Dossier : découvertes ban ti quartiers et villages - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 03/04/2007, 07h33
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Dossier : découvertes ban ti quartiers et villages

Beaucoup ti quartiers ou ban ti l'endroits encore inconnu de nous les morisiens, avec sa post là nous capave rajoute un peu la connaissance de nous ban ti l'endroits. Ki sanne la fine entende parler de la nourrice? Voila ene facon de découvrir:

La Nourrice l’enfant pauvre du développement

Patelin annexé à Olivia, La Nourrice vit encore à une époque révolue. Les maisons sont en tôle et les habitants marchent des kilomètres pour prendre l’autobus. Il n’y a pas de dispensaire et d’autres services essentiels.

Les quelque 100 habitants de La Nourrice perdent patience. Le centre communautaire a été inauguré depuis 18 mois, mais il n’est toujours pas opérationnel. Aujourd’hui, l’espoir de voir des jours meilleurs a cédé la place au désespoir.

Le complexe, construit par l’ancien gouvernement, ressemble à un château comparé aux maisons en tôle du patelin. Le développement a atteint les villages avoisinants, mais à La Nourrice, on vit toujours à une époque révolue. “Nous devons marcher deux kilomètres au moins pour prendre l’autobus et refaire ce trajet au retour”, explique Nino Labonne, un maçon dans une attitude proche de la résignation.


Pas de services essentiels

Comme tout le monde, il s’attendait à ce que le centre communautaire change sa vie. Mais les portes restent closes et la cour est envahie par la mauvaise herbe. Seule présence humaine dans l’enceinte : un gardien qui a l’air de s’ennuyer ferme.

Une personne âgée assise en bordure de la route secoue la tête pour faire comprendre que rien ne bouge dans le patelin. “A part l’eau et l’électricité, il n’y a aucun autre service disponible dans le village. Il n’y a pas de dispensaire ou d’autres services essentiels”, déplore Nino Labonne.

Le conseiller d’Olivia, Armand Ferdinand, s’apitoie sur le sort des habitants. “Quand nous organisons des activités à Olivia, nous faisons en sorte d’assurer la participation des habitants de La Nourrice. Mais nous ne disposons pas d’un budget pour des projets de développement dans ce village”, explique-t-il.

Selon le représentant du village, La Nourrice peut aligner de bons footballeurs. Ils font partie de l’équipe d’Olivia. Cependant, ces derniers ne jouissent d’aucune facilité pour s’adonner à ce sport.

Nous vivons en retrait et sans loisirs. On nous a oubliés. Il n’y a même pas une boutique dans le village. Nous devons nous rendre à Olivia pour nous approvisionner ”, fulmine Hugo Sunders, un menuisier.

Ironie du sort : une bicoque sert d’office de club en face des portes closes du complexe flambant neuf du centre communautaire…






Anil RAMESSUR
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Vieux 06/04/2007, 12h53
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baie du cap



