pedophilie à maurice - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 05/10/2008, 17h00
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pedophilie à maurice

Sur notre forum , on arrete pas de signaler plusieurs cas de pédophilie à Maurice , Rocco a même ouver un post sur: ki li mériter sa sadik la? Le journal l'express a ouvert un dossier très interessant sur ce sujet. Bonne lecture et nous attendons vos réactions
PÉDOPHILIE
Un silence coupable

Un enseignant « serviable » et « professionnel » qui aurait abusé de certains de ses élèves. L’affaire fait grand bruit. D’autant que Yashdev Bahadoor n’en serait pas à son coup d’essai. Il y a huit ans, un autre élève l’avait accusé d’abus sexuels. Mais il n’a jamais été inquiété, car personne n’a souhaité traîner dans la boue ce prof « modèle ». Un silence qui aurait fait d’autres victimes depuis.

Yashdev Bahadoor se cache le visage à sa sortie du tribunal de Rose-Hill. Les policiers ont dû l’escorter, car parents et proches des victimes présumées étaient présents pour montrer leur colère.L’affaire est sur toutes les lèvres : un enseignant « modèle » accusé d’abus sexuels sur certains de ses élèves. Une affaire de mœurs d’autant plus choquante que ce même individu a dans le passé fait l’objet d’accusations similaires sans qu’aucune enquête ne soit initiée. Devant la pression populaire, les autorités mènent l’enquête tambour battant. Mais en coulisses, elles ne peuvent que constater l’inefficacité d’une législation qui aurait sans doute pu éviter qu’un pédophile présumé fasse des victimes dont le nombre exact reste encore à être défini.

Si l’affaire a été portée sur la place publique il y a deux semaines, cela fait plus d’un mois que le bureau de l’Ombudsperson pour les enfants a ouvert une enquête « dans la discrétion absolue » sur Yashdev Bahadoor. Cela après avoir été mis au courant qu’une photo, montrant le suspect en compagnie d’un élève, circulait par l’intermédiaire de téléphones portables. « J’étais effectivement en présence de certains éléments. Et avant de les communiquer aux forces policières, il a fallu vérifier ces informations afin de ne pas accuser une personne sur la base de simples allégations. J’ai tenu à m’occuper personnellement de cette affaire », explique Shirin Aumeerudy-Cziffra. Elle ajoute qu’elle était assistée de trois enquêteurs du bureau. Et une fois les vérifications faites, elle a demandé à la police d’ouvrir une enquête et le CCID a fait le reste.


« C’était sa parole contre celle de l’enfant »

Et lorsque deux adolescents se sont manifestés pour accuser leur professeur d’abus sexuels, le bureau de Shirin Aumeeruddy-Cziffra aurait été en présence de suffisamment d’éléments pour étayer la version des présumées victimes.

Une telle affaire, aux dires de certains observateurs, aurait pourtant pu être évitée. Mais un enchaînement d’événements, couplés à des manquements – rétractation de la victime présumée, enquête jamais initiée et le fait que les soupçons qui pesaient sur ce professeur ne soient pas remontés au ministère de l’Education – auraient permis au suspect de faire d’autres victimes, des années plus tard.

Car, en effet, ce n’est pas la première fois que cet inspecteur d’école fait l’objet de telles allégations. Il y a huit ans, l’un de ses élèves l’avait accusé d’attouchements. Mais le professeur, qui jouissait d’une « très bonne réputation », n’a nullement été inquiété.

« C’était sa parole contre celle de l’enfant. Il avait expliqué qu’il s’agissait d’une tentative de vengeance de l’élève en question pour le nuire. On a préféré croire l’adulte et l’affaire s’est arrêtée là », explique-t-on du côté du Central Criminal Investigation Department (CCID). Yashdev Bahadoor, soucieux de ne pas ébruiter cet épisode, opte alors pour un règlement à l’amiable. Il pourra ainsi continuer à exercer son métier dans des écoles.
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Vieux 05/10/2008, 17h01
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« Il a su se rendre indispensable »

Un épisode que ne digère pas la hiérarchie de la police. « Si les accusations dont le sujet fait l’objet s’avèrent exactes, il faudra ouvrir une enquête pour savoir pourquoi les plaintes précédentes n’ont pas abouti », prévient un haut gradé des Casernes centrales. L’une des raisons qui pourraient expliquer qu’aucune suite n’a été donnée à cette affaire, confie un cadre du ministère des Droits de la femme, est que l’on n’accorde pas l’importance voulue à la parole de l’enfant.

