L'Attorney General, Rama Valayden,offre sa démission au PM - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 04/08/2008, 15h00
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L'Attorney General, Rama Valayden,offre sa démission au PM


Rama Valayden
DERNÈRE HEURE
L'Attorney General, Rama Valayden,
offre sa démission au Premier ministre
Le premier ministre, Navin Ramgoolam, est depuis la mi-journée en présence d'une lettre de démission de la part de l'Attorney General, Rama Valayden. Dans une déclarartion à Radio-Plus à 13 heures aujourd'hui le ministre de la Justice a précisé qu'il a adressé sa lettre à Navin Ramgoolam et qu’il s'en remet au Premier ministre pour accepter ou non sa démission.
« Je suis attaqué de toutes part et je ne peux plus travailler dans la sérénité », a déclaré Rama Valayden, au micro de Radio One, aux alentours de 15 heures. A l'heure où nous mettions sous presse, le Premier ministre n'était pas joignable. Il s'apprétait à partir aux funérailles d'un proche parent de l'ex-ministre Parsuramen.
Selon nos informations, glanées de source preministérielle, Navin Ramgoolam aurait reproché, ces dernières heures, à l'Attorney General ses interventions au niveau de certaines institutions et ne l'aurait pas rassuré quant un soutien inconditionnel de la part du gouvernement.
Il convient ici de rappeler que l'Attorney General Rama Valayden a été, ce week-end, la cible de l'opposition et en particulier du leader du MMM, Paul Bérenger, dans l'affaire Sada Curpen. Rama Valyden avait confirmé avoir appelé les autorités policières mais a nié l'avoir fait pour Sada Curpen. Il avait néamoins reconnu connaître la famille Curpen qui vit en France. C'est sans doute tout cela qui a mené à sa demande de démission. Rama Valayden a convoqué pour cet après-midi, à 16 heures, le bureau politique du MR et, à 18 heures, il réunira ses partisans pour expliquer sa décision qui pour l'heure n'a pas été entérinée par le Premier ministre.
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Vieux 05/08/2008, 08h30
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Valayden démissionne, puis se ravise ayant eu le soutien du PM

Valayden démissionne, puis se ravise ayant eu le soutien du PM
Le Premier ministre a demandé des explications à son «Attorney General». A la place, il a reçu une lettre de démission, suivie de l’annonce de retrait de cette lettre. Explications...

Les sympathisants de Rama Valayden (ci-contre en compagnie de sa femme, Tasleema) étaient au Plaza hier. Il leur a expliqué qu’il lancera bientôt une campagne pour «faire pression» contre Bérenger.Il a donné sa lettre de démission au Premier ministre (PM), Navin Ramgoolam, hier. Mais Rama Valayden l’a reprise au bout de quelques heures. L’Attorney General n’est pas pour autant au bout de ses peines. Le PM attend maintenant qu’il lui donne des explications au sujet de son coup de fil à l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU). Cette demande d’explication qui serait à l’origine de la «démission» de Rama Valayden : il se serait senti blessé par les propos du PM à son égard, d’où son semblant de révolte. C’est là, en tout cas, un son de cloche. Rama Valayden, lui, soutient qu’il réfléchissait à cette démarche depuis quelque temps déjà. Deux versions qui se confrontent...

Selon nos informations, le PM aurait demandé à l’Attorney General des explications par rapport au coup de fil qu’il a passé à l’ADSU dans le sillage de l’arrestation de la présumée passeuse Cindy Legallant pour importation de Rs 22 millions de Subutex. Navin Ramgoolam lui aurait ainsi demandé pourquoi il avait fait cela, quand et surtout de quel droit ? L’échange entre les deux n’aurait pas été très tendre et le ministre de la Justice se serait fait rabrouer.

Ç’aurait été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour Rama Valayden. Le PM s’en prenant à lui à un moment où il est attaqué et accusé par l’opposition, il réagit à chaud et décide, blessé, de se rebeller : au lieu des explications requises, il fait parvenir une lettre de démission au Premier ministre. Et en parle à la presse.

Mis au pied du mur, le PM ne réagit pas. Valayden attendra longtemps une réponse de Navin Ramgoolam à son offre de démission. C’est peu après 19 heures hier que le PM l’appelle pour lui dire son soutien. D’ailleurs, devant les quelque 200 sympathisants du Mouvement républicain (MR), le ministre de la Justice relate la teneur de cet appel téléphonique en ces termes : «Le Premier ministre m’a dit que demain mo bizin dans Parlement. Pa donn bann la enn sans. Il ne m’a pas dit de reprendre ma lettre (…) Mo finn gagn soutien tout mo bann kamarad minis et le vice Premier ministre qui finn dir moi ki “nou ena konfians ek toi Rama”.»

Selon une source bien informée, Navin Ramgoolam n’avait, au départ, aucune intention de répondre à la lettre de Valayden puisque «ce n’est pas une lettre qu’il a demandé mais des explications. Le PM attend donc des explications». Mais entre-temps, réalisant que Rama Valayden, de nature très sensible, ait pu se sentir blessé par les propos tenus, Navin Ramgoolam cède. Il appelle Valayden alors que ce dernier sort d’une deuxième rencontre avec le vice-Premier ministre, Rashid Beebeejaun, vers 18 30. Les explications du ministre sont toujours attendues.


«On a répété un mensonge»

Sollicité par l’express, Rama Valayden explique que «la décision de démissionner me trottait dans la tête depuis six jours.» Il dira qu’il ne veut pas blesser le gouvernement ou encore le gêner. Répondant aux allégations selon lesquelles il serait intervenu en faveur du suspect Sada Curpen, il dira que «ce qui est blessant dans cette affaire c’est qu’on a répété un mensonge dans un hebdomadaire et réitéré ces mensonges au cours d’une conférence de presse en faisant accroire que c’est une vérité. Ce n’est pas possible qu’on m’accuse à tort dans une affaire comme le trafic de Subutex alors que j’ai une position claire sur la question. J’ai toujours été contre».