DÉCOUVERTE BAIE DU CAP

Le ciel, la tranquillité et la mer







Baie du Cap se trouve sur la côte sud-ouest de l'île Maurice, à mi-parcours entre Le Morne et Bel Ombre. Découvrons ce village où, au dire des habitants, les fléaux sociaux sont inexistants, et où plane une atmosphère bon enfant.
Un calme impressionnant règne sur les environs, seul le ronronnement des moteurs est audible. Les champs de canne à sucre surplombent les habitations. Les petites maisons en tôle existent toujours mais quelque chose de plus flagrant interpelle. Nombre d'entre elles sont placées sur des terrains pentus, tant et si bien que rentrer chez soi n'est pas une mince affaire. Aussi, font ressortir les habitants, la moindre averse transforme la pente en patinoire.
Malgré cette topographie, Baie du Cap attire les touristes, notamment à cause du sable rocailleux et de la mer. Par ailleurs, les petites falaises de Macondé offrent une vue imprenable sur l'océan. Quelques mètres plus loin, se dresse le monument dédié au Capitaine Matthew Flinders, célèbre navigateur anglais de passage à Maurice pour réparer son vaisseau alors qu'il faisait route pour la Grande-Bretagne.
Loisirs. La baie est la principale source de revenue des habitants du village. Beaucoup d'entre eux sont pêcheurs de profession, comme en témoignent les nombreuses pirogues amarrées au bord de la mer. Quelques villageois travaillent sur la propriété sucrière de Bel Ombre, alors que d'autres sont employés dans les hôtels de la région. Pour ce qui est des loisirs, un jardin d'enfants situé sur la plage publique du village est aussi un espace de détente pour les jeunes, tandis que les adultes profitent de l'ombre des nombreux filaos pour jouer aux dominos. D'autres s'adonnent à des parties de pêche.
Au fur et à mesure que les contours du village se dessinent, on se rend compte de son originalité. Tout un pan de notre passé a pu être conservé ici. La Poste du village, petite construction en tôle, de même que la station de police nous plongent dans une époque révolue. Tandis qu'une vieille station d'essence, qui n'est plus en opération depuis longtemps, contribue à préserver le charme rustique de Baie du Cap. En outre, aux confins du village, un vieil autobus reconverti en snack éveille la curiosité des passants, surtout pour son originalité.
Transport. Depuis quelques années, la région est desservie par un bus en provenance directe de Port-Louis. Plus besoin donc de prendre deux bus pour se rendre dans la capitale. Toutefois, pour les autres lignes (notamment vers Curepipe), les horaires de passage des autobus ont des inconvénients. "Auparavant, notre village était desservi toutes les demi-heures par des autobus de la National Transport Corporation. Par la suite, ayant remarqué qu'aux heures creuses, il n'y avait pas assez de passagers, ils ont espacé les passages d'autobus. Malheureusement, avec l'agrandissement de la population et l'alourdissement des peines pour les taxis marrons, le besoin d'avoir des autobus à une trentaine de minutes d'intervalle au moins se fait cruellement sentir", indique James Louis, conseiller du village.
Toujours concernant la route, les deux hôtels construits à Bel Ombre ont contribué à une hausse de circulation dans le village. Créant un sentiment d'insécurité chez les piétons dans le village. De surcroît, Baie du Cap n'est pas doté de trottoirs, ce qui est d'autant plus dangereux aux endroits où il y a des petits ponts. Devion Majee, 64 ans, avance que les véhicules traversant le village tendent à aller assez vite. En cause : l'absence de ralentisseurs. "On a, à maintes reprises, demandé à ce que l'on installe des dos-d'âne le long de la route principale mais, jusqu'aujourd'hui, rien n'a été fait", dit Devion Majee.
Santé. La construction d'un dispensaire au sein du village a amélioré la vie des habitants, mais ceux-ci se plaignent de l'absence d'une pharmacie et d'un Health Centre opérant de jour comme de nuit. "Si l'on tombe malade le soir, il nous faut nous rendre à Souillac qui n'est pas la porte à côté", s'insurge Devion Majee.



Brin d'histoire


Sous l'occupation hollandaise, Baie du Cap porte les noms de Annasse Rivier (Rivière Ananas) et de Smienten Rivier (Rivière Canard), alors que les Français l'appelaient Baye de Fercoute, du nom d'un de leurs officiers. Un ancien officier de vaisseau nommé Du Cap, passé par là en 1737, a probablement influé sur l'appellation actuelle du village. Baie du Cap était une retraite favorite pour les esclaves en fuite et les marins déserteurs dès le début de la colonisation hollandaise. Le navire Clan Campbell fit naufrage au large du village au début du XXe siècle. Les débris du vaisseau furent utilisés pour ériger un bâtiment en 1905, qui abrite le poste de police de Baie du Cap de nos jours.
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Vieux 27/04/2007, 12h25
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Albion



