Voyages : ces Mauriciens qui sont mal accueillis à l’étranger - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 10/09/2008, 09h52
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Voyages : ces Mauriciens qui sont mal accueillis à l’étranger

Voyages : ces Mauriciens qui sont mal accueillis à l’étranger





En l’espace d’une semaine, deux Mauriciens ont été refoulés de l’île de La Réunion parce qu’ils n’avaient pas les originaux du certificat d’hébergement nécessaire à leur débarquement. Dans d’autres, en Australie ou en Angleterre, nos compatriotes ont aussi été mal accueillis.

« Bienvenue à l’île de La Réunion ! » annonce l’hôtesse de l’air dans le microphone. Devanan­da, Mauricien de 19 ans, est en vacances à l’île soeur. Il part retrouver sa mère en visite chez sa soeur qui est mariée à un Réunionnais. Le voyage a duré une demi-heure. Le jeune homme a toujours rêvé de voir comment on vit à 200 kilomètres de chez nous !

En ce 15 août, l’avion d’Air Austral atterrit sur le tarmac de l’aéroport de Gillot. Une fois à l’aérogare, Devananda salue les gens qu’il rencontre sur son passage. Il se sent d’humeur à se laisser aller à la farniente, mais quand il se pointe au comptoir de l’immigration, il est accueilli froidement. Un préposé lui réclame ses papiers. Devananda farfouille dans son sac. Dans son empressement, il a oublié les originaux de la lettre d’hébergement, mais il en a quand même fait une photocopie. «Ce n’est pas légal !», lui fait comprendre sèchement le préposé. Il est bloqué dans les locaux de la Police aux frontières (PAF) où sa mère l’attend pourtant, munie de l’original du certificat !

Illusions perdues
C’est ainsi que cette sympathique journée en perspective se termine en cauchemar pour Devananda. Ses explications n’y feront rien. L’intervention de Jacques Veloupoullé, consul honoraire de Maurice à La Réunion, ne changera rien. Les autorités réunionnaises décident d’expulser le jeune homme vers Maurice. Le prochain vol pour Plaisance ne décollant que le lendemain matin, Devananda a dû passer une nuit au poste de police. Expulsé, il a refait le trajet vers La Réunion quelques jours plus tard, en achetant un autre billet d’avion...

Comme Devananda, ils sont nombreux à avoir perdu leurs illusions en terre étrangère. Le 21 août, Iqbal Ismael, un homme d’affaires de Pailles, a connu la même mésaventure. Dix jours plus tôt, des étudiants mauriciens en Australie – ils ont une centaine au total - racontaient sur les ondes de Radio Plus leur calvaire. Bernés par leur agent recruteur basé à Sydney, ils se sont retrouvés sans-logis et sans le moindre sou.

Partis au pays des kangourous, qu’ils considéraient comme leur nouvel eldorado, ces étudiants mauriciens déplorent qu’ils n’aient pas obtenu tout l’encadrement nécessaire en Australie pour y mener une vie décente. « Nous avons déposé des plaintes auprès des autorités australiennes pour que nous puissions nous trouver une maison. On a fait la sourde oreille sur notre cas », critique un étudiant qui a requis l’anonymat.

Il a fallu l’intervention de l’avocat mauricien, Me Coomara Pyneeandy, pour que ces étudiants retrouvent la lumière au bout du tunnel. L’avocat précise

que les négociations avec l’Intercontinental College pour obtenir une compensation sont en bonne voie. L’équipe juridique, comprenant Me Roger de Robillard et des avoués australiens, a entamé des négociations pour que les victimes obtiennent des dommages et intérêts.

En Angleterre, terre de rêve de nombreux compatriotes, les écueils ne manquent pas. Nombreux sont ceux qui ont été refoulés du territoire de la Blonde d’Albion pour diverses raisons : absence de documents nécessaires à leur entrée sur le sol britannique ; soupçons qu’ils ne respecteraient pas les conditions de leur permis de séjour ; soupçons qu’ils travailleraient au-delà des vingt heures hebdomadaires autorisées aux étudiants.

Shyam, 23 ans, a été refoulé l’an passé à son arrivée à l’aéroport de Heathrow. « Pourtant, tous mes documents étaient en règle. D’ailleurs, j’avais un papier attestant que je suivrais des cours en informatique en Angleterre. Hélas, on ne m’a pas cru. Les services de l’immigration m’ont accusé d’avoir débarqué en Angleterre pour y travailler. Ce qui n’est pas vrai ! On m’a refoulé le jour même de mon arrivée. Cela a été une telle humiliation pour moi et ma famille. J’avais honte de montrer mon visage dans le voisinage», explique cet habitant de Coromandel. Finalement, il a soumis une nouvelle demande pour entrer en Angleterre et espère que cette fois sera la bonne.

