Développement durable à MAURICE - Page 3 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

Précédent   Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice > Discussions > Nouvelles de l'Ile Maurice

Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #21 (permalink)  
Vieux 11/11/2008, 11h36
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev
Transformer les Mauriciens en verts «purs» et durs

Transformer les Mauriciens en verts «purs» et durs
Le marché pour les produits possédant une éthique environnementale est encore à ses balbutiements. Pour le faire décoller, il s’agira en partie de prouver aux consommateurs qu’à travers leurs achats ils peuvent faire la différence.

D’aucuns estiment que la seule façon de sauver la planète sera de juguler la consommation effrénée qui caractérise les styles de vie modernes. D’autres pensent qu’il s’agira plutôt de consommer de façon plus intelligente. Pour cela, il faudra des produits moins énergétivores et polluants. Seuls les consommateurs ont le pouvoir de pousser les producteurs dans cette direction. À Maurice, un problème existe en la forme d’absence totale d’information en matière des sensibilités écologiques des Mauriciens. De fait, aucune impulsion n’existe pour encourager l’élaboration et la mise sur le marché de produits qui respectent l’environnement.

Absence totale ? Pas tout à fait. En 2005, Dr Roubina Juwaheer, doyenne de la faculté de droit et de gestion de l’université de Maurice, avait réalisé une étude fort instructive intitulée Un marché environnemental émergent à Maurice : mythe ou réalité ? Avec son esprit schématique, le document jette énormément de lumière sur les attitudes des Mauriciens envers l’environnement. Ces informations pourraient se montrer très utiles pour les professionnels du marketing qui « ont été lents à adopter » le mouvement vert.

Mais le marketing vert c’est quoi au juste ? En quelques mots, c’est une démarche qui consiste à promouvoir des produits qui ont un impact moindre, sinon bénéfique, sur l’environnement en utilisant, par exemple, moins d’emballages, d’énergie ou de produits chimiques. Le foisonnement de campagnes publicitaires vantant les mérites écologiques de tel ou tel produit démontre que la situation a quand même évolué depuis 2005. Encore faut-il que ces produits respectent vraiment l’environnement.

Pour les besoins de l’étude, qui avait pour but de « fournir les entreprises avec plus d’informations sur le potentiel du marché vert à Maurice », Dr Roubina Juwaheer avait posté des « déclarations d’attitude » contenant 35 questions chacune à 1 200 personnes. Fait encourageant, pas moins de 1 000 de ces questionnaires lui ont été retournés. En fonction des réponses, elle a départagé les attitudes en 5 catégories : les « verts indifférents » (19,4 %), les « verts médiocres » (13,4 %), les « verts légers » (33,6 %), les « verts modérés » (22,6 %) et les « verts purs » (11,6 %).

En particulier, l’étude suggère que le pourcentage élevé de « verts légers » donne matière à réflexion. Ceux-ci peuvent monter dans « la hiérarchie verte », à condition, bien sûr, de leur prouver « que des alternatives existent et que même des contributions mineures peuvent faire la différence ».

Autre facteur important, les entreprises doivent assurer la « crédibilité » de leurs promesses environnementales, faute de quoi les consommateurs refuseront d’acheter leurs produits. Ce qui implique, d’une part, des campagnes de sensibilisation soutenues, et de l’autre, la mise sur pied d’un projet d’« éco-certification ».




«L‘éducation et
l’infrastructure devront être
les clefs de voûte de l’action
gouvernementale, alors
que pour les entreprises,
il s’agira d’investir
dans des procédures
manufacturières
plus responsables.»





« Le Mauricien veut contribuer à la protection de l’environnement mais il lui faut plus d’encouragement », estime cette spécialiste en marketing environnemental. Malheureusement, la plupart des personnes sondées se sentent quelque peu impuissantes quand il s’agit de résoudre des problèmes environnementaux. Dr Roubina Juwaheer attribue cet état d’esprit à un manque d’informations et, surtout, à un manque de soutien de la part des autorités. Par exemple, elle ne comprend pas pourquoi les différentes municipalités n’ont pas eté pourvues de bennes de différentes couleurs qui permettent aux citadins de trier leurs déchets plastiques, papiers et autres.

Autre constat, la relation entre sensibilité environnementale et classe sociale. Effectivement, il semblerait qu’à Maurice l’écologie est encore un sujet élitiste. Les membres de la classe moyenne élevée semblent plus enclins à faire partie des « verts modérés » ou « purs » que, disons, ceux de la classe ouvrière. Rodrigues déroge à cette règle en raison d’un meilleur travail de conscientisation et des habitudes de consommation moins axées sur le jetable. Il y a aussi la perception, souvent erronée, que des produits écologiquement responsables coûtent plus cher.

