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Vieux 13/11/2008, 11h02
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Education Primaire

EDUCATION PRIMAIRE
Une stratégie pour attirer les instituteurs vers les écoles ZEP

Le ministère veut améliorer la performance de ces écoles primaires ayant un taux de réussite très bas. Il s’agit de motiver les enseignants en leur offrant de meilleures conditions de service.

Une classe à la «Barkly Government School» qui fait partie de la ZEP. Cela fait six ans que de tels établissements reçoivent une attention spéciale, mais le succès n’est pas au rendez-vous. C’est toute une panoplie de mesures que le ministère de l’Education peaufine actuellement pour revigorer les écoles situées dans les zones d’éducation prioritaires (ZEP). «Nous prenons toute une série de mesures pour pousser en avant le projet. Nous espérons pouvoir appliquer certaines d’entre elles à la rentrée de janvier», dit un cadre du ministère de l’Education.

Parmi ces mesures figurent des initiatives visant à attirer les enseignants dans ces écoles. Et cela passe par une amélioration des conditions de service. Actuellement, un instituteur touche une prime de Rs 2 000 mensuellement et un maître d’école Rs 2 500 pour travailler dans une école ZEP. Le ministère réfléchit sur une proposition syndicale visant à porter ce chiffre à Rs 4 000 et Rs 5 000 respectivement.

Les autorités espèrent ainsi motiver les enseignants. Les pousser à s’occuper de ces écoles où les défis sont énormes. « Etre transféré dans une école ZEP équivaut à un transfert punitif pour certains. Il faut arriver à casser cette image », dit Vinod Seegum, président de la Government Teachers’ Union (GTU). «Nous voulons qu’un prof aille là-bas de son plein gré», ajoute-t-il tout en insistant sur la flexibilité au niveau du transfert.

Normalement, un enseignant est posté dans une école pendant six ans. «S’il a envie de partir avant, qu’il soit libre de le faire. Il faut une flexibilité au niveau du transfert des enseignants de ces écoles. Les retenir là-bas contre leur gré dessert les écoliers», note Vinod Seegum.

La Banque mondiale met également la pression. Mécontente de la prestation de ces écoles, notamment au niveau de la présence des élèves en classe, elle demande au ministère de prendre des mesures correctives. C’est une condition sine qua non pour décaisser des fonds supplémentaires. Dont acte. Durant le troisième trimestre, les établissements scolaires concernés ont eu à faire un suivi au jour le jour en ce qui concerne la présence de leurs écoliers.

«On fait un meilleur suivi et on récompense l’enfant pour qu’il vienne à l’école. Si le taux d’absence dépasse 12 %, on porte une attention plus particulière et on essaie de résoudre le problème. L’enfant a besoin d’être motivé pour venir à l’école. ça doit être un plaisir pour lui. Le reste suivra», explique Swaley Rojee, maître d’école d’un établissement ZEP et président de la Deputy Head Teachers’ Union.


«Volonté d’avancer»

D’autres affichent cependant plus de scepticisme. «Le taux de présence s’est amélioré d’un pourcent pour le troisième trimestre. Ce n’est pas fameux et je ne suis pas sûr que la présence aura un impact sur la pédagogie dans ces écoles», dit un haut officier de l’Education.

Six ans après sa création, le projet ne peut pas être qualifié de réussite. Alors que l’objectif de départ, en 2002, était de donner une attention spéciale aux écoles primaires ayant un taux de réussite de moins de 40 % pour les hisser au-dessus de cette barre, l’année dernière, le taux de réussite était d’environ 36 %.

La Serge Coutet Government School a affiché un taux de réussite de 17,9 % l’année dernière. Mais tous se mobilisent. Même l’UNESCO s’y est mise. Swaley Rojee préfère donc positiver. «Jusqu’à récemment, il n’y avait pas eu de mesures prises. Au moins maintenant, on sent qu’il y a une volonté d’avancer.»