Rama Valayden dira n’avoir aucun lien avec le suspect Sada Curpen. Il précise toutefois connaître son frère, Ramen, et sa mère, Bibi Curpen. C’est à travers des amis que Rama Valayden dira avoir fait la connaissance de Sada Curpen, qui est alors un des supporteurs de l’équipe de football française. «Tous ceux qui me connaissent savent que je suis moi-même un grand fan de foot et qu’on peut facilement avoir une conversion avec moi à ce sujet. Je n’ai jamais renié une connaissance. J’ai visité la demeure de la maman de Ramen Curpen, qui a hérité d’un château. J’étais fier qu’un Mauricien ait eu un pareil héritage».

A 16 h 30 hier, à la demeure du ministre de la Justice à la rue Béthanie, Beau-Bassin, s’est tenue la réunion du bureau politique du MR. L’épouse du ministre, Tasleema s’est dit offusquée par les propos tenus samedi, lors d’une conférence de presse, par le chef de l’opposition, Paul Bérenger, à l’égard de son mari. Des propos selon lesquels l’Attorney General aurait des liens avec le suspect Sada Curpen et qu’il serait intervenu dans l’enquête policière. La décision de son mari lui a été communiquée hier matin.

«Il m’a appelé alors qu’il était à son bureau à Port-Louis pour me dire qu’il envoyait sa lettre au Premier ministre pour offrir sa démission.» Ce qui l’inquiète dans un premier temps, c’est le fait que son époux lui dise qu’ils allaient «passer des moments difficiles» et qu’il lui demande de s’y préparer. «Je lui ai répondu que la famille était là pour le soutenir.»

La veille déjà, poursuit Tasleema Valayden, il y avait eu des indications mais elle ne s’y était pas attardée. «Depuis dimanche li pe dir moi tir so rob avocat. Mo dir li pa fer mofinn to robe avocat mo croire le rat inn fini manz li telman lontan li pas met li.» Elle devait toutefois appeler le président du MR, Anand Makoond, qui devait lui répondre que «li pa conn nanien».


«Nou pa konn li, se so frer ki nou kone»

«Sada Curpen nou pas konn li se so frer qui nou kone, Ramen Curpen et so maman qui appelle Bibi laitifa», poursuit Tasleema Valayden, confirmant la version de son époux. Et d’ajouter qu’ils ont tous deux rendu visite à la mère de Sada Curpen à Paris. «Nous avions emmené les enfants à Disney Land et Ramen Curpen nous a raconté que sa maman était souffrante. On a décidé de lui rendre visite. En France, les Mauriciens forment un petit groupe d’amis et c’est là que Rama a fait la connaissance du frère de Sada Curpen. On n’a rien à faire avec ce dernier. »

Après la réunion politique du MR, Rama Valayden s’est rendu chez le vice-Premier ministre, Rashid Beebeejaun. Il a ensuite pris la direction du Plaza pour retrouver ses sympathisants. Ces derniers scandaient, entre autres slogans, que Rama Valayden doit rester. Il a alors annoncé une campagne «pour faire pression» sur Paul Bérenger. Campagne qui débutera le 22 août, à l’occasion du 12e anniversaire de son parti.






Deepa BHOOKHUN
Kursley THANAY
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Vieux 05/08/2008, 08h37
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Maurice mo pays natal, to fine vine ene république bananiere, chaque dimoune pé rode so l'avantage zamais mo fine trouve ene ministre démissioné et l'exemple des Rama après Sithanen maintenant Valayden fer zot geste partout.
Honte à Nuvin Ramgoolam qui fine refuse so démission et qui fine soutenir nous ministre "des droits de l'homme" , ene ministre qui ena beaucoup l'influence qui pas fine change la loi lors la drogue car cot Sada Curpen ti risque 20 ans de prison maintenant li risque seulement 5 ans qui pou communié en ene somme a payer à la cour.
Bravo mo pays....................
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Vieux 05/08/2008, 08h41
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EDITO PAR RAJ MEETARBHAN
Mélodrame


La scène est touchante même si elle a un air de déjà-vu. Un Rama qui fait semblant de s’en aller, puis se ravise juste au moment de dire «au revoir» à ses collègues ministres : le tableau n’est pas très original mais il reste émouvant. Hier, Rama Valayden était le principal personnage de la pièce. Il a mimé à la perfection le comportement d’un enfant gâté qui menace d’abandonner la maison parce qu’il est réprimandé, mais finit par sauter dans les bras de ses parents qui font tout pour le réconforter.

Ce jeu a beau être banal, mais il est mené avec sérieux par les acteurs concernés. Car, après tout, les politiciens ne sont pas des guignols qui ont envie de nous faire rire avec leurs gags. Tout en politique procède de stratégies et de tactiques. L’épisode Rama Valayden ne saurait en être une exception.

Celui qui s’est déguisé en «ministre démissionnaire» hier avant de s’accrocher fortement au pouvoir quelques heures plus tard visait sans doute un objectif bien précis. Si son but était de forcer le chef du gouvernement à lui renouveler sa confiance, Rama Valayden a fort bien réussi sa manœuvre.

La mascarade a commencé en début d’après-midi par l’annonce en fanfare de sa démission en tant que ministre. Déjà, les moins naïfs des observateurs avaient remarqué qu’il avait adressé sa lettre au Premier ministre et non au président. C’est ainsi que l’on procède en cas de démission factice. Par la suite, le «démissionnaire» s’est rendu à la résidence du vice-Premier ministre Rashid Beebeejaun où, visiblement, l’enfant gâté a reçu des câlins plutôt que des gifles. Il a ensuite animé une parodie de réunion politique avant de reprendre sa lettre. La scène finale, remarquable de tension, s’est jouée au Plaza devant une petite foule de fidèles fanatisés à qui il a annoncé triomphalement que le Premier ministre lui a donné son soutien.

