La Présidence A Maurice - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 31/08/2008, 11h32
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La Présidence A Maurice

PRÉSIDENCE
Les calculs de Navin Ramgoolam
Qui sera le prochain président de la République ? La question est sur toutes les lèvres. Et le 19 septembre, les Mauriciens auront peut-être la réponse. Mais en attendant, dans les coulisses de cette nomination, le Premier ministre a plusieurs atouts en main et se livre à des calculs habiles. Quatre précisément. Mais l’une d’entre elles se précise, et porterait le nom… d’Angidi Chettiar.
En demandant au speaker du Parlement de convoquer les députés le 19 septembre prochain, Navin Ramgoolam, le Premier ministre, a lancé les spéculations. Un senior minister confirme l’agenda. « Il sera bien question de la présidence de la République ce jour-là », révèle-t-il. Sans s’aventurer à en dire plus. Ainsi, le 19, le pays découvrira qui sera le prochain président. Et ce choix obéira directement à la stratégie politique que le Premier ministre entend mener en attendant les prochaines élections générales et au-delà. Ramgoolam a plusieurs cartes en main. Voici les calculs auxquels il procède avant d’en abattre une…

Elu pour cinq ans en 2003, le mandat de l’actuel président, sir Anerood Jugnauth (SAJ) s’achève le 30 septembre, sur une note grinçante. En effet, SAJ a cette semaine critiqué la « couyonade » qu’a été la nomination de deux vice-Premiers ministres supplémentaires par Ramgoolam en 2005 en promettant de « reprendre la question » bientôt avec ce dernier. Une évolution inattendue dans les relations très cordiales « voire complices » constatées entre les deux hommes depuis deux ans. Cette attitude est-elle annonciatrice du départ confirmé de SAJ ? Alors même que les tentatives de rapprochement entre le Parti travailliste (PTr) de Ramgoolam et le MSM dirigé autrefois par SAJ sont régulières ? C’est fort probable…


Une alliance bleu, blanc, rouge

Premier calcul. Des nostalgiques de la mythique alliance bleu, blanc, rouge des années 80 veulent voir le MSM rejoindre le gouvernement pour aller chercher la part de l’électorat traditionnel du PTr échaudée par la vie chère et les réformes économiques du gouvernement Ramgoolam. Et ainsi maintenir la popularité de celui-ci. Des membres de deux partis ont longtemps pensé que cette stratégie ne pourrait s’accompagner que d’un maintien de SAJ au Réduit. La situation n’est plus aussi claire. S’il y a une alliance avec le MSM, il n’est pas possible d’imaginer le Travailliste Ramgoolam, coincé entre deux Jugnauth, le père à la State House, le fils à l’hôtel du gouvernement comme vice-Premier ministre…

En effet, Navin Ramgoolam, tout en consolidant ses bases rurales, doit encore pouvoir maintenir une certaine popularité parmi les composantes minoritaires de la population issue essentiellement des circonscriptions urbaines. Où l’adversaire le plus coriace du jour, le MMM, semble jouir d’une lente, mais certaine montée en puissance. Ramgoolam a beau avoir Xavier-Luc Duval comme numéro 3 du gouvernement, n’empêche, le maintien de SAJ à la présidence signifierait que les plus hauts sommets de l’Etat : présidence, Premier ministre, speaker de l’Assemblée resterait aux mains d’une communauté majoritaire plus hégémonique que jamais. Au moment même où la Fédération des créoles mauriciens du père Grégoire milite pour une plus grande participation des minorités au sein de l’Etat. SAJ n’entre pas dans les calculs à long terme de Ramgoolam. C’est donc une solution de rechange qui doit être trouvée.

Deuxième calcul. Le rechange, Ramgoolam l’a peut-être sous la main en la personne du fidèle Angidi Chettiar, figure du PTr, et actuel vice-président. Sauf que l’ancien trésorier du PTr n’est qu’un poids plume de la politique. De plus, il partage le même handicap que SAJ. Car il n’arrivera pas à représenter la main tendue de Ramgoolam envers les minorités du pays. Mais Angidi a d’autres atouts. Dont sa très grande fidélité, qui de l’avis des travaillistes, ne l’empêcherait pas d’agir comme Karl Offman. Ce dernier, élu à la présidence en 2002, avait accepté d’occuper les fonctions jusqu’en septembre 2003. Date à laquelle il démissionnait pour laisser la place à SAJ.