Le questionnaire lui a également permis de découvrir que l’environnement arrivait à la troisième place des questions socio-économiques les plus importantes derrière l’éducation et la santé. Selon l’académicienne, cela démontre que les Mauriciens sont apathiques envers la protection de l’environnement. Ce constat est toutefois suivi d’un bémol. La grande majorité des personnes interrogées assimilent « environnement » avec « propreté », ce qui indique « une compréhension simpliste de ce qui constitue l’environnement ».

Trois ans plus tard, pense-t-elle que les mentalités ont évolué avec l’avènement notamment du projet Maurice : île durable ? « Légèrement », dit-elle. Dr Roubina Juwaheer pense qu’il y a manque patent de suivi en ce qui concerne une prise de conscience écologique. Pis, elle a identifié un « cercle vicieux » dans lequel se sont empêtrés les décideurs. « Le secteur privé est conscient mais il attend un soutien du gouvernement. De son côté, le gouvernement pense que c’est au secteur privé de donner l’exemple. »

Ce manque de volonté et de coordination est problématique sur plus d’un front. « Même si le marché vert n’est pas encore lucratif, les preuves empiriques démontrent clairement qu’il existe un potentiel à être développé. Pour le réaliser toutefois, des efforts conjoints entre le gouvernement, les entreprises et les citoyens sont indispensables. »

L’éducation et l’infrastructure devront être les clefs de voûte de l’action gouvernementale, alors que pour les entreprises il s’agira d’investir dans des procédures manufacturières plus responsables. Les centres commerciaux, par exemple, pourraient mettre en place des centres de recyclage où leurs clients pourront déposer leurs déchets recyclables. Le citoyen devra, lui, soutenir leurs efforts autant que possible.

Dans un essai intitulé Le Pouvoir vert réside entre les mains des professionnels du marketing, Jacqueline Ottman, PDG d’une firme de consulting spécialisée dans le marketing vert, place encore plus de responsabilité sur les épaules des acteurs du marché. « Nous, les personnes créatives, avons le pouvoir de concevoir et de promouvoir des produits et des technologies plus propres, et d’aider les consommateurs à évoluer vers des styles de vie plus durables. D’aucuns peuvent avoir du mal à le comprendre, mais plus de 75 % de l’impact environnemental d’un produit est déterminé lors de sa conception. »

Pour elle, le véritable défi sera de concevoir des produits écolos « tendance » pour lesquels les consommateurs ne rechigneront pas à payer « les petites primes nécessaires pour les mettre sur le marché ».

Ce point de vue est peut-être un peu optimiste, surtout en ces temps de crise économique, mais il est indéniable que le « mainstreaming » de ce genre de produits passe par sa capacité à s’imposer dans une culture de consommation qui pour l’instant ne reconnaît qu’un régent : le fric.
Réponse avec citation
Google
  #22 (permalink)  
Vieux 14/11/2008, 14h38
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev
Mieux comprendre le développement durable