Il serait exagéré de dire que, dans cette affaire, Rama Valayden a remis en jeu son mandat ministériel. Les rapports de force étant ce qu’ils sont, le ministre de la Justice ne pouvait que réussir son coup de poker. Il a, en fait, contraint le chef du gouvernement à lui manifester un soutien public alors qu’il était montré du doigt par l’opposition ces derniers jours pour sa proximité avec le gang d’un trafiquant présumé.

Le leader du Parti travailliste n’avait pas une réelle marge de manœuvre car le départ de Rama Valayden, figure emblématique pour le lumpenprolétariat, lui aurait porté un coup terrible. Lors des dernières législatives, celui-ci avait obtenu 12 215 voix dans une circonscription pourtant considérée comme le fief du MMM. Jayen Cuttaree, avec 14 762 voix, le devançait de peu.

Quand le rideau est tombé hier soir, l’acteur Valayden était un homme heureux. Son public ne voulait pas le laisser partir.
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Vieux 05/08/2008, 16h14
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Si zotte envie rier un peu , mo conseille zot lire sa l'article lors private question à l'assemblée nationale de maurice

PNQ " Réseau Sada Curpen "


Bérenger : " L'Attorney General doit soumettre sa démission "







Sada Curpen arrêté, hier, a été au centre des débats à l'Assemblée nationale ce matin