« Il n’existe pas à Maurice d’infrastructures adéquates pour recueillir le témoignage d’un enfant dans des cas d’abus sexuels.

De fait, il arrive très souvent que certaines victimes reviennent sur leurs déclarations et retirent leur plainte. Il est urgent de revoir cela pour qu’une telle situation ne se reproduise plus », prévient-il en faisant ressortir qu’il s’agit là d’une lacune qu’il est urgent de régler.

Outre les faits reprochés à Yashdev Bahadoor, les enquêteurs, mais aussi les autorités chargées de la protection de l’enfance, s’intéressent au parcours de cet inspecteur d’école sans histoire.

Ce dernier compte 33 ans de métier dans la fonction publique, jouit d’une solide réputation. Ses collègues évoquent un « grand professionnel » et ses amis un homme « serviable » toujours prêt à venir en aide à la communauté. Pour cela, le suspect multiplie les casquettes : enseignant, chef scout et travailleur social. Et c’est justement ce qui intrigue les enquêteurs.

Ces derniers se sont penchés, durant la semaine écoulée, sur la personnalité du suspect. « Selon ce que nous avons pu comprendre des différents témoignages recueillis jusqu’à présent, c’est qu’il a su se rendre indispensable », confie l’un des officiers chargés de l’enquête. En effet, outre son emploi d’enseignant, Yashdev Bahadoor a proposé à des parents d’élèves de la Form III de leur donner des leçons gratuites. C’est ainsi que, plusieurs fois par semaine, l’enseignant accueillait une dizaine d’élèves dans une petite salle non loin de son domicile. C’est là qu’il aurait abusé de certains de ses élèves.

Toujours entouré de jeunes enfants, l’enseignant aurait ainsi pu approcher ses victimes sans attirer l’attention.

« Il incarnait pour les enfants une autorité et auprès des parents une personne dévouée qui n’agissait que dans l’intérêt de leurs gamins. C’est sans doute cette position dominante qui l’aura permis d’agir sans être inquiété », souligne une psychologue qui a requis l’anonymat.

Les parents des deux jeunes victimes présumées, qui ont expliqué à la police ne s’être jamais doutés de rien, sont d’autant plus révoltés aujourd’hui qu’ils lui faisaient une totale confiance. « Il a profité de sa position pour tous nous tromper et abuser des enfants. C’est un monstre », s’insurge un proche d’une des présumées victimes.


Un « gros malentendu »

Une colère sourde qui n’a pu être réprimée lundi, lors de la comparution du suspect au tribunal de Rose-Hill. Parents et proches des adolescents s’y étaient déplacés en grand nombre pour dire tout le mal qu’ils pensaient de lui. « C’est inacceptable que l’on ait pu laisser un tel individu travailler avec des enfants durant toutes ces années », se révolte une connaissance de la famille d’une des présumées victimes. Il a fallu l’intervention des officiers du CCID et ceux de faction au tribunal pour évacuer le suspect et lui éviter d’être lynché par le public.

Cependant, pour des collègues de Yashdev Bahadoor, toute cette histoire n’est qu’un « gros » malentendu. « La description qu’on nous fait de Yashdev depuis que cette affaire a commencé n’a rien à avoir avec la personne que nous connaissons et que nous côtoyons tous les jours », affirme l’une de ses collègues. Un autre renchérit : « Il nous est difficile de croire qu’il ait pu faire ces choses dont on l’accuse. Cela fait une dizaine d’années que nous nous connaissons et je peux vous assurer qu’il n’a jamais eu de geste déplacé envers qui que ce soit. »

Un avis que partagent les proches du suspect, qui estiment qu’il s’agit là de fausses accusations portées contre l’enseignant pour des raisons qui restent inconnues. « C’est quelqu’un qui a toujours été là pour les autres. Il est impensable qu’il ait pu faire ce dont on l’accuse », lâche un membre de la famille Bahadoor.