Mieux comprendre le développement durable







"Maurice, île durable." Vous avez sans doute entendu ce slogan. On en parle tous les jours. Ce projet du gouvernement s'insère dans un contexte mondial. Le concept du développement durable remonte aussi loin que les années 70 et devient un idéal à atteindre au Sommet de la Terre de Rio, en 1992. Pamela Bapoo-Dundoo, éco-conseillère et coordinatrice nationale du GEF Small Grants Programme du PNUD, nous aide à mieux comprendre ce concept et ses implications.
"Le développement durable, veut dire, intégrer le concept environnement dans tout développement. C'est-à-dire, prendre en considération à la fois, l'écologie et l'économie." Pamela Bappoo-Dundoo est, on ne peut plus clair : on ne peut plus continuer le développement sans protéger la planète. Pour cette diplômée en éco-conseille de l'université de Strasbourg, le développement durable c'est l'affaire de tous. Et non seulement, les soucis d'un gouvernement ou d'un chef d'entreprise. À la tête de la GEF Small Grants Programme du PNUD, elle étudie les demandes de fonds des ONG pour des projets liés à la protection de l'environnement.
Tous. Individuellement, nous pouvons aussi agir. À titre d'exemple, Pamela Bappoo-Dundoo cite le cas de quelqu'un qui doit construire une maison. "S'il y a un arbre qui gêne le développement, il faut se poser des questions avant de l'abattre : de quel type d'arbre s'agit-il ? Est-ce une espèce endémique ? Si c'est l'unique espèce qui reste, qu'est-ce que j'en fais ? Je l'abats comme le dodo ou je la protège ?" Pamela Bappoo-Dundoo souligne, par là même, l'importance de l'équilibre écologique. Protéger une espèce, c'est la remettre dans son environnement naturel. "Ce n'est pas comme les tigres du Bengale qu'on met en zoo en disant qu'on les protège, alors qu'en Inde, ils sont en diminution."
S'il est devenu urgent de protéger la Terre aujourd'hui, c'est parce qu'elle est en surrégime. On parle du réchauffement de la planète, la couche d'ozone est abîmée. Pendant trop longtemps, le développement n'a pas pris en considération les effets néfastes sur l'équilibre écologique. Notre interlocutrice cite encore cet exemple : "Si vous allez en forêt, vous remarquerez que les feuilles tombées des arbres ne forment jamais un amas, mais un tapis. Cela parce qu'il y a un recyclage naturel qui s'opère."
Épuisée. Or, poursuit-elle, l'homme est venu extraire le bauxite de la terre pour le transformer en aluminium servant à faire des cannettes pour boissons et ainsi bouleverser ce recyclage naturel. Si nous continuons ainsi, à épuiser les ressources, la Terre ne pourra plus se régénérer. Le développement durable, justement, c'est le contraire : faire des progrès, tout en permettant à la nature de se régénérer.
Maurice est-elle bonne élève sur ce sujet ? Pamela Bappoo-Dundoo est catégorique : il y a des efforts qui ont été faits, mais il reste encore beaucoup à faire. Le plus gros problème pour Maurice, avec l'énergie, souligne-t-elle, c'est la gestion des déchets. "Nous produisons plus d'1 kg de déchets par habitant par jour et il y a un seul endroit pour mettre tout cela. Mare Chicose est à la saturation…" Qui plus est, fait-elle remarquer, Maurice est devenue une société de surconsommation et de suremballage.
Rester conscient et avoir un esprit critique au lieu de se laisser berner par le marketing (voir hors-texte), c'est la seule façon d'assumer ses responsabilités. Mais cela passe nécessairement par l'éducation. Dès la maternelle, souligne notre interlocutrice. Faire comprendre aux jeunes qu'ils ont toujours un choix : entre un produit qui respecte la nature et un autre, qui ne respecte pas la nature. Faire comprendre aux jeunes qu'ils doivent avoir un comportement responsable… bref, faire en sorte que le respect de l'environnement ne reste pas un slogan creux, mais appliqué dans le quotidien.





Réponse avec citation
  #23 (permalink)  
Vieux 14/11/2008, 14h39
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev
Comportement responsable

Que pouvons-nous faire à notre niveau pour aider au développement durable ? Pamela Bappoo-Dundoo nous donne quelques exemples. Et nous éclaire sur des petits gestes souvent anodins, dont nous n'avons pas toujours conscience des répercussions.
- Lorsque vous achetez une boisson, vous avez le choix entre trois logements différents : la bouteille en verre qui se recycle indéfiniment ; la cannette qui peut être recyclée, mais ne rendra pas son bauxite à la terre ; la bouteille en plastique qui mettra 40 ans à se dégrader - si elle est dégradable ! Le choix est clair.
- Vous revenez souvent du supermarché avec une dizaine de produits détergents différents (vaisselle, toilette etc). Tous ont plus au moins la même composition : eau, parfum, savon et parfois, de la javel. Ce qui veut dire que le simple savon aurait suffit à tous nos nettoyages, contrairement à ce que nous disent les publicités. Ces détergents, précise Pamela Bapoo-Dundoo, polluent nos rivières et nappes phréatiques. En été, cela amène la nitrification qui favorise la croissance des algues. Les rivières sont alors envahies, l'échange d'oxygène entre l'eau et l'air se fait difficilement, les poissons meurent…
- À Noël, optez pour un jouet qui n'utilise pas de piles pour votre enfant. Le mercure qui s'échappe d'une petite pile bouton rend stérile 1 m3 de terre et 1000 m3 d'eau.
- Utilisez des stylos ou rasoirs rechargeables au lieu du jetable.
- Fermez le robinet lorsque vous vous brossez les dents ou vous rasez.
Beaucoup d'autres exemples peuvent être cités. Pamela Bappoo-Dundoo invite à être plus conscient de nos habitudes pour mieux se responsabiliser. Par exemple, on peut faire un petit bilan, chaque année, pour voir combien de matières plastiques nous avons utilisé. Elle propose aussi que des leaders soient formés parmi les jeunes pour alerter les autres.


Éco et bio

Vous avez sûrement entendu parler des produits éco et bio. Ceux ci sont supposés respecter la nature. Les légumes bio, par exemple, ont été cultivés sans ou avec très peu, de produits chimiques. On trouve des produits éco et bio dans les grandes surfaces. Mais voilà, Maurice n'a aucun organisme pour certifier que ces produits respectent effectivement, la nature. Une lacune qui devrait être comblée selon Pamela Bapoo-Dundoo. Cela s'applique également pour l'éco-tourisme. "Si on fait des sorties dans la nature et qu'on jette des déchets partout, qu'on arrache les plantes ou dérange les animaux, est-ce de l'éco-tourisme ?"


