La crainte de la vie chère à moris - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 13/06/2007, 12h04
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La crainte de la vie chère à moris

SPÉCIAL BUDGET
La crainte de la vie chère (1)

Nous avons demandé à des citoyens de nous dire leurs attentes du budget. C’est sans surprise qu’ils font l’amalgame entre leurs attentes personnelles et celles liées à leur vie professionnelle : ils estiment que les mesures budgétaires n’influenceront leur vie privée et leur bien-être que si leurs conditions professionnelles s’en trouvent améliorées.

Salil Roy,
planteur et président de la Planters Reform Association

“Qu’on arrête de subventionner le sucre sur le marché local !”

“Les premières 60 tonnes de sucre que nous produisions étaient exonérées de la taxe. Or, le ministre des Finances a enlevé cette exonération l’année dernière. Ce n’était surtout pas la chose à faire en ces temps difficiles et nous demandons que cette exonération soit remise. Les planteurs avaient aussi droit à un 4x4 hors taxes, mais tel n’est plus le cas. Que le gouvernement rétablisse le duty-free et qu’il mette des prêts à la disposition des planteurs, sous des conditions préférentielles, comme pour les fonctionnaires. Nous voulons aussi que les recettes du sucre nous soient données en devises étrangères et, enfin, que l’on arrête de subventionner le sucre sur le marché local. Nous aimerions aussi voir le mécanisme que le gouvernement mettra en place pour faciliter l’equity participation de tous les planteurs dans tous les sugar related sectors.”




Gilbert Espitalier-Noël,
président du groupe Cerena

“Le danger d’une marche arrière”

“La continuation est essentielle. Dans toute restructuration, les résultats ne sont pas visibles tout de suite. Je pense que le danger est que le gouvernement prenne peur face à ce qu’on entend dans la rue et fasse marche arrière. J’estime que ce risque existe, mais je suis conforté d’entendre le ministre des Finances réitérer sa position en disant qu’il ne faut pas céder aux pressions. Il y a aussi un aspect social qui, je pense, sera tenu en considération dans le budget, si l’on tient compte de la généreuse compensation salariale. C’est clair que le pouvoir d’achat de beaucoup a baissé et qu’il y a une nécessité de soulager ceux au bas de l’échelle. J’ajoute qu’il ne faut pas pénaliser ceux qui ont un esprit d’initiative en leur imposant des taxes trop fortes. C’est la taxation légère que nous avons toujours eue qui encourage l’actionnariat.”



Marie Claire Mannick,
“cleaner” dans une entreprise de la capitale

“Le coût de la vie augmente, mais le salaire reste pareil !”

“Que la vie devienne moins chère ! Mais j’ai bien l’impression qu’au contraire, elle va augmenter alors que notre salaire, lui, n’augmente pas ou alors de très peu. Si le coût de la vie augmente mais le salaire suit, c’est très bien, mais comment peut-on continuer à vivre avec le même salaire alors que le prix des produits de base ne cesse de prendre l’ascenseur ? Non, je n’ai pas de grandes attentes parce que je sais que la vie deviendra plus dure encore après le budget.”



Deepa BHOOKHUN
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Vieux 13/06/2007, 12h05
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La crainte de la vie chère (2)
Nous avons demandé à des citoyens de nous dire leurs attentes du budget. C’est sans surprise qu’ils font l’amalgame entre leurs attentes personnelles et celles liées à leur vie professionnelle : ils estiment que les mesures budgétaires n’influenceront leur vie privée et leur bien-être que si leurs conditions professionnelles s’en trouvent améliorées.

Eshan Raymode,
fabricant de chaussures depuis 15 ans

“Que le seuil de la TVA soit revu !”

“J’attends que le gouvernement définisse, une bonne fois pour toutes, ce qu’il comprend par PME. J’espère que le ministre des Finances va baisser la TVA (NdlR : taxe sur la valeur ajoutée) sur les matières premières pour donner plus de motivations aux entrepreneurs puisque, avec la perte du pouvoir d’achat, la vie devient de plus en plus dure. Le Business Facilitation Act est très bien mais les organisations comme SEHDA (NdlR : Small Enterprises and Handicraft Development Authority) et EM (Enterprise Mauritius) prennent toujours trop de temps à réagir. Il serait aussi peut-être temps de revoir le seuil de Rs 2 millions pour que la majorité des commerçants soit enregistrée auprès de la TVA. Ce n’est qu’ainsi que le secteur informel sera régularisé.”