REPORTAGE : ALBION

Le développement continue


Albion, village de l'ouest de Maurice, a connu des développements majeurs au cours des dernières années. Transformé en village touristique, notamment avec la construction d'un hôtel cinq étoiles, Albion est aussi en passe d'abriter une centrale électrique fonctionnant au charbon. Un projet qui crée la polémique.
En juillet 2007, un gigantesque chantier sera mis en place à Pointe aux Caves pour la construction d'une centrale thermique à charbon. Et déjà, des voix s'élèvent contre ce projet. De graves appréhensions sont entretenues au sujet de la faune et la flore marine. Elles émanent du fait que la centrale devra pomper de l'eau de mer pour les cooling requirements et pourrait y rejeter des eaux usées. Les craintes sont aussi basées sur les risques de pollution sonore ou les nuages de particules de charbon ou autres émissions de cendres qui pourraient envahir la région. "Je pense que, d'une manière ou d'une autre, cette centrale thermique nous agacera. On ne sait pas si ce sera le bruit ou la fumée qu'elle dégagera", avance Daniel Valère, habitant d'Albion pas du tout rassuré par ce développement.
Développement. En parallèle, le tout nouvel hôtel du Club Med est en passe d'être complété. Si d'aucuns pensent que c'est là une aubaine concernant l'emploi pour les habitants de la région, d'autres y voient une obstruction potentielle aux loisirs des résidents d'Albion. "Nous ne savons pas si les gens pourront continuer à aller camper près de l'hôtel ou même y aller pique-niquer", dit Daniel Valère. Aussi, les habitants avancent que tout ce développement a un prix. Ils font ressortir que la transformation d'Albion en village touristique fait monter en flèche le prix des terrains, chose qui serait défavorable aux familles pauvres en quête d'un chez-soi.
Outre les appréhensions autour des projets de développement, certains villageois, à l'instar de Mme Sylvaine Totokshau, affichent leur colère quant au non-nettoyage d'un terrain marécageux à côté de leur maison. Des détritus ont bloqué le passage de l'eau vers le barachois se trouvant de l'autre côté de la route, ce qui attire les moustiques. "Depuis le passage du cyclone Gamede, ce terrain n'est pas nettoyé. Dans les journaux, à la télé et à la radio, on nous dit qu'il ne faut pas laisser de l'eau stagnante mais les conseillers du village ne font rien pour remédier à cette situation. Seuls ceux qui viennent pêcher dans la rivière nettoient un peu sur leur passage." Les inquiétudes de la villageoise sont d'autant plus prononcées que ce terrain marécageux est un danger public pour tous. "Cet endroit est accessible facilement et n'importe qui peut se retrouver pris dans les eaux, surtout les enfants", s'alarme-t-elle.
Bâtiments abandonnés. D'autre part, la tranquillité du village est perturbée par la présence d'une villa et d'un hôtel abandonné non loin du phare. L'hôtel Berjeraz est, selon les habitants, le symbole de l'insécurité dans ce coin. Dans un état de délabrement, il est devenu, au fil des années, un repaire pour les voleurs et les toxicomanes, si l'on en croit les habitants.
Fort heureusement, Albion, c'est aussi un endroit chargé d'histoire et de points pittoresques, et où il fait bon vivre. Son fameux phare au haut des falaises à Pointe aux Caves attire les Mauriciens comme les touristes. Cette région est aussi connue pour ses caves naturelles présentes dans les falaises. La cheminée en pierre du morcellement de Chazal dont la restauration a été annoncée est un vrai monument historique.
Quant aux amateurs de pêche, ils sont nombreux à clamer que la côte est très riche en poissons. Même que des pêcheurs habitant d'autres régions viendraient y jeter leur ligne régulièrement. Albion abrite d'ailleurs le centre de recherche marine du ministère de la Pêche.
Les morcellements ont poussé comme des champignons tout comme les supermarchés, rendant le village plus attrayant. La gare située à proximité de la plage publique est également à mettre dans le panier des bonnes initiatives pour la région.



Brin d'histoire


L'origine du nom Albion a très probablement un lien avec les falaises se dressant sur une partie de la côte ouest de Maurice, sachant que les Gaulois ont donné le nom d'Albion à la Grande-Bretagne à la vue des falaises de Douvres. Dans la langue des Gaulois, Albion signifie "terre montagneuse", du celte "alp alb" qui veut dire "élevé". Qui plus est, un plateau calcaire au sud-est de la France porte le nom d'Albion, qui a fort probablement aussi quelque chose à avoir avec les falaises côtières.
Sources : Randonnée au cœur des localités mauriciennes, de Bhurdwaz Mungur et Breejan Burrun.
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Vieux 27/04/2007, 12h26
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Chamarel



L'arôme du Café de Chamarel


Le Café de Chamarel s'est fait une solide réputation au fil des années. Même si la production se limite au marché local, le petit sachet orange, vert, blanc et marron a su résister à la concurrence sur les rayons des supermarchés pendant plus de trente ans. Mais aujourd'hui, la compétition est de plus en plus âpre…
Des petites graines rouges attirent le regard de loin, à l'entrée des Terres de Couleur de Chamarel. Nous sommes en pleine période de maturation du café. Dans un mois, débutera la récolte. Une étape délicate où il faut prendre soin de ne pas perdre les cerises. Le café mûri est ainsi appelé en raison de sa couleur. La Société de la Flèche qui, tout au long de l'année travaille avec une équipe spécialisée pour l'entretien des plantations, doit alors faire appel à la main d'œuvre supplémentaire.
Diversification. Activité de diversification de la sucrerie de Bel Ombre, la production de café remonte à plus de trente ans en arrière. "Les premières plantations datent de 1965", explique Mario Coiffic, responsable de la société. Il ajoute que depuis, la production n'a pas beaucoup évolué. Le café étant une culture à risque, en raison de la coïncidence entre la période de la maturation et la saison cyclonique. "Si un cyclone s'abat sur Maurice, nous risquons de perdre toute la production d'une année. Gamede nous a fait peur cette année, mais heureusement qu'il n'a pas changé de direction pour nous ramener du vent de l'ouest."
Outre cela, les caféiers peuvent aussi être attaqués par des maladies ou des insectes ravageurs, de temps à autre. D'où l'importance d'un entretien rigoureux. Mais la plus grosse difficulté est ailleurs: "Nous assistons en ce moment à un véritable dumping en matière de café dans les supermarchés. J'ai vu, l'autre jour, un sachet présenté comme de l'arabica à Rs 80… Il faut dire que nous subissons beaucoup de pressions du café étranger", déplore Mario Coiffic.
Coût. Ce dernier reconnaît, également, que les contraintes et le coût de la production ont rendu le Café de Chamarel moins compétitif. "Un sachet se vend aujourd'hui à Rs 130 en supermarché. Les gens ne vont pas acheter par patriotisme, mais en fonction de leurs moyens." Il ajoute, par là même, que le produit a conservé ses quelques fervents. De même, le Café de Chamarel se vend bien dans les régions touristiques.
Et quels sont les effets du changement climatique sur le caféier ? "Nous ne subissons pas de grands bouleversements pour le moment", dit Mario Coiffic. Des petits décalages par rapport à la floraison ou à la maturité, ce sont les seuls effets ressentis à ce jour. Il faut aussi savoir que le Café de Chamarel est un produit de terroir, les plantations s'adaptant surtout au climat de Chamarel. Pour ce qui est des variétés, l'accent est mis sur l'arabica, étant donné qu'elle demeure la plus prisée au monde.
À ce jour, quelque 15 hectares de terre sont sous culture de café à Chamarel. Une culture qui a également un attrait touristique, puisque les plantations se trouvent à proximité des Terres de Sept couleurs. "Souvent, les touristes s'arrêtent pour voir les plantations. Même les Français, pourtant grands consommateurs de café ne connaissent pas tous le caféier."
Parfum. L'attrait est encore plus grand vers le mois de novembre, période de la floraison. La région est alors embaumée d'un doux parfum se rapprochant de celui du jasmin. Les pluies d'été viendront accélérer ce processus et les premières graines de café feront alors leur apparition vers le mois de mars. Après la récolte, les cerises sont transportées à l'unité de transformation à Case Noyale (voir hors-texte). "Le café est alors torréfié sans aucun additif. Nous préconisons un café naturel" insiste Mario Coiffic.
Malgré la concurrence, les fervents peuvent encore apprécier le café mauricien. L'usine continue à produire quelque 10 tonnes de café par an. Pour combien de temps encore ? "Nous ne faisons pas de grands profits", laisse simplement échapper Mario Coiffic. Encore un produit mauricien qu'il faudra sauver ? L'avenir nous le dira.



