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Vieux 07/09/2009, 10h30
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Quand la ferme laitiére devient high- tech

AGRO- INDUSTRIE
Quand la ferme laitiére
devient high- tech

Valérie OLLA
D’ici quelques semaines, le lait produit localement par la compagnie «Golden Cream Dairy »sera mis sur le marché. Des équipements de pointe font de cette ferme la plus moderne de la région.
« QUAND nous avons obtenu ce terrain du gouvernement il y a de cela 14 mois, les 24 hectares étaient recouverts de broussailles comme ça » , se souvient Errol Parker en montrant de la main les collines verdoyantes environnantes. Depuis, à Salazie, se dresse un hangar de 10 000m ² , soit l’équivalent de deux terrains de football. « Building this shed was quite a mission » , lâche le directeur de Golden Cream Dairy ( GCD).
Et pour cause, Salazie, situé dans l’Est du pays, n’est pas connu pour son temps clément.
Mais comme l’explique Errol Parker, dans l’Ouest, où la pluviométrie est moins conséquente, les températures sont trop élevées pour accommoder les vaches. « Il nous fallait un endroit beaucoup plus frais comme Salazie. Mais ici, il pleut souvent. » Et comme à Maurice, il faut compter avec les cyclones, les conditions climatiques ne sont pas favorables à l’ « open grazing » . C’est pourquoi à GCD, l’on favorise le « hoteling » . « En temps de cyclone ou s’il pleut trop, il nous suffit de baisser les volets pour que les vaches soient à l’abri. Nous pouvons alors continuer à travailler » , explique le directeur.
Trois fois plus de vaches dans un an
Les vaches ne passent ainsi que deux heures à l’extérieur chaque jour. Le temps que leur abri soit nettoyé. Du moins les vaches en lactation. Car pour avoir droit à un lit – un matelas de caoutchouc posé à même le bitume – il faut avoir déjà mis bas et être en lactation. « Il y a 250 lits dans chaque département. A terme, il y aura sept départements. Car si aujourd’hui, il n’y a que 600 vaches sur la ferme, d’ici décembre 2010, la ferme comptera 1 750 pensionnaires » , explique Errol Parker. En ce moment, il faut compter 156 vaches en lactation et presque autant de nouveaux pensionnaires.
Il faut compter trois à quatre naissances par jour. Toutes les femelles sont gardées sauf en cas de défaut. Les mâles, eux, sont revendus aux petits éleveurs.
En ce moment, les vaches sont traites deux fois quotidiennement et dés l’année prochaine, elles le seront trois fois par jour. Et si Errol Parker peut se permettre de n’employer qu’une quarantaine de personnes, c’est que sa ferme laitiére est grandement automatisée et informatisée. « Au cas contraire, il aurait fallu employer pas moins de 150 personnes » , dit- il. D’ailleurs, le gros de son investissement - Rs 100 millions jusqu’à présent et pas moins de Rs 200 millions à terme – a été alloué à l’achat d’équipements de pointe qui font de sa ferme la plus moderne de la région.
Automatisée et informatisée
Tout ( ou presque) est automatisé et informatisé. A commencer par le gardien de troupeau qui est un « a utomatic herdsman » , une barriére qui fait avancer les vaches jusqu’au « rotary milking parlour » , une sorte de plate- forme circulaire sur laquelle les vaches sont traites. Avant qu’elles n’entrent sur cette machine, leurs tétines sont scannées afin de s’assurer qu’elles ne soient pas blessées ou infectées. A noter que toutes les vaches de la ferme ont autour du cou, un transpondeur qui émet non seulement un signal - jusqu’à dans un rayon de 500 m autour du hangar - si la vache est malade mais contient les données de l’animal depuis sa naissance. « Il y a des antennes partout » , lâche Errol Parker. Et bientôt, ce sera au tour des caméras d’inonder la ferme.
Pendant qu’elles sont traites sur la plate- forme tournante, les vaches ont droit à un « supplément spécial » qu’elles avalent en sus de leurs 28 kilos de nourriture et des 40 litres d’eau qu’elles engloutissent.
Et plus elles donnent de lait, plus elles se voient offrir ce supplément.
Lors de sa premiére lactation, une vache peut donner entre 12 à 14 litres de lait par jour.
L’an prochain, les vaches donneront une vingtaine de litres chaque jour. Si la production quotidienne de la ferme tourne actuellement autour de 2 000 litres de lait chaque jour, elle devrait avoisiner les 30 000 litres l’année prochaine.
Avant que le lait n’aille dans les citernes spéciales, il est testé. S’il n’est pas de bonne qualité, il sera automatiquement mis au rebut.
Sept minutes suffisent à traire une vache. Ce qui implique que les 156 vaches sont traites en 40 minutes. A la minute où la vache n’a plus de lait à donner, le tire- lait se débranche automatiquement.
Lorsque les vaches ont fini d’être traites, elles sont scannées une nouvelle fois. « On vérifie leur température. De même, si elles n’ont pas un probléme à l’estomac. » Si c’est le cas, la porte menant au « waiting room » commun ne s’ouvrira pas. « C’est une autre porte qui s’ouvrira pour séparer cette vache des autres, le temps qu’on l’examine » . La ferme compte quatre citernes d’une capacité de 8 000 litres chacune.
Malgré toute cette automatisation, trois personnes restent toute la nuit à la ferme.
C’est d’ailleurs dans le hangar que les bureaux vont être installés. Les installations devraient être achevées d’ici six mois.
Malheureusement, toutes les machines ne peuvent être réparées localement. « J’ai fait venir trois ou quatre ingénieurs mauriciens pour tenter de réparer le Orga Feeding System. Sans succés » , regrette Errol Parker. C’est ainsi que cette semaine, un ingénieur arrive de l’Afrique du Sud pour le réparer. « Heureuse ment que l’Afrique du Sud n’est pas trés loin et qu’il y a deux vols par jour mais cela coûte cher quand même » , lâche Errol Parker. D’où le fait qu’il en profite pour faire l’ingénieur effectuer l’entretien de tous ses équipements qui viennent de Suéde.
Si les Holstein , vaches blanches et noires, donnent plus de lait que les Jersey , des vaches marrons, la qualité du lait de ces derniéres se révéle meilleure. « Il y a 3% de créme dans le lait des Holstein et 5% dans celui des Jersey . » C’est d’ailleurs pourquoi Errol Parker a décidé de se concentrer essentiellement sur les Jersey . Car, dit- il, « on peut faire toutes sortes de produits laitiers avec le lait des vaches Jersey » .

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