Un mauvais souvenir
Des Mauriciens partis en Irlande ont connu les mêmes désillusions. « On m’a promis monts et merveilles en Irlande. La réalité est très différente. J’ai affronté des officiers de l’immigration très austères à mon arrivée », se souvient Natasha partie en 2004 pour des études universitaires. « Ils vous posent toutes sortes de questions d’une façon brutale. Vous êtes mal accueillis et le traitement que vous recevez vous donne l’envie de retourner immédiatement au pays natal ». Prenant son courage à deux mains, elle est restée et a complété ses trois ans d’études. L’an passé, elle est rentrée au pays. Elle garde un mauvais souvenir de son passage dans l’île du tigre celtique.

« Il ne faut pas exagérer », rétorque Payen, Mauricien établi en Angleterre depuis une vingtaine d’années. « Les Mauriciens se plaignent trop. Ils parlent de mauvais traitements ou d’humiliations à l’étranger. Souvent, ils sont eux-mêmes fautifs. Ils ne respectent pas les règlements. On leur demande d’apporter des documents originaux, mais ils présentent des photocopies au bureau de l’immigration. Dans de tels cas, les autorités locales ne pourront leur faire confiance. C’est pourquoi elles déportent ces Mauriciens qui ne respectent pas les règles », explique cet ancien infirmier originaire de Highlands, à Phoenix.

Quoi qu’il en soit, les Mauriciens n’hésitent pas à faire entendre leur voix dès qu’ils ont l’impression d’avoir été mal accueillis à l’étranger. Certains prétendent avoir été victimes de racisme sous d’autres cieux.

Le cas d’Atish Kumar Ramgoolam, battu à mort par des skinheads à Saint-Pétersbourg en 2002, en est le malheureux exemple. Pour d’autres compatriotes, les étrangers devraient prendre exemple sur les Mauriciens en matière d’accueil
!

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Vieux 10/09/2008, 09h54
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Iqbal déporté de La Réunion à sa descente d’avion

Iqbal déporté de La Réunion à sa descente d’avion


Il n’en revient pas. Iqbal Ismaël, directeur de Furniture Company Ltd, a pris l’avion au moins une vingtaine de fois pour se rendre en Chine, en Malaisie, à Dubayy ou en Indonésie. L’île dite «Sœur», il ne connaissait pas. Pour la première fois de sa vie, il décide, le 21 août, de mettre le cap sur La Réunion. Mal lui en a pris. Ce voyage lui est resté en travers de la gorge. À peine a-t-il mis les pieds à l’aéroport international de Gillot, à Saint-Denis, qu’il est expulsé vers Maurice, quelques heures après son arrivée, au motif qu’il n’avait pas l’original de sa lettre d’hébergement sur lui.

Âgé de 44 ans et habitant Pailles, Iqbal Ismaël fait le récit de sa mésaventure. Jeudi 21 août, il s’embarque à bord du courrier UU 103 Air Austral. Il a prévu de passer trois jours de vacances à l’île Soeur à la suite d’une invitation de son oncle. Celui-ci lui a remis une copie d’une lettre d’hébergement afin qu’il puisse séjourner dans l’île.

10 h 30. À sa descente d’avion à Gillot, Iqbal Ismaël est interpellé par un officier de l’immigration française qui lui réclame ses documents, en particulier sa lettre d’hébergement. Le businessman présente sa copie de la lettre. L’officier insiste, il lui faut l’original du document. Le Mauricien lui explique que l’original est en possession de son oncle venu l’accueillir à l’aéroport et qui se trouvait à moins d’une dizaine de mètres du bureau de l’immigration.

Conduit en cellule
« Je lui ai expliqué que c’était mon oncle et que je ne passerai que trois jours de vacances dans l’île », précise Iqbal Ismaël. L’officier ne veut rien entendre. Il somme le directeur de Furniture Company de l’accompagner au commissariat. Là-bas, un officier vérifie ses documents de voyage. Puis, il l’oblige à apposer sa signature

sur un document. « Il m’a ordonné sur un ton hautain de signer le papier et m’a déclaré que jamais de ma vie je ne pourrais remettre les pieds à La Réunion ».

Iqbal Ismaël a été ensuite conduit en cellule policière. « On m’a traité comme un terroriste. On ne m’a remis qu’une serviette et un couvert en détention. Entre-temps, mes proches étaient inquiets, car ils n’avaient pas de mes nouvelles. Je n’ai pas été autorisé à utiliser mon téléphone cellulaire pour informer ma famille de ma mésaventure à La Réunion. »

Ce n’est que vers 18 h 30, le même jour, qu’Iqbal Ismaël quitte sa cellule. La décision a été prise de le déporter vers Maurice. « On a fait des arrangements pour que je prenne place à bord du vol MK 0239, dont le départ était prévu à 19 h 50. »

Rentré au pays, le Mauricien ne s’est toujours pas remis de sa mésaventure. Il a expédié une missive de cinq pages à la Préfecture de St-Denis pour réclamer des explications sur les raisons pour lesquelles il a subi toute cette humiliation à l’île Soeur. Il envisage aussi d’envoyer une autre correspon­dance à la Com­mis­sion nationale des Droits de l’homme.