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Vieux 13/11/2008, 15h37
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EDUCATION PRIMAIRE
C’est toute une panoplie de mesures que le ministère de l’Education peaufine actuellement pour revigorer les écoles situées dans les zones d’éducation prioritaires (ZEP). «Nous prenons toute une série de mesures pour pousser en avant le projet. Nous espérons pouvoir appliquer certaines d’entre elles à la rentrée de janvier», dit un cadre du ministère de l’Education.

Parmi ces mesures figurent des initiatives visant à attirer les enseignants dans ces écoles. Et cela passe par une amélioration des conditions de service. Actuellement, un instituteur touche une prime de Rs 2 000 mensuellement et un maître d’école Rs 2 500 pour travailler dans une école ZEP. Le ministère réfléchit sur une proposition syndicale visant à porter ce chiffre à Rs 4 000 et Rs 5 000 respectivement.

Les autorités espèrent ainsi motiver les enseignants. Les pousser à s’occuper de ces écoles où les défis sont énormes. « Etre transféré dans une école ZEP équivaut à un transfert punitif pour certains. Il faut arriver à casser cette image », dit Vinod Seegum, président de la Government Teachers’ Union (GTU). «Nous voulons qu’un prof aille là-bas de son plein gré», ajoute-t-il tout en insistant sur la flexibilité au niveau du transfert.

Normalement, un enseignant est posté dans une école pendant six ans. «S’il a envie de partir avant, qu’il soit libre de le faire. Il faut une flexibilité au niveau du transfert des enseignants de ces écoles. Les retenir là-bas contre leur gré dessert les écoliers», note Vinod Seegum.

La Banque mondiale met également la pression. Mécontente de la prestation de ces écoles, notamment au niveau de la présence des élèves en classe, elle demande au ministère de prendre des mesures correctives. C’est une condition sine qua non pour décaisser des fonds supplémentaires. Dont acte. Durant le troisième trimestre, les établissements scolaires concernés ont eu à faire un suivi au jour le jour en ce qui concerne la présence de leurs écoliers.

«On fait un meilleur suivi et on récompense l’enfant pour qu’il vienne à l’école. Si le taux d’absence dépasse 12 %, on porte une attention plus particulière et on essaie de résoudre le problème. L’enfant a besoin d’être motivé pour venir à l’école. ça doit être un plaisir pour lui. Le reste suivra», explique Swaley Rojee, maître d’école d’un établissement ZEP et président de la Deputy Head Teachers’ Union.


«Volonté d’avancer»

D’autres affichent cependant plus de scepticisme. «Le taux de présence s’est amélioré d’un pourcent pour le troisième trimestre. Ce n’est pas fameux et je ne suis pas sûr que la présence aura un impact sur la pédagogie dans ces écoles», dit un haut officier de l’Education.

Six ans après sa création, le projet ne peut pas être qualifié de réussite. Alors que l’objectif de départ, en 2002, était de donner une attention spéciale aux écoles primaires ayant un taux de réussite de moins de 40 % pour les hisser au-dessus de cette barre, l’année dernière, le taux de réussite était d’environ 36 %.

La Serge Coutet Government School a affiché un taux de réussite de 17,9 % l’année dernière. Mais tous se mobilisent. Même l’UNESCO s’y est mise. Swaley Rojee préfère donc positiver. «Jusqu’à récemment, il n’y avait pas eu de mesures prises. Au moins maintenant, on sent qu’il y a une volonté d’avancer.»







