Insécurité dans les collèges : Qui est responsable ? - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 11/03/2008, 16h08
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Insécurité dans les collèges : Qui est responsable ?

Insécurité dans les collèges : Qui est responsable ?
Annick Daniella Rivet








“J’ai peur ! Les grands disent des gros mots. Ils viennent nous demander de l’argent et notre pain pendant le break. Si on ne leur donne pas, ils menacent de nous frapper.” Brian 13 ans, Form II, d’un collège curepipien, résume bien l’ambiance terrorissante qui règne dans son établissement.

“ Je préfère rester à la maison, mais ma maman m’oblige à venir. J’ai peur des grands. Ils sont méchants...”, dit David, 12 ans, Form I.

Soucieux de l’éducation de leurs enfants, certains parents demandent leur transfert. “Mon fils est entré à la SSS Régis Chaperon en Form I, pas collège ça, mo préfère transfert li !”, argumente Mala, une résidente de l’avenue Ollier, à Rose-Hill. Les élèves ne respectent rien et encore moins les enseignants et les parents qui accompagnent leurs enfants à l’école.
Patrick est d’avis que s’il n’avait pas demandé le transfert de son fils de ce collège, il serait devenu un bandit. Un aveu glaçant. “J’ai préféré le mettre au Curepipe College, qui est un collège privé, au moins là-bas, il y a de la discipline !”

Le 27 février fut un mercredi noir, à la State Secondary School Régis Chaperon. Ce jour-là, vers 10 h 30, une bagarre éclate entre deux étudiants. La situation dégénère rapidement. Organisés en trois groupes, ils en viennent aux mains. Armés de barres de fer, ils échangent des coups et pénètrent dans le bureau de l’assistant recteur.

L’établissement de Belle-Rose est loin d’être un cas isolé. D’autres collèges se trouvent malheureusement dans la même situation. L’absentéisme est un sérieux problème. Et la SSS Régis Chaperon est le collège d’État qui en détient le record. Ici, chaque matin, le nombre d’absents noircissent deux à trois pages.
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Vieux 12/03/2008, 10h18
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AGRESSION
Un adolescent poignardé dans le dos
Il voulait, semble-t-il, intervenir dans une dispute dans laquelle étaient impliqués un ami à lui et un autre jeune, élève d’un collège des Plaines-Wilhems. Et c’est ainsi que cet adolescent de 16 ans aurait été poignardé dans le dos par celui qui se bagarrait avec l’ami en question. Son agresseur a tenté de prendre la fuite mais a été maîtrisé par un témoin de la scène. Il a été arrêté et a comparu devant la cour de Moka hier matin sous une charge provisoire d’agression.

Le jeune homme blessé a, lui, été conduit à l’hôpital Jeetoo. Son état de santé est apparemment jugé stable par les médecins. Mais son père, Prem, que nous avons rencontré hier, nous a confié qu’«il n’arrive plus à bouger sa jambe gauche». Bien que ce soit au dos que le jeune homme a reçu un coup de poignard, il ressentirait également de vives douleurs au niveau des reins.

L’agression a eu lieu à la gare de St-Pierre, après les heures de classe. La victime, toujours à l’hôpital, n’était pas en mesure de nous recevoir, malgré l’amélioration de son état de santé. C’est donc Prem qui nous a fait le récit des évènements. Son fils lui aurait, en effet, expliqué, à l’hôpital, qu’un de ses amis avait eu une dispute avec un autre élève et c’est ce deuxième élève qui devait plus tard lui asséner un coup de poignard dans le dos.

Cela, semble-t-il, alors qu’il essayait de séparer les deux autres. Son présumé agresseur aurait tenté de prendre la fuite après le délit. Il aurait traversé la gare en courant mais aurait été pris en chasse par un jeune homme qui se trouvait sur les lieux. Il aurait ainsi été rattrapé non loin d’un restaurant que tient le frère de Prem, à St-Pierre. Cet habitant de Petit-Verger âgé de 17 ans a, par la suite, été livré à la police.