C’est à ce même calcul qu’a procédé Ramgoolam et de nombreuses autres têtes pensantes au PTr. Cette solution a un double avantage. D’abord, elle dégage un précieux temps de réflexion pour Ramgoolam. Inutile de se précipiter dans un choix définitif lourd à défendre en cas de configuration politique changeante. Avec Chettiar à Reduit, Ramgoolam peut observer les rapprochements entre le MSM et le MMM. Et soupeser sa propre stratégie de rapprochement avec l’un des deux. Tout en réfléchissant entre-temps au meilleur candidat possible à la présidence lors de la campagne électorale des prochaines élections générales.


Troisème option : Le statu quo

Toutefois, même si c’est une solution intérimaire, Ramgoolam pourrait ne pas se contenter d’installer Chettiar sur le très court terme. En sachant que la santé du vice-président, âgé de 79 ans est jugée fragile par les membres du PTr.

Et qu’il pourrait, au cas où il serait appelé à assumer la fonction de chef de l’Etat, ne pas pouvoir assurer toutes les fonctions officielles auxquelles il doit assister au pays et à l’étranger.

D’où le troisième calcul de Ramgoo-lam. Celui du statu quo. Le quatrième chapitre de la Constitution explique que le président et son adjoint restent tous deux en fonction jusqu’à l’élection des nouveaux élus. Ramgoolam peut donc de manière tout à fait légale décider de ne rien faire, en laissant SAJ rester en fonction au-delà du 30 septembre. Et en ne proposant pas au Parlement d’élire un nouveau président. Faut-il encore qu’Anerood Jugnauth se prête au jeu. A la fin de son mandat, il peut aussi choisir de rentrer à La Caverne.

Depuis l’annonce de la convocation du Parlement pour le 19 septembre, de hauts dirigeants du PTr ont fait remarquer que de nombreux projets de loi sont en fait prêts. Et que Ramgoolam peut décider dans les jours à venir de prolonger son délai de réflexion, en inscrivant un débat sur un projet de loi à l’ordre du jour, et ce à la dernière minute.


La surprise du chef

Des membres influents des états-majors du MMM et du MSM souhaitent toujours un rapprochement avec le PTr. Dans ces circonstances, un statu quo pourrait faciliter d’éventuelles tractations sur le choix d’un futur président ou vice-président en cas d’une alliance avec un parti d’opposition. Mais comme le dit Paul Bérenger, le leader du MMM, le Premier ministre peut être « imprévisible ». C’est pourquoi il peut s’être livré à un quatrième calcul.

C’est peut-être la surprise du chef. Qui démontrera la volonté de Ramgoolam d’envoyer par avance un signal fort aux minorités du pays. En installant au Réduit une personne, au parcours politique étoffé, et issue des minorités. C’est une garantie sur l’avenir, une preuve de l’attachement de Ramgoolam à la représentativité des minorités aux plus hautes fonctions de l’Etat. Avec même une sécurité de mandat en cas de défaite du camp de Ramgoolam aux prochaines élections générales. En effet, la procédure de destitution du président est lourde. Ce qui le préserverait contre les éventuelles velléités revanchardes d’un nouveau gouvernement.

Les calculs sont faits. Reste maintenant à savoir lequel des quatre Ramgoolam a préféré. Il semble toutefois, que vu la conjoncture actuelle, une solution intérimaire s’impose. Ramgoolam a besoin de temps pour peaufiner sa stratégie politique et éventuellement son choix d’alliance. Pour cela, il pourrait faire de Chettiar son Karl Offman. Confirmation le 19 septembre.







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Vieux 31/08/2008, 11h39
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L’OPPOSITION ATTEND AU TOURNANT

« J’ai ma propre prévision, mais attendons de voir qui Ramgoolam proposera. » C’est l’affirmation de Paul Bérenger, leader de l’opposition, invité à commenter, samedi, les tractations autour du poste de président de la République. Et qui remplacera sir Anerood Jugnauth ? Bérenger esquive la question en répondant par une litote : « Vu la personnalité de Ramgoolam et ses agissements dans le passé, il est difficile de savoir. » Bref, pour le leader du MMM, Ramgoolam est un homme imprévisible.

Et les mauves ont-ils un candidat favori ? « Par respect pour la République, nous n’allons exprimer aucune préférence », lâche le leader de l’opposition.

Le 19 septembre lorsque le Premier ministre présentera la motion pour désigner officiellement le remplaçant éventuel de SAJ, le MMM choisira d’être présent à l’hémicycle de l’Assemblée nationale « si le candidat désigné fait honneur à la République. Et probablement ce jour-là, par déférence, nous n’allons pas poser de Private Notice Question », annonce Paul Bérenger.

Quant au MSM, lors de sa conférence de presse de samedi, son état-major ne s’est pas prononcé sur la question des présidentiables.









