Développement durable à MAURICE - Page 4 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 19/03/2009, 21h20
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La semaine du développement durable 1er au 7 Avril
www.ecologie.gouv.fr
En espérant que ce ne sera pas un poisson d'avril
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Vieux 26/08/2009, 17h05
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" Maurice Ile Durable, c'est notre futur commun "

Le DR KHALIL ELAHEE :


" Maurice Ile Durable, c'est notre futur commun "


Face au défi énergétique auquel le monde aura à faire face, Khalil Elahee, chercheur en sécurité énergétique à l'Université de Maurice, est d'avis que le concept Maurice Ile Durable (MID) " est notre futur commun ". Indiquant que le pays aura toujours besoin du pétrole, M. Elahee estime qu'il faudra " l'utiliser de façon plus efficace et plus propre ". Face à ce défi, notre interlocuteur propose d'adopter " une vraie diversification des sources d'énergie pour inclure davantage de renouvelables ". " La climatisation et le refroidissement, particulièrement durant les jours très chauds, seront les causes de nombreux soucis. Il faudra du courage pour concilier économie, social et environnement, en fidélité avec le concept de Maurice Ile Durable ", observe le scientifique, par ailleurs.
Le prix du carburant a considérablement varié ces temps-ci. Avons-nous une politique bien adaptée pour réagir face à cette fluctuation de prix ?
Nous assistons effectivement à un retour du baril cher sur le marché international. Cela est dû essentiellement à une forte consommation dans plusieurs pays. Nous avons l'Automatic Pricing Mechanism (APM) qui est un exercice mensuel d'ajustement des prix des carburants. Une politique ne peut reposer sur un mécanisme automatique qui, d'ailleurs, est loin d'être spontané et transparent. Au fait, au lieu de réagir passivement aux forces du marché, ce dont nous avons besoin est une orientation cohérente et consensuelle agissant sur long terme tout en répondant aux contraintes immédiates. C'est cela une politique énergétique. Il y a une volonté des autorités d'aller dans ce sens, surtout depuis l'institution d'un ministère des Énergies renouvelables. Mais le temps ne s'arrête pas pour attendre les réformes. L'ouverture à d'autres moyens de régulariser le prix du carburant éviterait les discussions récurrentes sur la pertinence de la structure des prix fixés par le ministère.
Serait-il possible pour Maurice de diminuer sa consommation de carburant ?
Le développement du pays dépend largement de la disponibilité de nos ressources énergétiques. On ne pourra pas diminuer mais nous pouvons être plus efficaces en diversifiant notre utilisation de carburant. On aura toujours besoin du pétrole, mais il faudra l'utiliser de façon plus efficace et plus propre. Par exemple, malgré l'augmentation du parc automobile, la consommation d'essence est demeurée presque constante durant les dix dernières années. Ceci est lié à une plus grande sobriété énergétique, notamment avec l'introduction de moteurs plus performants. Il sera possible de diminuer davantage, sinon d'optimiser la consommation de carburant, en optant pour le transport de masse. La substitution de l'essence par de l'éthanol produit à partir de la canne à sucre réduira notre dépendance sur les énergies fossiles. Même chose pour l'utilisation du biodiesel au lieu du diesel extrait du pétrole.
Quel est, selon vous, le plus grand défi énergétique auquel le gouvernement aura à faire face ?
Au rythme où nous exploitons le pétrole aujourd'hui, il n'y en aura plus dans soixante ans. Peut-être pas parce que la géopolitique est passée par là. L'avenir sera hybride, alimenté tant par le pétrole que par quelque autre source d'énergie qui complète ce dernier sans jamais pouvoir complètement prendre sa place. Dans l'immédiat, le plus grand défi est la maîtrise de la demande en électricité. L'été est dans pour quelques mois et il faudra faire face à des pointes de consommation tant le soir que durant le matin. La climatisation et le refroidissement, particulièrement durant les jours où il fera très chaud, seront la cause de nombreux soucis. Plus globalement, le gouvernement aura à trancher, une fois pour toutes, dans le cas de futurs projets de production énergétique. Il lui faudra du courage pour concilier économie, social et environnement, en fidélité avec le concept de Maurice Ile Durable (MID). Je suis convaincu que rien n'est impossible. Ensemble, nous pouvons relever le défi MID si nous y croyons fermement.
Les biocarburants pourraient-ils être une réponse aux défis énergétiques dans l'avenir ?
Oui, pour ce qui est de notre éthanol qui sera un produit de la nouvelle industrie cannière mauricienne. En attendant, aussi, dans un avenir plus lointain, les biocarburants de la deuxième génération, à partir d'algues, par exemple. Pour ce qui est de certains biocarburants comme ceux issus de cultures qui se font au détriment des forêts en Amazonie ou au Bornéo, sinon au prix de la fourniture de denrées alimentaires, il faudra un sursaut mondial contre de telles dérives.
Il faut considérer les biocarburants au cas par cas. Par exemple, non seulement le bioéthanol peut être, ici, d'un apport significatif au secteur du transport, mais il est aussi un élément crucial au re-engineering du secteur de la canne à Maurice. Et ce dernier processus, en soi, s'inscrit au cœur même de la démocratisation de l'économie, si chère au gouvernement. Lorsqu'on conçoit le projet MID au-delà des petty short term interests, on en ressort avec de nombreuses opportunités gagnant-gagnant de ce type.
Selon les prévisions des Nations unies, le 21e siècle connaîtra une explosion de la population mondiale et le déclin de l'ère du pétrole. Pensez-vous que les politiques adoptées par le gouvernement assurent les mesures préventives pour le long terme ?
Le rapport du National Economic and Social Council (NESC), le Blueprint for the Energy Sector, est un rapport qui mérite d'être débattu par toutes les parties concernées puisqu'il englobe des orientations cohérentes par rapport à notre politique. Tant sur le long terme que sur le court terme, je pense qu'il faut un débat et une consultation nationale dans le cadre d'une réflexion plus large liant nos besoins, nos potentiels et les secteurs susceptibles d'être exploités. Les efforts entrepris aujourd'hui sont louables mais ils ne changeront pas notre situation significativement. Il est impératif de se mettre d'accord sur les priorités d'action pour ensuite engager à agir de manière continue avec un suivi rigoureux des progrès établis. Il nous faudra être en avant-garde si nous ne voulons pas reculer.
Quelle est, selon vous, la politique que Maurice devra adopter ?
En bref, je pense que Maurice doit avoir une stratégie à deux niveaux. D'abord, une maîtrise de la demande en énergie. Et couplée à cela, une vraie diversification des sources d'énergie pour inclure davantage de renouvelables. C'est ce que pensent faire les autorités. Toutefois, ce qui manque, c'est tout le cadre institutionnel et opérationnel. Il faut une loi-cadre non seulement pour la politique énergétique, mais de manière plus systémique sur tout le concept de MID. Il faudra des institutions fortes, par exemple pour la gestion de l'énergie ou encore pour la veille sanitaire. La recherche et l'innovation ne doivent plus rester à l'arrière-plan. Il faut arrêter le brain-drain. Le moment est mal choisi pour réduire le budget de l'Université. Et dire que nous sommes à trois mois seulement de la Conférence de Copenhague. Sommes-nous prêts à nous embarquer dans l'ère post-Kyoto où notre vision est appelée à être toute autre, que ce soit en matière de technologie ou d'économie ?



