth, l’inspecteur, Ashock Matar et le caporal Stellio Jugool de la Traffic Branch, donnent aux automobilistes des directives sur les ondes des radios et contrôlent la circulation rouliére, aidés en cela par des policiers de Moka.
Peu aprés 8 heures, des sapeurs- pompiers commencent à laver l’asphalte à haute pression pour enlever le sucre répandu. Il est 8 h 50 lorsque la voie rapide de cette partie de l’autoroute est de nouveau opérationnelle. Une quinzaine de minutes plus tard, l’autre voie qui est ouverte à la circulation.
Mais cela ne va pas pour autant rendre la circulation plus fluide. Car des automobilistes continuent de ralentir pour voir les deux véhicules accidentés
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Vieux 09/09/2009, 09h09
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LES RESCAPÉS RACONTENT…
« C’etait comme un cyclone »

Corinne MIINERVE
LA mort les a épargnés. Ils devraient être soulagés de ce coup de chance. Mais peut- on réellement parler de chance quand des images sanglantes se bousculent incessamment dans votre tête… quand vous vous rendez compte que la vie, parfois, ne tient qu’à un fil. Pour l’un c’était « l’enfer » . Pour un autre, « comme un cyclone » . Et plus les heures passent, plus les contrecoups du choc s’amplifient.
C’est le cas de Swadeck Rajabally, le receveur de l’autobus accidenté. Hier matin, il arrivait encore à raconter de qui s’était passé. Mais dans l’aprés- midi, il s’était enfermé dans un mutisme total.
Jacques Désiré Martin, 47 ans, employé à la compagnie Best Luck située à Pailles fait aussi partie de ceux que le sort a épargnés.
D’une curieuse façon certes.
Il devait descendre de l’autobus quelques métres plus loin. « Mo ti pez sonet pou desan. Me avan mo resi desan bus inn fer aksidan » , explique- t- il. Il en est sorti avec un bras fracturé.
Hier matin, comme d’habitude, il a pris le bus à 6 h 10 à Vacoas. Il se souvient s’être assis à la sixiéme rangée. A la hauteur de Montebello, à Pailles, il entend un fracas accompagné d’une secousse terrible. « Pa kone kan monn fini vinn anba lao. Bis la tinn devire, mo lamain in coince anba enn siez » , raconte- t- il.
Jacques Désiré Martin affirme avoir vu deux des quatre hommes qui ont péri dans cet accident.
« Enn ti devan mwa a goche, lot la a droit. Zot in mor de suit telman zot in craze enba coussin la » , relate- t- il en évitant soigneusement de faire mention du sang dans lequel ils baignaient. Comme pour éviter de remuer le couteau dans une plaie encore béante.
Aprés le « gran tapaz » à l’arriére de l’autobus, Hemraj Aubeeluck, employé au Central Electricity Board se rappelle d’un énorme chaos. « Bus la craze devan ou lizie.
Tou feray craze mem vini depi par deryier. Disik tombe partou. Bel tapaz » , relate- t- il. Blessé à la tête et à la colonne vertébrale, il explique que tout s’est passé trés vite. « Bis la devire ek tourne tourne, pa gayn letan get otour ou » , ajoute- t- il.
« Tou vit ine eklate »
Charles Fara, 22 ans a peu de souvenirs de cet événement tragique.
Aprés le violent choc à l’arriére de l’autobus, « tou vit ti eclate ek bis ti devire . » Suite à cela, le jeune homme a perdu connaissance et lorsqu’il s’est réveillé, il était à l’hôpital Jeetoo avec des blessures à la tête et l’épaule déboîtée.
Bashir Khedarun, le chauffeur de l’autobus ne veut faire aucun effort pour se remémorer les événements d’hier. Ses plans ont déjà été suffisamment contrariés comme ça : ce pére de quatre enfants avait dit à son épouse qu’il n’allait pas doubler de shift hier parce qu’il souhaitait personnellement aller déposer sa fille à l’aéroport dans la soirée, car cette derniére partait pour la Réunion.
Mario Saint- Louis, un maçon de 45 ans, n’en est pas à son premier accident. Le 1 er mai dernier, une voiture percutait la motocyclette sur laquelle son cousin et lui se trouvaient. « Il s’en était sorti avec des blessures assez légéres aux pieds et à la tête » , raconte sa compagne Stéphanie.
Cette fois- ci, il a eu moins de chance : il a cinq côtes cassées, et des blessures à la tête.
Hier aprés- midi, il devait subir une opération pour enlever des caillots de sang au poumon.
« Monn sap ek la mor » , ne cesset- il de répéter. Celui qui a pour habitude de s’asseoir au milieu du bus n’avait pas pu trouver sa place habituelle hier, le bus étant rempli. Il s’était donc mis à l’arriére.
Dans le choc qui a suivi, le réservoir de diesel de l’autobus a éclaté pour le tremper complétement. C’est un badaud qui a pu l’extirper de l’autobus accidenté. Son patron, Hugo Retourné parle de lui comme un « maçon premie grad. C’est mon bras droit » . Il aura à patienter avant que son bras droit ne soit rétabli.
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Vieux 09/09/2009, 09h11
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Canden Mohun meurt
aprés trois mois de mariage