Prem explique n’avoir, lui-même, pas voulu questionner son fils aîné plus avant de peur de le fatiguer. Il était, poursuit-il, chez lui lorsqu’il a reçu un appel téléphonique le prévenant de la situation. «J’étais à la maison avec mon fils cadet.» Ce dernier, âgé d’une dizaine d’années, n’était pas allé à l’école et Prem, qui tient un snack devant sa maison à St-Pierre, était rentré chez lui vers 15 heures pour lui tenir compagnie. «Vers 15 h 45, un ami de mon fils m’a appelé pour me dire qu’il avait été blessé.»


Une plaie à côté de la colonne vertébrale

Ce père de cinquante ans prend alors sa voiture et se dirige vers la gare de St-Pierre, qui se trouve à cinq minutes de chez lui. Il croise une voiture de police qui part dans la direction opposée et ne se doute pas que son fils blessé est à bord. Ce sont des badauds, à la gare, qui lui diront qu’il a été transporté à l’hôpital Jeetoo. Il rebrousse chemin, récupère son épouse et tous deux vont au chevet de leur fils.

Une fois à l’hôpital, ils retrouvent leur fils, gravement blessé : il porte une plaie ouverte au dos, à côté de la colonne vertébrale. C’est lui qui leur explique qu’il a été poignardé et relate les circonstances de l’agression.

A St-Pierre, tout le monde s’enquiert auprès de Prem de l’état de santé de son fils. Même s’il sait que ce dernier va se remettre, Prem n’est pas tout à fait rassuré quant aux séquelles qu’il gardera de ce triste épisode. Et le fait que le présumé agresseur de son fils habite non loin de chez lui n’est pas non plus pour le tranquilliser.
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Vieux 12/03/2008, 13h06
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malheureusement la violence fine atteigne ban zenfants dans collége , mo espéré qui sa pour arreté et qui zot pas pou tire coup sabre.
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Vieux 21/03/2008, 09h57
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Des collégiens mettent le feu à une salle de classe

VANDALISME
Des collégiens mettent le feu à une salle de classe

Deux élèves ont mis le feu à un tuyau de décharge qui traverse leur classe. En colère, leurs parents ont expliqué que la faute revient au ministère car le tuyau dégage une odeur nauséabonde.

Deux élèves ont mis le feu à un tuyau de décharge au collège d’Etat Sir Abdool Razack Mohamed. Ils auraient choisi de régler leur problème par la manière forte. Deux élèves du collège Sir Abdool Razack Mohamed State Secondary School (SSS), ont incendié un tuyau de décharge qui incommodait les élèves puisqu’il traversait leur salle de classe. Les élèves auraient attendu midi, soit l’heure de la récréation pour placer du papier, imbibé de pétrole dans le tuyau avant d’y mettre le feu. C’était le jeudi 13 mars.

Suite à une enquête, deux élèves ont été identifiés comme les présumés pyromanes. Leurs parents ont été convoqués alors que les deux élèves ont été conduits au poste de police pour répondre à un interrogatoire. L’un est le fils d’un activiste politique, l’autre, fils d’un médecin. Libérés après les interrogatoires, les deux étudiants continuent d’aller au collège normalement. Et à ce jour, aucune sanction n’a été prise contre eux.

Mais les parents des élèves incriminés sont, eux, mécontents. Ils déclarent que la faute revient au ministère de l’Edu-cation. Selon ces derniers, le tuyau qui traversait la salle de classe de leurs enfants était néfaste pour la santé de ces derniers. D’après leur déclaration, une mauvaise odeur, provenant du tuyau, infestait la salle de classe et les enfants n’en pouvaient plus. Ces derniers se seraient plaints à plusieurs reprises à la direction de l’école pour qu’elle remédie à la situation.


«Ils n’auraient jamais dû imposer leur loi»

Néanmoins, les parents des deux élèves, malgré leur colère, soulignent que la faute ne revient pas au collège. Le directeur de Sir Abdool Razack Mohamed

SSS aurait, à plusieurs reprises, soumis des requêtes au ministère de l’Education pour que le tuyau soit réparé. Les officiers du ministère n’ont jamais répondu, confie un des parents. Selon un élève de la classe, ce problème a été soulevé depuis le début de l’année, lors de la rentrée scolaire.