PROCÉDÉ : Naturel et artisanal


Si le climat de Chamarel est adapté pour la culture du café, celui de Case Noyale est idéal pour sa transformation. Car le soleil joue un rôle important dans ce procédé qui a conservé son aspect artisanal. Il existe, en effet, deux procédés différents pour la transformation du café. Le procédé sec consiste à laisser sécher les cerises sur le caféier. "Mais cela peut altérer le goût du café", fait ressortir Denis Mootegoo, responsable de l'unité de Case Noyale. La société a alors opté pour le procédé humide. Cela consiste à faire tremper les cerises dans l'eau avant de les dépulper. Les graines ainsi obtenues sont par la suite lavées et transférées dans des bassins de décantation. Elles y resteront pendant au moins 48 heures, pour leur enlever l'aspect gluant. Vient ensuite l'étape du séchage. Les graines de café, appelées à cette étape, le café vert, sont étalées sur l'égouttoir et sécheront naturellement au soleil pendant 10-15 jours, dépendant du temps. Après un passage à la dépercheuse pour les débarrasser d'une fine peau, les graines sont prêtes pour la torréfaction.
La chambre de torréfaction fonctionne au gaz et la température oscille autour de 150°-180°. "Les flammes n'atteignent jamais les graines et le cylindre n'arrête pas de tourner. Ce qui empêche le café de brûler", précise Denis Mootegoo. Ce procédé dure une demi-heure et 5 kilos de café peuvent être traités à la fois. C'est également à l'étape de la torréfaction que l'arôme du café se dégage.
Les graines atterrissent par la suite dans un refroidisseur qui arrêtera la cuisson. Après quoi, le café qui sera vendu en grain est prêt pour l'empaquetage. Le reste sera converti en café moulu ou espresso. Le Café de Chamarel est commercialisé en ces trois variétés, en sachet de 250g et de 500g. L'usine a une capacité de production de 100kg par jour. "Mais nous attendons les commandes pour produire", conclut Denis Mootegoo.



Attrait touristique


Depuis quelque temps, la société organise des visites guidées à l'intention des touristes. Ces visites consistent à découvrir les différentes étapes de la production à l'unité de Case Noyale. "La visite est aussi agrémentée d'une dégustation dans un espace vert et calme, appropriés pour apprécier un bon café", souligne Mario Coiffic. Par ailleurs, des particuliers œuvrant dans le domaine de l'artisanat reprennent également le Café de Chamarel pour le présenter sous un emballage différent.