Quoi qu’il en soit, cette affaire a été comme un électrochoc tant pour l’opinion publique que pour les autorités qui pensent déjà aux mesures à prendre pour éviter qu’un tel scénario puisse se reproduire à l’avenir.
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Vieux 05/10/2008, 17h02
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Ce que dit la loi

« Le terme ‘pédophilie’ n’existe pas dans la législation mauricienne ! », s’insurge Shirin Aumeeruddy-Cziffra, l’Ombudsper-son pour les enfants. De ce fait, « Causing a child to be sexually abused » est la charge provisoirement retenue contre Yushdev Bahadoor. L’article 14 du Child Protection Act (CPA) met l’accent sur l’abus sexuel des enfants par des adultes. Ainsi « est considéré comme un délinquant toute personne incitant ou autorisant l’enfant à être l’objet d’un acte sexuel pour lui-même ou pour un autre ; d’avoir accès à un bordel; de même que sa participation dans de la pornographie. » La loi prévoit à cet effet une peine d’emprisonnement maximale de dix ans.

Pour l’Ombudsperson, la pédophilie se définit comme « toute attirance sexuelle irrépressible pour des enfants prépubères ». Et de préciser : « Un jeune homme de 17 ans qui a des relations sexuelles avec sa copine de 15 ans n’est pas un pédophile. Mais un homme abusant sexuellement des enfants ou adolescents est catégorisé de pédophile. » Traiter tous les cas d’agressions sexuelles sur mineur de « pédophilie » est une pratique courante qui crée un amalgame. Pour éviter cela, l’île Maurice devrait se doter de mécanismes juridiques spécifiques de sorte à gérer au mieux les cas de pédophilie. Il est regrettable, estime Shirin Aumeeruddy Cziffra, que « tant sur le plan du CPA que du code pénal, aucun amendement n’ait été apporté jusqu’à présent ».

Les deux adolescents qui allèguent avoir été abusés sexuellement sont pour l’instant pris en charge par le ministère des Droits de la femme et bénéficient de l’assistance d’un psychologue. Toutefois, l’Ombudsperson pour les enfants fait ressortir qu’« aucune formation n’a été allouée aux psychologues et aux avocats. Il faudrait prendre plus au sérieux la vie de ces enfants et la manière dont on traite leur cas ».

Shirin Aumeeruddy-Cziffra a fait parvenir une lettre au Premier ministre. Elle lui a fait part de la nécessité d’amender la loi existante, ainsi que de mettre sur pied de nouvelles procédures plus adaptées. Par ailleurs, elle demande vivement aux enfants et à leurs proches de la contacter et souligne : « Je suis même disposée à me déplacer pour aller à la rencontre des victimes éventuelles. »







Les enquêteurs sur le qui-vive

Les enquêteurs du Central Criminal Investigation Department (CCID) mesurent à peine l’ampleur de la tâche qui les attend. Une cinquantaine. C’est le nombre de victimes que Yashdev Bahadoor aurait laissé dans son sillage. Une estimation qui fait dire à un enquêteur qu’il s’agirait de la « plus grosse affaire de pédophilie » à Maurice à ce jour. Mais encore faut-il que cela soit avéré.

La perquisition effectuée au domicile de la mère de l’inspecteur d’école mardi – où il réside depuis sa séparation d’avec son épouse –, a permis aux enquêteurs de mettre la main sur un certain nombre de matériels à caractère pornographique. Sur le disque dur de son ordinateur, ainsi que sur des CD, les policiers ont découvert des centaines d’images obscènes, dont certaines mettent en scène des mineurs. Et sur quelques-unes, les officiers chargés de l’enquête auraient reconnu Yashdev Bahadoor, en compagnie de collégiens. Le tout a été envoyé à l’IT Unit de la police aux fins d’examens. Invité à s’expliquer sur la provenance de ces images, l’inspecteur d’école a fait valoir son droit au silence. « Il y a des questions auxquelles il accepte de répondre et d’autres pas », se contente de répondre son homme de loi, Me Kishore Pertab, qui ajoute que son client sera interrogé à nouveau dans les jours à venir.