Le leader de l'opposition, Paul Bérenger, a réclamé la démission de l'Attorney General, Rama Valayden, dans le sillage de l'affaire Sada Curpen et la saisie de Subutex d'une valeur marchande de Rs 22 M par une escouade de l'Anti-Drug and Smuggling Unit le mercredi 23 juillet dernier. Des parlementaires de l'opposition ont soutenu que Rama Valayden aurait dû soumettre sa lettre au président de la République et non au Premier ministre. C'était lors des échanges sur la Private Notice Question (PNQ) à l'Assemblée nationale à la mi-journée.
En guise de riposte, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, s'est demandé pourquoi le leader de l'opposition n'avait pas soumis sa démission lorsque l'affaire Toorab Bissessur avait été dénoncée. D'autre part, le chef du gouvernement a signifié l'intention du gouvernement de procéder à une reclassification du Subutex dans le Dangerous Drugs Act pour faire provision de délits d'importation et de trafic de ce psychotrope avec des peines d'emprisonnement plus lourdes que le simple délit de possession illégale.
D'autre part, le leader de l'opposition a accusé l'Attorney General d'avoir donné deux versions des faits pour justifier son intervention auprès de l'ADSU au moment même où se déroulait l'opération de Control Delivery des 22 755 comprimés sur le parking d'un complexe commercial à Riche-Terre. Les contacts de Cindy Legallant, passeuse de Subutex en quatre occasions pour le compte de Sada Curpen, avec un PPS du gouvernement, ont également été évoqués par le leader de l'opposition.
L'ambiance était quelque peu tendue avec au moins un Warning conjoint du Speaker, Kailash Purryag, au ministre de l'Agro-industrie, Arvin Boolell, et au député de l'opposition Rajesh Bhagwan. À au moins deux reprises, le président de l'Assemblée nationale est revenu sur les dispositions des Standing Orders autorisant un parlementaire à proposer une Substantive Motion contre l'Attorney General.
Bérenger : Par rapport aux délits de possession, d'importation et de trafic de Subutex, le Premier ministre peut-il révéler les raisons pour lesquelles le Dangerous Drugs Act n'a pas été amendé jusqu'ici en vue de prévoir des peines plus sévères et s'il obtiendra du commissaire de police les informations concernant les activités du réseau Sada Curpen, comprenant des proches, des officiers de police, un cambiste (Money Changer) et un bookmaker et de confirmer si le 23 juillet dernier, un politicien a téléphoné à l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) alors qu'une opération de Controlled Delivery (pour la livraison de 22 751 comprimés de Subutex d'une valeur marchande de Rs 22 M) était en cours à Riche-Terre ?
Ramgoolam : En réponse à une précédente interpellation parlementaire en date du 22 mai 2007 au sujet du problème du Subutex, j'avais informé la Chambre que j'avais demandé à l'Attorney General de procéder à une reclassification du Subutex dans les cédules du Dangerous Drugs Act en vue d'inclure des délits d'importation et de trafic au lieu du seul délit de possession illégale. Dans cette perspective, des consultations avaient été initiées au niveau de l'Attorney General's Office, du Prime Minister's Office, de la police, des ministères de la Santé, de la Sécurité sociale, de la Natresa et d'autres instances compétentes. La principale difficulté dans cette classification est que le Subutex est également utilisé dans des thérapies et autres cas de réhabilitation. Le chef pharmacien du gouvernement, M. Requin, avait formulé de fermes objections contre cette reclassification car il faisait état des risques que le Subutex ne soit plus utilisé pour des traitements médicaux spécifiques. Sur la liste des produits du Narcotics Board international, Subutex is not banned. À Maurice, des étrangers peuvent faire entrer de petites quantités de Subutex pour les besoins de leur traitement médical lors de leur séjour à Maurice. Nous avons dû analyser le problème sous toutes les coutures en tenant en ligne de compte les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les pratiques dans les autres pays, compte tenu des spécificités du Subutex. Nous sommes également conscients des abus du Subutex par injection. It is evident that he law cannot be amended too lightly.
Suite à des consultations et malgré la position de l'OMS et les objections formulées par des ONG, le gouvernement a pris la décision de procéder à une reclassification du Subutex sous le Dangerous Drugs Act. Les amendements nécessaires ont été préparés à cet effet.
En ce qui concerne l'existence alléguée d'un gang dirigé par Sada Curpen, les informations communiquées par la police indiquent que tel n'est pas le cas. Néanmoins, avec la récente saisie de Subutex, l'ADSU a accusé réception d'un fac-similé contenant des détails. Je dois faire ressortir à la Chambre qu'un des officiers de police dénoncés dans cette communication anonyme était un de ceux qui avaient procédé à l'arrestation de Sada Curpen dans une autre affaire de Subutex d'une valeur de Rs 3,5 M en 2006. Il avait été condamné à 18 mois de prison sous cette accusation. Je me pose la question de savoir pourquoi le nom de cet officier de police est mentionné dans ce message fax. Nous savons pertinemment bien que c'est une méthode utilisée par ceux qui veulent éliminer des policiers compétents et efficaces.
Lors de son interpellation avec la cargaison de Subutex à l'aéroport, Cindy Legallant avait incriminé Sada Curpen comme étant le commanditaire de cette cargaison. Elle devait prendre contact avec Sada Curpen au téléphone et un rendez-vous fut fixé pour la livraison. Sada Curpen s'est fait représenter par un dénommé Bernard Joly, qui a été interpellé par l'ADSU. Il a incriminé Sada Curpen comme étant la personne qui lui aurait donné des instructions pour aller chercher la cargaison de Subutex. Mais au moment de son interrogatoire, il devait exercer son droit au silence. La police a monté une importante opération en vue de retrouver les traces de Sada Curpen, qui s'est constitué prisonnier à l'ADSU à 7 h 10 hier. Il exerce également son droit au silence lors de son audition Under Warning. Une enquête a été ouverte par la police pour essayer de confirmer les détails mentionnés dans le message.
D'autre part, j'ai été informé que le 23 juillet dernier, vers 9 h, l'ASP Lablanche a reçu un appel téléphonique de l'Attorney General au sujet des whereabouts d'un dénommé Bernard Joly. L'officier de police devait faire comprendre à Rama Valayden qu'il n'était pas au courant de cette affaire. Plus tard, l'assistant commissaire de police Padiachy, qui fait la suppléance en l'absence du DCP Sooroojebally, actuellement en mission, devait rappeler l'Attorney General pour confirmer qu'effectivement l'ASP Lablanche n'était pas au courant de cette affaire et que Bernard Joly participait à un exercice de control delivery. L'Attorney General, réalisant l'importance de cette affaire, devait mettre un terme à la conversation téléphonique. Il tentait de chercher des informations au sujet des whereabouts d'un citoyen mauricien, qui se trouvait en détention policière.
Bérenger : Concernant la reclassification du Subutex, le Premier ministre concède qu'il y a plus d'une année, il avait catégoriquement annoncé qu'une décision avait été prise par rapport au trafic et à l'importation de Subutex. Pourquoi n'a-t-il pas cru nécessaire de mettre de côté l'aspect médical du problème et de s'attaquer au volet de trafic et d'importation de Subutex avec des peines d'emprisonnement plus sévères ?
Ramgoolam : Comme je l'ai expliqué, nous avons initié des consultations avec toutes les parties concernées par ce problème. Je crois avoir été clair à ce sujet. L'OMS et des ONG sont contre cette reclassification. Il y a eu également l'objection du chef pharmacien du ministère de la Santé. Nous avions à tenir en ligne de compte tous ces éléments. Depuis 2000, nous avons constaté une progression dans les abus relatifs au Subutex à Maurice. Nous avons déjà préparé les amendements nécessaires à la loi.
Bérenger : Pourquoi le gouvernement n'avait-il pas cru nécessaire de mettre de côté l'aspect médical du Subutex et d'agir sur le plan légal pour lutter contre sa prolifération à Maurice ?
Ramgoolam : Pourquoi le leader de l'opposition ne l'a-t-il pas fait en 2000 ?
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Vieux 05/08/2008, 16h17
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La réponse du Premier ministre soulève une première vague de brouhaha au sein de l'hémicycle, nécessitant l'intervention du Speaker.