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«On fait un meilleur suivi et on récompense l’enfant pour qu’il vienne à l’école. Si le taux d’absence dépasse 12 %, on porte une attention plus particulière et on essaie de résoudre le problème. L’enfant a besoin d’être motivé pour venir à l’école. ça doit être un plaisir pour lui. Le reste suivra»
Commence par laisse bann fami choisir enn l'ecole proche de leurs domiciles pou zot zenfants et le reste suivra.....enn zenfants ki bisin léve bonher prend transport en commun ou faire des kilometres pou ale l'école zamais pou motivé.
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Vieux 22/11/2008, 08h22
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Education Primaire

EDUCATION PRIMAIRE: Résultats catastrophiques de 3e trimestre


Barkly se mobilise contre l'échec scolaire







" Si ene zour kapav gagn lespoir pou rekoumense, si lekol kapav fer pou moi... ", ont chanté quelques élèves de Barkly G. S jeudi dernier












L'échec quasi général des élèves des Stds I à V aux examens de troisième trimestre à la Barkly Government School a créé une onde de choc dans toute la localité. Sur 21 enfants, un seul élève de la Std V a en effet réussi aux examens, laissant entrevoir très peu d'espoir pour la cuvée 2009 au CPE, d'autant que les résultats des précédentes années n'étaient guère mieux. Inquiets, les habitants, soutenus par des travailleurs sociaux, ont commencé à se mobiliser. Jeudi dernier, en présence des députés de l'endroit, ils ont crié leur désarroi, exprimant leur volonté de faire renverser la tendance tout en sollicitant de l'aide dans leur combat.
Quelques heures seulement après la présentation de l'ébauche du document Education & Human Resources Strategy Plan par le ministre de l'Education, une soixantaine d'habitants de Cité-Barkly, à Beau-Bassin, étaient réunies au Centre social de la localité pour faire un constat de la situation actuelle à l'école primaire. Cette rencontre, programmée bien avant la présentation du plan ministériel, est une initiative d'un groupe de parents réunis au sein du Comité Flambeau. " Nous sommes dans une situation bien grave. Sur 21 élèves en std V cette année, un seul a réussi. Ki pe arive ? " lance Kenny Rosalie, président de la PTA, au début de la rencontre. En effet, la régression dans le taux de réussites, année après année, dans cette école est inquiétante : 28,3% en 2004, 38,1% en 2005, 22,5% en 2006 et 20,8% en 2007. Et les examens du dernier trimestre scolaire ont enregistré 26% de réussite en std IV et … 4,7% en std V.
Sur un ton mesuré et ferme, sans aucune note revancharde, des parents ont tour à tour témoigné de la réalité à la Barkly G.S. Ils ont identifié plusieurs problèmes, qui sont comme suit : démotivation et désintérêt des enseignants, laxisme de la direction de l'école vis-à-vis de l'indiscipline des profs et des élèves, notamment les retards répétés - certains instituteurs, dit-on, arrivant à l'école à 10 heures ; transferts fréquents et intempestifs du personnel enseignant ; absentéisme parmi les élèves, difficultés d'apprentissage à cause d'un programme pédagogique ne correspondant pas au niveau des apprenants, désintéressement des parents à l'éducation, indifférence des autorités. Tout comme les parents des autres écoles ZEP du pays, ceux de Barkly G.S. ont décrié, jeudi dernier, " la pratique du ministère qui consiste à nommer dans ces établissements des head teachers qui sont à la veille de la retraite. " Ils arguent aussi d'affectation des enseignants qui ne seraient pas acceptés ailleurs pour différentes raisons. " Poste zot isi à 59 an ek de moi apre ou tane dir zot pe ale parski zot pe pran zot retret. Nou bizin bann metre dekol ki la omoin pou troi zan ek ki kapav tini lekol a labar ek ki amen la disiplin onivo profeser ek zelev ", demande une intervenante.
Les intervenants admettent cependant que tous ceux qui sont concernés, " les parents, les enseignants, les chefs d'établissements, le ministère de l'Education et la société civile ", ont une part de responsabilité dans les problèmes de cette école. " Bann adulte renvoy boule zot kamarad ; kan nou ale get ministère pou dir nou problem zot dir ale get ladministration lekol, maître dekol dire get proferser, profeser dir zenfan pale aprane ek paran pa kopere, paran dir a so tour lekol pa pran nou zenfa kon Kan nou poz kestyon lor lavenir lekol, lor lavenir nou pa gagn repons. Dan sa situation ki bizin fer ? " demande le jeune président de la PTA. Même appel de tous ceux qui sont intervenus : " Nou bizin sanzman pou nou lekol. Si tou dimoun ansam kapav fer li sanze ".
La réunion avait pour but de sensibiliser les habitants à l'éducation de leurs enfants. Après l'appel lancé par les animateurs, les parents présents ont pris l'engagement de collaborer pour sauver l'école de Barkly et, par là même, l'avenir de leurs enfants et de la localité.
Le comité organisateur avait invité à cette rencontre tous ceux qui ont un lien avec l'école et avec la localité, à savoir le ministère de l'Education, les députés de la localité, leurs conseillers municipaux, les Ong à l'oeuvre dans le quartier et les responsables de paroisse de Beau-Bassin. Cependant, aucun représentant du ministère n'y était présent pour entendre l'appel des parents. " Il est malheureux que le ministère n'ait pas jugé important notre démarche. Le comité se réunira très vite pour faire un bilan de cette réunion et nous leur enverrons une copie du rapport ", indique le président de la PTA. Le député Rajesh Bhagwan, pour sa part, a promis aux habitants de soulever le problème mardi prochain à l'Assemblée nationale et a également suggéré au Comité Flambeau la tenue d'une table ronde.