Après cet incident, les élèves ont été transférés dans une autre salle de classe. Mais l’incident a provoqué une divergence entre les parents des enfants du collège. Certains parents estiment que «bien que le tuyau était en mauvais état, des jeunes de 15 ans n’auraient jamais dû imposer leur loi. Il y a d’autre façon de faire pression». Ces derniers veulent que des actions soit prises contre ceux qui sèment le trouble au collège. Le ministère de l’Education a déclaré qu’une déposition a été enregistrée à la police et qu’une enquête est en cours.

L’affaire a été abordée lors d’une réunion houleuse de la Parent-Teacher Association, qui s’est tenue mercredi au collège.





Jonathan RAJARAM
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Vieux 21/03/2008, 16h06
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Le « gandia » fait sa rentrée


Le « gandia » fait sa rentrée

Selon des travailleurs sociaux, le gandia est devenu un produit de consommation courant auprès des jeunes. Plus qu’un usage massif du stupéfiant, c’est une recrudescence de la prise de cannabis au sein d’établissements scolaires qui est notée. L’heure est au rajeunissement des acheteurs et des revendeurs. Un « joint » entre deux cours, c’est presque une banalité.

Certains jeunes se servent de leur argent de poche, ou ils se cotisent entre amis pour se procurer du gandia.«J’ai fumé mon premier “joint ” à l’âge de 12 ans chez moi avec des amis. Et 14 ans, c’est l’âge que j’avais quand j’ai fumé du cannabis pour la première fois à l’école. » C’est ce que déclare Natacha (prénom fictif), élève dans un établissement de Curepipe.

Et fait inquiétant, la majorité des institutions scolaires abritent des jeunes consommateurs. « On assiste à un ra-jeunissement de la population consommatrice de gandia. On constate aussi que de plus en plus de filles s’initient au phénomène », souligne Gérard Lesage, Chairman de la National Agency for the Treatmentand Rehabilitation of Substance Abusers (NATReSA).

Ainsi, pour de simples étudiants se procurer du gandia n’est pas insurmontable. En effet, un élève sert d’intermédiaire entre le groupe et le dealer. « Il y a un garçon au collège qui est connu pour être celui qui peut nous fournir en cannabis. Ainsi, lorsqu’on veut quelque chose, on va vers lui. On lui donne de l’argent et il nous ramène ce qu’on lui a demandé », explique Natacha.

Parallèlement, l’argent est loin d’être un obstacle à cette « mode ». « Comme on est plusieurs à fumer, on se cotise pour acheter. Personnellement, mes parents me donnent Rs 50 d’argent de poche par jour, ce qui fait qu’en cinq jours j’ai Rs 250 en poche. Sachant qu’on peut s’acheter du gandia à partir de Rs 150, l’argent ne nous pose donc pas un problème », souligne t-elle.


Un coin tranquille pour fumer

« Ces jeunes ont de l’argent. Ils ont les moyens de s’offrir des téléphones portables hors de prix, alors, se procurer du gandia à Rs 200 n’est pas impossible », explique Danny Philippe, coordinateur du cen-tre de prévention Noubaz.

C’est dans les coins les plus calmes de l’établissement que les élèves se retirent afin de fumer « un p’tit joint ».

« On part fumer aux toilettes, c’est un en-droit assez tranquille où on ne risque pas d’être dérangé par un professeur ou n’importe quel membre du personnel de l’école », explique Nicolas (prénom fictif), qui est élève en Form V, dans un collège de Curepipe.

« Dans mon ancien collège, la cour de récréation était assez vaste. C’était beaucoup mieux parce qu’on pouvait alors se retrouver dans un coin discret, à l’abri des regards des profs, et on fumait tranquillement entre potes », ajoute Brian (prénom fictif), qui est collégien dans un établissement de l’Ouest.

D’autres étudiants, qui se veulent prudents, avouent consommer du cannabis à l’extérieur du collège ou pendant les événements extrascolaires.

« Beaucoup d’élèves essaient pendant des événements excursions ou un music day. Ce sont des moments où l’attention des professeurs se relâche, mais aussi où l’élève a plus de chances de se retrouver seul. C’est à ces moments précis que j’ai fumé à l’école. ça s’est passé dans les vestiaires ou dans les loges pendant les spectacles. On s’éclipse discrètement dans des lieux laissés sans surveillance », explique Kévin (prénom fictif), élève dans un établissement de l’Ouest.