Nilen KATTANY
LES souvenirs de son mariage, il y a trois mois, sont encore frais dans la tête. Et la voilà déjà veuve.
La femme de Canden Mohun est anéantie par le terrible malheur qui vient de s’abattre sur sa famille. Elle l’est d’autant plus que le jeune homme de 28 ans ne connaîtra jamais son enfant. Car Canden et sa femme attendaient un heureux événement. « Il allait devenir papa pour la premiére fois. Rien que de parler de la naissance prochaine de son enfant le rendait extrêmement heureux » , raconte le pére de la victime, la voix brisée par le chagrin.
« C’est mon benjamin. Il travaillait trés dur pour offrir à sa famille ce dont elle avait besoin » , poursuit- il, retenant à peine ses larmes.
C’est vers midi hier que la dépouille est arrivée au domicile des Mohun à Baxoo Lane, Glen Park Vacoas. L’autopsie, pratiquée à la morgue de l’hôpital Victoria par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer et le Dr Maxwel Monvoisin, Police Medical Officer, a attribué le décés de Canden Mohun à de multiples blessures.
Le pére de Canden raconte qu’il ne s’est pas absenté du tout depuis qu’il a pris de l’emploi dans une compagnie basée à Pailles. « Il était trés régulier. Son travail passait avant la fête » , dit- il.
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Vieux 09/09/2009, 09h12
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Jonathan Fidéle remplaçait
un cousin sur un chantier…

N. K.
IL ne devait pas être dans l’autobus accidenté ce jour- là. Mais le destin en a décidé autrement.
Jonathan Fidéle, a pris l’autobus 141 Port- Louis tôt hier matin parce qu’il devait remplacer un cousin sur un chantier de construction de la capitale.
Jonathan Fidéle, de Vacoas, est décédé des suites d’une fracture du crâne. L’autopsie, pratiquée à la morgue de l’hôpital Victoria par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer, a décelé un trou d’un diamétre de 10 centimétres environ dans le crâne du jeune homme. Ce trou aurait été provoqué par une barre de métal.
« Il prenait le bus chaque matin avec moi. Je descendais à Ebéne et il poursuivait sa route jusqu’à Rose- Hill » , raconte un de ses amis, Adrien, un collégien de 17 ans. Selon ce dernier, Jonathan travaillait sur un chantier de construction à Rose- Hill. Il était prévu que son cousin aille travailler à Port- Louis à partir de cette semaine. « Mais son cousin est finalement resté à Rose- Hill et c’est lui qui est parti à Port- Louis. Il devait revenir travailler à Rose- Hill dans quelques jours » , souligne Adrien.
L’adolescent raconte que hier matin, il a pris l’autobus vers 7 h 30 pour se rendre au collége. Son voisin de trajet n’est autre que le cousin de Jonathan. « Il y avait un embouteillage monstre. A un moment, on s’est dit que Jonathan avait dû quitter la maison plus tôt que d’habitude pour partir travailler » . Et d’ajouter « Les gens disaient que c’est l’accident qui a provoqué l’embouteillage monstre. On a appelé Jonathan pour le taquiner. Mais on a eu la surprise de notre vie », lâche Adrien. C’est un policier qui répond.
« Il m’a alors dit d’informer les parents de Jonathan et de leur dire de se présenter à l’hôpital de Victoria avec sa carte d’identité et son acte de naissance » . C’est ainsi que les parents de Jonathan ont été informés de la terrible nouvelle.
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Jagmohun Beeharry préférait
le transport en commun