Dans les entreprises

Manoj Vaghjee est directeur de Sustainable Resource Management. Il agit comme consultant auprès des entreprises pour l'implémentation du développement durable. Selon lui, beaucoup a été fait au niveau de la conscientisation, mais l'action tarde à venir. Plusieurs raisons expliquent cela. Premièrement, l'investissement pour les énergies renouvelables coûte très cher. Même si le gouvernement accorde certaines facilités, il faut aller beaucoup plus loin, selon Manoj Vaghjee. "Les gens ont l'information, mais pas la formation. Ils ne savent pas comment procéder."

Par ailleurs, il est d'avis qu'une certification en bonne gestion environnementale, agissant comme une reconnaissance, pousserait les entreprises à aller davantage vers l'option verte. Il fait un parallèle avec le Corporate Social Responsabilité. "Une compagnie investit dans une action sociale et cela sert à son image en retour." Dans le même esprit, il avance que le gouvernement pourrait, par exemple, accorder un crédit sur les impôts des entreprises. Le développement durable en entreprise repose sur trois piliers, souligne Manoj Vaghjee : l'environnement, le social et l'économie. Dépendant des pays, comme Maurice, par exemple, on peut ajouter la notion culturelle. Le plus important est qu'il y ait un équilibre entre ces différents aspects. Pérenniser son entreprise, ajoute-t-il, c'est à la fois, s'assurer d'un marché, avoir un personnel heureux et produire moins de déchets. Comment intégrer cela, c'est ce qu'on doit inculquer aux chefs d'entreprises, dont les jeunes entrepreneurs. Manoj Vaghjee cite l'exemple de l'Agence de la Francophonie pour l'Entrepreneuriat, qui consacre un module au développement durable. "Il ne faut pas négliger la formation. Donner de l'information c'est bien, mais il faut aussi former à intégrer le concept."
Réponse avec citation
  #24 (permalink)  
Vieux 18/11/2008, 11h12
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev
Dénoncez le blanchiment écologique !

Dénoncez le blanchiment écologique !

Si auparavant le slogan des publicitaires était «sex sells», maintenant c’est «the environment sells». Et leurs clients avalent cet argument goulûment. Non par souci de l’environnement, mais parce qu’ils réalisent que le consommateur est de plus en plus sensible aux considérations environnementales. Pour cette raison, beaucoup d’entreprises revendiquent des motivations «vertes», alors qu’en vérité, elles n’en possèdent aucune. Ce «greenwashing» à grande échelle est possiblement la tentative la plus grossière d’induire le monde en erreur depuis que l’administration Bush a voulu faire croire que l’Iraq possédait des armes de destruction massive.

Comble de l’hypocrisie, les entreprises les plus polluantes, en l’occurrence celles qui exploitent et dépendent des énergies fossiles, sont souvent celles qui se targuent le plus de faire avancer la cause du développement durable. En effet, pétroliers et constructeurs automobiles tentent de se faire passer pour des acteurs majeurs de la responsabilité sociale et écologique. Pour comprendre toute l’obscénité de ces affirmations, il est utile de rappeler que certains exploitants d’énergies fossiles, à l’instar d’«ExxonMobil», ont versé des millions de dollars à des soi-disant «think tanks» chargés de réfuter le lien entre les activités humaines et le réchauffement climatique.

Dans leur quête d’une image résolument «verte», l’arme première dont disposent ces multinationales c’est, bien sûr, la publicité. Grâce à des budgets mirobolants, elles tentent de capitaliser sur notre crédulité écologique.

L’heure donc est venue de dénoncer ces tentatives de «greenwashing» lamentables. Grâce au site web www.greenwashingindex.com, tout un chacun peut désormais décrier des pubs qu’il ou elle juge mensongères. «Il est devenu courant pour les entreprises, aussi bien grandes que petites, de se ‘verdir ’, et c’est une bonne chose. Ce qui l’est moins, c’est quand les entreprises, à travers leur marketing, font des revendications environnementales qui peuvent induire en erreur», affirme le site.

Une fois inscrit, il vous suffit de noter la publicité en question sur une échelle de 1 à 5 (1 pour une pub dont les revendications sont fondées et 5 pour celles qui font un ‘greenwashing total’). Greenwashingindex.com propose cinq critères déterminants : la pub tente d’induire en erreur à travers ce qu’elle dit; à travers des graphismes et des images; elle fait des revendications vagues ou invérifiables; elle exagère les mérites «verts» du produit ou du service; et, finalement, elle dissimule une information importante.

