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Vieux 30/08/2009, 08h50
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Recherché par Interpol et la police Caterino

Recherché par Interpol et la police

Caterino a quitté la Réunion par avion à 23h25 le dimanche 28 juin


La nouvelle est officielle depuis la fin de semaine aux Casernes centrales. Le fugitif Christophe Caterino, qui a donné du tournis à la police depuis le début du mois de juillet, a bel et bien quitté le territoire réunionnais pour la France. Les derniers recoupements de Week-End indiquent que Christophe Caterino a pris le vol d'Air Austral de 23h25, le 28 juin dernier, en direction de Paris. Selon nos renseignements, une correspondance en ce sens a été officiellement adressée au surintendant Devanand Reekoye, qui agit comme Liaison Officer entre les polices mauriciennes et réunionnaise. Avec cette confirmation, tout porte à croire que Caterino a bel et bien regagné la France avant de se perdre dans la nature. Il fait, ainsi que son complice Vincent Lejeune, l'objet d'un avis de recherche et d'un mandat d'arrêt international dans 152 pays. Avec la décision du gouvernement d'aller de l'avant avec une commission rogatoire, l'on s'attend à ce que celle-ci démarre rapidement.
Avec la confirmation obtenue par les Casernes centrales quant au passage-éclair de Christophe Caterino sur le territoire réunionnais et son départ pour la France, la police mauricienne s'attend maintenant à ce que la commission rogatoire Maurice/Réunion démarre dans de brefs délais. Ainsi, dans cette optique, l'on s'attendait à obtenir d'autres éléments de réponse en provenance du bureau de l'Attorney General. Néanmoins, la confirmation du départ de Caterino par la voie maritime, puis celle des airs, a permis aux enquêteurs locaux de reconstituer une partie du puzzle relativement à cette fuite des plus spectaculaires et des plus savamment ourdies.
C'est le vendredi 26 juin que Christophe Caterino sera vu pour la dernière fois à sa "prison dorée" de l'hôtel Movenpick, un palace cinq étoiles loin d'être abordable pour la bourse de Monsieur-Tout-le-Monde. Il est 8h09 précises au moment où Caterino s'est présenté à la réception dudit établissement afin de régler une note s'élevant à Rs 809. Après avoir quitté le MovenPick, l'ex steward est ensuite allé rendre la voiture de location qui était en sa possession depuis plus d'une année. C'est aussi ce jour-là, à savoir le vendredi 26 juin, qu'il a cessé de se présenter au poste de police de Bel-Ombre, trois fois par semaine, comme stipulé dans les conditions imposées pour sa remise en liberté en attendant les conclusions de son appel contre sa condamnation de quatre ans et demi.
Briscard
Selon les informations disponibles aux Casernes centrales, Caterino aurait embarqué à bord de l'Explorer Legend N° 18 à partir de Bel-Ombre dans la nuit du 26 au 27 juin. Ce bolide, qui développe 275 chevaux-vapeur, a mis à peine quatre minutes pour rallier le trajet entre Bel-Ombre et Port-Louis, avant de prendre la direction de l'île-sœur. De toute évidence, Caterino était accompagné par un vieux briscard des mers de l'Océan-Indien, dans la mesure qu'il faut avoir une très bonne connaissance des courants marins et de l'océan pour savoir qu'il était plus facile de rallier la Réunion après avoir longé la côte ouest-nord-ouest du pays.
A partir de là, il sera plus difficile de reconstituer le reste du trajet du fugitif par rapport à son court déjour à l'île-sœur. Les autorités réunionnaises ont confirmé que l'Explorer Legend N° 18 a été retrouvé à Sainte-Rose le 28 juin dernier. C'est durant cette même soirée que Christophe Caterino a quitté le pays, à bord du vol d'Air Austral qui devait décoller à 23h25. Destination : Paris. Pour la police mauricienne, il ne fait aucun doute qu'il était bel et bien accompagné de Vincent LeJeune.
Comment a-t-il pu donc prendre l'avion? A cette question, une réponse toute simple. Caterino étant un citoyen français, il n'y avait donc aucun besoin pour lui de présenter un passeport. Sa carte d'identité et son billet d'avion lui suffisaient amplement, tout comme le ferait n'importe quel citoyen mauricien qui se rendrait à Rodrigues et vice-versa.