Le Mauricien 21/11/2008
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Vieux 27/11/2008, 20h33
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PHOTO DU JOUR
L’école ZEP de Pointe-aux-Sables prend des couleurs

Ils étaient plus de 60 volontaires à se munir de pinceaux, de rouleaux, de peinture à l’huile et à l’eau afin de redonner un coup de neuf à l’école ZEP de Pointe-aux-Sables durant le week-end dernier. Employés de la banque HSBC, parents d’élèves, professeurs et même certains élèves ont participé à l’opération. Une dizaine de salles de classe ont été repeintes.
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Vieux 05/12/2008, 13h38
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EDUCATION Coopération décentralisée


L'UE accorde Rs 4, 2 M à la MCCI pour les écoles ZEP


Le chef de la délégation de la Commission européenne, Claudia Wiedey, a remis un montant de Rs 4,2 m cette semaine au président de la Chambre de Commerce et d'Industrie, Ahmad Parkar. Cette somme est allouée au financement du projet ZEP, dans le cadre du Programme de coopération décentralisée.
Le projet Chambre de Commerce/ZEP vise à encourager la promotion de la littéracie, c'est-à-dire l'acquisition de compétences en matière de lecture et d'écriture dans les écoles des zones d'éducation prioritaire. Le coût total du projet est estimé à Rs 5,6 M. L'Union européenne accorde 75% du financement nécessaire alors que le secteur privé apporte la différence de 25%.
" Le secteur privé accorde son soutien aux écoles ZEP depuis 2004 aux termes d'un accord conclu entre le JEC et le ministère de l'Education. Depuis 2007, la chambre de commerce et d'industrie a eu la responsabilité de gérer le projet ZEP. L'accord entre le secteur privé et le ministère de l'Education a été renouvelé en juin 2008 pour une période de deux ans ", a déclaré Ahmad Parkar.
" The philosophy of the ZEP is based on the premise that positive reinforcement is required to create favourable learning conditions for children living mostly in the less developed regions ", a fait comprendre M. Parkar.
Le secteur privé, a-t-il soutenu, est très intéressé par l'environnement social. C'est la raison pour laquelle plusieurs compagnies sont impliquées dans les activités de Corporate Social Responsibility. Plusieurs compagnies ont accepté se souscrire aux projets CSR initiés par la Chambre, a-t-il poursuivi.
Dans le cadre du projet Chambre du Commerce/ZEP, des livres seront mis à la disposition de quelque 5 800 enfants. Un club de lecture sera créé dans chaque école. L'objectif est d'améliorer le niveau de performance des élèves aux examens du CPE. Pour sa part, Claudia Wiedey a souligné que l'éducation joue un rôle clé dans la lutte contre la pauvreté. " I believe that the qualify of educational outcomes can only improve if there is a reduction in the inequalities in the education of children from the vulnerable groups. The European commission is pleased to work along the government's policy on widening education participation and improving standards of education for underpriviledged children ", a-t-elle dit.
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Vieux 11/12/2008, 15h13
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Le MES vise un taux de réussite de 70% au CPE en 2010 Béatrice HOPE