Jacques Veloupoulé, consul honoraire de Maurice à La Réunion : « C’est un excès de zèle »
Le cas d’Iqbal Ismaël n’est pas une exception. Ils sont nombreux les Mauriciens qui ont rencontré un problème similaire sur le territoire français de La Réunion. Même si la loi exige qu’un touriste doive se munir de sa lettre d’hébergement originale, chaque fois qu’il voyage, Jacques Veloupoulé, le consul honoraire de Maurice à la Réunion, affirme que dans le cas d’Iqbal Ismaël, il s’agit d’un excès de zèle de la part de l’officier de l’immigration. Jacques Veloupoulé promet de soulever la question auprès du Commissaire de la Police de l’air. Et d’ici une semaine, il expédiera un dossier complet sur cette affaire au ministère des Affaires étrangères à Maurice.
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Vieux 10/09/2008, 09h56
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Celva Runghen, consultant en immigration : « Renseignez-vous bien avant de partir ! »

Celva Runghen, consultant en immigration : « Renseignez-vous bien avant de partir ! »


Evitez les mauvaises surprises, et prenez des précautions avant de vous rendre à l’étranger. Tels sont les conseils de base de Celva Runghen, consultant en immigration, aux candidats à l’immigration. « Souvent, les Mauriciens sont déportés, car ils n’ont pas tous les documents sur eux. » Il cite le cas de ce jeune Mauricien, refoulé sous les yeux de sa mère à La Réunion, le mois dernier.

« Il est impératif d’éduquer les gens en matière d’immigration, estime le consultant. Plus d’une cinquantaine de personnes m’ont approché, car elles ont été déportées. C’est pourquoi il faut rechercher des conseils avisés avant de s’aventurer à l’étranger, dans l’inconnu », précise-t-il.

Et Celva Runghen de raconter le cas de certains compa­triotes

qui ont été arrêtés et jetés en prison avant d’être expulsés. « S’ils souhaitent émigrer, les Mauriciens doivent emprunter les voies légales », exhorte-t-il. Il suggère que des comptoirs soient installés à chaque service de l’immigration pour prodiguer des conseils à ceux qui souhaitent voyager, légalement.

Notre consultant ne passe pas par quatre chemins pour fustiger certains agents recruteurs qui embobinent les Mauriciens. « Ces agents font croire qu’ils peuvent enclencher des procédures pour l’obtention du visa. Alors que c’est totalement faux », réaffirme-t-il.

Pour mettre un frein à ces pratiques malhonnêtes, Celva Runghen dit avoir préparé un dossier complet qu’il déposera sous peu au ministère de la Justice. Il réclame également l’instauration d’un comptoir à Plaisance pour prodiguer des conseils. Le consultant lancera d’ici le mois prochain son site Web où l’on trouvera les informations utiles pour voyager à l’étranger sans anicroche.
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Mauriciens tués sur fond de racisme

Mauriciens tués sur fond de racisme


Les cas de Mauriciens victimes de racisme à l’étranger sont bien réels. Deux jeunes, Atish Ramgoolam et James Dindoyal, ont été tués par des skinheads, en Russie. Le premier, rêvait d’être médecin. En septembre 2001, il part étudier à Saint-Pétersbourg. Hélas, tout bascule pour lui l’année suivante. Lors d’une sortie nocturne, il est battu à mort par des skinheads, des Russes racistes, aux convictions néo-nazies. Atish et ses quatre amis rejoignaient leur campus pour retrouver un ami sri lankais, qui assistait à un anniversaire dans l’enceinte de l’Université.

Vers 21 h 45, la bande

s’apprête à prendre un taxi pour regagner leurs appartements situés à deux kilomètres du campus. Ils se retrouvent nez à nez avec une vingtaine de skinheads. Les insultes pleuvent sur Atish et ses amis, des propos racistes sont proférés.

Le groupe d’amis, sentant le danger, tente de prendre la fuite. Les skinheads se lancent à leur poursuite et, malheureusement, rattrapent Atish. Ils l’immobilisent à terre et le tabassent à mort. Autre fin tragique. Celle de James Dindoyal, Mauricien de 24 ans, qui a connu une mort atroce quelques années plus tôt en France. En 1990, au port du Havre, deux skinheads le jettent à la mer après lui avoir fait boire un mélange toxique.
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