Le site explique aussi en détail ce qu’est le «greenwashing», comment l’identifier et les raisons pour lesquelles cette stratégie est néfaste. Naturellement, on y retrouve des publicités de tous les suspects habituels : pétroliers et constructeurs automobiles, pour ne citer qu’eux. Une des publicités les plus critiquées du site est justement celle d’une compagnie pétrolière dépeignant une gigantesque usine, des cheminées desquelles émanent des fleurs. «Je pense que cette pub est le modèle même du ‘greenwashing’. L’image montre des fleurs sortant de l’usine et non des polluants. Le message qu’ils essayent de faire passer est que les polluants et le smog est bénéfique pour l’environnement», écrit le contributeur. La pub a reçu la note de 4.8 sur 5, frôlant de très près le «greenwashing total». Il faut dire qu’elle est osée. En connaissez-vous d’autres ? Si oui, dénoncez-les.


Inscrivez vous sur : www.greenwashingindex.com
Réponse avec citation
  #25 (permalink)  
Vieux 21/11/2008, 11h25
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev
DE CALODYNE A BARCELONE
Des déchets transformés en objets de décoration

L’«Environmental Protection and Conservation Organisation» (l’EPCO) a transformé des déchets de raphia en des objets de décoration. Son mérite a été reconnu par une organisation internationale en Espagne. Ce qui motive davantage les membres de l’organisation.

Des restes du raphia transformés en de beaux objets.Joindre l’utile à l’agréable en utilisant des déchets. Une formule gagnante pour l’Environmental Protection and Conservation Organisation (l’EPCO). Celle-ci s’est fait remarquer au stand de l’Institute Union for the Conservation of Nature de Barcelone, en Espagne, où se tenait une exposition de produits fabriqués à partir de déchets. Non seulement, les produits ont été appréciés, mais ils ont tous trouvé preneurs. Et l’EPCO a reçu les félicitations de l’organisateur de cette exposition.

Cette exposition a eu lieu du 4 au 10 octobre. Maurice y a présenté ses produits «Made in Heaven».

C’est à partir des déchets de raphia, obtenus d’un palmiste d’origine malgache, que des objets décoratifs ont été fabriqués. Le directeur de l’EPCO, Keshwar Beeharry-Panray dit avoir noté que des entrepreneurs fabriquant des rideaux à partir du raphia jetaient ou brûlaient les résidus de ce palmiste. «Ce n’est que le fibre qu’ils utilisent», dit-il. Son équipe et lui ont alors décidé de convertir ces déchets en objets de déco, comme il le font pour le plastique.

C’est ainsi que quelques femmes, regroupées au sein d’Ecobaz, ont été sollicitées pour fabriquer des objets décoratifs – boîtes à biscuits ou à bijoux, entre autres – en faisant aussi usage de boîtes de conserve vides.

Dans le même temps, l’EPCO aide des femmes à arrondir leurs fins de mois. «Il est vrai que jusqu’ici nous n’avons pas un lieu fixe pour fabriquer ces objets, mais souvent nous réunissons des femmes à Calodyne pour ce travail. Et on espère, d’ici quelques mois, trouver un emplacement pour lancer cette petite entreprise.»


Travail salué

D’autres objets peuvent être fabriqués à partir des déchets du raphia – flush-doors, poubelles ou seaux à glace.

Keshwar Beeharry-Panray, souligne que comme son organisation avait été sélectionnée à participer à cette exposition, elle s’est fait un devoir pour être présente. «Outre la présentation de ces produits, nous avions aussi présenté un modèle de notre ‘cage ourite’.» En effet, l’EPCO s’est mise à fabriquer de tels casiers pour des pieuvres avec comme objectif de protéger l’environnement marin. Une initiative pour laquelle l’organisation a aussi reçu une bonne note.

Le directeur de l’EPCO soutient que son organisation tente toujours de convertir des cartons, des bouteilles, des boîtes de conserve ou même du papier journal en objets décoratifs, dont des cadres-photos, des vases à fleurs ou des cartes postales. «Nous permettons à ces personnes de se faire un peu d’argent, et de ce fait, participons activement au combat contre la pauvreté.»





Sunil OODUNT
Réponse avec citation
  #26 (permalink)  
Vieux 27/11/2008, 20h42
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev
L’énergie sale

Par Raj MEETARBHAN

Au risque de brouiller le message sur «Maurice, île durable», les autorités ont décidé de faire avancer le dossier de la centrale à charbon de Pointe-aux-Caves à Albion. Le CEB et la firme malaisienne «CT Power» viennent de conclure les négociations sur les modalités du projet. Ils s’apprêtent à signer un accord. Ils n’attendent plus que le feu vert du ministère de l’Environnement pour démarrer la construction de la centrale. Tout cela se passe alors que le gouvernement veut sensibiliser la population au développement durable.