Speaker : Order ! Order ! Le Premier ministre a donné les raisons. Si le leader de l'opposition n'est pas satisfait de la réponse, il sait ce que prévoient les Standing Orders avec d'autres moyens.
Bérenger : Le Premier ministre avance que le commissaire de police soutient qu'il n'y a pas de preuves au sujet des agissements et opérations du gang Sada Curpen. Il y a le nom de l'officier de police qui avait procédé à la précédente arrestation de Sada Curpen. Cela ne change rien au problème. Le Premier ministre a-t-il demandé au commissaire de police d'ouvrir une enquête sur ces allégations. Les noms de quatre policiers sont mentionnés dans le document. Il y a même le cas d'un policier qui s'était fait agresser à Sainte-Croix au début de 2007. À cette époque, il avait soutenu que cette agression était due au fait qu'il faisait partie des Raddhoa Boys. Aujourd'hui, nous apprenons que cette affaire découle du trafic de Subutex. Il y a encore le cas de l'utilisation des véhicules de police par ces policiers pour la distribution de Subutex. Un autre policier avait été filmé en compagnie de Sada Curpen par des caméras de surveillance lors d'incidents au Casino du Caudan. Ces quatre officiers de police étalent des richesses accumulées qui sont au-dessus de leurs moyens. Il y a encore le cas d'un Money Changer avec des détails sur le montant blanchi chaque semaine ou encore le nom de ce bookmaker déjà impliqué dans un réseau de paris illégaux. A-t-il demandé au commissaire de police d'enquêter sur ces affaires ?
Ramgoolam : Avant même que j'aie le temps de formuler une demande en ce sens, le commissaire de police avait pris les devants. Je reviens sur l'inclusion du nom d'un des policiers qui avaient précédemment interpellé Sada Curpen. Nous devons nous poser des questions. Une enquête est en cours à la police.
Bérenger : Revenons au cas de Sada Curpen, le 5 décembre 2006, la question avait été soulevée. Nous avions fait part de notre étonnement devant le fait que ce suspect avait pu obtenir une remise en liberté sous caution. Je revois mon collègue Jayen Cuttaree s'interrogeant sur cette affaire. Aux interpellations de l'opposition, le Premier ministre avait fait comprendre qu'il allait s'enquérir. Peut-on savoir aujourd'hui quels ont été les résultats ?
Ramgoolam : On m'a informé que même le DPP avait objecté à la remise en liberté sous caution. Malheureusement, en soupesant les faits de l'affaire, la Cour avait autorisé la remise en liberté sous caution.
Bérenger : Le Premier ministre avait déclaré "I'll look into it"
Ramgoolam : Il fut trouvé coupable et avait eu à purger une peine d'emprisonnement de 18 mois…
Bérenger : Il a interjeté appel contre cette condamnation.
Ramgoolam : C'est vrai. Je dois apporter une correction. Il avait été condamné. Il a fait appel contre le jugement. La Cour a jugé que ce suspect avait droit à la liberté provisoire…
Bérenger : La Cour agira sur les prises de position du State Law Office. Peut-on savoir la position de l'Attorney General ?
Cette interpellation parlementaire suscite des remous dans l'hémicycle.
Ramgoolam : Ce n'est pas l'Attorney General qui est concerné par cette affaire. Mais le State Law Office…
Bérenger : Le State Law Office est sous le contrôle de l'Attorney General…
David : Bann mafia ki pe koze…
Speaker : Order ! Order ! Je ne voudrais pas de remarques qui suscitent la polémique et la provocation des deux côtés de la Chambre.
Bérenger : Le 5 février 2006, le Premier ministre avait mentionné des applications pour des gels d'avoirs et des Prohibition Orders. Il avait mentionné un Judge's Order pour avoir accès aux comptes bancaires opérés par Sada Curpen. Peut-on savoir quels ont été les résultats de ces démarches ?
Ramgoolam : Je ne dispose pas de détails avec moi… Je présume que les mesures nécessaires ont été entérinées.
Bérenger : Il n'est pas au courant d'un aspect aussi important ?
Ramgoolam : Je ne dispose pas des informations recherchées.
Bérenger : Il y a eu également le cas d'un steward français qui avait été interpellé à Plaisance avec des Subutex d'un valeur marchande de Rs 40 M. Y a-t-il un lien quelconque avec le réseau Sada Curpen ? Il semblerait qu'il n'y ait pas de suivi au niveau de l'enquête dans cette affaire. Par contre, en France, l'enquête a abouti à l'arrestation de 24 personnes, dont six médecins, et 12 pharmaciens. Qu'en est-il de l'enquête à Maurice ?
Ramgoolam : Effectivement ces développements sont intervenus en France suite à des informations communiquées par la police mauricienne à ses confrères français. Through our action…
Cette phrase déclenche de nouvelles protestations de la part de l'opposition, poussant le président de l'Assemblée nationale à intervenir. Le Premier ministre maintient que la police mauricienne coopère avec les autorités françaises et qu'à ce stade aucun lien n'a été établi entre le steward français et Sada Curpen.
Bérenger : Le Premier ministre était-il au courant de l'ingérence de l'Attorney General dans les affaires de police au moment où se déroulait une opération de Control Delivery. C'est extrêmement choquant. Mais ce qui est plus choquant encore est que lors de ses interventions à la radio, l'Attorney General avait donné deux versions des faits pour tenter de se justifier. Dans la première, il voulait s'enquérir des whereabouts de quelqu'un. Dans la seconde, il voulait prévenir toute velléité de brutalité policière en demandant " pa bat sa piti la ". Il y a des enregistrements de ces deux versions ?
Ramgoolam : Il faut mettre au crédit de l'Attorney General le fait qu'il a concédé cette intervention auprès de la police.
Le début de la réponse du Premier ministre est noyé par des protestations et des invectives venant des bancs de l'opposition. Le Speaker doit de nouveau intervenir pour permettre au PM de reprendre le fil de sa réponse.
Ramgoolam : Il faut mettre cela au crédit de l'Attorney General. Il n'a pas essayé de cacher les faits. Voyons les faits. J'avais réclamé des explications du ministre de la Justice. Je dois corriger un détail. Il avait téléphoné à 12 h au lieu de 9 h comme je l'ai dit précédemment. L'Attorney General trouve qu'il avait été injustement accusé par l'opposition et qu'en réclamant des explications, on remettait en cause son intégrité. Il m'avait remis une lettre de démission. Les explications étaient qu'un dénommé Gaëtan Sansouci était venu le voir au sujet de son fils qu'il n'avait pas revu. Il craignait pour la sécurité de son fils qui était entre les mains de la police. Voyons les faits…
Speaker : Une interpellation supplémentaire a été adressée au Premier ministre. Il faut le laisser répondre. Tout parlementaire sait que s'il n'est pas satisfait du comportement de l'Attorney General, il peut proposer une Substantive Question
David : Zame zot pou fer sa !
Speaker : Order ! Order !
Ramgoolam : Le fils avait été interpellé depuis mardi dans une affaire de vol de motocyclette…
Bérenger : To pe fer riye la !
Ramgoolam : Je dois dire que l'Attorney General est également responsable des questions des Droits de l'Homme. À ce titre, il reçoit des rapports et des communications de la Commission Nationale des Droits de l'Homme. En cette capacité, il a cherché des détails sur ce suspect auprès de la police. Il avait parlé à l'ASP Lablanche. Il avait même laissé son numéro de téléphone pour preuve de sa bonne foi…
Bérenger : Li inn krak lapolis la.
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Ramgoolam : Par la suite, l'ACP Padirac a repris contact avec l'Attorney General pour l'informer de la situation. Ainsi, l'Attorney General devait écourter l'échange téléphonique et recommander au père de s'assurer les services d'un homme de loi.
Devant les protestations de l'opposition face aux explications du Premier ministre, Nita Deerpalsingh lance " Sheik Hossen pe koze ! "
Bérenger : Pour une affaire de vol de motocyclette, l'Attorney General téléphone à l'ADSU directement.
Ramgoolam : La motocyclette était attribuée à l'ADSU. (Brouhaha)
Bérenger : Que de coïncidences ! Mais le Premier ministre est-il au courant du fait que le père en question est au service de Sada Curpen, notamment dans le salon de coiffure, qui sert de paravent à d'autres activités et qu'il connaît très bien l'Attorney General. Est-il au courant de ces détails ?
Ramgoolam : C'est un père qui recherchait des informations sur son fils.
Bérenger : Devant ce qui s'est passé, l'Attorney General aurait dû être limogé…
Opposition : Met li deor…