Contre-Pied
Le cas de figure posé par ce steward d'Air France, pris en flagrant délit de trafic de Subutex, la plus importante saisie effectuée sur le sol mauricien avec une complicité étroite au sein du système de sécurité à l'aéroport à Paris, a systématiquement du fil à retordre aux enquêteurs mauriciens. Ces derniers ont dû faire face à la réticence exprimée au sein d'Air France, qui se range aux côtés de Christophe Caterino. Pour la police, un très puissant lobby soutenant Caterino a organisé son évasion en prenant à contre-pied tous les systèmes de surveillance.
L'on se souviendra que Christophe Laurent Louis Caterino, avait été condamné à quatre ans et demi de prison par le magistrat Prithiviraj Fekna, qui l'avait trouvé coupable dans un jugement rendu le 24 octobre 2008. Il avait été interpelé le 14 mai 2007 alors qu'il avait dans deux de ses valises 51 877 comprimés de Subutex. Dans ses dépositions consignées par des limiers de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU), en présence de son avocat, le chef de cabine avait soutenu que c'est un dénommé Mikael, un officier d'origine mauricienne, qui travaillait à la sécurité de l'aéroport pour Air France qui lui avait remis les comprimés de Subutex à être transportés à Maurice. Des indications avaient également données pour la livraison des quinze colis placés dans deux valises. Au mois de juillet dernier, le gouvernement devait prendre la décision d'instituer une commission rogatoire à être exécutée à Maurice et à la Réunion. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui préside un High Powered Commitee (HPC) dans cette optique, avait du reste demandé que les procédures soient enclenchées dans les meilleurs délais. La supervision des opérations sur le terrain a été confiée au Deputy Commissioner of Police (DCP) Ravin Sooroojbally, responsable de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU). Dans la foulée, une Red Notice, à savoir un avis de recherche et un mandat d'arrêt devait être émis par Interpol contre Christophe Caterino et contre son complice, son compatriote Vincent Lejeune. Ce Red Notice a été circulé dans 152 pays où Interpol a des antennes.
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Vieux 31/08/2009, 11h30
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Evasion de Christophe Caterino: Le site internet Mayday, l’une des clés de l’énigme
Julien Tuyau
07/15/09 | Commentaires [4]




C’est au travers de l’association Mayday que Christophe Caterino se serait fait tous les contacts qui l’ont aidé à s’évader.
Cette association a apporté un soutien indéfectible à l’ancien chef de cabine d’Air France, depuis son arrestation en 2006 pour importation de 50 000 comprimés de Subutex à Maurice.
Mayday, expression utilisée internationalement dans les communications radios pour signaler une situation de détresse, est également le nom de l’association des sympathisants de Christophe Caterino. Cette association a été enregistrée en août 2007 et son siège est situé à Créteil, en France.
Et c’est au travers de son site internet que toute l’opération pourrait avoir été orchestrée. Car il est évident que Vincent Lejeune, celui qui aurait acheté le bateau qui a permis à Caterino de fuir Maurice, n’aurait pas agi seul. Lejeune avait plusieurs complices, à Maurice, en France et à la Réunion. Le complice mauricien serait un trafiquant de drogue notoire, tandis que les autres seraient simplement des sympathisants de Christophe Caterino ou d’anciens collègues. Mais, tout laisse croire que c’est au travers de Mayday qu’ils se sont rencontrés.
13 095 internautes se sont connectés au site de Mayday entre août 2007 et juillet 2009. Un espace virtuel où les sympathisants récoltaient des fonds pour soutenir Caterino. Des polos et des calendriers étaient aussi vendus sur ce site.
C’est d’ailleurs cet argent qui a permis à Caterino de payer sa caution et il est fort probable qu’une partie de cet argent aurait également été utilisée pour qu’il quitte Maurice.
Sur Mayday, l’on pouvait également trouver des lettres écrites par Caterino alors qu’il se trouvait en détention et en liberté surveillée. Une façon pour lui de communiquer avec ses contacts. Mais les lettres ont subitement cessé d’être publiées en 2008. La raison est obscure, alors que le site était, lui, toujours opérationnel et continuait à attirer des sympathisants.