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Vieux 09/05/2007, 12h04
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Reportage : St-martin/la Chaumière



REPORTAGE : ST-MARTIN/LA CHAUMIÈRE

Village traversé de doutes


Coin paisible qui respire la tranquillité, St Martin se retrouve sous les feux de l'actualité à cause d'une vive polémique. Une plate-forme antipollution a été créée pour contrer le projet d'incinérateur de déchets pour la production d'électricité à La Chaumière par la firme Gamma Energy.
Situé entre Mont-Roches et Bambous, St-Martin est une bourgade très restreinte en population et où la tranquillité est reine. Les champs de cannes à sucre abondent autour de la colline qui elle-même abrite un temple tamoul. La nuit tombée, le village prend des allures sinistres principalement dues à un niveau d'éclairage très bas mais accentuées par la présence du cimetière. "Noun abitye isi, nou pa gagn per. Tout fason, pa'nn ariv nanye bizar isi", dit Marie-Anne Mookun, 80 ans.
Culture vivrière. Presque toutes les familles qui résident dans le village sont impliquées dans la culture vivrière. "C'est la principale source de revenus de St-Martin. Nous nous adonnons aussi à l'élevage de canards, de poules et de chèvres pour arrondir nos fins de mois", soutient-elle. D'ailleurs, l'odeur incommodante émanant des élevages mentionnés est bel et bien présente.
Les environs comportent des espaces réservés aux bovins et aux basses-cours entre autres sur des bases industrielles. D'ailleurs, si l'on s'aventure sur la route menant au réservoir La Ferme, on ne peut manquer de constater la présence de bœufs dans leurs enclos ou alors des poules. En suivant la route menant vers la montagne, une véritable commune se dessine, ayant pour nom La Chaumière. Les terres de l'endroit, qui sont à flanc de la montagne Corps de Garde, sont principalement consacrées à la culture vivrière.
Incinérateur. Toute cette tranquillité de l'endroit a été perturbée ces dernières semaines à l'annonce du projet d'incinérateur à La Chaumière. La peur s'est installée auprès des planteurs. "Pour être honnête, on nage en plein doute. D'une part, les initiateurs de ce projet nous affirment que l'incinérateur n'aura aucune répercussion, d'autre part, les personnes au sein de la plate-forme antipollution nous disent que ce projet va affecter nos plantations et peut même nous mettre sous la menace aux risques de cancers", dit Andee Nagalingum, planteur à La Chaumière.
Le doute est aussi présent chez les éleveurs qui craignent d'avoir à abandonner leurs activités sitôt le projet mis en place. "Quand l'incinérateur commencera à fonctionner, les gens auront des doutes quant à la qualité de nos produits et pourraient ne plus vouloir en acheter", confie Chantal Magni. Idem pour les habitants de St-Martin qui affichent des craintes pour leur santé. "Nous ne savons pas ce que ce projet implique pour nous. On entend beaucoup de choses plutôt effrayantes par ici", dit Marie-Anne Mookun. LeMauritius Council of Social Service (Macoss) a également apporté son soutien à la plate-forme antipollution comprenant, pour la plupart, les associations citoyennes de la région. Le litige a même pris une tournure politique. Serge Antoine, leader du Mouvement National Mauricien (MNM), a vivement critiqué le silence du ministre de l'Environnement au sujet du projet d'incinérateur.
L'air frais. À l'opposé des remous qui perturbent la région, St-Martin est connu pour son aspect pittoresque et le calme qui y règne. Mais la région est également célèbre pour son dépotoir situé au pied de la colline. Site souvent cité à cause des débordements de déchets intervenus de temps à autre. Le terrain d'à côté est prisé par les amateurs d'aéromodélisme qui se consacrent à leur passion pendant le week-end principalement. Le réservoir de La Ferme, quant à lui, est un vrai espace de détente. Des parties de pêche à la carpe ou au tilapia sont souvent organisées alors que d'autres aiment respirer l'air frais. Chose qui ne manque pas dans les environs, vu la morphologie de la région. D'autres y pique-niquent, sans oublier ceux qui aiment s'adonner au jogging.



L'incinérateur

Le projet d'incinérateur vise, d'une part, à éliminer les déchets et d'autre part, à produire 20 MW d'électricité quotidiennement pour le réseau national, soit environ 6% des besoins du pays. Selon M. Ah-teck, Managing Director de Gamma Energy, c'est une alternative à l'enfouissement. Il indique également que cette pratique d'élimination de déchets est largement acceptée par le monde. Il ajoute que le projet aidera à la réduction de 250 000 tonnes de charbon et par là même, à celle de l'effet de serre. En outre, il aiderait à réduire l'importation d'huile lourde du CEB d'environ 55 000 tonnes, soit Rs 300 millions par an. Aussi, souligne-t-il, le projet d'incinérateur réduirait l'émission du méthane, gaz toxique, l'infiltration des leachates - liquides pouvant contaminer les eaux à cause des minéraux et des matières organiques qu'elles contiennent - dans l'eau souterraine ainsi que la propagation des rongeurs véhiculant des maladies.