À ce moment, le Speaker émet l'avertissement au ministre Boolell et au député Bhagwan.
Bérenger : Dans ses aveux, la passeuse Legallant avait déclaré à la police que c'était la quatrième fois qu'elle transportait de la drogue pour le compte de Sada Curpen. Y a-t-il eu un suivi des contacts de Cindy Legallant à Maurice et en France ? Est-il vrai que lors de son interpellation à l'aéroport, un chauffeur au service d'un PPS avait conduit la voiture de la passeuse ?
Ramgoolam : There is no evidence ! La police poursuit son enquête. Si Sada Curpen bénéficie de ces contacts, comme explique-t-on qu'il a été interpellé en deux occasions ?
Nous avons effectué un suivi des contacts. Je ne voudrai pas révéler des noms pour ne pas entamer l'intégrité de l'enquête. Pour revenir à l'augmentation du trafic de Subutex, puis-je rappeler qu'en 2002, il était d'une valeur de Rs 1 M et avant juin 2005 de Rs 7 M…
Bérenger : Zordi li Rs 40 M ! Y a-t-il eu une enquête sur les contacts de Cindy Legallant avec un PPS alors qu'elle se trouvait en France ?
Ramgoolam : Il n'y a aucune preuve. (Brouhaha et interruptions). Il nous faut des preuves pour agir. On ne peut jeter des noms en pâture.
Le député Nando Bodha intervient pour demander au Premier ministre s'il est au courant que dans ses déclarations à la radio, l'Attorney General avait critiqué ouvertement la police pour le traitement de l'affaire Sada Curpen, notamment lors de la perquisitipn du domicile du suspect. "The police must be able to do its job", devait faire comprendre le Premiuer ministre. Cette question est également reprise par Rajesh Bhagwan.
Ramgoolam : J'ai demandé des explications. On m'a fait comprendre que ces interventions sont de nature purement humanitaire… Cette affaire d'ingérence ne se répétera pas.
Bérenger : Trouve dans move dan bez, pou aksepte tou sala…
Ganoo : Cindy Legallant a-t-elle bénéficié d'un traitement VIP à l'aéroport ?
Ramgoolam : A-t-il des preuves de ce qu'il avance.
David : Ki sannla ti akiz Bolom Ramgoolam !
Bérenger : J'ai une double barrelled question. Pour l'honneur de Maurice, l'Attorney General aurait dû soumettre sa démission et peut-il donner la garantie que le nouveau commissaire de police disposera de toute la latitude pour enquêter dans cette affaire ?
Ramgoolam : Le leader de l'opposition a la mémoire courte. Pourquoi n'avait-il pas démissionné lors de l'affaire Toorab Bissessur ?
Cette déclaration du Premier ministre est accueillie par des applaudissements des bancs du gouvernement avec des protestations de l'opposition. Le Speaker intervient.
Bérenger : Je voudrai intervenir sur un point de Personal Explanation. En ce qui concerne l'Escadron de la Mort, cette personne voulait témoigner. J'étais le leader de l'opposition et j'avais approché le Premier ministre…
Le président de l'Assemblée nationale doit intervenir pour permettre à Paul Bérenger de poursuivre ses explications.
Bérenger : Il fut même question que la police allait consigner sa version des faits à Madagascar. L'officier de police Dev Jokhoo, aujourd'hui directeur général de la NSS, fut dépêché dans la Grande Ile à cet effet. Mais il n'y a pas eu de suivi. Mais en 2000 avec sir Anerood Jugnauth comme Premier ministre et moi-même, nous avions démantelé l'Escadron de la Mort.
Ramgoolam : Ce n'est qu'une partie de la vérité…
Bancs du gouvernement… menter ! Menter !
David : He is misleading the House…
Ramgoolam : Ce n'est qu'une partie de la vérité. Il y a eu suivi de cette affaire. Mais ce que nous ne savions pas, c'est qui finançait M. Bissessur…
Speaker : Time is up…
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Vieux 06/08/2008, 14h22
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mo rama lor téléphone