Dr Meeta Davidsen,
médecin généraliste du privé

“Nous sommes des laissés-pour-compte”

“Les médecins généralistes du privé sont des laissés-pour-compte dans tous les budgets. Nous sommes au nombre de 450 et nos frais de consultation sont de Rs 250. C’est notre gagne-pain mais les gens ne veulent pas payer plus parce que les généralistes du public font aussi des consultations privées et nous font de la concurrence déloyale. Avec la perte du pouvoir d’achat, les gens rechignent de plus en plus à nous consulter pour une ordonnance puisque cela coûte entre Rs 600 et Rs 900. Ils préfèrent aller au dispensaire. De plus, nous n’avons même pas droit à des voitures hors taxes ni à des facilités de paiement quand nous achetons nos voitures. Le résultat, c’est que beaucoup de médecins généralistes du privé quittent le pays, préférant émigrer.”





Urmila Banymandhub Boolell,
légiste et présidente de The Indus Entrepreneurs

“Je n’attends pas le budget avec impatience !”

“Je dois dire que je n’attends pas le budget avec impatience puisque, avec le dernier, je me suis retrouvée à payer plus d’impôts ! Je n’ai plus droit à des exemptions et je me retrouve avec une note d’impôts effarante ! En tant que professionnelle, je note qu’il y a un énorme problème de formation dans tous les secteurs, avec pour résultat que malgré que les gens soient qualifiés, ils n’ont pas d’expérience. J’espère que le budget va régler ce problème car nous savons quels sont nos besoins - le secteur des Tics, les nouvelles technologies, le secteur financier, etc. Je sais aussi que le budget de l’an dernier a mis l’accent sur les PME (NdlR : petites et moyennes entreprises), mais je pense qu’il y a tout à faire dans ce secteur. Ailleurs, quand les gens prennent conscience qu’ils ont du succès, ils ont tendance à ouvrir leur propre boîte, mais ici, la tentation est d’être employé à vie. Je suis aussi interpellée par la mesure qu’avait essayé d’introduire le ministre des Finances l’an dernier concernant l’ouverture du pays aux avocats étrangers. Je ne suis pas contre, mais je crois qu’il faut d’abord mettre de l’ordre chez nous et réglementer le métier.”
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Vieux 13/06/2007, 12h06
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La crainte de la vie chère (3)
Nous avons demandé à des citoyens de nous dire leurs attentes du budget. C’est sans surprise qu’ils font l’amalgame entre leurs attentes personnelles et celles liées à leur vie professionnelle : ils estiment que les mesures budgétaires n’influenceront leur vie privée et leur bien-être que si leurs conditions professionnelles s’en trouvent améliorées.

Viken Vadeevaloo,
étudiant en 2e année de sciences politiques à l’université de Maurice

“Réintroduire l’exonération sur les dons”

“Je dois dire que j’ai apprécié l’esprit du dernier budget : si l’on travaille, on gagne de l’argent, si l’on ne veut pas travailler, on n’a rien. C’est très bien. Mais j’avoue que je ne comprends pas trop ce que l’on veut faire dans le long terme. On veut réduire les gaspillages pour faire quoi ? Combattre la pauvreté ? Créer des emplois ? Ré-instaurer certains subsides ? Dans ce cas, pourquoi ne pas revoir la politique du transport gratuit ? C’est aussi du gaspillage. Je pense aussi qu’il faut qu’ils réfléchissent un peu : la décision de ne plus exonérer les dons de la taxe n’aide pas les ONG (NdlR : organisation non gouvernementale). Le gouvernement ne devrait pas oublier que les ONG font beaucoup dans les cas où l’État n’agit pas en ce qui concerne les pauvres et les handicapés. Mais bon, attendons voir.”




Sonia Leong Son,
professeur et propriétaire de gym

“Je pense à émigrer”

“Tant de gens autour de moi songent à quitter le pays pour émigrer et je dois admettre que je suis aussi en train d’y penser. La vie à Maurice est tellement dure ! J’ai un emprunt à la banque mais le taux d’intérêt est maintenant tellement élevé que c’est décourageant. On ne peut même plus construire tellement c’est cher. Ce qui m’inquiète, c’est aussi le fait que les dons aux institutions charitables ne soient plus exonérés de la taxe. Un des résultats directs de cette décision a été la fermeture de certaines ONG, qui font un travail extraordinaire pour les démunis.”