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Vieux 25/05/2007, 14h38
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St julien village



DECOUVERTE : ST JULIEN VILLAGE

L'évasion verte






St Julien Village : petite agglomération du nord-est du pays à quelques kilomètres de Centre de Flacq. Ici, la manière de vivre est restée authentique et la nature omniprésente invite à l'évasion. Depuis peu, c'est ce que propose Dhiraj Sangam aux visiteurs. Entrepreneur, chauffeur de taxi et guide, il y a construit une auberge, Le Domaine du Sucre, et espère contribuer au développement de la région.
Dans un bruissement léger, une eau limpide coule dans les bassins en pierres de la cressonnière qui donne l'illusion d'une grande pelouse verte posée sur l'eau. À côté, des bananiers offrent un peu d'ombre aux lianes qui recouvrent le sol. Se penchant, Dhiraj Sangam, entrepreneur et guide, montre un beau concombre gorgé d'eau qui, dans quelques jours, fera une bonne salade. Ici, dit-il, tout pousse, la terre est fertile et l'eau ne manque pas. Les bruits des moteurs et du développement sont restés loin derrière pour laisser régner la sérénité. Les effluves de pollution n'ont heureusement pas encore souillé les lieux. L'air reste doux, reposant. Le dépaysement est complet. Il aura suffi de parcourir moins d'une centaine de mètres de la route principale pour se retrouver dans ce petit bout de paradis.
Découverte. Enfant du village, Dhiraj Sangam connaît par cœur les sentiers qui conduisent à ces sites permettant aux visiteurs de jouir d'une atmosphère désormais rare, au milieu de la nature. Il fait aussi découvrir des ruines qui restent du chemin de fer et des vieux ponts construits en pierre au temps des Français, explique-t-il. Se poursuivant, la balade conduit à une petite cascade dans le Bassin Letchi où, à l'ombre des manguiers et des letchis, la baignade doit être particulièrement agréable. Juste à côté, un projet de conservation est en cours. On peut admirer des plantes endémiques ou rares, telles les pommes de l'air. Le sentier qui mène jusqu'au Mont Thérèse, dit le guide, conduit à une région à peine fréquentée où poussent différentes variétés de fougères, des fleurs et des arbres méconnus, dont ceux auxquels les habitants du village se réfèrent comme "pié sept la peau." Plus loin, coupant à travers une plantation de bananes, le guide arrive jusqu'à une autre cascade, plus grande, qui dévale le long des pierres noires jonchant le lit de la rivière.
Domaine. Aussi riches qu'ils soient, ces différents sites ne représentent finalement qu'une infime partie des attraits de St Julien Village, dit Dhiraj Sangam : "Le village est très beau. Il permet à n'importe qui de s'évader et de s'offrir de vrais moments de détente au milieu de la nature." Mais, jusqu'ici, ces endroits, parce qu'inconnus, n'attirent pas grand monde. Conscient du potentiel de St Julien Village en matière de tourisme vert, Dhiraj Sangam a pris le risque d'investir dans la construction d'une auberge : Le Domaine du Sucre, entrée en opération en décembre dernier. C'est surtout pour ses clients qu'il a établi un parcours de randonnée pédestre ou cycliste. "Je propose à mes clients de s'évader en pleine nature et, en même temps, de découvrir les richesses de mon village", explique l'entrepreneur. Il organise aussi des pique-niques au bord des rivières. "Pas la peine d'aller au bord de la mer. Ici, on a tout ce qu'il faut", précise-t-il pour vendre les atouts de son village. Il n'a pas tort.
À travers ce projet, Dhiraj Sangam espère contribuer au développement de St Julien Village. Son business, estime-t-il, peut être complémentaire aux autres projets qui existent déjà dans la région, restaurant et boutiques, entre autres. Il souhaite aussi contribuer à la création d'emploi. Ciblant à la fois les touristes comme les Mauriciens, il espère permettre aux uns et aux autres de savourer l'authenticité et le savoir-vivre propre à certaines zones rurales du pays.



Domaine


Bien que vives, les couleurs de l'auberge font penser à un tableau coloré posé sur un fond vert. Des statues, des installations en bambou de Chine, des roues de charrettes de même qu'une petite fontaine renforcent le sentiment d'évasion. L'on est ici dans une autre dimension, hors du temps. L'intérieur respecte le même principe, avec un souci particulier pour une décoration inspirée de la nature. Les chambres, qui disposent de toutes les facilités, restent agréables et spacieuses.



Développement

Investir dans un projet d'auberge dans un tel environnement peut ressembler à une entreprise assez hasardeuse. Mais, l'entrepreneur se devait de respecter une promesse faite à son défunt père. Ce dernier, laboureur, travaillait pour la propriété sucrière. Avec sa famille, il vivait dans une maison au pied de la montagne, au milieu des champs de cannes. "C'est là que j'ai grandi et mon père m'y a appris à aimer et à respecter la nature. Il nous a toujours dit que notre village a tout ce qu'il faut pour que l'on y développe un projet de tourisme vert. Il voulait à tout prix que l'on fasse quelque chose en ce sens." Chauffeur de taxi de profession, Dhiraj Sangam a ainsi investi dans la construction du bâtiment au milieu des champs de cannes, non loin des montagnes qui dominent le village.