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Vieux 26/08/2009, 17h06
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Quelles sont les difficultés que devra surmonter le prochain gouvernement en matière de carburant ?
Il y a une forte probabilité que le prix du pétrole sera à la hausse dans le moyen terme, et davantage dans le long terme. Il y a des bâtiments à Ebène qui consomment, aujourd'hui, jusqu'à Rs 1 million en électricité chaque mois. Dans le secteur du transport, le carburant peut compter jusqu'à 20% des coûts d'opération. Les investissements dans les projets à énergies fossiles devront être rentabilisés en faisant payer les consommateurs. Les dimensions tant sociales qu'environnementales de ces difficultés ne feront que s'amplifier avec le temps. Il faudra se préparer à des moments très difficiles, surtout si nous n'agissons pas promptement maintenant.
Si vous faites partie du prochain gouvernement, quel sera votre plan d'action ?
Il faudra passer de la volonté au courage d'agir. Il faudra adopter une politique cohérente, consensuelle, transparente et axée sur le long terme. Il faudra une agence facilitatrice pour la gestion de l'énergie. Les nouvelles constructions, y compris les méga-projets, devront respecter des normes en énergies durables. Il faut introduire un cadre régulateur avec de signer tout nouveau contrat avec un producteur d'électricité. Je suis fermement contre tout projet de centrale à charbon uniquement. Graduellement, il faudra réduire notre dépendance du charbon. Utiliser la biomasse de la canne avec plus d'efficacité, plus de cogénération et plus de production de bioéthanol. Le Fast-track pour l'éolienne et investir dans la recherche appliquée et l'innovation, surtout dans les renouvelables. Il faut impliquer le secteur privé qui m'a l'air trop passif. Le problème du transport mérite une considération systémique liant la question de mobilité à l'énergie, l'environnement, l'économie, le travail, les horaires ou encore l'urbanisme. C'est au gouvernement de prendre les devants et de définir scrupuleusement les conditions d'un possible projet de waste-to-energy. La priorité doit être une gestion intégrée des déchets.
Votre message au prochain gouvernement…
La donne écologique n'est le monopole de personne, ni de la droite ni de la gauche, lorsque de telles démarcations peuvent exister. Quel que soit le prochain gouvernement, je pense que l'équilibre entre l'économie, le social et l'environnement devra être une priorité. En particulier, il faudra faire du système politico-économique et administratif un instrument au service des hommes et de la nature. Surtout des plus vulnérables. La mondialisation ira en ce sens, je l'espère. Et à Maurice, nous n'avons aucune autre alternative parce que nous demeurons une petite île ouverte à toutes sortes de fragilités. Maurice Ile Durable n'est pas un vague slogan. C'est notre futur commun.
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Vieux 26/08/2009, 17h06
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REPÈRES