Cette centrale à charbon a récemment été l’objet de vives critiques du scientifique Joël de Rosnay, conseiller spécial du Premier ministre sur les questions environnementales. L’éminent spécialiste préconise l’abandon du projet, estimant que la combustion du charbon est trop polluante. Sa prise de position a poussé beaucoup de Mauriciens à s’engager activement en faveur de la protection de l’environnement. Même ceux qui plaçaient la croissance économique au premier rang de leurs préoccupations se laissent convaincre, peu à peu, de l’importance du problème écologique. Or, c’est précisément à ce moment que «CT Power», dont la centrale ne cadre pas avec le projet d’île durable, obtient l’accord du CEB.

Il faut reconnaître que les techniques de «charbon propre» aujourd’hui disponibles permettent de réduire considérablement l’impact de son utilisation sur l’environnement. Il existe des procédés efficaces pour réduire le soufre et l’azote présents dans les émissions de gaz de combustion du charbon. Ces avancées technologiques peuvent inciter le ministère de l’Environnement à autoriser la construction de la centrale de Pointe-aux-Caves tout en imposant des conditions strictes de réduction de pollution. Mais le prix de l’électricité produite sera alors nettement plus élevé que celui du kWh produit à partir de l’huile lourde, un combustible bien moins polluant.

L’huile lourde n’est pas, non plus, une option viable car le CEB doit diversifier ses sources d’énergie et réduire sa dépendance aux produits pétroliers. Il reste l’option bagasse / charbon. La bagasse est brûlée en coupe et le charbon en entre-coupe dans les centrales thermiques qui fonctionnent en cogénération. Ce système offre beaucoup d’intérêt pour Maurice, car il réduit la consommation du très polluant charbon et permet à l’industrie sucrière de poursuivre sa modernisation. Des considérations politiciennes ont pourtant retardé l’application de ce système.

Les sucriers avaient initialement prévu quatre unités de cogénération produisant chacune 45 MW. Ensuite, ils ont proposé d’en construire seulement deux quand le CEB et le gouvernement ont argué que le secteur public allait avoir des capacités inutilisées qui leur coûteraient très cher. Maintenant, les sucriers doivent attendre le verdict d’un arbitre indépendant chargé d’évaluer les contrats signés dans le passé entre l’Etat et les producteurs privés avant de construire les deux centrales projetées. Espérons que l’on ne sera pas obligé, entre-temps, de porter des masques pour se protéger des particules de charbon que les cheminées d’Albion rejetteront dans l’air.
Réponse avec citation
  #27 (permalink)  
Vieux 08/12/2008, 17h22
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev
Le développement durable vu par Pierre Jacquet


