ONG à Moris - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice
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Vieux 25/06/2007, 14h11
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ONG à Moris



Au service de la communauté


Maurice comprend quelque 400 organisations non gouvernementales (ONG). Des années durant, certaines ont apporté leur aide aux plus vulnérables de la société. Quel rôle aujourd'hui ?
Les ONG sont au service de la communauté depuis longtemps à Maurice. Elles apportent leur soutien aux personnes dans le besoin et en fonction des problèmes survenant à diverses époques. Plusieurs domaines sont ainsi touchés : de la lutte contre la pauvreté jusqu'aux problèmes sociaux, à l'exemple du VIH & SIDA, en passant notamment par l'aide à l'enfance en difficulté. Or, certaines ONG fonctionnent de manière effective, mais des difficultés sont notées auprès d'autres organisations.
Compétence. Maurice compterait à ce jour environ 400 ONG. Le Mauritius Council of Social Service (MACOSS) en regroupe 240, opérant dans les secteurs santé, environnement et droits humains, parmi tant d'autres. Dana Chengan, le président de cette instance, explique qu'un grand nombre a vu le jour à l'initiative de particuliers sensibles à un problème précis. Sans forcément, toutefois, avoir l'expérience requise pour apporter une réponse adéquate à ces problèmes. Dana Chengan déplore ces ONG stagnant à un stade embryonnaire. En revanche, il est observé que des organisations sont parvenues à acquérir les compétences nécessaires et ont pris une envergure quasi nationale dans l'aide apportée.
Proximité. Ce rôle des ONG ne semble, cependant, pas suffisamment reconnu par la société, "malgré leur travail de proximité auprès des groupes les plus vulnérables de la population, en cette période de transition." Carlo Merla, project manager du Strengthening of the NGO Sector in Mauritius (SNSM), précise encore : "On est en train de lancer une discussion dans le cadre du projet pour justement déterminer le rôle des ONG à Maurice." Cet intervenant, qui opère pour le Programme de Nations Unies pour le Développement (PNUD), est basé au MACOSS.
Efficacité. Carlo Merla poursuit que le but du projet SNSM est de promouvoir les ONG non seulement comme prestataires de service, mais également comme partenaires dans la définition d'une politique de développement socio-économique. Un chantier à volets, dont la réforme du cadre régulatoire et institutionnel régissant les ONG, ainsi que l'établissement de nouveaux modèles de relation entre ONG et gouvernement. Pour un partenariat effectif. Il importe que les ONG soient davantage efficaces, en améliorant leur capacité de produire des résultats concrets et durables, souligne ce représentant du PNUD.
Dialogue. Dana Chengan, pour sa part, souligne l'absence de consultation entre ONG et autorités concernées. Un dialogue qui permettrait de mieux cerner les problèmes de société et qui, avec l'aide de l'État, donnerait la possibilité aux ONG d'appliquer des solutions en conséquence. "L'État fait appel aux ONG pour mettre des facilités à la disposition des plus vulnérables, mais n'engage pas de consultations sur comment implémenter ces facilités."



Raffermissement

LeSNSM est un projet initié par MACOSS et PNUD pour renforcer le secteur des ONG. Un steering committee réunit lundi des représentants d'ONG et du secteur privé ainsi que ceux de ministères concernés par le fonctionnement des ONG. Le comité est appelé à réfléchir et à émettre des recommandations dans le but de rehausser le potentiel des organisations dans le processus du développement social et économique. Une politique nationale devrait être dégagée prochainement. De même qu'un programme de formation tous azimuts.