QUESTIONS A REX STEPHEN, JURISTE

« Une question de personnalité »


L’exercice de la présidence cahote sur les chemins poussiéreux des honneurs et de la routine. Comment moderniser la fonction de chef d’Etat ?


Tout dépend de ce que l’on entend par moderniser. S’il s’agit de donner plus de pouvoirs au président de la République - je pense qu’il en a suffisamment -, il faut réviser la Constitution. Mais s’il s’agit d’apporter un sursaut de dynamisme présidentiel, là, c’est une question de personnalité. Soit le titulaire du poste possède ce dynamisme, soit il ne l’a pas. Personne n’a vraiment d’emprise là-dessus.

Notre Constitution n’empêche pas le président de nourrir le débat public sur des sujets d’intérêt général. Dans les faits, ce n’est pas le cas. Pourquoi les présidences sont-elles si effacées ?

Cette discrétion n’a rien de négatif en soi. Le président est un symbole d’unité, de rassemblement, il se doit d’être au-dessus de la mêlée. Donc, il ne peut pas intervenir à tout bout de champs. Cela dit, rien ne l’empêche de s’exprimer sur des questions d’intérêt général. Mais là encore, je crois que c’est une question de personnalité.

Aspirer à une présidence « impliquée », est-ce donc trop en demander ?

Tout le problème est de trouver le bon équilibre : s’impliquer tout en respectant le caractère neutre et impartial de la présidence.

A force de neutralité, le président n’a-t-il pas aujourd’hui l’image d’un personnage artificiel, d’un monarque enfermé dans sa tour d’ivoire ?

Deux éléments concourent à cette image. D’abord, les pouvoirs exécutifs du président sont limités. Ensuite, les moyens à sa disposition ne sont pas clairs. Sa mission, elle, l’est. Le président est le garant de la Constitution, il veille à la bonne marche des institutions, au respect des droits et des libertés des citoyens. Mais comment ? Avec quels moyens ? Le flou demeure.

La présidence a toujours approuvé, à une exception près, tous les projets de loi depuis 1992. Cette docilité vous inspire quel commentaire ?

Logique. Le président n’est ni élu par le peuple, ni même par un collège électoral. Et s’il renvoie un projet de loi, celui-ci ne pourra faire l’objet d’un second « veto » présidentiel. Cela explique l’usage exceptionnel de cette pratique.

L’ « ethnicité » influence le choix du président. Y voyez-vous une vertu démocratique ou une verrue archaïque ?

Ce réflexe est très pernicieux, pire qu’une verrue. Au nom d’une soi-disant réalité mauricienne, on justifie des aberrations.







LES BIEN-AIMES DU TROTTOIR

Ah ! si les Mauriciens choisissaient leur président… Le candidat, ils l’ont déjà. Aussi lorsque prend l’envie de se livrer à un micro-trottoir, rares sont les silences perplexes. Au contraire, Monsieur Tout-le-monde aime à défendre sa « préférence », son « favori », son « chouchou » pour les plus câlins des supporters.

Alors, qui ? Pour le savoir, rendez-vous à la sortie des bureaux, vendredi à Port-Louis. Premier constat : la shortlist du Premier ministre s’étire comme un chat au soleil.

Khaudeer, 30 ans, verrait bien à la tête de l’État… Paul Bérenger. « Li ena boukou lexperians, li kapav met un pe lorde », justifie-t-il. Zehra, étudiante en informatique, double-clique : « Un ancien Premier ministre, ça le fait. »

Autre grosse cote : Cassam Uteem. Le « président idéal », aux yeux Reshma. Ses atouts ? « Classe » et « compétence », résume la jeune mère. Pascal, assureur, la rejoint : « Uteem a fait ses preuves comme président. C’est le plus important, non ? »

Pas pour Jessen. Ce banquier nommerait plutôt au château du Réduit « quelqu’un qui n’a jamais fait de politique, une femme de préférence ». « C’est sûr qu’une femme apporterait un souffle nouveau », renchérit Rosyda, secrétaire de direction. Elle ajoute, rieuse : « Une présidente, ça oui ! Notre Obama à nous ! »

Remontant le Jardin de la compagnie d’un pas franc, Raman fait valoir d’autres arguments. « Donne sa poste la ene sinoi. Zot meme ki fer sa pays la monte ekonomikmen », tonne cet ancien haut fonctionnaire en joignant le geste à la parole.

Port-Louis bouderait à ce point les favoris ? Kapeshwar, helper de son état, remet les pendules à l’heure. « Bizin repren bonhomme Jugnauth. Li kon bien travay la. En plis, li ena ene bon kontak ek Premier minis. » Emporté par son élan, Shalil le cleaner balaie l’idée même d’une relève : « Sel Jugnauth kompran job la. »

Louis aurait pu s’étrangler. « Mo konne bien parkour de l’Estrac**, prévient ce chauffeur. Li ene boug kale. Bizin ene dimoune koume sa pou represente nou pays. » Didier, fonctionnaire, en est convaincu. « De l’Estrac, c’est le choix de la prestance et du changement ». Et vous, qui nommeriez-vous ?