Devant le nombre important de photographies, les enquêteurs ont été amenés à envisager l’existence d’un réseau dans l’île. « Nous tentons de savoir ce qu’il faisait avec les photos qu’il prenait. Il est possible qu’il les gardait pour lui ou qu’il les partageait avec d’autres personnes, ici ou ailleurs. Mais il est encore trop tôt pour le dire. L’examen de son disque dur devrait nous permettre d’éclaircir ce point », fait-on comprendre du côté des Casernes centrales.

Outre les photos compromettantes trouvées chez lui, l’inspecteur d’école devra également faire face aux accusations portées à son encontre par deux élèves, respectivement âgés de 13 et 14 ans. Tous deux ont déclaré que leur professeur les aurait contraints à des actes obscènes et qu’il les aurait enregistrés à l’aide de son téléphone portable. Il les aurait ensuite obligés à visionner la scène à plusieurs reprises. Des accusations qu’a niées le principal intéressé jusqu’à présent.

Les policiers ont tenté, cette semaine, de recouper ces accusations à celles faites quelques années auparavant contre ce même inspecteur d’école. « Le suspect a par le passé fait l’objet d’allégations de la part d’un de ses élèves. Nous tentons de savoir s’il y a eu d’autres cas qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas été rapportés à la police », fait ressortir un enquêteur proche du dossier. Alors qu’il était maître d’école dans un établissement des hautes Plaines-Wilhems, Yashdev Bahadoor avait en effet fait l’objet de plaintes. Mais il s’en était sorti en prétextant qu’il ne s’agissait que de mensonges visant à nuire à sa réputation. Le CCID se penche à nouveau sur cette affaire à laquelle aucune suite n’a été donnée.

Mais depuis que l’affaire a été étalée sur la place publique, de nombreux parents, dont les enfants ont fréquenté le même établissement scolaire que Yashdev Bahadoor, se sont manifestés auprès des autorités. « Dans la plupart des cas, ils expliquent connaître un enfant qui se serait plaint de gestes déplacés du suspect. Il nous faut encore vérifier la véracité de ces témoignages. Cela va prendre du temps », indique une source proche de l’enquête. À mesure que l’enquête progresse sur le passé du troublant inspecteur d’école, les langues se délient peu à peu.

En attendant d’être entendu de nouveau par les enquêteurs, Yashdev Bahadoor a été examiné cette semaine par le docteur Satish Boolell. Celui-ci a assuré que le suspect ne souffre pas de problème d’ordre psychologique. Il serait donc en pleine possession de ses moyens. Les deux victimes présumées ont elles aussi subi des examens médicaux.
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Vieux 05/10/2008, 17h05
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C’est quoi la pédophilie ?

En psychiatrie, ce terme définit l’attirance sexuelle d’un adulte pour des personnes impubères. Considéré comme une perversion sexuelle, ce type de comportement est interdit dans la plupart des pays.

Le mot pédophile est souvent utilisé pour désigner une personne condamnée par la justice pour des crimes ou délits en rapport avec l’abus sexuel sur mineur ou la pornographie infantile.



Source : Wikipedia







Hareeta CUNNIAH
Guillaume GOUGES
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Vieux 05/10/2008, 17h22
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Pédophilie alléguée