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Vieux 06/07/2007, 15h45
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UNION EUROPÉENNE Claudia Wiedey :


" Un programme déterminé par vos propres demandes "














La première tranche du programme de coopération décentralisée avec le soutien financier de l'Union européenne permettra à une cinquantaine de Non-State actors (organisations non-gouvernementales) de bénéficier d'une aide de l'ordre de Rs 55 millions. La remise des contrats aux bénéficiaires s'est déroulée, hier après-midi, en présence du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, et de la représentante de la Délégation de la Commission européenne à Maurice, Claudia Wiedey.
L'Union européenne a prévu un budget global de Rs 600 millions sous le programme de coopération décentralisée, avec une tranche de Rs 240 millions consacrée à la lutte contre la pauvreté et à l'intégration sociale des groupes vulnérables. Dans le sillage du premier volet de ce programme, trois autres appels de soumission de projets par des ONG à être financés sous ce programme sont prévus d'ici à la fin de cette année, soit un premier en octobre, un deuxième pour des projets concernant l'eau et l'agriculture à Rodrigues et un troisième pour les opérateurs de petites et moyennes entreprises. Pour cette dernière opération, Rama Sithanen a annoncé une enveloppe de Rs 70 millions.
Intervenant peu avant l'allocation des contrats pour le financement de ce projet, Claudia Wiedey n'a pas manqué de rappeler que " this is a programme which is driven by your own demands. It is really a response to the needs as you have formulated them ". " It reflects your concerns ", devait-elle faire ressortir. Elle a ajouté que le programme de coopération décentralisée représente un approfondissement du concept de Anou Diboute Ansam.
Selon la formule arrêtée, les organisations non-gouvernementales, dont les projets ont été choisis, bénéficieront d'un financement jusqu'à hauteur de 75% des coûts du projet, les 25% restant à la charge des promoteurs. " We were overwhelmed by the enormous response. It shows that this is a programme that is needed, wanted and a response to the demands and requirements of Mauritius ", devait soutenir Claudia Wiedey lors de son intervention au Rajiv Gandhi Science Centre.
De son côté, le vice-Premier ministre et ministre est revenu sur l'importance de l'Empowerment, l'intégration sociale, la solidarité ainsi que la lutte contre la pauvreté. " We put empowerment, integration of the vulnerable groups, poverty alleviation and solidarity at the top of our agenda. The programme must be demand-driven. In these fields, we have to work in close collaboration with the NGOs. You know much better how to address these problems. But you need support. You need resources. This is what the scheme is doing ", a-t-il déclaré.
Rama Sithanen a souhaité une plus étroite collaboration entre les ONG engagées dans la lutte contre la pauvreté de même que l'intégration sociale des groupes vulnérables avec l'Empowerment Programme. " Les projets financés sous le programme de coopération décentralisé sont d'une importance capitale dans la conjoncture. Je veux citer les exemples des cours de rattrapage pour les Drop-Outs du cycle primaire, la formation professionnelle pour les jeunes et les femmes ou encore la réhabilitation des personnes autrement capables et de celles du troisième âge ou encore l'initiation à l'informatique, un outil d'avenir ", a-t-il avancé.
Le vice-Premier ministre et ministre des Finances n'a pas manqué de souligner que pas moins de huit projets présentés par des ONG de Rodrigues ou de la Rodrigues Regional Assembly ont été retenus pour bénéficier du financement de l'Union européenne. " Deux gros projets soumis par l'Assemblée régionale de Rodrigues sont financés sous ce projet. Rodrigues a bénéficié d'un montant de Rs 8,5 millions, soit 16% de l'enveloppe allouée pour cette première tranche ", a-t-il fait ressortir.
Les ONG bénéficiaires
Parmi les organisations non-gouvernementales dont les projets ont été retenus sous la première phase du programme de coopération décentralisée, figurent l'Association Entreprendre au Féminin pour un projet agricole ; Etoile de Mer Association pour un projet en faveur des Drop-Outs ; Link-to-Life pour assurer le transport des malades atteints de cancer lors de leur traitement ; le Mouvement d'Aide à La Maternité pour son initiative dans la lutte contre des grossesses précoces ; le Comité Quartier de la Rue La Paix pour un programme d'initiation informatique en faveur des groupes vulnérables ; la Mauritius Scouts Association ; l'Association Enfance Défavorisée de Chemin-Grenier ; l'Organisation Fraternelle de Cité-Attlee ; l'Association des Femmes de gens de Mer ; la Pailles Muslim Benevolent Association ; l'Association de Cité-St-Joseph ; la Construction and Metal Workers Association pour un projet d'initiation à l'informatique ; la Pamplemousses/Rivière-du-Rempart Women's Committee ; l'Association des Planteurs du Sud-Est ; la Mauritius Co-operative Union ; l'Association pour la Promotion de la Santé (APSA) ; l'Atelier de Musique Mo'zar ; la Southern Handicapped Association ; la Sir Pierre Dalais Government School PTA ; le centre d'écoute de Surinam ; l'Ecole pour la Solidarité et la Justice ; Friends in Hope ; Solidarité Vert ; PILS ; une association engagée en faveur des personnes souffrant d'épilepsie ; la Senior Citizens Association of Camp Yoloff ; la Cyprès Handicapped Association ; la Fondation Espoir et Développement et l'Atelier Joie de Vivre de Chemin-Grenier.
Ces associations ont bénéficié d'une assistance financière jusqu'à hauteur de Rs 385 000 (10 000 euros). D'autres projets soumis ont été financés dans la fourchette entre Rs 385 000 et Rs 3,8 millions. Les organisations bénéficiaires sont le Centre technique de Montfort ; Caritas, avec trois projets, dont l'un pour la réhabilitation d'Abri de Nuit ; l'Arya Sabha pour des projets à Chemin-Grenier et à Belle-Mare ; l'APEIM ; le Mouvement pour l'Autosuffisance alimentaire ; le Mouvement pour le Progrès de Roche-Bois ; SOS Children's Village ; le Conseil de district de Rivière-Noire ; ANFEN et la Cowbreeders Society de Saint-Pierre.
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Vieux 07/12/2008, 11h08
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Les lauréats du National NGO Award 2008