Toutefois, le risque d’être surpris par un professeur ou le recteur du collège est présent. En effet, il faut savoir qu’en juin 2007, six élèves d’une institution secondaire de l’Ouest comparaissaient devant le tribunal pour une affaire de possession de gandia dans l’enceinte de l’établissement. Ces derniers avaient une certaine quantité de substance illicite mélangée avec du tabac, et ils se sont fait surprendre par des professeurs. Ces élèves ont alors été livrés aux limiers de l’Anti-drug and Smuggling Unit (ADSU).

Toutefois, une telle vigilance du personnel d’établissement n’est pas systématique et l’ensemble des collèges est concerné. « Il est vrai qu’il existe un certain laxisme de la part des collèges sur le contrôle de leurs élèves. J’en connais certains qui vont dans des établissements five stars et qui consomment du cannabis », mentionne Imran Dhannoo, directeur du centre de prévention antidrogue Idriss Goomany.


L’ignorance des parents

Fort heureusement, certains collèges n’hésitent pas à tirer la sonnette d’alar-me lorsqu’il le faut. « Nous avons eu des cas chez nous. Mais très vite, nous en avons informé l’opinion publique et la presse. Nous sommes aussi allés vers des ONG, et nous avons organisé des campagnes de prévention et des causeries afin de sensibiliser les élèves, mais aussi les parents à l’existence de la drogue et du cannabis dans les écoles », déclare Jacques Mallié, directeur du collège Saint-Esprit.

En effet, l’ignorance des parents est un phénomène à prendre en compte et elle facilite, indirectement, l’accès de ces jeunes au gandia. « Les parents sont un gros problème. Ils sont très souvent ignorants sur les effets nocifs du cannabis et du réel danger que leurs enfants courent. Ils sont démissionnaires de leur rôle parental. Par exemple, certains d’entre eux sont peu regardants sur les dépenses de leurs enfants et donnent facilement Rs 200 d’argent de poche sans demander aucune explication », s’indigne Danny Philippe.

Par ailleurs, à Maurice, la loi sur les stupéfiants est assez répressive. « Toute personne prise en possession d’une drogue illégale consommée ou en vue d’être con-sommée, est passible d’une amende n’excédant pas Rs 50 000 et d’une peine de prison n’excédant pas deux ans », souligne un inspecteur de l’ADSU. De plus, une disposition de la loi ajoute : « Si le délit est commis avec violence ou une circonstance aggravante, c’est-à-dire vente à un mineur, un handicapé ou dans un lieu institutionnel (hôpitaux, établissements scolaires…), la peine maximale est doublée. »


239 cas impliquant des jeunes

Pourtant, on dénombre pas moins de 239 cas impliquant des jeunes de moins de 25 ans dans une affaire liée au cannabis pour la seule année 2007. Ces chiffres représentent 41 cas de plus par rapport à 2006, selon les statistiques de l’ADSU. Un tel phénomène s’explique, en partie, par le fait que le gandia est l’unique drogue illicite cultivée à Mau-rice. Il est donc plus facile de s’en procurer et par conséquent, cette drogue est la plus répandue dans la jeunesse mauricienne.

Et qu’on se le dise, le gandia, contrairement aux idées reçues, est loin d’être une drogue douce. « Dans les années 80, les recherches sur le cannabis démontraient qu’il s’agissait d’une drogue douce, moins nocive que l’alcool ou la cigarette. Mais les études récentes contre-argumentent ces faits. Aujourd’hui nous savons que le gandia se révèle plus cancérigène que la cigarette et peut provoquer un cancer très jeune », commente Danny Philippe.

« Il ne faut pas oublier que le cannabis con-sommé à l’adolescence, à un moment où le corps se forme, peut affecter le cerveau des jeunes », renchérit Imran Dhannoo.

Mais hélas, les campagnes de prévention sont encore loin d’avoir atteint l’ensemble de la jeunesse mauricienne, puisque vendredi, un élève de Form V de la Dr Régis Chaperon School, à Rose-Hill, s’est fait surprendre en possession d’une feuille qui semblerait être du gandia. Le recteur, Raouf Nogib, a aussitôt alerté la police. Aucune décision con-cernant le sort de l’élève de 17 ans n’a encore été prise. Entre-temps, il faut réagir au plus vite face à ce phénomène qui est loin d’être… fumeux.