Plus d'une cinquantaine de mineurs seraient concernés


L'enquête policière qui est actuellement menée par la Central Criminal Investigation Division (CCID) au sujet de très sérieuses allégations de pédophilie à l'encontre d'un inspecteur des écoles primaires, Yushdev Bahadoor, continue de faire des vagues.
Dans le sillage de l'enquête placée sous la supervision générale de l'Assistant-commissaire de Police (ACP) Clifford Parsad, n°1 de la CCID, et menée par l'assistant-surintendant de Police (ASP) John Ramasawmy, il ressort qu'une cinquantaine d'enfants et de mineurs seraient concernés. Un premier constat a été effectué en ce sens par les enquêteurs après le visionnage des photos et des vidéos saisis chez l'inspecteur des écoles. Cependant, afin d'étoffer son dossier à charge contre Yushdev Bahadoor, les enquêteurs invitent les parents de ces enfants et de ces mineurs à se faire connaître à la CCID et à porter plainte.
Comment toute cette affaire a-t-elle fini par être étalée au grand jour ? Selon les recoupements de Week-End, c'est dans le courant de la semaine dernière qu'un adolescent de 13 ans a décidé de briser le silence et de dénoncer Yushdev Bahadoor. Cette première dénonciation a été suivie d'une autre plaine, effectuée cette fois auprès du bureau de l'Ombudsperson for Children. Suite à ces premières dénonciations, il ressort que d'autres allégations du même genre auraient été effectuées dans le passé contre l'inspecteur en question, sans qu'il soit nullement inquiété. Des suites des deux dénonciations, l'inspecteur a été arrêté vendredi de la semaine dernière et traduit au tribunal de Rose-Hill lundi.
Dans le sillage de l'enquête policière, une perquisition est effectuée à son domicile. Son ordinateur, ainsi qu'une cinquantaine de disques ont été saisis. À partir de cette trouvaille, jugée des plus compromettantes contre l'inspecteur en question, les enquêteurs de la CCID estiment avoir découvert quelque chose "de beaucoup plus grave qu'il n'y paraissait". Selon nos recoupements, les photos et vidéos visionnées montreraient l'inspecteur en compagnie de plus d'une cinquantaine de mineurs.
Dans le giron de l'enquête policière, la décision a été prise de traiter ces allégations avec la précaution et la prudence les plus extrêmes, et surtout de ne laisser aucune zone d'ombre persister. Interrogé à la CCID en cour de semaine en présence de son homme de loi, Me Kishore Pertab, le suspect s'est prévalu de son droit au silence et n'a pas répondu aux questions des enquêteurs. Yushdev Bahadoor a de nouveau été interrogé à la CCID hier matin, toujours en présence de son homme de loi. L'inspecteur s'est de nouveau prévalu de son droit au silence hier.
Interrogé par Week-End à l'issue de l'interrogatoire de son client, Me Kishore Pertab a fait ressortir qu'il était satisfait du déroulement de l'enquête policière. "Mon client s'est effectivement prévalu de son droit au silence. C'est à la police d'établir les preuves de ce qu'elle avance. Je dois dire que je suis satisfait de la façon dont cette enquête se déroule. Les enquêteurs font preuve de beaucoup de sérieux et respectent scrupuleusement les droits de mon client, contrairement à de nombreuses fois où tel n'a pas été le cas auparavant", a-t-il fait ressortir.
Dans le but de ne négliger aucun aspect de l'enquête, Yushdev Bahadoor a été examiné par le Dr Satish Boolell, n°1 de la police médico-légale. Ce dernier a soutenu aux enquêteurs que le suspect jouit de toutes ses facultés mentales. Ce constat a été corroboré par un panel de psychiatres de l'hôpital Brown-Séquard. Lors de l'examen médical du suspect par le Dr Boolell, ce dernier a demandé que des échantillons de sang de ce dernier soient prélevés, et ce à des fins d'analyses approfondies.
Dans les milieux des enquêteurs, l'on insiste sur la nécessité que cette enquête soit menée à bien. "Nous invitons tous ceux qui pourraient faire avancer notre travail de façon satisfaisante à se faire connaître. Nous ne sommes encore probablement qu'au sommet de l'iceberg", a-t-on fait ressortir.
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Vieux 06/10/2008, 10h13
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Bahadoor refuse de visionner les clips et photos «obscènes»

PEDOPHILIE ALLEGUEE
Bahadoor refuse de visionner les clips et photos «obscènes»

L’inspecteur d’école arrêté après les plaintes de deux collégiens a de nouveau été interrogé hier par les limiers du CCID. Il leur a dit qu’il ne répondrait pas à leurs questions.