Les lauréats du National NGO Award 2008

Béatrice Hope

Le Comité Quartier de la Paix, le EDYCS Epilepsy Group, l’EPCO (Environmental Protection and Conservation Organisation) et Mauritius SOS Village sont les lauréats du National NGO Award 2008. La cérémonie de remise des prix s’est tenue, ce 5 décembre, à l’Auditorium Octave Wiehé, à Réduit.

«Vous les volontaires, vous êtes ceux qui compensent ce que l’argent ne peut pas offrir», affirme Mekraj Baldowa, nouveau directeur du MACOSS, en prélude à la cérémonie de remise de prix. Les lauréats de l’édition 2008 pouvaient donc s’attendre à une reconnaissance de leur travail. Et cela a été le cas lorsque sont intervenus les responsables de ce concours.
«Le jury a alloué des points aux ONG selon les preuves qu’elles ont données dans les portfolios qu’elles nous ont remis. Dire qu’on a aidé les personnes âgées, par exemple, n’est pas suffisant car trop vague. Nous nous sommes basés sur les chiffres fournis– combien de personnes exactement vous avez pu aider…» précise Mme Satiendra Ragubar, présidente du jury.

Logaden Muneesamy, du représentant du bureau des Nations Unies à Maurice, a lui repris le discours du Secrétaire Général des Nations Unies, qui soulignait l’engagement des Nations Unies à aider au «développement socio-économique» du pays, et de la mise en application d’un «capacity programme visant à renforcer le secteur des ONG à Maurice».
De son côté, Ravin Dhajee, CEO de la Banque Barclays, sponsor de la cérémonie, demande à l’Etat de réfléchir à l’adoption d’une législation qui imposerait aux compagnies du secteur privé à reverser une partie de leurs profits aux ONG, au nom de leur «corporate social responsibility».

Plusieurs invités tels que le Dr Satish Boolell, un représentant de l’Ambassade de Chine à Maurice, des officiels du ministère de la Sécurité sociale et du Senior Citizen Council étaient parmi les invités de la cérémonie.

La liste des primés
Le Comité Quartier de la Paix s’est distingué pour sa lutte contre la consommation de substances illicites (Catégorie Substance Abuse) alors que l’EPCO a été récompensé pour ses actions pour la protection de l’environnement (Catégorie Environnement). Le EDYCS Epilepsy Group pour son soutien aux personnes épileptiques (Santé) et finalement, le Mauritius SOS Village pour son aide aux enfants défavorisés (Catégorie Allègement de la pauvreté). Les second prix vont aux ONG suivants: le Dr Idrice Goomany Centre for the Prevention and Treatment of Alcoholism and Drug Addiction, la Protection of Animals Welfare Society (PAWS), le Mouvement d’Aide à la maternité, l’association Friends in Hope et la Mauritius Alliance of Women. Les troisième prix vont au Centre de Solidarité Pour une Nouvelle vie, à la Maison Familiale Rurale du Nord et à Union Park Women’s Association.