Hareeta CUNNIAH
Elwyn CHUTEL
Fabrice ACQUILINA
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Vieux 01/09/2008, 12h17
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Sir Anerood Jugnauth serait le favori

Sir Anerood Jugnauth serait le favori
SAJ aurait laissé comprendre que si son mandat était renouvelé, il ne refuserait pas. Selon un proche collaborateur du PTr, Navin Ramgoolam serait en train d’envisager cette option par pure «stratégie politique».

«Sir Anerood Jugnauth demeure le favori pour se succéder à lui-même.» Ces propos sont ceux d’un proche collaborateur du Premier ministre. Le choix de SAJ ne serait pas, du reste, contesté par le Parti travailliste (PTr) qui voit, là, une façon de couper l’herbe sous les pieds du MMM. Ce parti aurait appris que les mauves seraient en de «très bons termes» avec le leader du MSM, Pravind Jugnauth.

Ce proche collaborateur du Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui a requis l’anonymat, a confié hier à l’express que ce dernier envisage de renouveler le mandat de SAJ. Cependant, il se propose «de faire un deal» avec SAJ pour que celui-ci quitte la présidence avant la fin de son mandat, soit au moment où le PTr aura décidé de la configuration de l’alliance qu’il présentera aux prochaines législatives de 2010.

Notre source explique que «le choix du futur président de la République est lié à la configuration de l’alliance dans laquelle se trouvera le PTr lors des prochaines législatives. Voilà, je ne peux vous dire plus».

La décision de proposer à sir Anerood Jugnauth de rester à la State House relèverait donc d’une stratégie politique qui vise à embarrasser le MSM en cas d’éventuelles négociations avec le MMM. Le PTr, serait en présence de renseignements selon lesquels il y a un réchauffement des relations entre le MSM et le MMM. Les récentes tractations seraient sur la bonne voie avec une «winning formula» proposée par le MMM au MSM. La proposition semble tentante pour Pravind Jugnauth.

Mais avec un éventuel renouvellement du mandat de SAJ, le PTr espère renverser la situation et pouvoir se rapprocher du MSM. Un dirigeant du parti au pouvoir évoque même la possibilité qu’en cas de partielle dans la circonscription n° 8, Moka-Quartier-Militaire, Pravind Jugnauth pourrait bénéficier du soutien du PTr. Ce parti compte déjà deux élus dans cette circonscription. Pravind Jugnauth y verrait une occasion d’être élu au Parlement.


«SAJ a tenu des propos corrects»

Raj Ringadoo, candidat battu en 2005 mais qui a remporté une bataille légale contre Ashock Jugnauth en Cour suprême pour corruption électorale alléguée, ne ferait pas le poids en cas d’élections partielles, estiment les services de renseignements du gouvernement mais aussi les faucons Rouges. Le PTr ne veut, du coup, pas prendre le risque de perdre une éventuelle partielle à deux ans des élections générales, a indiqué ce proche de Navin Ramgoolam. D’autant plus que les derniers rapports du State Security Service (SSS) sur la popularité du gouvernement ne seraient guère favorables dans la conjoncture actuelle.

Le vieux loup de la politique aurait, lui, laissé entendre lors d’apartés privés avec certains dirigeants Rouges tout récemment, que si on lui demandait de rester à la State House pour quelque temps encore, il ne compte pas refuser. Il en aurait donné l’assurance et aurait affirmé qu’il ne donnerait pas sa bénédiction à une alliance MSM-MMM tant qu’il sera là.

Hormis le coup de froid entre sir Anerood Jugnauth et Navin Ramgoolam au début même de l’arrivée des Rouges au pouvoir en 2005, la situation a complètement changé entre les deux hommes. C’est même le dégel total. Ils sont devenus de véritables complices, relèvent plusieurs dirigeants rouges de même que de nombreux observateurs de la scène politique.

Les récents propos de sir Anerood Jugnauth sur Radio One critiquant la nomination plus d’un vice-Premier ministre n’ont-ils pas définitivement réduit les chances de sir Anerood d’être maintenu à son poste ? «Il est lui-même légiste de carrière. Je ne considère pas ses propos comme un blâme au gouvernement. Sir Anerood Jugnauth a tenu des propos corrects», souligne notre source travailliste qui ajoute que «SAJ n’a pas critiqué le Premier ministre mais les techniciens de son bureau».