Pierre Jacquet, chef économiste à l'Agence française de développement (AFD), donne une série de conférences cette semaine sur le développement durable à l'invitation de l'ambassade de France. La première d'entre elles sera proposée aux élèves de terminale du Lycée Labourdonnais mercredi à 10 h 50 sur ce qu'est le développement durable.
Le lendemain, jeudi 11 décembre, l'Université de Maurice recevra le conférencier, à 14 h 30, pour qu'il s'exprime sur le thème " Un monde durable, une utopie ou une nécessité ? " Il fera enfin une dernière intervention au Centre Charles Baudelaire, le même jour à 17 h 30, sur " le développement durable dans la politique de coopération européenne ".
Pierre Jacquet est ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de formation. Actuellement directeur exécutif, chef économiste en charge de la stratégie à l'AFD, il enseigne par ailleurs l'économie politique internationale à l'École nationale des ponts et chaussées (ENPC, Marne la Vallée). Il préside aussi le département de Sciences humaines, économie, gestion, finance (SEGF) de cette même institution.
L'invité de l'ambassade de France exerce de nombreuses autres responsabilités, telles qu'un cours de financement du développement à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, ses fonctions au sein du Cercle des Economistes, celle d'éditorialiste à l'hebdomadaire Option Finance et au Monde de l'économie. Il est également administrateur à l'Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (IDDRI), ou encore entre autres du Conseil stratégique de l'Institut français des relations internationales (IFRI).
Pierre Jacquet a exercé dans le passé à l'IFRI ou encore au sein du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre et enseigné dans plusieurs grandes écoles, telles que l'ENA, l'École Polytechnique (dont il est diplômé), ou encore l'Institut d'Études Politiques de Paris. Pierre Jacquet a écrit de nombreux articles dans des revues spécialisées dans le domaine de l'économie politique internationale et de la mondialisation, sur l'économie du développement et l'aide au développement, sur le système monétaire international, la coordination des politiques économiques, l'union monétaire européenne, etc.
Réponse avec citation
  #28 (permalink)  
Vieux 13/01/2009, 10h22
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev
2009 : année de « Maurice île
durable » et de son contraire
Les mois à venir seront d’une importance cruciale pour la mise en oeuvre de projets écologiques pour que Maurice continue à être un pays où il fait bon vivre. Le chemin vers la réalisation de ce grand dessein est semé d’embûches.
Au lieu de marquer la consolidation du projet Maurice: île durable ( MID), l’année 2009 semble au contraire cacher une pléthore d’écueils qui devraient non seulement ralentir sa réalisation mais qui pourraient carrément le mettre en péril. Pour d’aucuns, le fait que le gouvernement ait décidé de donner le feu vert à des projets aussi controversés que la centrale de charbon de CT Power et l’incinérateur de Gamma Coventa à la Chaumière, pour ne citer qu’eux, signifie que les craintes pour l’avenir de MID sont amplement justifiées.
Qu’en est- il exactement ? En août 2008, le Conseil des ministres a approuvé la mise en oeuvre d’un programme national de consommation et de production durables comprenant pas moins de 44 projets axés autour de sept zones prioritaires, tels la consommation d’énergie durable, consommation d’eau durable et une gestion intégrée des déchets solides. Il est clair que des actions concrètes dans ces secteurs contribueraient largement à assurer une utilisation plus judicieuse des ressources naturelles qui, soit- dit en passant, se raréfient. Pour cela, l’importance de responsabiliser consommateurs et producteurs ne doit en aucun cas être sous- estimé.
Car le succès de MID ne dépend pas seulement de notre volonté à adopter les technologies propres mais aussi de notre capacité à mieux gérer nos besoins en eau et en énergie, ainsi que nos modes de consommation.
Et, en ce qui concerne les énergies propres justement, les menaces ne se présentent pas seulement sous la forme de centrales de charbon polluantes. Il est peut- être opportun de rappeler que la production d’électricité n’est pas le plus gros consommateur d’énergies fossiles. En 2006, les plus grands consommateurs d’énergie étaient les secteurs du transport et de la fabrication qui représentaient 48,8 % et 31 % de la consommation d’énergie.
Par contre, la consommation domestique ne représentait que 13% de la consommation totale. « La part des énergies fossiles a augmenté de 62% en 1992 à 81 % en 2006. Les programmes pour une plus grande efficience et l’expansion des énergies renouvelables ne sont donc pas en ligne avec la demande croissante et la croissance économique » , devait rappeler le Plan d’action pour une consommation et une production durables ( CPD) publié l’année dernière. D’autant plus que la consommation électrique augmente de 5 % chaque année.
Baisse inévitable de la pluviométrie
Dès lors qu’on réalise que le secteur du transport représente près de la moitié de la consommation d’énergies fossiles, il devient vite évident que l’absence d’un projet de transports en commun est un obstacle majeur à la réduction de notre dépendance sur les énergies non renouvelables.
Pis, la Mauritius Commercial Bank ( MCB) prévoit que le parc automobile mauricien passera à 321 570 véhicules en 2016, comparé à 181 66 en 2006. Ce qui signifie naturellement que les énergies fossiles resteront notre poison de choix dans les court et moyen termes.
Le projet MID ne s’arrête pas à la question des énergies renouvelables. Une autre ressource qui devrait nous interpeller c’est l’eau. La demande pour cette ressource précieuse a augmenté de 56 % entre 1990 et 2006. « Avec le changement climatique, une baisse de pluviométrie est attendue. Une baisse de la pluviométrie a déjà été constatée au cours de la dernière décennie » , met en garde le Plan d’action.
Faire de Maurice une île durable dépend aussi de notre capacité à concilier développement économique et gestions des ressources en eau. Faute de quoi, le pays pourrait se retrouver dans une situation de stress hydrique avant très longtemps.
Dans un excellent article intitulé, Le développement durable : une logique de dépassement , Dominique Bidou, président d’honneur de La Haute Qualité Environnementale ( HQE), résume bien la myopie collective qui crible les instances décisionnelles.
L’absence d’une prise en compte qualitative de l’environnement pourrait coûter très cher à l’avenir.
« Améliorer l’environnement, c’est créer de la valeur, et réduire des risques. Il est vrai que ces avantages sont parfois difficiles à apprécier, ce qui conduit à les négliger.
Leurs bénéfices sont souvent diffus, et leur capitalisation, indirecte, ne suffit pas à déclencher la décision, surtout quand les budgets sont serrés. Le résultat est que l’on aggrave la situation. Il y a des économies qui coûtent très cher… Au lieu de mieux travailler la terre, d’utiliser toute la matière disponible – dans le cochon tout est bon – la politique de l’écrémage a pris le dessus.
On prend ce qui est facile à prélever, et on rejette le reste, sachant que quand la ressource sera épuisée, il suffira d’aller plus loin pour en trouver d’autres. L’eau du puits est polluée ? Il n’y a qu’à en creuser un autre, plus profond ! Le poisson de surface est moins abondant ? Allons pêcher ceux des profondeurs. » Le gouvernement a lancé le concept de MID qui, pour l’instant, tarde à se concrétiser. L’année à venir sera donc l’opportunité pour les citoyens de faire entendre leurs voix et de coordonner leurs efforts afin d’avoir un maximum d’impact sur les décisions gouvernementales.
Mais il incombe aussi aux Mauriciens de consommer moins et mieux dans leur vie quotidienne.
Réponse avec citation
  #29 (permalink)  
Vieux 21/01/2009, 10h04
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev
Maurice Ile Durable: la bureaucratie a ralenti le projet Amrish Bucktowarsing
01/21/09 |
«La volonté politique est là, mais la bureaucratie est en train de gêner l’avancement du projet.» C’est le constat de Jean-Pierre Hardy sur le projet Maurice Ile Durable.
Jean Pierre Hardy est déjà convaincu. Et il l’a démontré lors d’une présentation du projet Maurice: île durable (MID) à la Sentinelle, mardi 20 janvier. Mais le «bras droit» de Joël de Rosnay dans cette aventure fait aussi un constat mitigé du projet.
La raison principale, selon Jean Pierre Hardy: le fonds MID (Rs 1,3 milliard voté lors du dernier exercice budgétaire) est sous la responsabilité du ministère des Utilités Publiques. «Et la vision du ministère concerne exclusivement la gestion de l’énergie. L’environnement passe en second. Or le projet MID aurait dû avoir un volet environnement plus conséquent», explique-t-il. Le manque de cohérence entre les officiers du ministère des Utilités publiques et l’état major du MID est flagrant.
Pourtant, le comité du fonds MID comprend 11 membres qui se réunissent au moins une fois par mois. Mais dans ce contexte, il devient difficile de faire avancer des projets et des décisions. D’autant plus que le comité ne bénéficie pas des provisions légales pour employer des techniciens et autres spécialistes. Ce volet du projet tombe sous la houlette du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Un appel à candidature a d’ailleurs été lancé pour le recrutement d’un «project manager.».
Lors de sa présentation, Jean Pierre Hard a notamment démontré à quel point la population globale est en train de consommer plus que ce que la terre peut produire. Justifiant le fait que Maurice peut être un exemple à suivre au plan international, il a cité un index de comparaison du New Economic Forum, où les premiers pays alliant le mieux développement économique, justice sociale et respect de l’environnement sont tous des îles.
«Maurice se trouve actuellement au cinquantième rang. L’objet du projet MID est de nous positionner sur la carte des pays qui allient le mieux ces trois arguments de développement», a-t-il conclu. Toutefois, il reconnaît que le projet de la centrale City Power va à l’encontre du projet MID, chose qu’avait pointé du doigt Joël de Rosnay lors de sa dernière visite à Maurice. «Un projet de central thermique à base de charbon peut tout aussi respecter l’environnement. Mais il faudra des investissements massifs.»
Réponse avec citation
  #30 (permalink)  
Vieux 16/03/2009, 16h44
Avatar de monica__95
Super Fan RM
 