Chaque année, à l’occasion de la Journée Internationale du Bénévolat, décrétée depuis 1985 par les Nations Unies, des activités sont organisées partout à travers le monde afin de valoriser le travail de millions de volontaires. C’est dans ce contexte que le ministère de la Sécurité sociale, le MACOSS et le NGO Trust Fund a organisé le National NGO Award, afin de remettre des prix aux ONG du pays qui se sont distinguées dans leurs secteurs. 50 ONG étaient en compétition pour cette seconde édition.

L'express.mu
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Vieux 08/01/2009, 08h58
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FÊTES DE NOËL
Les ONG s’investissent
C’EST connu, les différentes Organisations non gou - verne mentales( ONG) ont pris la bonne habitude de jouer au père Noël. Outre la distribution de cadeaux dans les quartiers défavorisés, elles mènent d’autres actions.
Ainsi, Prepamar Ltd, une organisation qui a l’intention de reconstituer un pan de l’Histoire de Vieux- Grand- Port, a sponsorisé deux actions avant la fin de l’année 2008 : d’abord une fête de Noël, qui s’est tenue dans la cour de l’école Notre- Dame- du- Grand- Pou voir, pour distribuer distribuer des cadeaux à 80 enfants défavorisés, et ensuite, le transport des femmes entrepreneurs de Vieux- Grand Port pour la journée Selebrer la fam kreol dans le cadre du Festival Inter - national Kreol à Mon- Choisy, début décembre 2008.
L’organisation non gouvernementale Good Hope, qui anime des sessions de formation sur les valeurs morales, était présente à St Hilaire pour offrir des cadeaux aux enfants et un déjeuner aux personnes âgées.



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Vieux 28/02/2009, 13h03
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Nouvelle ONG:ARISE ouvre deux structures résidentielles pour enfants négligés