Quoi qu’il en soit, Mayday continuait à émettre des communiqués. «Lors de l''audience en appel du 4 mai dernier, durant laquelle devaient se dérouler les plaidoiries des deux parties, il a été constaté qu'un certain nombre de pièces avaient disparu du dossier relatif au procès "CATERINO". A la demande de l'avocat, la recherche de ces pièces est en cours. Leur absence pourrait remettre en cause l'ensemble de l'affaire. La Cour a reporté l'appel au mois de juillet dans l'attente du résultat des recherches. Nous restons plus que jamais mobilisés et continuons de compter sur votre solidarité déterminante», explique le communiqué.
Juillet était donc un mois important pour Caterino. Et ses sympathisants se tenaient prêts et restaient «mobilisés.» L’heure était «déterminante.» Sur le site, on en fait également mention: «Il ne reste que quelques calendriers mais nous préparons déjà un autre projet.» Quel était donc cet autre projet ? Alors que Christophe Caterino planifiait déjà son évasion…


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Vieux 31/08/2009, 11h35
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Six heures, pas une de plus. C’est le temps qu’aura mis le chef de cabine d’Air France, Christophe Caterino, pour s’échapper de sa prison dorée de l’hôtel Mövenpick, et se faire la malle en speed boat à La Réunion, avant de regagner Paris en avion. Six heures pour passer du statut de « grand naïf » à celui de « pro de l’évasion ». La police mauricienne n’y a vu que du feu. Bien obligée d’admettre que Caterino, condamné pour trafic de drogue en 2008, avait réussi là un véritable « coup de maître ». Voici pourquoi et comment il a été échafaudé.
L’histoire commence le 17 avril dernier. Ce jour-là, nous établissons le contact avec Caterino. Avec pour objectif d’en savoir plus sur ses soutiens. Car depuis son arrestation, le 14 mai 2007 à Plaisance, une impressionnante chaîne de solidarité s’est tissée autour de l’ancien chef de cabine d’Air France. L’association Mayday, regroupant essentiellement du personnel navigant, ne lâche pas son « Kiki ». Mais au bout du fil, Caterino est sur ses gardes.
Ses nouveaux avocats français lui ont demandé d’être « le plus discret possible ». Il ne veut « rien dire », « surtout pas au téléphone » et laisse entendre qu’il craint pour sa vie. Cette première approche est un échec. Restait l’entourage. Notamment Karine Frene, présidente dévouée de Mayday. Mais elle aussi est embarrassée. Et obéit à ce proverbe fameux entre tous : « Garde le silence et le silence te gardera ». Il fallait donc s’y prendre autrement : se faire petit, se fondre dans le réseau Caterino et observer. Pour découvrir quoi ?
Que dans la tête du Français, tout a basculé à partir du mois de mai. Deux évènements majeurs ont en effet précipité sa fuite. D’abord, l’étrange disparition des pièces de son dossier. Elle est constatée par la cour à l’ouverture de son procès en appel. Ensuite, le décès de Jean-Stéphane Grasset, le directeur du Mövenpick, victime d’un accident de kitesurf au Morne, le 7 juin dernier.
Les deux hommes étaient très proches. Simples partenaires de glisse au départ, Caterino et Grasset ont vite sympathisé. Jusqu’à reproduire sur terre leur complicité sur l’eau. Quand l’accident survient, Caterino est là, debout sur la plage. Il assiste impuissant à la mort de son ami. Son corps repêché dans le lagon est quasiment déposé à ses pieds. Caterino s’effondre. Et replonge dans ses crises d’angoisse.
Tout ressort : le traumatisme de la prison, le souvenir glacé de ce co-détenu cannibale goûtant au cerveau de sa femme, les cauchemars, le décès brutal de sa mère quatre ans plus tôt, l’éloignement avec « l’amour de [s]a vie », les envies de « se foute en l’air ». A tel point qu’au moment de sa disparition, le dernier week-end de juin, quelques amis ont un « mauvais pressentiment ». Pour eux, « un suicide n’est pas impossible. »
D’autant que l’argent commence à manquer. Deux ans de procédures ont fini par racler les fonds de tiroir. Le soutien de Mayday, les bonnes grâces du Mövenpick et d’Air France ne suffisent plus. Pire : Leo, le père, qui subvient aux besoins de son fils depuis le début, est désormais à sec. Toutes ses économies sont parties en fumée. Et ses pépins de santé n’arrangent rien. Il y a urgence. Partir ou croupir, c’est l’heure du choix, Caterino le sait.