12/11/08
Lucien Finette, le directeur du Mauritius Examinations Syndicate (MES), exprime l’ambition d’atteindre un taux de réussite de 70% d’ici deux ans au Certificate of Primary Education (CPE), suite à l’annonce des résultats pour la cuvée 2008.
«J’ai bien travaillé», dit Mervish, quand on lui demande ce qu’il pense de ses résultats. Cet adolescent de 13 ans a pris part aux examens du CPE pour la troisième fois cette année. Il l’a enfin eu son «PASS» magique avec un C en anglais et en histoire-géo, un D en mathématiques, français et science. D’ailleurs, un grand soulagement se lit sur le visage de son père. Ce dernier est heureux: «On ne s’attendait pas à plus de sa part. Il n’est pas vraiment doué…». Des parents résignés, qui se disent que leurs enfants ne sont pas capables de faire davantage. La faute à l’enfant ou au CPE? Entre-temps, c’est la réalité statisticienne qui nous tient en haleine.
Les résultats du CPE ont été rendus publics ce 11 décembre. 67,43% des 26 694 candidats ont réussi au CPE 2008. «On s’en va vers les 70%», laisse entendre Lucien Finette. «Et notre objectif est d’atteindre les 70% d’ici deux ans», poursuit celui-ci. Depuis le matin de ce 11 décembre, on entend surtout parler de ces 15 957 écoliers qui intégreront automatiquement les différents collèges de l’île en 2009. Mais c’est sans compter sur les 10 737 candidats qui n’ont pas vu de «PASS» magique sur leur «result slip». Qu’est-ce qui se passera pour ces candidats? Combien d’entres eux tenteront à nouveau le CPE? Combien d’entre eux iront en prévocationnel? Pour combien de ces enfants, cet échec marque-t-il la fin du parcours scolaire parce qu’ils abandonneront?
Cela dit, le nombre d’échecs a régressé. «En 2003, 40% des candidats au CPE ont échoué. Maintenant, nous en sommes à 30%. Ce spectre de 40% d’échec n’est plus applicable aujourd’hui», affirme Lucien Finette. Selon lui, cette augmentation du taux de réussite est dû au fait que les professeurs ont encouragé davantage le «sens de création» de leurs élèves cette année. Il en félicite les instituteurs.
De plus, le directeur du MES est d’avis «qu’il y a une prise de conscience de la nécessité d’avoir une bonne éducation pour avoir sa place dans la société». Il soutient que «l’éducation est un facteur d’équité». Ce qui «donne envie à tous de gravir les échelons, de s’élever pour accéder à une meilleure qualité de vie». Qu’est-ce qui advient de «tous» ceux qui ont «envie de gravir les échelons, de s’élever pour accéder à une meilleure qualité de vie» mais qui n’y parviennent pas avec le CPE? Doivent-ils obligatoirement s’en remettre au prévocationnel? «L’éducation apporte une autosatisfaction à celui qui réussit par ses efforts», atteste Lucien Finette. Est-ce que cela veut dire que celui qui ne réussit pas aux examens du CPE n’a pas fourni d’efforts?
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Vieux 11/12/2008, 15h18
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CPE: 1 312 candidats obtiennent 4 A+ et 10 737 autres ont échoué Béatrice HOPE
12/11/08
Les résultats du Certificate of Primary Education (CPE) sont rendus publics, ce jeudi 11 décembre. Le taux de réussite est de 67,43%. 1 312 candidats des 26 694, qui ont pris part aux examens, ont obtenu le 4 A+ alors que 10 737 autres ont échoué.