ARISE ouvre deux structures résidentielles pour enfants négligés



Prendre en charge l'enfant en difficulté et l'accompagner dans sa vie, tel est l'objectif de la nouvelle organisation non-gouvernementale, Association pour l'accompagnement, la réhabilitation et l'insertion sociale des enfants (ARISE). Cette dernière, qui a ouvert deux foyers d'accueil à l'intention des enfants victimes d'abus et nécessitant un encadrement, attend les premiers pensionnaires.
Ces enfants seront référés par la Child Development Unit (CDU) du ministère des Droits de la Femme. ARISE, financée par l'Union européenne, est un projet qu'Elizabeth Songor a conçu. Active sur le terrain social, celle que tous ceux qu'elle côtoient appellent "sœur Babeth" est religieuse de la Congrégation des sœurs de Marie Réparatrice. Mais si elle s'appuie sur sa foi pour venir en aide aux enfants nécessiteux, Elizabeth Songor précise cependant que ARISE n'est pas une ONG religieuse, mais sociale. "ARISE accueillera des enfants indépendamment de leur appartenance religieuse", souligne-t-elle. A Bain des Dames, Cassis, c'est le foyer Soleil Levant qui ouvrira ses portes à quatre garçons. Tandis qu'à Pointe aux Sables, c'est Soleil d'Espérance qui sera la maison d'accueil des filles. "Elles seront quatre également", précise Elizabeth Songor. "Tout est prêt pour recevoir les enfants dans les meilleures conditions", poursuit-elle. Encore au stade embryonnaire, ARISE, indique notre interlocutrice, a souhaité commencer par un programme basé sur l'accueil d'un petit groupe d'enfants - qui seront encadrés par un personnel formé et disposant d'une expérience au plan social. Quant au suivi psychologique, il devrait être assuré par la CDU, puisque c'est cette instance qui réfère les cas à l'ONG. Selon le programme conçu pour les deux structures résidentielles, les jeunes accueillis bénéficieront d'un encadrement jusqu'à ce qu'ils atteignent la majorité. "C'est pour cette raison que nous avons choisi de prendre en charge des enfants qui ont entre 7 et 10 ans", explique Mme Songor. Les enfants de Soleil Levant et Soleil d'Espérance pourront poursuivre leur scolarité normalement et bénéficier de rattrapage scolaire si besoin est. Des activités pédagogiques, dont des sorties, feront aussi partie du programme des enfants. A 53 ans, Elizabeth Songor voit son rêve, celui d'offrir une structure d'accueil aux enfants négligés, se concrétiser. Cela fait un bout de temps déjà que l'idée lui trottait dans la tête. Le déclic, confie-t-elle, survient au Kenya, précisément dans un des bidonvilles de la capitale, Nairobi. On est en 2002 et Elizabeth Songor est en mission. Pendant près d'une année, elle est appelée à travailler avec des filles vivant dans la rue. La plupart d'entre elles sont orphelines. L'expérience acquise là-bas la pousse, à son retour au pays, à s'intéresser de près au travail effectué par les éducateurs de rue à Maurice. Elle participe à une formation pour les éducateurs et commence à envisager la mise sur pied d'un projet. "C'est en lisant un article dans Week-End sur la réhabilitation des enfants de rue que j'ai pu cerner ce que je voulais faire, ouvrir une structure d'accueil pour palier une absence à ce niveau", raconte la fondatrice d'ARISE. Evoquant le projet avec un éducateur de rue, Elizabeth Songor s'installe dans une maison à Pailles, région qu'elle connaît bien en tant que travailleuse sociale. "Mais, une fois sur place, j'ai vite réalisé que Pailles, pour des raisons évidentes, avait besoin d'un grand projet. Je ne pense pas que cela aurait été une bonne idée de commencer d'emblée par un programme d'envergure. " Le projet ARISE nécessite un financement de Rs 400 000 annuellement. Si pour l'instant l'Union européenne est la seule source de soutien financier, ARISE espère approcher et surtout convaincre d'autres bailleurs de fonds de lui prêter main forte.


Week-End 22/02/2009
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Vieux 25/05/2009, 15h04
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Le financement aux ONG en suspens