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Vieux 11/08/2008, 07h41
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VALAYDEN
Les liaisons dangereuses
Rama Valayden aurait semé le vent et récolté la tempête. Les uns le disent mal entouré, ouvrant aussi bien sa porte aux hommes influents qu’aux délinquants. Les autres en dressent un portrait élogieux. Mauvais garçon ou ministre efficace ? Pas de doute, l’homme divise.
Le bon, les brutes et les truands

La porte de l’Attorney General, c’est connu, est toujours ouverte. Très accessible, trop même, Rama Valayden est à son bureau aux aurores. Il y accueille mandants et anonymes dès 7 heures. Certains attendent depuis deux heures pour être sûrs d’être reçus. Désespérés, souvent sans ressources, ils viennent confier à Rama leurs problèmes et attendent de lui qu’il les résolve. « Donn enn kout zepol mo bourzoi » ; « Guet enn kout ki ou kapav fer. » Les couloirs du ministère résonnent de ces suppliques.

« Il ressemble, sur ce point, à Gaëtan Duval. Il est toujours entouré de gens et aime cette présence humaine. Il ressent le besoin de les aider », explique un observateur. Cette proximité, Rama Valayden la tire de son enfance passée à côtoyer les laissés-pour-compte à Stanley, où il a grandi. C’est à cette époque qu’il a choisi de devenir avocat. Contrairement à ses amis, le jeune Rama ne songe pas à faire de l’argent, mais offre gratuitement ses services aux plus défavorisés. Reconnaissants, ces derniers ne le quitteront plus.

C’est ainsi qu’à la création du Mouvement républicain (MR), ils lui renvoient l’ascenseur. Ces gros bras, aux mines patibulaires, se font agents politiques, colleurs d’affiches, chauffeurs à l’occasion, mais aussi gardes du corps quand les rassemblements politiques connaissent quelques débordements. Une garde prétorienne qui ne sert pas toujours les intérêts du chef de file du MR. Ils seraient, aux dires de proches collaborateurs, entre 350 et 400 à graviter autour de Valayden. Et certains traînent derrière eux un casier judiciaire chargé. Une fois Valayden nommé au poste d’Attorney General, en 2005, ces « énergumènes » investissent les couloirs du ministère. « Je n’ai jamais compris comment il pouvait recevoir autant de monde dans un ministère aussi sensible », confie un ancien haut fonctionnaire à la retraite.

Certains employés du ministère ne supportent plus l’« environnement irrespirable » des lieux et le font savoir. Mais Valayden ne veut rien entendre. Il ne veut pas de barrières entre la population et lui. Il va jusqu’à recevoir, en 2006, Manan Fakoo, un fugitif alors recherché par toutes les polices de l’île depuis trois mois. Les policiers seront priés d’attendre dehors, que la conversation entre les deux hommes soit terminée, pour pouvoir procéder à l’arrestation.

Mais c’est la goutte de trop. L’Attorney General se fait taper sur les doigts et se voit contraint de faire le ménage dans son ministère. Exit les mauvais garçons et autres personnages douteux. Qu’à cela ne tienne, il les reçoit au Citizen’s Advice Bureau de Rose-Hill. Et les récents événements ne semblent avoir en rien entamé sa proximité avec les gens. Il reste sourd aux conseils de ses proches qui l’exhortent de faire le ménage dans son entourage.






Rama Valayden ou celui qui ne changera jamais…

« J’avais espéré qu’il aurait eu une correction, mais mon fils ne changera jamais ! », soupire ce petit bout de femme, efflanquée par les tragédies diverses de la vie.

Réaction compréhensible quand l’enfant en question n’est autre que Rama Valayden.« Maman Valayden », dotée d’une fervente croyance, a toujours connu son fils comme ayant un véritable « don ». Jeune, Rama se démarquait déjà des autres enfants.

« À l’âge de 5 ans, une femme et son fils sont venus mendier devant la porte. Rama, ayant vu le t-shirt déchiré de l’enfant, a couru chercher un des siens pour le lui offrir », confie la mère du ministre. Impliqué, il l’est tellement que même les menaces téléphoniques, l’affaire Kaya, ou encore Subutex, pour ne citer qu’elles, ne le feront pas changer.

Son sens aigu de donner est un acte irréfléchi et spontané qu’il pratique en permanence. Peu importent les différences sociales, économiques ou politiques, il ne lésine jamais quand il peut aider. Justement, « aider est autant sa force que sa faiblesse. Il a tellement donné, voyez le résultat aujourd’hui », songe-t-elle. Ceci n’empêche pas qu’elle est fière de son fils et avoue que « les efforts de Rama ont porté leurs fruits ».

Taslima Valayden, confirme que son mari « ne juge pas. Il va au-delà, il reçoit même des mandants de l’opposition dans notre salon ». Cette jeune femme qui dit soutenir son mari quelles que soient ses décisions, ne regrette pas d’avoir épousé l’homme qu’elle considère être « son héros ».

Ni sa générosité excessive, ni son habitude perpétuelle à être exposé à des situations à tendance pernicieuse, ni même ses fréquentations contestées, ne délogeront Rama Valayden du piédestal sur lequel son épouse l’a installé.

































Ce qu’ils pensent de lui dans son parti

Un soutien sans faille

Ranjeet Maybadee, conseiller de Xavier-Luc Duval : « Un vrai gentleman »

« Après avoir servi sir Gaëtan, j’ai travaillé avec Rama Valayden. Il s’est toujours comporté comme un vrai gentleman à mon égard. » Ancien bras droit du leader du PMSD, Ranjeet Maybadee se rappelle de l’arrivée du jeune avocat, rentrant au pays après des études à Londres. « Sir Gaëtan Duval voyait en Rama Valayden son digne représentant au barreau, se remémore-t-il. Je me rappelle de lui comme d’un avocat aussi généreux que son mentor. Affable et prêt à aider tout le monde, Rama Valayden ne s’intéresse pas aux antécédents des personnes qui viennent le voir. »


Varen Andee, secrétaire général du Mouvement républicain (MR) :

« Un Père Laval de la politique »

