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Vieux 08/06/2007, 13h09
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Le parcours du combattant pour monte ene business à moris

Le parcours du combattant


Les structures et les outils mis en place par l'État ont pour but de promouvoir un avenir certain aux petites et moyennes entreprises (PME). Toutefois, plusieurs difficultés se dressent devant les entrepreneurs quand il s'agit de l'exécution d'un projet. Constat auprès des entrepreneurs locaux au Sw. Vivekananda Centre de Pailles, la semaine dernière, lors de la foire organisée à l'initiative de la Small Enterprises & Handicraft Development Authority (SEHDA).
Manque d'originalité. C'est un fait qui saute aux yeux, lors d'une visite à la foire de la SEHDA à Pailles. Un fait que reconnaît Vijay Ramgoolam, le directeur de la SEHDA. "Dans certains cas, nous remarquons un manque d'imagination des entrepreneurs en puissance dans l'identification des projets d'affaires originaux et novateurs. Toutefois, si, par exemple, à la foire de Pailles, vous avez remarqué six échoppes proposant les achards et épices, c'est sans doute parce qu'elles arrivent à écouler leurs produits sur le marché. À la fin, c'est un peu ce qui importe'', soutient M. Ramgoolam.
Essoufflé. Spicy World - dont les directrices sont Devina Payaniandee et Priya Chinaya - met en vente des produits tout nouveaux, comme le Haleem Mix ou le Rasson Mix. Pour en arriver là, il a fallu surmonter des obstacles. Ashley Chinaya, manager, témoigne : "Nous avons connu d'énormes difficultés financières, car les banques sont très tatillonnes et demandent toutes des securities. C'est dommage que nous n'ayions pas des Start up loans à Maurice ! Ambitieux, nous avons tout fait de A à Z. Nous avons même l'emballage qu'on souhaitait et, en plus, participons à cette foire bien que cela ait été difficile de trouver Rs 10 000 pour le stand. Nous sommes heureux de pouvoir enfin faire valoir nos produits. Mais, on est essoufflé !" M. Chinaya évoque les difficultés rencontrées par rapport aux grandes surfaces. "Comment écouler nos produits facilement si nous n'y sommes pas…? On nous impose le bar code qui coûte cher et qui n'est pas à notre portée. De plus, certains nous disent qu'il y a trop de produits sur les étagères et qu'ils doivent être réduits. En clair, ce sont les produits importés qui sont les plus prisés par les grandes surfaces."
Crainte. Après des cours en Footwear and Leather Craft à IVTB, Beelkees Nameebaccus, de Creative Gift, propose des ceintures et bracelets en cuir. "J'ai suivi une formation en leather craft parce que j'avais des idées assez claires sur ce que je voulais faire. Les bracelets et ceintures trouvent preneur parce que je mise sur l'originalité", dit la jeune femme d'affaires. Soutenue par son époux Faizal, elle met aussi en vente des gourdes et des caddie bags, entre autres, sur le marché. Toutefois, cette mère de famille ne veut pas investir davantage. "J'ai peur de me lancer à grande échelle, car je ne vois pas vraiment le marché. J'ai quatre enfants et je ne voudrais pas contracter des dettes. Je préfère y aller lentement."
Endettement. Mère de cinq enfants, Faiza Hosseny, d'Agro Foods, met en vente des épices depuis 10 ans. Depuis peu, elle propose d'autres variétés de produits, dont le dholl petits pois, le dholl gramme et le maïs. Pour ce faire, elle avoue avoir hypothéqué sa maison et son usine. "À chaque étape, il faut s'endetter, sinon on ne peut innover. De plus, il y a la taxe qu'on nous impose. Par exemple, sur les grains que j'importe, j'en paye 30%. C'est difficile de survivre dans ces conditions."
Une situation que déplore Nazima Peeroo, de Naz Star Trading, qui fabrique des sacs et accessoires. "Je ne comprends pas comment on peut encourager l'entrepreneuriat si, au préalable, on ne nous en donne pas les moyens", dit-elle.
Kavita Mackun, qui propose des produits artisanaux, préfère en confectionner à la demande. "Je ne peux prendre de gros risques. Il y a un manque d'encadrement financier pour des jeunes comme nous."
Securities… Il n'a travaillé que deux mois comme employé de bureau et s'est retiré car il voulait lancer sa propre entreprise. "J'ai commencé à travailler le sucre dans la cuisine de ma mère. Je propose des sucres en morceau, des douceurs alcoolisées à base de mélasse, des berlingots, etc. Sans financement, j'ai dû me tourner vers les parents pour hypothéquer le bien familial. On demande à un jeune de se lancer dans une entreprise, en lui demandant des securities… J'ai des amis qui ont des idées d'affaires formidables, mais qui, par manque de fonds, sont partis à l'étranger pour concrétiser leurs projets en espérant un jour revenir", dit Giovani Catherine.
Les PME sont également confrontées à un problème de financement et d'accès au crédit. Elles ne peuvent que rarement et marginalement compter sur le système bancaire pour leur expansion. Le Business Facilitation Act ne suffit pas. La mise en place d'un environnement réglementaire juridique, comme le Competition Bill, est importante si, toutefois, il protège les entrepreneurs locaux face à l'arsenal de produits importés sur le marché. Aussi, un environnement fiscal favorable constitue un gage à la promotion des PME et à leur développement. Vijay Ramgoolam insiste : "Il n'y a aucun pays au monde où l'on accorde un prêt sans que l'entrepreneur investisse en termes de biens immobiliers comme garantie ou encore un minimum de 25% de financement. Celui qui souhaite lancer son entreprise doit faire un minimum d'effort financier, car on ne peut financer aveuglément."



SME : backbone ?


En vue des énormes besoins en matière d'équipements technologiques, le directeur de la SEHDA, Vijay Ramgoolam, dit avoir invité une quarantaine d'investisseurs indiens à Pailles. Le Commander S. Aurora, Chief Manager du National Small Industries Corporation Ltd of India (NSICI), donne son avis sur cette foire : "Les retombées sont très positives, car nous avons reçu quelque 2 000 visiteurs qui souhaitent investir dans la technologie." Il est très critique quant aux produits mauriciens : "Avec les produits à caractère artisanal, il sera difficile aux entrepreneurs locaux de faire face à la concurrence. La démarche qualité est indispensable à la compétitivité." Et ajoute : "You import almost all daily products which is no good. Why not do it locally ? SME should be the backbone of your economy."



Financement sans sécurité


Un entrepreneur démarrant ses affaires avec "zéro sou", c'est impossible ! Si la Development Bank of Mauritius (DBM) offre un crédit à hauteur de Rs 300 000 sans sécurité, il faut, toutefois, que l'investisseur puisse avancer 25% du crédit souhaité avant de toucher un financement de la DBM. Par ailleurs, si un entrepreneur n'a pas de biens à hypothéquer, il peut aussi profiter du SME Partnership Fund (SPF) Ltd. Le gouvernement a constitué un fonds de Rs 200 millions en vue de favoriser la création des PME. Le projet peut varier de Rs 300 000 à Rs 3 millions avec un financement ne dépassant pas une période de 5 ans. SPF devient actionnaire dans votre business en investissant 49% du capital. Mais, les 51% restants du financement… à vous de les trouver !
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