Yushdev Bahadoor se cachant le visage après sa comparution en cour de Rose-Hill le 29 septembre.«Je ne tiens pas à les visionner.» Propos de Yushdev Bahadoor samedi lors d’un nouvel interrogatoire qu’il a subi en compagnie de son avocat, Me Kishore Pertab, aux Casernes centrales. Ce qu’il a refusé de voir, en présence des enquêteurs, ce sont les CD et les photos «compromettants» où on le verrait en compagnie de collégiens.

L’inspecteur d’école soupçonné de pédophilie s’est prévalu, une nouvelle fois samedi, de son droit au silence dans les locaux de du Central Criminal Investigation Department (CCID). Questionné au sujet des objets et du disque dur retrouvés chez lui, Yushdev Bahadoor, 56 ans, a seulement fait comprendre aux enquêteurs qu’il ne pouvait pas répondre à ces questions.

Selon une source proche de la police, le suspect doit participer, sous peu, à une parade d’identification lors de laquelle il sera confronté aux deux collégiens qui l’ont dénoncé. Cette confrontation sera une étape déterminante quant à l’évolution de l’enquête.


Examiné par le médecin de la police

Conformément aux procédures, Yushdev Bahadoor a été conduit, vendredi, par les limiers du CCID, à l’hôpital Victoria, à Candos, pour être examiné par le Dr Satish Boolell, Chief Medical Officer de la police. Selon le rapport de ce dernier, le quinquagénaire est en parfaite santé aussi bien physique que psychologique. Une conclusion approuvée par les médecins de l’hôpital psychiatrique Brown Séquard.

Les limiers du CCID, placés sous la supervision de l’assistant surintendant John Ramasawmy, poursuivent l’enquête. La police invite ceux qui pourraient aider à faire avancer l’enquête à se manifester.

Des allégations similaires avaient été faites dans le passé contre Yushdev Bahadoor. Il était alors maître d’école. Réagissant à cela, le ministre de l’Education, Vasant Bunwaree, a déclaré, lors d’une des nombreuses célébrations du Teachers Day, pendant le week-end, qu’il ne comprend pas comment ces précédentes allégations n’ont pas donné lieu à des sanctions. Il dit suivre l’enquête de près.





Jonathan RAJARAM
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Vieux 06/10/2008, 11h44
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Ti besoin force so liziers ouvert avec batons zalimettes pou li trouve so banne crimes.

Rocco
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Vieux 06/10/2008, 12h46
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Posté par Rocco Voir le message
Ti besoin force so liziers ouvert avec batons zalimettes pou li trouve so banne crimes.

Rocco
Mais sa bougue la fine bénéficié beaucoup complicités , l'état fine ferme lizié deplis longtemps et malgré quelques dénonciations , lifine promoted inspecteur d'école après qui li ti head master.....
Pena aucun la loi moris qui dénonce pédophilie , c'est pour cela qui zamais li fine gagne aucun probleme
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Vieux 07/10/2008, 10h04
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Des légistes dénoncent le vide légal sur la pédophilie

Des légistes dénoncent le vide légal sur la pédophilie
Le crime sexuel commis contre un enfant ne fait pas l’objet d’une désignation spécifique dans les textes législatifs. Des avocats et des fonctionnaires demandent des règlements précis.

Certains obsédés sexuels sont attirés par de jeunes enfants ou adolescents. Souvent, ils vivent dans l’entourage de leurs victimes et abusent de cette position de confiance.Un maniaque sexuel, ayant une attirance pour les enfants, est-il un pédophile aux yeux de la loi? «Non. En l’absence d’une loi spécifique sur le sujet, il n’y a pas de définition légale de pédophilie. Et c’est une grande lacune», estime Me Raouf Gulbul, avocat et ancien magistrat.

A ce jour, généralement parlant, l’exploitation des mineurs est punissable sous le Child Protection Act 2005 et sous le code pénal. Pourtant la pédophilie est un crime qui existe. La récente arrestation d’un suspect, inspecteur d’école primaire, interpelle. Me Yousuf Mohamed, avocat, souligne qu’il faudrait une loi spécifique pour «essayer d’enrayer la pédophilie».