Mais les spéculations vont aussi bon train quant à la possibilité de nommer une personne autre que sir Anerood Jugnauth. D’abord, il y a Angidi Chettiar, l’actuel vice-président de la République, dont le nom est le plus cité en deuxième position. Le gouvernement pourrait alors ouvrir une porte vers le MMM. Angidi Chettiar avait été lui-même un de ceux qui avaient conduit à une alliance PTr-MMM en 1995.

Quoi qu’il en soit, le joker dans cette situation serait davantage Pravind Jugnauth qui ne serait pas sur la même longueur d’onde que son père. Mais pour combien de temps ?








SAJ se dissocie de la nomination de plus d’un VPM

■ «Zot mem zot cone ti ena boukou presion lor mwa. Papie ti vinn en retar et mo pa finn capav fer nanie. Me mo ti trouve ki ena couilonad ladan.» Ainsi s’exprime sir Anerood Jugnauth après une récente interprétation de la Cour Suprême, déclarant que la nomination de plus d’un vice-Premier ministre n’est pas prévue dans la Constitution. Le président de la République explique qu’il compte aborder le sujet avec le Premier ministre. Cassam Uteem, ancien président de la République, a déclaré à «l’express» hier qu’il faut situer les responsabilités. «Je pense que c’est le bureau du chef du cabinet de la fonction publique qui aurait dû informer le Premier ministre qu’il ne peut y avoir trois vice-Premiers ministres. Mais, attention, je ne blâme pas les fonctionnaires.» Cassam Uteem ajoute, par contre, que si ces hauts fonctionnaires ont bien informé le Premier ministre mais que celui-ci n’a rien fait, «la faute incombe au Premier ministre». Si d’aucuns au gouvernement ne veut commenter le sujet, tous affirment cependant que «c’est le Premier ministre qui devra décider de la marche à suivre». De l’avis d’un juriste, même si la nomination des deux vice-Premiers ministres, Xavier Duval et Rama Sithanen, est invalidée, il ne leur sera pas nécessaire de prêter à nouveau serment. Ils l’ont déjà fait en tant que ministres. Le Premier ministre devrait aussi trancher le cas de Rama Valayden qui ne peut être «attorney general» et s’occuper à la fois du portefeuille des Droits humains. C’est la deuxième fois depuis qu’il est président de la République que SAJ se dissocie des décisions prises par Navin Ramgoolam. Il y avait d’abord eu, au début de son mandat en 2005, son opposition à la liste de noms que le Premier ministre lui avait donnée pour la nomination de certains membres de la «Public Service Commission» et de la «Local Government Service Commission». Le Premier ministre avait dû revoir sa copie.




Bernard SAMINADEN
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Vieux 04/09/2008, 12h49
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Le Premier ministre nommera le président le 19 septembre

Le Premier ministre nommera le président le 19 septembre

Moment de détente entre Madan Dulloo, Paul Bérenger et Navin Ramgoolam (de g. à dr.) hier, lors des célébrations de Ganesh Chaturthi.Le Premier ministre l’a confirmé hier – il procédera à la nomination du prochain président de la République le 19 septembre. C’était lors des célébrations officielles de Ganesh Chaturthi par la Marathi Mandali Federation à Moka. Navin Ramgoolam a aussi commenté le jugement de la Cour suprême portant sur la nomination des vice-Premiers ministres : il s’agit là d’observations, a-t-il fait remarquer, précisant qu’il n’y a aucun ordre de la cour.

«Le mandat du président arrive à terme le 30 septembre; je crois que c’est une bonne chose de fer li avan», a déclaré Navin Ramgoolam en réponse à une question de la presse.


Ambiance bon enfant

Mais de faire quoi avant ? S’agit-il de renouveler le mandat de sir Anerood Jugnauth ? S’agit-il de nommer un nouveau président ? Navin Ramgoolam ne répond pas et préfère prendre congé des journalistes avant que d’autres questions ne lui soient posées. Laissant planer une ambiguïté.

Ambiguïté qui expliquerait peut-être cette ambiance bon enfant qui régnait hier entre les politiciens de tous bords, présents à la cérémonie. Paul Bérenger, le leader de l’opposition bavardant avec son nouvel allié Madan Dulloo… Puis les deux hommes échangeant des propos pendant un moment avec le Premier ministre… Des échanges qui avaient l’air amicaux. Un peu plus loin, à l’écart, se tiennent Pravind Jugnauth et Nando Bodha du Mouvement socialiste militant… Le Premier ministre échangera quelques mots avec eux au moment du départ.