Un homme, un Français, va faire pencher la balance : il s’appelle Vincent Lejeune. Étrange personnage, mi-journaliste, mi-aventurier, la trentaine bien tassée. « Il est là ou ça pète », résume un reporter de Radio France Internationale (RFI) qui l’a croisé en Afrique. Un photographe de guerre le décrit comme un « casse-cou ». Les services de renseignements français auraient également un œil sur cette « tête brûlée au service de la veuve et de l’orphelin ». Mais l’homme est discret. Peu de traces de lui, si ce n’est quelques photos prises en Irak, sur le front, caméra au poing.
Le lien avec Caterino ? A priori, aucun. A ceci près que Lejeune est un baroudeur de première et qu’il passe énormément de temps dans les avions. Au point de nouer des contacts avec le personnel navigant d’Air France ? Un pilote français a sa petite idée : « La connexion a pu se faire lors d’un vol. Ou bien à l’hôtel Mövenpick, j’ai déjà vu ce Lejeune là-bas. Il a pu rencontrer des gens de Mayday qui ont loué ses services ». Tout simplement. Sauf qu’aucune preuve ne l’atteste. Et que les deux numéros de téléphone portable de l’association Mayday, généralement prompte à réagir, sonnent dans le vide depuis dix jours.
Reste que le plan échafaudé par Lejeune semble en tout point imparable. Au début du mois de juin, il repère une affichette au supermarché London de Tamarin. Un habitant du coin vend son speed boat, un modèle Legend équipé d’un puissant moteur de 115 CV. Lejeune téléphone au propriétaire, les deux hommes conviennent d’un rendez-vous pour le lendemain. Une simple prise de contact, sans plus.
C’est quelques jours plus tard, le samedi 20 juin, que tout se décante. Lejeune retourne voir le bateau. Cette fois, il est accompagné. Par qui ? Mystère. Maigres indices : l’homme a un accent Français et porte en bandoulière un appareil photo professionnel. Ils mettent le bateau à l’eau pour l’essayer. Puis poussent les présentations un peu plus loin : « On est cameramen. On est ici pour deux mois, pour faire un reportage sur le kitesurf. Ce bateau, on va naviguer avec à One-Eye » – un spot réputé pour ses vagues au pied du Morne.
L’histoire tient à peu près la route. D’autant que les deux Français en rajoutent une couche en jargonnant sur leur métier. N’empêche, le vendeur tique un peu. Pourquoi acheter un bateau au lieu de le louer ? Après tout, ce sont peut-être des paparazzis, se dit-il, ils cherchent la discrétion. En plus, ce sont les plus offrants. L’affaire est conclue pour Rs 475 000. Un premier acompte est versé dans la semaine, et samedi 27 juin, l’acte de vente est signé.
Ce jour-là, Lejeune apporte une enveloppe. A l’intérieur, 200 billets de Rs 2000. Le compte y est. Le propriétaire donne les clés du bateau qui reste au mouillage, à quelques encablures. Lejeune, pour la première fois, paraît nerveux. Mais il garde la tête froide et soigne les détails. « On récupérera le bateau demain matin pour aller faire une balade, précise-t-il au propriétaire. Ce serait bien si vous préveniez les voisins, qu’ils ne nous prennent pas pour des voleurs ! ».
Mais les voisins ne seront pas prévenus. Dimanche 28 juin à l’aube, ils voient le speed boat s’éloigner des côtes à toute allure. Juste avant, les fuyards ont fait le plein. A bord, six bidons d’essence, 130 litres en tout. Combien de personnes ? « Difficile à dire. Au moins deux, peut-être trois. » Qui ? Là encore, rien n’est sûr. Si ce n’est que Lejeune n’est pas un navigateur.