Biodiesel
Carburant diesel qui est mélangé avec des acides gras issus d'un mélange d'huile végétale ou de gras animal avec un alcool, soit le méthanol, soit l'éthanol. Les biodiesels permettent d'alimenter les moteurs à combustion interne avec un mélange renfermant des composés issus d'une biomasse renouvelable. Les biodiesels les plus répandus sont composés d'huile de canola, d'huile de colza ou d'huile de soja
Énergie renouvelable
C'est l'énergie renouvelée ou régénérée naturellement. Le rayonnement solaire, l'énergie hydraulique, la géothermie, le vent sont des exemples d'énergies renouvelables. Il est à noter que même si une énergie est renouvelable, elle ne peut pas être exploitée à un rythme élevé. Une énergie renouvelable n'est pas nécessairement une énergie douce.
Biogaz
Le biogaz est issu de la fermentation de matériaux biogènes. On effectue ainsi le recyclage de la biomasse. Après un traitement ultérieur, le gaz formé au cours de ce processus peut être utilisé comme carburant. Le biogaz et le gaz naturel sont chimiquement identiques. Les véhicules à gaz naturel peuvent être entraînés par du biogaz ou par un mixe de biogaz et gaz naturel.
L'huile végétale carburant (HVC)
L'huile végétale carburant aussi connue sous les noms d'huile végétale pure (HVP) ou huile végétale brute (HVB) peut être utilisée, jusqu'à 100 % comme carburant par tous les moteurs diesel, sans modification, en mélange avec du gazole ordinaire (30 % sur tous les véhicules, et jusqu'à 50 % selon les cas). Elle est également la matière première brute qui sert à la fabrication du biodiesel qui est un élément alcoolique utilisé aujourd'hui comme biocarburant, incorporé directement dans le gazole.
L'huile de microalgues
L'huile de microalgues offre des perspectives très intéressantes en matière de biocarburants. Certaines espèces de micro-algues ont une richesse en huile pouvant dépasser 50% de leur masse. Leur croissance est très rapide et il est possible d'effectuer une récolte complète en quelques jours, ce qui n'est pas le cas pour les huiles végétales. Le rendement est nettement supérieur que celui des plantes terrestres telles que le colza, le soja et le canola, car ce sont des organismes unicellulaires; leur croissance en suspension dans un milieu aqueux leur permet un meilleur accès aux ressources, telles que l'eau, le CO2 et les minéraux. C'est pour ces raisons que les algues microscopiques sont capables, selon les scientifiques de synthétiser 30 fois plus d'huile à l'hectare que les plantes terrestres oléagineuses utilisées pour la fabrication de biocarburants.