Devina Rajcoomar,
femme de ménage

“La vie est tellement chère”

“La vie est devenue tellement chère qu’on ne peut plus manger à sa faim. J’aurais voulu que les prix des produits alimentaires baissent mais je ne pense pas que ce sera possible. J’ai presque peur du budget parce que j’ai l’impression que les prix vont encore augmenter. Et on ne peut pas dire que ce sont ceux qui ne font pas d’efforts qui sont en difficulté. Je travaille dur pour élever mes enfants mais c’est à désespérer avec la cherté de la vie.”
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Vieux 13/06/2007, 12h07
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La crainte de la vie chère (4)
Nous avons demandé à des citoyens de nous dire leurs attentes du budget. C’est sans surprise qu’ils font l’amalgame entre leurs attentes personnelles et celles liées à leur vie professionnelle : ils estiment que les mesures budgétaires n’influenceront leur vie privée et leur bien-être que si leurs conditions professionnelles s’en trouvent améliorées.

Vishal Hosanee,
enseignant à l’école secondaire Swami Sivananda à Bambous

“Différencier ceux qui peuvent payer de ceux qui ne le peuvent pas”

“Il faut bien différencier entre ceux qui peuvent payer et ceux qui ne le peuvent pas. La TVA ne doit pas être appliquée à des produits consommés par ceux qui ne gagnent pas beaucoup. Que l’on taxe les produits de luxe autant que l’on veut, mais que l’on permette à ceux qui n’ont pas les moyens, de vivre. Cela s’applique autant sur les produits de base alimentaires que sur du whisky local par exemple. La même logique devrait s’appliquer au transport gratuit : il faut qu’il y ait un ciblage. Les enseignants devraient aussi avoir certaines facilités en ce qui concerne les outils pédagogiques, comme l’internet et des magazines étrangers, pour faciliter la préparation des cours.”




Ginette Anaudin,
ancienne présidente de l’Association des femmes chefs d’entreprises mauriciennes

“Si vous ne voulez pas travailler, personne ne vous aidera !”

“Qu’il y ait de la continuation dans l’Empowerment programme. Je travaille de prés avec des femmes at grassroot level et elles ont besoin d’être aidées. Je pense aussi que le signal envoyé par le dernier budget était très positif : si vous travaillez plus, vous aurez de l’argent. C’est l’une des façons de régler le problème du coût de la vie, qui ne cesse de grimper. Il faut admettre qu’il y a des gens qui ne veulent pas travailler et le signal doit être, si vous ne voulez pas travailler, alors qu’il y a des jobs disponibles, personne ne vous aidera.”




Aslam Kathrada,
directeur de Nak enterprises, compagnie offshore

“Vivement la ‘duty-free island’ !”

“J’attends la duty-free island depuis quelques années mais elle ne vient pas ! J’ai l’impression que cela va se faire en phases, malheureusement. Le problème, c’est que cela n’a pas d’impact, ni sur nos clients ni sur nos investisseurs, puisque l’effet n’est pas palpable. Ce qui a pour résultat que les gens ne veulent pas investir ici alors que notre but aurait dû être d’attirer les touristes ici, au lieu de Dubayy. C’est le contraire qui se passe. La décision de tout faire par étape vient, j’imagine, des pressions des producteurs locaux, mais il faut qu’ils réalisent que le monde a changé, que les barrières tarifaires ne sont plus d’actualité. J’espère aussi que le ministre des Finances va enlever le seuil de Rs 2 millions que doit générer une compagnie pour être enregistrée auprès de la TVA. Si tout le monde était enregistré - du plus petit au plus gros - il y aurait eu plus de contrôle et moins de fraude.”





Navin Ramgoolam :“Emploi et continuité”

Consolidation de la croissance économique, réduction du chômage, poursuite de la réforme enclenchée dans le premier budget de l’Alliance sociale, trois éléments qualifiés de piliers du budget 2007-2008 par le Premier ministre, dans une déclaration à “l’express” hier soir. L’importance de l’emploi et de la continuité est partagée par le ministre des Finances, Rama Sithanen.
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