Le financement aux ONG en suspens


Les effets de la crise économique sur la société se font déjà sentir. Même si nous n'avons pas connu de licenciements en masse comme dans certains pays, la détresse humaine est palpable. Ce qui requiert une plus grande présence des ONG auprès des plus vulnérables. Mais paradoxalement, celles-ci se retrouvent avec des moyens limités, puisqu'elles dépendent beaucoup du financement des firmes privées… en difficultés elles aussi.
Ils étaient nombreux à espérer "un petit effort" de la part du gouvernement et du patronnât pour une compensation salariale qui leur permettrait de mieux faire face à la vie chère. Mais plus d'illusion, le couperet est tombé : Rs 200 pour ceux touchant jusqu'à Rs 12 000 et rien pour les autres. La crise continue à sévir, et il est même prévu que la situation s'empire dès juillet.
Les plus touchés par cette récession mondiale sont indéniablement les plus vulnérables. Et les ONG qui œuvrent auprès d'eux ne sont pas épargnées non plus. On le sait, pour mener à bien leur mission auprès des démunis de la société, les organisations comptent beaucoup sur le financement des firmes privées. L'aide gouvernementale ne suffit pas toujours. Dans certains cas, cette aide n'existe pas.
Dana Chengen, vice-président du MACOSS ne cache pas son inquiétude face à la situation. Dans un contexte où les entreprises ne parlent que de réduction de coûts, le financement aux ONG pourrait bien y passer. "Certains ont déjà commencé à en parler", dit-il. Le paradoxe, ajoute-t-il, c'est qu'en une telle période, les ONG doivent renforcer leur présence sur le terrain car "les plus vulnérables ont besoin d'un encadrement. Autrement, le fossé va continuer de s'agrandir."
À Terre de Paix, Alain Muneean, le directeur, ne cache pas son inquiétude non plus. D'autant que son organisation a déjà commencé à ressentir les effets de la crise. "Il y a, par exemple, une compagnie qui offrait le petit déjeuner aux enfants. Depuis janvier de cette année, elle nous a fait savoir qu'elle ne pourra plus continuer à offrir ce service."
Chez CEDEM a Floréal et à Vacoas, Rita Venkatasawmy avoue également toutes ses difficultés à faire bouillir la marmite. La gestion quotidienne de l'école et du shelter est devenue un vrai casse-tête. Comme il s'agit ici d'enfants, il n'est pas toujours facile de chercher à réduire les frais dans les activités et surtout pas dans la nourriture. "Par exemple, le lait est une denrée qui coûte très chère. Je ne peux pas priver les enfants de lait. On va essayer de couper ailleurs, mais ce n'est pas vraiment évident."
Si la directrice du CEDEM se fie au fait que le Corporate Social Responsibility (CSR) soit aujourd'hui une obligation pour les grandes entreprises, celui de Terre de Paix n'est pas du tout rassuré. Alain Muneean rappelle que les entreprises investissent 1% de leur profit dans les activités du CSR. Si le profit baisse, le financement baisse aussi.
En contre partie, Alain Muneean s'attend à voir une plus grande implication de l'État dans l'encadrement aux enfants en détresse. Il souhaite que l'État prenne en considération le fait que le secteur privé a diminué sa contribution dans les projets sociaux. "Nous avons trois sources de financement : les firmes privées, les levées de fonds auprès du public et l'aide de l'État. Puisqu'avec la crise les deux premières sources sont devenues incertaines, il ne nous reste plus que l'État. En même temps, je fais un appel aux firmes qui peuvent encore financer les ONG, de continuer à le faire."
Dana Chengen est lui d'avis que le gouvernement devrait donner des incentives aux firmes privées pour qu'elles continuent à financer les ONG. Il rappelle que le MACOSS a toujours réclamé le rétablissement de l'exemption fiscale pour les dons aux ONG. De même, il invite à revoir la politique de CSR. "Les firmes ont souvent leurs propres projets ou alors, ils interviennent là où ils ont des intérêts." De même, le vice-président du MACOSS souligne que les bailleurs de fonds ont aussi leurs exigences. "Souvent, ils demandent une préparation participative qui nécessite un investissement de départ, plus qu'une assistance technique."
De sa présence sur le terrain, Dana Chengen dit noter beaucoup de difficultés par rapport à l'endettement. La crainte de perdre son emploi et de ne pas pouvoir rembourser ses dettes est persistante. "Les gens sont devenus très centrés sur eux-mêmes, compte tenu des difficultés."
Si Alain Munean dit ne pas noter des répercussions sur la famille pour l'instant, il concède que cela va arriver à un moment ou un autre. En revanche, il est témoin, chaque semaine, du nombre de personnes qui viennent à Terre de Paix pour chercher de l'emploi. "Chaque semaine, nous avons 4-5 personnes qui viennent chercher du boulot. Nous n'avons jamais connu une telle situation. Je crois que c'est un signe très fort que la crise est là." Comme chaque année, le MACOSS a soumis son mémoire au ministre des Finances dans le cadre de la préparation du budget (voir hors-texte). Sauf que cette année, le contexte économique et social a beaucoup changé et que les ONG sont appelées à jouer un rôle plus vital que jamais.
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Vieux 27/08/2009, 11h51
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MAISON FAMILIALE RURALE DU NORD