Les quelques témoins qui, une semaine plus tôt, l’ont vu essayer le bateau, en ont été quitte pour une belle frayeur : « Ce type-là n’est pas un marin ». Mais alors, qui a skippé, Caterino ? Impossible, il n’a jamais appris. Reste le mystérieux complice de Lejeune. A moins qu’un skipper mauricien ne se soit laissé tenter par un peu d’argent de poche…
Caterino, lui, a fait ses valises deux jours plus tôt. Bye-bye le Mövenpick. Il se paie même le luxe de passer par l’accueil où il règle une dernière facture. Et s’achète des vêtements chauds pour la traversée qui s’annonce houleuse. Tant mieux : par mauvais temps, peu de chance de croiser des gardes-côtes. Un calcul ? Peut-être. Une pure folie, c’est certain.
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Vieux 31/08/2009, 11h35
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Un surfer de Tamarin n’y croit toujours pas : « La mer était démontée, c’est un miracle si elle ne les a pas avalée. C’est des dingues ces types-là, faut en avoir entre les jambes pour se lancer dans une traversée Maurice-Réunion avec un engin pareil. Le skipper, ça doit être un as. »
Après six heures de traversée, les fuyards abordent l’île Sœur. En premier lieu, ils tentent d’accoster à Sainte-Rose, à l’est. Puis se ravisent et mettent cap au Nord pour finalement mouiller à Sainte-Marie, à deux pas de l’aéroport. Mission accomplie.
Le lendemain matin, Lejeune, lui, refait surface. Il se rend chez Bourbon Pêche Plaisance et tombe sur Thierry Bourdel, le gérant. « Il m’a demandé de sortir son bateau de l’eau et de l’entreposer pour passer l’hiver. » Un détail attire son attention : le speed boat est immatriculé à Maurice. En vieux loup de mer, Bourdel teste Lejeune : « Faire la traversée par un temps pareil, c’est louche. Soit vous aviez un truc à vous reprocher à Maurice, soit quelque chose à faire passez ici… ».
Mais Lejeune ne bronche pas. « Il m’a juste dit qu’il était pressé, qu’il était cameraman et qu’il partait le soir même pour un job en métropole », se souvient le gérant. Jeudi 2 juillet, il lui envoie sa facture en métropole. Aussitôt réglée.
Les autorités françaises en sont convaincues « à 99 % » : Lejeune et Caterino ont embarqué ensemble à Gillot, le 29 juin, en direction de Paris. Signant ainsi l’épilogue de la plus grosse quantité de Subutex jamais saisie à Maurice. Pour la police et la justice, l’affaire se termine en queue de poisson. « La France n’extrade pas ses nationaux », a clairement fait comprendre l’ambassade de France, à Port-Louis. En clair : Caterino n’a plus grand-chose à craindre. Le coup parfait, on vous disait.
Source: l’express dimanche
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Vieux 31/08/2009, 16h07
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La note verbale

C’est parce que la saga Caterino constitue une honte nationale que tout doit être entrepris pour réparer le préjudice causé au pays. Or, il semble que les autorités se résignent à baisser les bras et renoncent à toute action énergique sur ce dossier. En tout cas, les démarches en vue d’amener le fuyard à répondre de ses actes devant une instance juridique sont au point mort.
Certes, les dispositions juridiques ne permettent pas à Maurice de réclamer l’extradition de l’évadé et sa comparution devant la justice mauricienne. En l’absence d’un traité d’extradition entre nos deux pays, cette avenue légale reste fermée. Mais, tout indique que la France serait disposée à accéder à une demande mauricienne en vue d’instaurer une commission rogatoire. Par le biais de cette procédure d’entraide, Maurice peut obtenir qu’un juge français recueille des témoignages dans l’affaire Caterino et, le cas échéant, espérer qu’il soit traduit devant un tribunal français pour un délit commis en France.
Caterino a été arrêté à Plaisance en mai 2007 avec des comprimés Subutex d’une valeur de Rs 42 millions. Poursuivi pour « Unlawful possession of dangerous drugs » , il a été trouvé coupable par la cour intermédiaire. Il a fait appel du jugement et, profitant de sa liberté conditionnelle, s’est enfui par la mer.
Les complexités du droit international étant ce qu’elles sont, le fugitif n’a désormais plus rien à craindre de la justice mauricienne.