Paul Bérenger et Pravind Jugnauth, par contre, ne semblaient pas particulièrement enthousiasmés de se voir – c’était l’une des rares fois d’ailleurs que les deux frères d’hier se sont croisés en public. Quant à Nando Bodha, habituellement plus amical envers ses adversaires, il a préféré tenir compagnie à son leader.

Navin Ramgoolam a par ailleurs aussi commenté le jugement de la Cour suprême sur la constitutionalité de nommer trois vice-Premier ministres et sur l’attribution du portefeuille de ministre de la Justice à un candidat non élu, en l’occurrence Rama Valayden.

Visiblement agacé, le PM répondra néanmoins aux questions à ce sujet. Il rappellera cependant que «le plaignant a perdu son procès et aura à payer les frais de la cour». Il ajoute aussi qu’il «n’y a pas d’ordre de la Cour suprême, juste des recommandations.» Recommandations qu’il faudra étudier, ajoute-t-il, dans la mesure où elles «ont des implications». Ramgoolam se propose d’en discuter avec le président de la République qu’il rencontrera vendredi et affirme en avoir déjà discuté brièvement avec SAJ «quand je suis rentré». Au téléphone, selon toute vraisemblance.


«Moins de privilèges»

Interrogé par l’express qui voulait savoir s’il a été surpris par les commentaires faits justement par le président de la République à ce sujet, Navin Ramgoolam esquive la question. (NdlR : SAJ a condamné les nominations des deux vice-Premiers ministres officieux et a déclaré qu’il allait soulever la question avec le PM à son retour, en ajoutant qu’à l’époque, il n’était pas en position de protester.)

Il dira simplement qu’il «serait bon de savoir que les vice-Premier ministres actuels bénéficient de moins de privilèges que leurs collègues VPM dans le passé». Ramgoolam a tenu à ajouter qu’il a «un profond respect pour les institutions» et que «contrairement à certains politiciens, je n’utilise pas les institutions pour faire de la politique». Il n’a pas précisé le fond de sa pensée.






Deepa BHOOKHUN
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Vieux 08/09/2008, 09h36
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Vieux 09/09/2008, 00h18
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Gette ca 3 la ene coute, eski to trouve ena kite animositer entre eux, alle la geurre toi, mais zote pou reste toujours copins derriere rido.

Rocco

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Posté par Rocco Voir le message
Gette ca 3 la ene coute, eski to trouve ena kite animositer entre eux, alle la geurre toi, mais zote pou reste toujours copins derriere rido.

Rocco

Mo ti pé attane qui ban RM commente sa photo la.....
Alle laguerre toi pour politichiens et zot pé manzé boire lors to le dos....
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Vieux 12/09/2008, 13h58
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Présidence de la République : le mandat de Sir Anerood Jugnauth renouvelé
  • Le Défi Media Group News Service
C’est confirmé. Sir Anerood Jugnauth sera reconduit aux fonctions de Président de la République. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a proposé aux membres du Cabinet en début d’après-midi que le mandat de Sir Anerood Jugnauth qui arrive à terme le 7 octobre soit renouvelé. Il présentera une motion en ce sens le vendredi 19 septembre.

Les noms d’Angidi Chettiar, de Jean-Claude de l’Estrac, Sylvio Michel et du Professur Soodursun Jugessur ont été cités comme les successeurs de Sir Anerood Jugnauth. Hier, le Premier ministre et le chef de l’Etat ont eu un tête-à-tête à la State House. Cette rencontre d’un peu plus d’une heure s’est déroulée dans une atmosphère cordiale. Ce qui laissait présager une éventuelle reconduction de Sir Anerood Jugnauth à la présidence
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Vieux 21/09/2008, 10h35
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Point de vue