Des jeunes initiés à la vie de la ferme


Une dizaine d'élèves de la Maison Familiale Rurale (MFR) du nord étaient à Curepipe au centre de l'Agricultural Research Extension Unit, (AREU) lundi dernier. Une visite destinée à les faire découvrir la vie à la ferme. Ce, dans le cadre du projet d'une mini-ferme intégrée que compte lancer la MFR.
"Comment est-ce qu'on sait si c'est un mâle ou une femelle?" demande un jeune garçon qui regarde attentivement un couple de lapins. "Qu'est-ce qu'on leur donne à manger?" crie une autre voix. Ces jeunes, âgés de 16 à 18 ans, sont des élèves de la MFR du nord. Ils sont venus au centre de l'Agricultural Research Extension Unit (AREU), à Curepipe, pour étudier les animaux. Car, cette connaissance, ils en auront besoin très bientôt.
"On va débuter avec un projet d'élevage. La MFR a un lot de terre que nous transformerons en mini-ferme avec des animaux et aussi une plantation de légumes. En venant ici, nous espérons comprendre comment se passe les choses et avoir une vraie expérience", explique Raj Jatoo, le directeur de la MFR. "Et pas zis lor papier", lance un des jeunes présents. Lui, c'est Olivier-Bheeka Moshe. Un mètre dans la main, il prend les mesures pour les mangeoires des animaux. "2 pieds 7 en hauteur, 3 pieds 3 en largeur et 2 pieds 2 en longueur", murmure-t-il. C'est lui qui sera responsable de la construction des mangeoires pour les animaux dans la petite ferme que la MFR du nord va mettre en place.
Ce n'est pas la première fois que ces élèves entament un tel projet. "Nous avons proposer ce projet suite à une expérience très satisfaisante avec une pondeuse. Les élèves avaient construit un poulailler pédagogique qui était financé par le NGO Trust Fund et d'autres compagnies", explique Raj Jatoo. "Nous avons voulu faire ce projet pour un retour à la vie d'antan. Ces élèves sont formés à la MFR et, nous les encourageons à répéter l'expérience chez eux." En effet, ces élèves ont suivi des cours en agriculture et en aménagement des espaces verts. Bien que n'ayant pas intégré le système éducatif normal, leur soif de connaissance reste grande. Pour l'instant, ils veulent tout comprendre sur les animaux de ferme. Ces connaissances leur seront plus tard utiles. Les questions fusant de partout, les officiers de l'AREU ont eu du pain sur la planche.
"Nous essayons de contribuer à la formation, par l'information sur la technique", explique l'officier. "C'est plus intéressant et instructif pour ces jeunes de voir comment marche une ferme, comment se déroule le travail au quotidien, avec ses inconvenients tels que l'odeur des étables et autres… Ce sont des choses qui ne peuvent être décrites sur papier."
Mais ce ne sont pas ces quelques inconvénients qui dérangeront les élèves. Après une visite dans les étables et les clapiers, l'officier les emmène vers la plantation des fourrages. Alors qu'il explique aux élèves les différents types de plantes qui sont bénéfiques aux animaux, Sandra Assonne, 18 ans note systématiquement dans un cahier. Elle explique que : "J'ai appris plusieurs choses aujourd'hui. Comme le fait que c'est mieux si on donne du fourrage frais aux animaux que ceux qui sont gardés pendant des jours. Ce que j'ai appris ici va beaucoup m'aider à la maison ainsi que pour notre projet." Jason lui, s'amuse à prendre des photos des plantes qui sont servies comme nourriture aux animaux. "Mone apprane ki par jour ene vache bizin 50 kilo fourrage. Maintenant, j'ai les noms de ces plantes ; leucerne, herbe éléphant, le guatemalat…" Peu de temps après, la visite se termine. Raj Jatoo remercie l'officier, et explique : " Ces enfants ont l'habitude de faires des visites d'études mais aujourd'hui c'est plus spéciale. Cette visite marque le premier pas dans le projet."




MFR du Nord

La Maison Familiale Rurale du Nord est une ONG qui accueille les adolescents de 14-18 ans, ne pouvant s'adapter au système scolaire et exprimant des difficultés à poursuivre leur scolarisation. Raj Jatoo, le directeur de la MFR explique :"Ouvert il y a 15 ans, la MFR du Nord a quelque 80 élèves qui suivent des cours de 3 ans basés sur la Pédagogie par l'Alternance. " En effet, ils apprennent des valeurs humaines et sont exposés aux thèmes tels que le VIH/SIDA, le patriotisme, l'agriculture, la mécanique, entre autres. Ils sont par la suite placés dans des organisations et des compagnies pour des stages. Chaque année, la MFR recrute une vingtaine d'étudiants. La MFR est aussi présente à Bambous et Bel Ombre.
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