Actuellement, le suspect d’actes sexuels sur un mineur peut être poursuivi pour inciting or causing a child to be sexually abused, conformément aux dispositions du Child Protection Act. Cette loi prévoit une peine d’emprisonnement maximale de 10 ans, ou de 15 ans s’il s’agit de l’exploitation sexuelle d’enfants handicapés.

«Même s’il n’y a pas de loi sur la pédophilie, la police peut toujours poursuivre une personne qui a eu des relations sexuelles avec un enfant. Il existe des lois», explique Me Yousuf Mohamed. Mais l’avocat précise qu’une loi spécifique contre la pédophilie sera plus efficace.

Avec les lois existantes, un maniaque sexuel est considéré dans la même catégorie qu’une personne qui ne l’est pas mais qui a quand même abusé sexuellement d’un enfant. Cette situation peut créer un amalgame et prêter à confusion. «Tous les violeurs ne sont pas des pédophiles. Le profil d’un pédophile est différent. Il est attiré par les enfants en bas âge ou, à la rigueur, qui viennent d’atteindre l’âge de la puberté. C’est une maladie dont beaucoup n’osent pas parler», explique Me Raouf Gulbul.


Lacunes dangereuses

Pour l’avocat, une définition légale du terme pédophilie permettra d’identifier clairement le profil d’un coupable. Me Yousuf Mohamed est aussi de cet avis. «La loi spécifique permettra d’identifier le profil d’un pédophile. Les éléments de la charge vont changer. Et en conséquence, les peines aussi», ajoute-t-il.

Pour Me Gulbul, l’identification peut être une mesure préventive, car ceux avec une tendance pédophile sont aussi employés à des postes qui les mettent en contact avec des enfants. «Certains diront que le certificat de moralité est là pour remédier à ce problème. Mais est-ce qu’une personne qui emploie un jardinier ou un maçon demande à voir ce document? Ces lacunes dans le cadre légal sont très dangereuses», explique Me Raouf Gulbul. «Il n’y a pas que les enseignants ou les conducteurs de vans scolaires qui sont en contact permanent avec des enfants.»

Après la définition légale et l’identification du pédophile, une autre étape s’impose, dit l’avocat : le suivi psychologique. Là encore, il existe des manquements dans les lois. «Une personne condamnée pour vol peut être placée sous surveillance policière à sa sortie de prison. Dans le cas d’un délit sexuel, aucune provision n’est faite dans la loi». Pour lui, il est extrêmement important que celui qui a un comportement de pédophile soit suivi par les autorités. Le risque de récidive «est trop grand».

Du côté du ministère de la Femme et de la Protection des enfants, on avance que ce problème a été soulevé à plusieurs reprises. «On est au courant qu’il n’y a pas de définition légale du mot pédophile à Maurice. Il y a eu plusieurs réunions au ministère où les amendements au Child Protection Act ont déjà été évoqués», affirme une source proche de ce ministère.

Elle rappelle que quand le Child Protection Act a été amendé en 2005, la pédophilie ne se posait pas comme un problème majeur. «Aujourd’hui, les données ont changé. Des cas sont mis au jour. Il va falloir prendre les mesures qui s’imposent».

A quand alors des amendements au Child Protection Act ou à l’adoption d’une loi spécifique sur la pédophilie? Dans l’entourage du ministère, on laisse entendre «qu’on travaille dessus». Me Yousuf

Mohamed souligne que la décision d’amender la loi relève de la volonté de nos parlementaires. «C’est à eux de prendre conscience de ce manquement dans la loi et d’y remédier. Tout dépend de la volonté des législateurs».

Quant à Me Raouf Gulbul, il juge que «c’est un problème grave qui nécessite une loi prioritaire».






La police objecte à la remise en liberté de Bahadoor

■ Traduit pour la deuxième fois en cour de Rose-Hill hier, sous une accusation de «causing child to be sexually abused», Yushdev Bahadoor n’a pas retrouvé la liberté conditionnelle. Il a été reconduit en détention à la prison d’Alcatraz, en attendant sa prochaine et troisième comparution lundi prochain. Si alors la police objecte toujours à sa remise en liberté, il sera détenu à la prison de Beau-Bassin jusqu’à la fin de l’enquête policière. Le suspect, âgé de 58 ans et promu inspecteur d’école en 2006, est accusé d’abus sexuels par deux adolescents de 13 et 14 ans.