Alexandra ORAISON
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Vieux 03/04/2008, 15h21
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Un élève plongé dans le coma après avoir bu du «jus»

Un élève plongé dans le coma après avoir bu du «jus»

Huit heures de coma. C’est ce qu’a vécu lundi un adolescent de 17 ans. Rencontré hier à l’hôpital Jawaharlal Nehru de Rose-Belle, il nous a expliqué s’être senti mal et avoir perdu connaissance une dizaine de minutes après avoir consommé du «jus d’orange». Il était alors à peu près 11 h 30 et il se trouvait sur le terrain de jeu de son collège, avec une dizaine d’amis.

C’est à 14 h 15 que son père est contacté par le recteur de l’établissement d’Etat, à Beau-Bassin. Le jeune homme, qui s’est réveillé après huit heures de coma, aurait été intoxiqué par la substance qu’il a ingurgitée. Il affirme toutefois ne pas connaître la provenance de ce «jus». Prévenue par le père du jeune homme, c’est la tante de ce dernier qui va le chercher, le père se trouvant alors à Rose-Belle.

Selon le père de l’élève, le recteur de l’établissement l’aurait appelé pour lui dire que son fils avait été trouvé en état d’ébriété et qu’il fallait venir le chercher d’urgence «parce que c’est presque la fin des cours». «Je pensais que c’était une plaisanterie» confie, pour sa part, la tante du jeune.

Elle explique avoir appelé sur le portable de son neveu pour savoir ce qu’il en était. C’est le responsable de l’établissement qui lui répond, lui disant que l’élève est dans un état grave et qu’il ne sait pas quoi faire de lui. Inquiète, elle arrive à l’école une dizaine de minutes plus tard. «Il était dans un sale état.» Elle raconte qu’il vomissait lorsqu’elle l’a mis dans sa voiture et l’a emmené à la clinique.

Là, on lui annonce que son neveu est dans le coma. Les médecins tentent de le réanimer, sans succès. Ne disposant pas de l’équipement nécessaire pour soigner le jeune homme, ils conseillent à sa tante de l’envoyer à l’hôpital pour qu’il y reçoive les soins appropriés. Il sera ainsi transféré à l’hôpital Jawaharlal Nehru, Rose-Belle.


Flagrant délit de consommation d’alcool

Le jeune homme se réveillera vers 20 heures, lundi. Il restera toutefois à l’hôpital, en observation. Il a, par la suite, expliqué à ses parents les circonstances qui ont mené à son coma, dans l’enceinte de son collège. Selon ses dires, il se trouvait sur le terrain de football du collège, pour une compétition interclasses de football. C’est la soif qui l’aurait poussé à boire du jus trouvé dans une bouteille sur la pelouse. Il était alors avec des amis et pensait que le jus appartenait à l’un d’eux. Mais il se serait senti mal dix minutes après et aurait perdu connaissance.

Du côté de l’établissement secondaire, on affirme que les parents du jeune ont été contactés dès qu’il a été découvert. C’est un autre élève qui aurait signalé à l’administration que quelqu’un se trouvait sur la pelouse. Et selon un membre de l’administration contacté hier, l’adolescent ne figurait pas sur le registre lundi.

En d’autres termes, il était absent, selon l’école. Il semblerait d’ailleurs qu’il y ait des problèmes concernant le contrôle des en-trées et des sorties des élèves de l’enceinte de l’école.

Concernant la consommation de substances illicites dans l’enceinte de l’établissement, un responsable du collège affirme que des élèves ont, par le passé, été pris en flagrant délit de consommation d’alcool. Leurs parents étaient immédiatement convoqués, comme cela a été le cas lundi. Notre source n’a toutefois pas souhaité nous donner des détails sur la fréquence de telles découvertes.

Parlant de ce genre de situation qui touche de plus en plus de collèges, Rajen Chamroo, porte-parole de la Fédération des managers de collèges privés, a, hier, dénoncé un laisser-aller total de la part des autorités. Pour lui, une mise à jour des règlements des établissements scolaires est nécessaire pour que les choses s’améliorent. «Il nous faut agir avant qu’il ne soit trop tard.»




Vincent POTAGE
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