« Il n’a pas conscience qu’on abuse souvent de sa bonté. C’est un Père Laval de la politique. Il confond sa mission avec celle d’un travailleur social. » Varen Andee a connu Rama Valayden en 1977-78. Il faisait alors partie de l’OMAG et de la Fédération des clubs à Rose Hill. « Il a toujours été d’une grande générosité. Comme on dit chez nous : li pa pou guet divan derrière pou aide kiken. Au sein du parti, c’est un homme ouvert et toujours à l’écoute. Tolérant, parfois trop. Intelligent et bosseur, ce n’est pas un opportuniste. Il a des principes, poursuit Varen Andee. Tout comme Mirella Chauvin, je peux vous assurer qu’il n’est jamais intervenu pour influencer nos décisions au sein de l’administration municipale. »


Hossen Boodhoo, responsable des activistes du MR :

« Un leader dynamique »

« Il a une extraordinaire capacité de travail et c’est un leader dynamique. Discipliné, il mène une vie très active sur le plan politique. Il est à l’écoute de ses activistes et se donne corps et âme lors des campagnes électorales », déclare Hossen Boodhoo. Ce dernier est au service de Rama Valayden depuis plus d’une dizaine d’années.





Bérenger :

« De nouvelles révélations sur Valayden »

Le leader de l’opposition ne ménage pas Valayden. « Mardi, je ferai état de nouvelles révélations et informations concernant l’affaire Valayden », a-t-il annoncé, lors de sa conférence de presse hier. Car selon Paul Bérenger, Valayden n’est pas intervenu que dans le cas de Sada Curpen. « J’ai la preuve écrite qu’il a aussi agi auprès de la police dans le cas d’un récidiviste notoire et je rendrai ce document public », prévient Bérenger, tout en invitant le Premier ministre à enquêter là-dessus.









Elwyn CHUTEL
Hareeta CUNNIAH
Guillaume GOUGES
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Ce qu’ils pensent de lui au ministère

Un bourreau de travail

« C’est un workaholic, déclare l’un de ses plus proches collaborateurs. Il a une énorme capacité de travail. » Certains dans son entourage estiment même qu’il en fait trop.

Arrivé très tôt au bureau, il étudie ses dossiers et reçoit à longueur de journée. Son téléphone n’arrête pas de sonner. « Je lui ai dit de baisser le rythme, mais il ne l’entend pas de cette oreille, ajoute un membre du barreau.

Il veut mener à leur terme trop de projets à la fois. »

« Rama Valayden a révolutionné un secteur conservateur et amorphe, affirme pour sa part Satyajit Boolell, Assistant Solicitor General. Il met tout en œuvre pour professionnaliser les services. L’introduction des législations sur les professions, avocats, notaires et avoués, entre autres, a été bien accueillie. D’autre part, il veut que la profession légale s’internationalise. Il met sur pied des structures pour répondre aux besoins d’une justice moderne. Il a aussi donné un coup d’accélérateur à tout ce qui touche aux droits de l’homme », reconnaît ce proche collaborateur.

« Ses relations avec les membres du barreau sont cordiales, note un ténor du barreau. Il écoute et se renseigne sur les vues du Bar Council et du judiciaire. Il a déployé de grands moyens pour convaincre le Privy Council de siéger à Maurice, et cela évite des déplacements en Grande-Bretagne. » C’est aussi lui qui a défendu les dossiers de l’Aapravasi Ghat et du Morne, devant les instances internationales.






Renga Soopramanien :

L’ex-bras droit est amer

« Il doit reconnaître ses vrais amis ! Les gens qui sont devant sa porte n’en sont pas. » Renga Soopramanien, l’ex-bras droit de Rama Valayden, ne cache pas son amertume. « Il veut aider tout le monde. Cependant, en laissant la porte ouverte, on ne sait plus qui entre et qui sort. »

Renga Soopramanien, courtier maritime de 45 ans, peut légitimement prétendre bien connaître le ministre de la Justice. Et pour cause, ils se connaissent depuis le collège. Ils sont tous deux cofondateurs du Mouvement républicain (MR), créé en 1996. Pendant la campagne électorale, Soopramanien occupe divers postes au sein du parti, vice-président comme trésorier. Il est en quelque sorte l’homme de confiance de Valayden.

Mais, en 2006, ces dix années d’étroite collaboration volent en éclats. Soopramanien démissionne du parti. « Rama a laissé tomber les gens qui l’ont aidé ! Il ne respecte pas ses engagements dans sa circonscription. » L’ex-bras droit ajoute qu’il a perdu près de Rs 3 millions avec tous les investissements effectués pendant ses années de dévouement à Rama Valayden et au MR.








Chronologie de l’affaire

■ 23 juillet : La brigade anti-drogue arrête Cindy Legallant peu après sa descente d’avion. Ils retrouvent dans ses bagages 21 755 comprimés de Subutex, interdits à Maurice. Son complice, Bernard Joly, venu récupérer la marchandise, est lui aussi arrêté. Tous deux incriminent Sada Curpen, un Mauricien installé en France. Un avis de recherche est émis.

■ 2 août : Le leader de l’opposition, Paul Bérenger, déclare lors d’une conférence de presse, que Rama Valayden serait un proche de Sada Curpen. Ce que nie l’Attorney General qui concède toutefois connaître la famille du cerveau présumé.

■ 4 août : Rama Valayden soumet sa démission au Premier ministre avant de changer d’avis quelques heures plus tard. Navin Ramgoolam se serait dit satisfait des explications fournies par l’Attorney General pour justifier les raisons de son appel à la police. Recherché, Sada Curpen se constitue prisonnier.

■ 5 août : Souffrante, Cindy Legallant est admise en clinique.

■ 7 août : Cindy Legallant confirme aux enquêteurs de la brigade anti-drogue que c’est Sada Curpen qui lui aurait demandé de transporter les comprimés de Subutex. Le cerveau présumé rejette quant à lui ces accusations.
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