Mais, faut- il pour autant le laisser en paix ? Caterino peut encore être inquiété par la justice française.
Pour cela, il faut d’abord recourir à une commission rogatoire.
Une telle instance peut établir la séquence d’événements précédant son arrivée à Maurice avec des valises pleines de Subutex. S’il ressort qu’il a commis, dans son pays, un délit reconnu comme tel par la loi française, Caterino pourrait alors être jugé en France et y purger une peine s’il est trouvé coupable.
Sur la base des éléments recueillis par la police locale durant son enquête, il existe une forte présomption que le steward a enfreint la loi de son pays également. Du reste, celui- ci a admis, dans sa déposition, des contacts fort douteux avec un Mauricien qui travaille à l’aéroport Charles de Gaulle et qui se prénomme « Mikael » . Au Parlement, le leader de l’opposition s’est demandé si « this same Mikael was involved not just in this last case but on the four occasions he accompanied the Air France steward as a professional, dodging cameras, going where it was safest and so on... » Il y a là les prémices d’un éventuel délit.
Une enquête serrée, devant un juge français qui convoquerait à la fois Caterino et Mikael, pourrait aboutir à des résultats qui laveraient notre honneur. Au préalable, il faut que le gouvernement mauricien prenne l’initiative qui convient. Pour l’instant, on sait qu’il s’est contenté d’une note verbale.
par Raj MEETARBHAN
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Vieux 10/09/2009, 14h01
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AFFAIRE CATERINO Fuite de l'appelant



AFFAIRE CATERINO Fuite de l'appelant


Me Collendavelloo requiert des instructions de la cour


Me Ivan Collendavelloo est le Senior Counsel de Christophe Caterino, steward d'Air France qui avait interjeté appel à la suite du verdict de culpabilité prononcé contre lui par la Cour intermédiaire, et qui avait été condamné à quatre ans et demi de prison pour avoir débarqué à l'aéroport SSR avec un colis de comprimés Subutex dans ses valises. Assisté de Me Veda Baloomoody et Shaffick Sookia, ce dernier étant l'avoué de l'appelant, Me Collendavelloo a demandé aux juges (désignés pour entendre l'appel) des instructions pour savoir ce qu'il doit faire, vu que son client a disparu de la circulation.
Cette affaire a été appelée, devant le Senior Puisne Judge, Keshoe Parsad Matadeen, et le juge Saheed Bhakaraully. Me Shah Nawaz Namdarkhan devait soutenir le jugement. " J'ai été engagé pour plaider l'appel et je le suis toujours. Mais le fait que mon client ait disparu de la circulation, il n'a donc pas respecté les conditions fixées par la Cour intermédiaire pour lui accorder la liberté conditionnelle. Toutefois, je demeure à la disposition de la Cour ", a notamment déclaré aux juges le Senior Counsel.
De son côté, Me Namdarkhan a rappelé que depuis le 29 juillet, un mandat d'arrêt a été émis contre Christophe Caterino. Il a ajouté que depuis mardi, la caution qu'il avait versée en vue de bénéficier d'une remise en liberté en attendant son appel ne tient plus.
S'adressant à nouveau aux juges, Me Collendavelloo a fait remarquer que " nous risquons de nous embarquer dans un exercice de shadow box fighting pour quelqu'un qui est absent. We are not keen to embark on a futile exercise. There is no indication that the Appelant will surrender ", a-t-il déclaré. De son côté, Me Namdarkhan a plaidé pour un peu de fair play à l'égard de l'appelant, à l'effet qu'il se ravise.
Rappelons que Christophe Caterino, originaire de France, Montreuil, a été interpellé vers la mi-mai en 2007. L'ADSU avait trouvé dans ses valises 51 877 comprimés de Subutex. Opérant comme steward à bord d'Air France, il effectuait rarement le trajet des aéroports Charles de Gaulle/Sir Seewoosagur-Ramgoolam.
Agé maintenant de 38 ans, il avait été traduit devant Prithiviraj Feckna, alors magistrat en Cour intermédiaire, qui a condamné en novembre dernier le ressortissant français à quatre ans et demi de prison. Les juges ont réservé leur jugement.
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