67,43%. C’est le taux de réussite de la cuvée 2008 du Certificate of Primary Education. Un chiffre légèrement supérieur à celui de 2007. L’année dernière, le pourcentage était de 66,17%. Lucien Finette, directeur du Mauritius Examination Syndicate, déclare que son «objectif est d’atteindre les 70% d’ici deux ans.» Une tâche réalisable selon le directeur.

Ils sont, en effet, 26 694 candidats à avoir pris part aux examens du CPE cette année. 6 428 d’entre eux ont obtenu entre 20 et 24 unité. 1 312 ont obtenu 24 unités qui équivalent à 4A+. Cependant, 1 704 candidats n’ont pas été admis dans des collèges.

Du côté des statistiques, on constate que les filles ont, une nouvelle fois, surpassé les garçons. Elles affichent un taux de réussite de 79,96% tandis que le pourcentage de réussite chez les garçons n’est que de 70,85%. On note aussi que le taux de réussite, pour ceux ayant pris part pour la première fois aux examens du CPE, est en hausse: 75,37% comparés aux 74,06% de 2007.
Voir les résultats du CPE 2008
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Déficience visuelle


Une école pour enfants de 3 à 5 ans inaugurée


Le Centre Loïs-Lagesse, qui accueille les non-voyants, dispose désormais d'une école préprimaire pour des enfants âgés entre 3 et 5 ans. Cet établissement, inauguré par le VPM Rashid Beebeejaun, mercredi, porte le nom de Nadia-Pyndiah.
Cette école vient combler un vide entre l'environnement familial très sécurisé et l'entrée au primaire et qui, selon François Foti de l'ambassade de France, entraîne pour l'enfant un retard irrattrapable.
Le Service de coopération et d'action culturelle (SCAC) de l'ambassade de France, à travers le centre français de la ressource pour les déficients sensoriels de La Réunion, fournit à l'école l'expertise technique nécessaire à la réalisation du projet ainsi que la prise en charge de la formation dans un premier temps, de deux enseignants à la Réunion.
Pour la ministre de la Sécurité sociale, Sheila Bappoo, le lancement de l'école Nadia-Pyndiah sera un autre moyen pour mieux identifier ceux de 3 à 5 ans souffrant de déficience visuelle. Elle a noté que Maurice compte, en STD 3 et 5, quelque 1 168 élèves avec une déficience visuelle. Parmi ceux-là, 936 sont soumis à des examens d'un oculiste.
Rashid Beebeejaun a, pour sa part, rendu un vibrant hommage à Loïs Lagesse, qui avait été le premier à prendre l'initiative de créer une école pour les non-voyants, et à Nadia Pyndiah qui a été au premier plan du combat pour sensibiliser la population contre les préjugés et la discrimination à l'égard des handicapés.
Le ministre de l'Education, Vasant Bunwaree, s'est également adressé à l'assistance. La sœur de Nadia Pyndiah, Lady Lydie Ringadoo ainsi que son frère Cyril Vadamootoo et sa belle-fille, Nita Pyndiah étaient également présents à la cérémonie de mercredi.
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Vieux 13/12/2008, 16h07
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" Il faut tenter de comprendre pourquoi les filles font mieux que les garçons "

Questions à Lucien Finette, directeur du MES


" Il faut tenter de comprendre pourquoi les filles font mieux que les garçons "