SAJ, le Survivor ou la logique des hommes de pouvoir…
Henri Marimootoo


Pour qui avait témoigné de l'humiliation publique infligée par l'actuel régime au président de la République, sir Anerood Jugnauth, lors de la cérémonie de prestation de serment des ministres de l'Alliance sociale en public devant l'hôtel du gouvernement en juin 2005, prévoir que le même sir Anerood serait reconduit à son poste - et qu'il aurait accepté malgré les "couillonnades" qu'il prétend lui avoir été imposées à cette occasion - est une chose que même le plus crédible des longanistes de ce pays n'aurait jamais osé envisager. Comment expliquer ce revirement de situation inimaginable si ce n'est que sir Anerood Jugnauth possède, sans doute, le grand flair politique de toujours bien se positionner et, surtout, une grande force : sa soif du pouvoir ! Mais ce qui fait la force de SAJ pourrait également être une grande faiblesse que son pire ennemi/adversaire d'hier, le Premier ministre actuel, Navin Ramgoolam, a su exploiter afin d'en recueillir des dividendes quand viendra, dans deux ans, le temps des élections. SAJ, trop leader historique du MSM pour livrer cette formation au seul jugement de son fils Pravind, pourrait déjà dresser le pont entre le Sun Trust et le Square Guy Rozemont... Neutralité présidentielle ? Nous n'y croyons goutte.
En fait, en dépit de l'aversion mutuelle qu'ils affichaient l'un pour l'autre sur la place il y a peu, les deux plus hauts personnages de l'État nagent dans une interdépendance classique aux dirigeants pour conserver entre leurs mains les leviers de commande. C'est le cas depuis des lustres.
Baltasar Graciàn (écrivain espagnol observateur des faits de société qui a vécu de 1601 à 165 enseignait que, en politique, "il faut savoir comment utiliser son ennemi à son propre profit". "Il faut, affirmait-il, apprendre comment tenir l'épée non pas par sa lame, mais par le poignet qui vous permet de vous défendre.""L'homme sage tire plus profit de son ennemi que l'imbécile de ses amis". D'autres philosophes, eux de notre temps, à l'instar de Robert Greene et Joost Elffers, qui ont consacré leur vie entière à maîtriser les clés du pouvoir, ont poussé la réflexion plus loin pour arriver à recommander "qu'il ne faut jamais se laisser perturber ou stresser par son ennemi". Selon eux, "on est beaucoup plus à l'aise en compagnie d'un opposant déclaré ou deux que de ne pas savoir qui ses ennemis sont en réalité". D'où leur enseignement que "l'homme de pouvoir appelle de tous ses vœux des situations conflictuelles car c'est dans ce genre de situation qu'il rehausse sa réputation de combattant aguerri sur lequel on peut compter dans des moments d'incertitude…"
On ne peut être certain que et Navin Ramgoolam et Sir Anerood Jugnauth aient effectivement lu Baltasar Graciàn ou Greene et Elffers, mais, qu'importe, on peut néanmoins être sûr que les deux ont appris qu'en politique les inimitiés ne sont pas éternelles. Seuls le sont les diamants et les intérêts personnels.
Deux leaders, des méthodes identiques
Un rapide survol des parcours et méthodes de sir Anerood et de Navin Ramgoolam le confirme. Et, à bien des égards, le Premier ministre a démontré qu'il est bien le digne fils de son père, lequel lui-même s'est longtemps maintenu à la tête du pays en usant et en abusant de ses ennemis/adversaires (tantôt Sookdeo Bissoondoyal, tantôt Gaëtan Duval).
Dans l'art de savoir pactiser ou utiliser ses ennemis/adversaires, SAJ en est un maître. Et ce depuis ses tout premiers pas dans l'arène. Sir Anerood Jugnauth a débuté sa carrière d'homme public en 1963 lorsqu'il mit fin, prématurément, à la carrière politique d'un fin intellectuel qu'était Annauth Beejadhur, à l'époque une star du Parti travailliste député de Rivière du Rempart. Ce fut une entrée fracassante, mais très opportuniste. Le fait veut qu'il avait alors bénéficié d'un désistement, à la onzième heure, d'un jeune enseignant d'anglais progressiste du collège Royal de Curepipe dénommé Heeralall Bhugaloo. Celui-ci, pressenti en premier lieu, prit peur qu'une famille influente de Rivière du Rempart en brouille avec Beejadhur et qui avait juré de le faire tomber de son piédestal ne se retourne, un jour, de la même manière, contre lui après l'avoir instrumentalisé. Sir Anerood fut ainsi désigné comme candidat de remplacement par l'Independant Forward Block de Sookdeo Bissoondoyal. Des langues, pas nécessairement mauvaises, prétendirent que le candidat Jugnauth profita également en sous-main d'un mot d'ordre du Parti Mauricien (alors ennemi mortel du Parti travailliste et de l'IFB) pour faire chuter un ténor des rouges…