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Vieux 01/06/2007, 14h12
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Fond du sac



FOND DU SAC

Mutations d'un petit village


Fond du Sac est réputé pour sa tranquillité et ses plantations de légumes. Ce petit village du Nord, situé entre The Vale et Plaine des Papayes, est appelé à connaître un changement radical. Un projet de construction d'appartements, la construction d'une grande surface, des magasins de luxe ainsi qu'une salle de cinéma viendront changer sa physionomie.
Dès notre arrivée au village, on ne peut que constater la tranquillité qui y règne. Hormis le trafic assez important, pas une mouche ne vole. Les habitants le disent : "Notre village est tout ce qu'il y a de plus tranquille. Pas une rixe ne vient perturber cette tranquillité. Nous vivons tous en harmonie ici." Ce qui attire aussi l'attention, ce sont les camions transportant des légumes défilant à longueur de journée. C'est que le village est réputé pour ses plantations de légumes, surtout de pommes d'amour. Il abrite également une vieille salle de cinéma, transformée en usine textile.
Lacunes. Fond du Sac fait face, cependant, à des problèmes. La lacune la plus importante serait, si l'on en croit Max Jeeneea, le président du village, l'absence de loisirs pour les jeunes. Il demande que le terrain de football du village soit doté de points de lumière. Ainsi, avance-t-il, les jeunes y joueraient au football plus souvent et y feraient d'autres exercices que de passer leur temps dans des débits de boisson. "Beaucoup de jeunes y vont pour passer du temps ensemble autour d'un verre. Ils sont nombreux dans le village à consommer de l'alcool régulièrement."
Max Jeeneea confie également que la construction d'une bibliothèque dans le village est une nécessité. Ce sera chose faite dans les mois à venir, selon toute vraisemblance. Quant aux plus âgés, beaucoup aiment s'adonner à des parties de dominos sous l'ombre d'un longanier. "C'est un bon loisir pour nous, les vétérans", sourient-ils
Quelle foire ! Autre sujet préoccupant : l'emplacement de la foire. Celle-ci se tenant sur une bonne partie de la route Royale, les habitants expriment leur inquiétude quant à leur sécurité, surtout pendant le week-end où le va-et-vient est incessant. De plus, il ressort que le budget du Conseil du village ne serait pas suffisant pour la construction d'une autre foire. La sécurité des écoliers est également évoquée car, disent les habitants, "ils ont des difficultés à longer la route principale, vu son exiguïté et le trafic important." En outre, un dos-d'âne de la route principale, situé juste avant le bâtiment abritant l'ancien cinéma, pose problème. "Les véhicules roulent très vite par ici. Souvent, les automobilistes ne repèrent pas le dos-d'âne à temps, surtout la nuit, car il est très bas. Ils doivent ainsi donner de grands coups de frein, ce qui peut être dangereux pour les piétons et pour eux-mêmes", dit Jaylall Ramkisson, 58 ans, marchand de gâteaux. Par ailleurs, par temps pluvieux, certains habitants soutiennent que le village doit faire face aux inondations, surtout au niveau de la route principale.
Changements. Le village devrait, cependant, changer de physionomie d'ici l'an prochain, Springfield Village Appartement Ltd se proposant de donner une nouvelle allure à Fond du Sac. Il est question que cette compagnie y construise des appartements luxueux, une grande surface avec salle de cinéma moderne ainsi que des magasins de luxe. Deux types d'appartements sont en projet, le premier de 6 blocs de 6 appartements chacun et le second de 3 blocs de 3 appartements. Deux piscines sont prévues et un espace vert sera aménagé. Chaque propriétaire aura son parking, alors que les visiteurs en auront d'autres à leur disposition. La proximité avec Port-Louis et Grand-Baie devrait attirer des acheteurs. Si l'on se fie aux dires des promoteurs, les travaux débuteraient en août prochain et les appartements devraient être prêts en octobre 2008.
Les promoteurs prennent au sérieux l'aspect de la sécurité et ont annoncé vouloir mettre à disposition des éventuels habitants un service de gardiennage 24 h sur 24.



Brin d'histoire


Fond du Sac porte le nom d'une ancienne sucrerie qui appartenait à la famille Lionnet. Selon l'ouvrage Randonnée au cœur des localités mauriciennes, de MM. B. Mungur et B. Burrun, cette sucrerie fut démolie en 1866. Le buste de Sir Seewoosagur Ramgoolam est visible de la route principale de Fond du Sac et fait parti des attractions du village. D'autre part, une fontaine peut y être aperçue datant de plus de 70 ans ; elle fut construite sur le modèle britannique et est toujours utilisée aujourd'hui par les planteurs. Elle a été volée à deux reprises, mais fut retrouvée.