Aller au-delà du simple constat de la bonne performance récurrente des filles, comparée à celle des garçons, aux examens du CPE pour en analyser les raisons et tenter de trouver des solutions à l'échec scolaire de fin de cycle primaire, tel est le souhait de Lucien Finette, directeur du MES, qui livre ci-dessous ses impressions sur les résultats de derniers examens du CPE.
Le MES, dans son rapport annuel sur les examens du CPE, se contente-il d'analyser la qualité des résultats ou s'intéresse-t-il aussi aux causes de l'échec ?
Nous nous intéressons aux fautes commises par les candidats et nous essayons de savoir la raison pour laquelle ils commettent ces erreurs. À mon avis nous devons probablement aller plus loin dans notre analyse. Le problème d'échecs à ces examens doit certainement préoccuper les professionnels de l'éducation et il faut en connaître non seulement les raisons mais identifier aussi les différents cas de figure. Il y a ceux qui échouent totalement parce qu'ils n'ont pas acquis les notions de base de l'écriture, de la lecture et du calcul et il y a ceux qui ratent leur diplôme sur le fil parce qu'il leur manque le point essentiel pour réussir dans l'une ou l'autre matière principale. Étant donné que le MES procède déjà à une analyse des réponses aux questions, il doit pousser son examen pour arriver à certaines conclusions qui pourraient aider à trouver des solutions adéquates et faire ensuite des propositions au ministère.
Comment le MES réagit-il face aux résultats déplorables qui se répètent dans les écoles ZEP ?
Certes, il y a de gros problèmes dans ces écoles mais il faut s'attarder aussi sur ces écoles ZEP qui sont en train de faire un travail remarquable pour récupérer les élèves qui auraient été autrement laissés pour compte. Une analyse rapide de résultats obtenus pour chacune de ces écoles nous révèle de belles performances. Il y a plusieurs garçons et filles qui ont été admis dans les collèges nationaux et un plus grand nombre encore dans les collèges régionaux très cotés. Les résultats indiquent aussi que la performance des filles et parfois de loin supérieure à celle des garçons. Vous me direz que c'est une tendance générale pour toutes les écoles depuis plusieurs années au niveau primaire comme au secondaire, mais il ne faut pas prendre ce fait à la légère. Le phénomène peut revêtir une importance particulière en ce qu'il s'agit des écoles ZEP. Savoir pourquoi les filles travaillent mieux que les garçons peut aider dans la recherche de solutions. On doit peut-être se demander si la pédagogie actuellement en vigueur ne convient pas davantage aux filles plutôt qu'aux garçons et procéder à quelques réaménagements pour répondre aux besoins de garçons au début de leur adolescence.
Faut-il alors, selon vous, avoir deux pédagogies, l'une pour les garçons et l'autre pour les filles ?
Je ne dis pas cela mais il faut peut-être adapter la pédagogie à la psychologie particulière du développement des garçons. Il doit y avoir une raison pour laquelle les filles ont de meilleures performances que les garçons. Cela ne suffira pas de dire qu'il ne s'agit que d'une question d'intelligence ou d'application. D'autres raisons doivent être recherchées.
Selon certains, l'échec dans les écoles ZEP trouverait aussi sa source dans le syllabus ; le MES est-il concerné par la préparation du programme d'études du CPE ? Oui, nous avons un rôle à jouer puisque le MES Act nous invite à participer activement à l'élaboration du syllabus. Il y a un advisory committee pour chaque matière au primaire comme au secondaire et qui revoit le syllabus de certaines matières périodiquement. Cette instance doit jouer un rôle plus actif dans la recherche des solutions adéquates pour résoudre les problèmes liés au cursus scolaire. Le MES peut faire des recommandations au ministère à partir des analyses et recherches pour l'ensemble des élèves mais avec une attention particulière pour les enfants des écoles ZEP.