LE CHIFFRE


549 326 tonnes de carburants ont été consommées par le secteur du transport en 2008, soit 19 880 barils par jour. En 2008, la consommation de carburants à usage routier a augmenté uniquement de 1,5% contre 3,5% entre 2006-2007. Cette réduction de la consommation pourrait s'expliquer par les prix des carburants au cours de l'année 2008. Les deux secteurs les plus consommateurs d'énergie sont le transport et l'électricité. En 2008, 70% de la consommation d'énergie était réalisée par le secteur du transport, et 30% par celui de l'électricité. Cette répartition n'a pas évolué depuis plusieurs années. Au sein du secteur du transport, tous modes de transport confondus (routier, aérien et maritime), les énergies utilisées sont les combustibles fossiles : gazole, essence, kérosène et fioul lourd. Pour l'électricité, les énergies utilisées pour la production électrique sont également les combustibles fossiles, tels que le charbon, le gazole et le fioul lourd.
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Vieux 04/09/2009, 10h25
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Tri sélectif



L'ONG Mission Verte continue sa démarche pour l'introduction des poubelles de tri sélectif à travers l'île. Avec 11 poubelles en fibre de verre en place dans plusieurs quartiers de l'île, Mission Verte compte en placer dans huit autres régions suite à des demandes. Une action importante pour Robert Bouic qui aide au processus de recyclage. Ce dernier évoque également un projet d'usine de compostage qui est à l'étude.




Produire sa propre électricité


Démocratiser l'énergie, c'est le but de la Central Electricity Board en se mettant à la disposition des consommateurs, des entreprises mais aussi des particuliers pour des conseils, une aide techniques qui leur permettront de produire leur propre électricité. Aussi, la CEB proposera l'achat de cette énergie ou de l'excédent. C'est à partir des panneaux solaires, d'éoliennes ou de microcentrales hydroélectriques qu'ils produiront de l'électricité. Un projet qui devrait voir le jour une fois les prix de l'achat finalisés.




Les quelques mesures prises


Les voitures hybrides
L'objectif était de minimiser la pollution sur les routes. Pourtant, avec la taxe réduite sur les voitures hybrides, depuis juillet 2008, cela aurait dû faire effet, cependant, cela n'a pas entraîné un grand intérêt auprès des mauriciens. La raison pourrait être le coût élevé de ces voitures.




Les ampoules économiques


Une initiative afin de réduire les factures des consommateurs et en même temps sensibiliser tout un chacun sur l'importance d'économiser de l'énergie. Aussi l'heure d'été avait été introduite pour réduire la consommation d'énergie.
Chauffe-eau solaire




Chauffe-eau solaire


Rs 10 000 avait été mis à la disposition des Mauriciens pour l'acquisition d'un chauffe-eau solaire. Prés de 25 000 familles avaient pu bénéficier de ce fond spécial qui été géré par la Banque de développement.




Les objectifs 2028


Charbon propre - 20%
Fuel -15%
Biomasse et biogaz -35%
Éolienne -6%
Hydro -3%
Cogénération -3%
Divers (vagues et géothermies) -3%



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développement, durable, maurice

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