Anerood Jugnauth, qui devint ministre du Travail dans le gouvernement institué par le gouvernement colonial anglais à partir de 1965, ne tarda pas à contester, à tort ou à raison, l'autorité de Seewoosagur Ramgoolam en tant que Premier au conseil des ministres. Il préféra s'en aller, d'abord rejoindre le All Mauritius Hindu Congress, dont il fut un fondateur. Mais il revint ensuite comme leader adjoint de l'IFB, le temps d'en être un porte-parole en vue à la conférence constitutionnelle de Londres pour négocier l'Indépendance de Maurice. Rentré au pays, toujours insatisfait des positions de sir Seewoosagur, Anerood Jugnauth quitte la politique pour un poste de magistrat dans le judiciaire. Né sous une bonne étoile, il retournera dans l'arène politique en 1970 en étant porté au pinacle par un Mouvement Militant Mauricien (MMM) se sentant obligé de se transformer d'un mouvement néo-révolutionnaire en un parti traditionnel avec à sa tête un hindou bien estimé.
Six ans plus tard, sir Anerood Jugnauth devient chef de l'opposition à l'assemblée législative bien que, pour la rue, le véritable bout-en-train de la contestation était Paul Bérenger. Durant cette période, Anerood Jugnauth fait capoter un rapprochement entre le MMM et le Parti travailliste parce qu'il est conscient que dans une telle perspective il sera condamné à n'être que le n°2 du gouvernement derrière son ennemi/adversaire de longue date, sir Seewoosagur Ramgoolam.
Ennemi/adversaire ? Pas pour longtemps ! Devenu Premier ministre après les premières élections 60-0 gagnées contre le Parti travailliste et le PMSD, c'est à ces derniers qu'il s'agrippe pour sauver son fauteuil face à Paul Bérenger et de ses fidèles qui le convoitaient. C'est ainsi qu'après avoir récompensé sir Seewoosagur avec le poste de gouverneur général - faute d'arriver à en faire le premier président de la République - Anerood Jugnauth, pourtant avec un MSM électoralement minoritaire, conservera la direction de l'hôtel du gouvernement pendant treize longues années en s'appuyant, par deux fois chacun - et en renvoyant également en deux occasions - tour à tour ses ennemis/adversaires politiques travaillistes, PMSD, MMM et même les Verts Fraternels de Sylvio Michel ! Un incroyable art de conservation des cartes entre ses mains !
En 1995, à l'âge de 65 ans, certains ironisaient en lui souhaitant bonne retraite après une raclée mémorable signée alliance Ptr-MMM (deuxième 60-0 de l'histoire). Mais le Survivor devait pourtant retrouver les ressources nécessaires (le sérum MMM) pour redevenir Premier ministre et ensuite atterrir comme président de la République. Navin Ramgoolam vient, en fait, vendredi dernier, que lui mettre la cerise sur le gâteau en le ramenant au château de Réduit.
En météorologue politique sentant toujours d'où va souffler le vent, SAJ dévoila sa conduite en ces termes à l'approche des élections de 1991 pour se remettre alors avec le MMM : "Kan train pé passé, mo pas pou ress lor lagar guet li passé !" Logique d'un homme qui aime le pouvoir qui, aujourd'hui, accepte cette fois d'entrer dans le train d'un Premier ministre travailliste dont il croit qu'il reviendra aux affaires en 2010 ?
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Vieux 21/09/2008, 10h36
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Le ressuscité ne crachera
pas dans la soupe !
Le parcours de Navin Ramgoolam établit qu'il est lui aussi un manœuvrier. Novice engagé dans sa première bataille politique aux élections de 1990, il s'appuie sur la béquille du PMSD de Gaëtan Duval (l'ennemi/adversaire de 1967) afin de combattre une alliance MMM-MSM. Le coq de Duval n'eut pas le temps de chanter trois ans avant que, en 1993, Ramgoolam ne l'abandonnât pour s'allier à son ennemi/adversaire Bérenger dans une entreprise commune de "déboullonnage d'Anerood Jugnauth" deux ans après. Ensuite, Navin Ramgoolam a rejeté le MMM sur le coaltar pour, après un passage à vide entre 2000 et 2005, reprendre le pouvoir, cette fois, avec le savoir-faire conséquent d'anciens ennemis/adversaires devenus "hommes de bonne volonté" que sont les démissionnaires du MMM et qui constituèrent le Rassemblement des militants mauriciens (RMM).
Maintenant, Navin Ramgoolam se sert de sir Anerood Jugnauth comme d'une épée bien tenue par le bon bout pour mâter le MMM aux prochaines élections. Qui se sert de l'épée, dit-on, périt par l'épée, mais cette fois il y a très peu de risques que l'homme de pouvoir ressuscité au Réduit crache dans la soupe. Bien naïf serait-on, en effet, de croire qu'il n'y a rien d'autre que du respect mutuel derrière les sourires qu'affichent SAJ et Navin Ramgoolam devant les photographes de presse lors de séances d'inauguration de chrysanthèmes ces jours-ci. Tout n'est que question de survie et d'intérêts. SAJ assuré d'un nouveau mandat de cinq ans, on peut déjà parier qu'après son départ définitif Navin Ramgoolam essayera toujours d'avoir avec lui d'autres qui sont encore contre lui en leur promettant un président venant de leur communauté. D'autant que Paul Bérenger n'osera pas lui mettre des bâtons dans les roues. C'est la logique des hommes de pouvoir...
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maurice, présidence

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