Fadya NAZIRKHAN- MAHMOUD
« TOpan dir mwa narien tonn ale ! » hurle la veuve de Jagmohun Beeharry. Chez sa famille à Cascades, Henrietta, sa femme et ses deux filles, âgées de 18 et 11 ans, ont du mal à accepter le départ soudain du chef de famille. Ce soudeur, âgé de 51 ans était employé dans une compagnie, à Pailles.
Anuradha, la fille aînée de la famille, essaie tant bien que mal de maîtriser ses émotions alors que sa jeune soeur, elle, a les yeux braqués sur le corps de son pére. Pas une larme. Pas un mot. La fillette est comme pétrifiée. Toute frêle, elle restera recroquevillée dans un coin de la piéce pendant que des proches s’affairent autour de la dépouille. Anuradha, elle, raconte qu’elle n’a même pas vu son pére hier matin car il a quitté la maison tôt, vers 6 heures. « La plipar di tan li gayn enn transpor pou al travay. Ena fwa li al dan bis. Li ti prefer al dan bis akoz lot transpor la koz li inconvenian. Ek hier lin desid al dan bis… » . Anuradha dit avoir entendu parler de l’accident à la radio hier matin.
« Kan so patron depi so travay inn telefone inn dir ki li pan vin travay, lerla ki nun doute ki mo papa parmi ban viktim… » laisse- t- elle échapper d’une voix presque inaudible. La veuve de Jugmohun Beeharry, elle, est tourmentée par une autre question: son mari aurait- il préféré être incinéré ou enterré. « Mwa, mo ti p dir li kan enn zur mo mor bril mwa, me li li pan dir mwa narien zame… » lâche- t- elle dans un soupir.
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Vieux 09/09/2009, 09h16
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Juskaramsing Ramtohul
prenait le bus à la même heure

F. N. M.
HIER matin, Juskaramsing Ramtohul, 62 ans, aurait pu rater le bus 141 en direction de Port- Louis. C’est ce que nous raconte sa bellesoeur.
« Gramatin li ti p lav lassiet. Lerla so madam dir li less li, sinon li pou gayn tar… » Juskaramsing Ramtohul, usher à la retraite, avait trouvé un emploi dans la vente à l’encan à Grande- Riviére car il craignait de s’ennuyer.
Tous les jours, il prenait le bus à la même heure.
Selon ses proches, la victime, aimait sa femme plus que tout au monde. Dés qu’il arrivait au travail, il appelait pour lui dire qu’il était arrivé sain et sauf. Mais hier, lorsque son épouse n’a pas reçu d’appel, elle a su qu’il lui était arrivé malheur. Et elle s’est mise à pleurer, avant même d’avoir de nouvelles confirmant le décés de son mari. « Mo telefon li li pa pren. Telefon la res soner mem… » , murmure- t- elle. Lorsqu’elle appelle sur son lieu de travail, on lui indique que son mari n’est jamais arrivé. « Pa ti p kav krwar mem ki mo missie ti parmi ban viktim… » soupire sa veuve d’une voix à peine audible, arrivant à peine à se lever pour aller à la rencontre de ceux qui sont venus partager sa souffrance. Désormais, elle dit n’avoir plus que ses deux fils et sa bru pour seul soutien. « Kuma mo pou fer aster mo missie pa la… ? »
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accident, autres, blessé, blessés, dans, grave, matin, mauri, morts, quatre

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