Le Mauricien 13/12/2008
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LEÇON D’ENTRAIDE
La revanche des recalés du CPE
Lindsay PROSPER
Comme un seul homme, une classe entière de l'école de Fatima, Triolet, a démontré que, si on accorde une seconde chance à des recalés du cycle de fin d'études primaires, il leur est possible de surpasser leur échec.
Une école qui présente quatorze écoliers aux examens de fins d’études primaires et qui enregistre 100 % de réussite, n’est plus un événement dans notre pays.
Sauf peut- être si ces écoliers viennent d’un milieu défavorisé et qu’ils ont terminé leur programme d’études conventionnel en ne sachant ni lire, écrire ou compter. Sauf, si cette école a offert à des recalés de notre système éducatif une seconde chance. Ces derniers ont démontré que cela valait la peine de leur faire confiance.
En effet, après dix- neuf ans d’existence, l’école de l’Association d’alphabétisation de Fatima, située à Triolet, a réalisé un sans- faute lors des derniers examens de fin d’études primaires.
Lorenza Christophe, institutrice et responsable de la classe terminale de l’école est aux anges.
Janine Grant, directrice de l’école, l’est également. « Lorsqu’ils rentrent, ces enfants ne savent ni lire, écrire ou compter. Certains ont échoué leur examens en deux fois.
Nous croyons en eux. Nous sommes contents lorsque les faits montrent que cela n’a pas été vain » , confie la directrice.
Et pourtant, en 1990 lorsque Janine Grant, à la tête d’un groupe d’amies, décide d’aider des enfants défavorisés de la région, personne n’imaginait que leur projet d’offrir à ces derniers une bibliothèque, déboucherait sur la création d’une école.
Dans un premier temps, elles avaient envisagé l’animation d’un atelier de lecture et de peinture. Mais une situation exceptionnelle modifie leur plan initial.
Janine Grant se souvient que ces amies et elles ont « buté contre un obstacle de taille : les enfants à qui nous voulions offrir cette bibliothèque étaient analphabètes.
Nous sommes arrivées à la conclusion qu’il fallait creuser l’idée. C’est ainsi que la mise en place d’un véritable programme d’alphabétisation s’est imposée. » Pour que l’idée se matérialise, il fallait un local. Le seul qui faisait l’affaire était l’ancienne demeure du sacristain de la paroisse de Fatima. Le curé accepte de le céder. Le reste, ce sera le résultat de la solidarité du groupe d’amies, l’aide permanente des volontaires, le dévouement du personnel enseignant et la contribution d’une longue liste de sponsors qui prennent à leur compte le budget annuel de l’école.
Celui- ci est de Rs 1, 8 million.
Aujourd’hui, l’école de Fatima qui est gerée par une association dûment enregistrée auprès du Registrar of Companies, accueille 120 recalés du Certificate of Primary Education ( CPE).
Développer l’intelligence et la créativité
L’école a deux objectifs. Il s’agit d’abord de développer l’aptitude des écoliers à réapprendre à lire, écrire et à compter.
L’institution veut ensuite apporter un épanouissement personnel et artistique à chacun de ses écoliers. Le programme d’études, en cinq phases, a donc été élaboré afin que les écoliers atteignent le niveau de compétence académique exigé dans une classe de fin de cycle primaire conventionnel.
Cependant, il inclut également des ateliers de bricolage, de vannerie et d’informatique, des séances de méditation et de natation, du jardinage, des jeux et des activités culturelles.
Les écoliers sont aussi initiés à la cuisine, à la broderie, au spa et à l’art.
Ils ont ainsi appris la technique de la mosaïque qui permet la création de tableaux à base de fragments de marbre, de pierre, de verre ou de céramique.
Pour mieux réussir, l’école emploie un travailleur social. Celui- ci fait le lien entre les parents et l’établissement. Il intervient dès que des problèmes familiaux empêchent un enfant de poursuivre ses études.
A l’école de l’Association d’alphabétisation de Fatima, la participation aux examens de fin d’études primaires est optionnelle.
Ceux qui veulent y prendre part sont soutenus jusqu’au bout.
Si la démarche est concluante, elle est alors considérée comme une juste revanche sur un échec qui aurait autrement laissé des cicatrices indélébiles.

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education, primaire

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