Date d'inscription: octobre 2004
Localisation: Ile de France...France
Messages: 3 939
La semaine du développement durable

La semaine du développement durable 1er au 7 Avril
www.ecologie.gouv.fr
Réponse avec citation
Réponse

Tags
développement, durable, maurice

Outils de la discussion
Modes d'affichage

Règles de messages
You may not post new threads
You may not post replies
You may not post attachments
You may not edit your posts

BB code is oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : oui
Le code HTML peut être employé : oui
Trackbacks are oui
Pingbacks are oui
Refbacks are non

Discussions similaires
Discussion Auteur Forum Réponses Dernier message
Developpement et desillusion christian1 Discussions Générales 0 18/05/2007 12h12
Pas de terrain réservé pour développement à Agalega MorisPress Nouvelles de l'Ile Maurice 0 25/04/2007 13h12
[Ile Maurice] Boney M à Maurice en septembre ZahoOL Divers. Miscellaneous. 3 22/06/2006 03h11


Fuseau horaire GMT. Il est actuellement 07h14.


Édité par : vBulletin® version 3.7.4
Copyright ©2000 - 2017, Jelsoft Enterprises Ltd.
Search Engine Optimization by vBSEO 3.1.0 Tous droits réservés.
Version française #12 par l'association vBulletin francophone
© 2003-2008 RadioMoris.Com