Nilen KATTANY
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Affaire Bahadoor : le ministère de l’Education apprend la leçon

Affaire Bahadoor : le ministère de l’Education apprend la leçon

Plus jamais ça ! L’affaire Yushdev Bahadoor, inspecteur du primaire accusé de pédophilie, a réveillé le ministère de l’Education. Des procédures sont en train d’être mises en place pour assurer une meilleure efficacité lorsque des alarmes sont déclenchées par des enseignants, parents ou enfants. Des allégations avaient déjà été faites sur cette personne à plusieurs reprises, et quand il était maître d’école d’un établissement huppé des Phoenix. Cela ne l’a pas empêché d’être quand même promu en 2006.

Le ministre de l’Education, Vasant Bunwaree, souhaite à tout prix éviter que de telles situations se reproduisent à l’avenir. «Je suis révolté par cela. C’est un cas qui nous ouvre les yeux. Après une enquête interne, nous avons l’impression que nous devons nous pencher sur cette question avec tout le sérieux requis», a indiqué le ministre dimanche.

Il a également donné l’ordre à ses officiers d’effectuer un audit de toutes les allégations de pédophilie faites dans le passé. «Dans le cas Bahadoor, il y avait des plaintes qui n’ont pas abouti pour plusieurs raisons, que je ne souhaite pas commenter pour le moment. En revanche, il faut revoir tout cela. Nous voulons mieux cerner le problème», avance Vasant Bunwaree.

Certes, au ministère, l’on indique que dans le cas de Yushdev Bahadoor, qui a été arrêté il y a une dizaine de jours par la police, il ne s’agissait que d’allégations. Celles-ci n’avaient pas été suivies par des plaintes en bonne et due forme. Dorénavant, chaque allégation sera prise au sérieux. C’est du moins ce que l’on confie à l’Education nationale.


Procédures strictes

«Nous voulons être plus méthodiques dans notre approche. Cela pourrait se faire à plusieurs niveaux. Nous avons les zones directorate, les inspecteurs et les chefs d’établissement», indique un technicien du ministère. Des procédures strictes devraient être mises en place quand des allégations sont faites.

Si, dans le passé, des allégations avaient déjà été faites, le suivi ne se faisait pas toujours comme cela aurait dû être le cas. «Nous allons porter une attention plus particulière aux cas rapportés chez nous. Nous allons demander un reporting plus particulier et systématique sur ceux qui font l’objet de soupçons», dit-on au ministère. L’objectif est d’intervenir plus rapidement et de faire un suivi en utilisant les ressources disponibles, comme par exemple les psychologues employés par l’Education nationale.

Même si dans l’affaire Bahadoor, les actes qui sont reprochés à cet inspecteur se sont déroulés hors de l’école, et a priori en dehors des heures de classe, en revanche des soupçons pesaient sur lui depuis des années. Et lorsqu’il avait été promu au grade d’inspecteur, des questions avaient été posées par le syndicat des inspecteurs. Cela n’a pourtant pas empêché la personne accusée d’exercer.

Ce cas interpelle également au niveau de la responsabilité de la classe enseignante. Les employés ont légalement le devoir de dénoncer d’éventuels abus. Le Child Protection Act de 1994 stipule clairement que si une personne membre du personnel enseignant ou non-enseignant d’une école «a des raisons d’avoir des soupçons qu’un enfant qui fréquente l’école a été mal-traité, négligé, abandonné ou exposé à d’autres sévices», le secrétaire permanent du ministère de la Femme doit être «immédiatement» mis au courant de l’affaire. Cette clause est également valable pour les membres du secteur médical.

De son côté, le ministère de l’Education souhaite également, a priori, réunir les conditions pour que la communication avec le corps enseignant quant aux soupçons de pédophilie ou autres soit plus aisée.






Patrick HILBERT
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