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Vieux 28/02/2008, 11h42
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Cité Marcel Cabon, Albion

CITÉ MARCEL CABON, ALBION
Rues impraticables et pas éclairées


L’état de la ruelle. Farida Seegoolam, a quitté son village natal, Petit-Gabriel, à Rodrigues, il y a 15 ans. Elle habite désormais à Cité Marcel Cabon à Albion. Pendant dix années, elle a occupé un bout de terrain illégalement. Il y a trois ans, sa situation a été régularisée. Elle devrait être heureuse ! Mais Farida ne l’est pas car une partie de la ruelle qu’elle doit emprunter pour rejoindre la route principale d’Albion est impraticable quand il pleut. «Kan la pli tombe bisin charie zenfan pour al kit lor grande route. Li pa fasil», explique cette mère de trois enfants. Elle manifeste son insatisfaction vis-à-vis des conseillers du village qui, selon elle, ne font rien pour la réfection de cette partie de la ruelle. «Nou in plein faire demann», dit-elle.

Comme Farida, une dizaine d’autres anciens squatters logent dans la ruelle. Stéphania Guillaume, mère de Farida, habite un peu plus bas. Elle souffre de ses jambes parce que la ruelle est en piteux état. «Mo pas tro capave marché. Bisin évite trou lor simé là», dit-elle en colère.

Chrisna Perrine, qui était sur la route s’approche. Elle veut aussi montrer son mécontentement : «Zenfant pas coné couma pu faire pou alle lékol kan lapli tombé».



«Au plus haut niveau»

Le mauvais état de la route n’est d’ailleurs pas le seul problème auquel les habitants font face. Il y a aussi les lampadaires qui n’éclairent pas la nuit. «Ban conseillers là pas pé travail couma bisin. Dépi combien létem pé dire zot ca deux problèm là», fait ressortir Farida.

Sollicité pour avoir son point de vue sur ces problèmes, Christian Lafraisière, conseiller du village d’Albion, déclare qu’effectivement il y a un projet d’asphaltage des routes du village.

«Ce problème n’est pas de notre ressort. Des projets de cette envergure comme l’asphaltage des routes, nous devons les référer au plus haut niveau. Comme dans tout gouvernement, les projets prennent du temps avant d’être réalisés. Cependant nous avons reçu une demande pour le revêtement des routes à Albion. Je peux dire que cette ruelle sera bitumée», annonce-t-il.






Patrick ST PIERRE
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Vieux 16/04/2008, 12h55
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Camp-marcelin

CAMP-MARCELIN
L’enfant pauvre du développement

Le village n’est pas doté de la moindre infrastructure sportive. Les routes sont étroites et en mauvais état alors que les carences du service de voirie et du transport en commun sont décriées par les habitants. Certaines familles n’ont toujours pas l’électricité.

Des membres des Forces vives de Camp-Marcelin devant un terrain de volley-ball, dont la construction a été abandonnée.Les Forces vives de Camp-Marcelin menacent de descendre dans la rue «si aucun projet» ne démarre dans le village d’ici un mois. Alors que Camp-Ithier et Isidorose, villages tombant sous le même village council area, sont dotés de différentes infrastructures, Camp-Marcelin est demeuré l’enfant pauvre du développement.

«Depuis ces vingt dernières années, rien n’a été fait dans le village. Nous aurions voulu avoir au moins une petite part du gâteau. Pour les élus, nous n’existons pas», fulmine Eliette Charlot, une des porte-parole des Forces vives.

Depuis trois ans, des habitants ont formé les Forces vives justement pour faire accélérer le développement du village. Mais leurs démarches pour faire bouger les choses sont demeurées vaines. «Pouvez-vous imaginer qu’en 2008, il y ait encore des familles dans le village qui n’ont pas l’électricité ?» souligne Eliette Charlot. Les jeunes ne disposent d’aucun terrain de jeu ou d’infrastructures de loisir. «L’ancien gouvernement n’a pu compléter la construction d’un terrain de volley-ball. Trois ans après, ce terrain n’est toujours pas opérationnel», lance Terina Fine.

Le village n’a aucun abribus. Pendant les intempéries, les enfants doivent attendre sous la véranda de Terina Fine. Les autobus desservent le village seulement pendant les heures de pointe. «Les personnes du troisième âge ne profitent pas du transport gratuit. Pendant les vacances scolaires, les autobus ne viennent pas, même pendant les heures de pointe», se lamente Eliette Charlot. Les routes sont étroites et en mauvais état. De plus, les camions du service de voirie s’arrêtent à Camp-Ithier et ne desservent pas Camp-Marcelin. «Il y a suffisamment d’espace pour agrandir les routes… Avez-vous vu des habitants nettoyer la rue ? Ici, nous le faisons», explique Eliette Charlot.

Dans une correspondance adressée aux élus, les Forces vives réclament, entre autres, la construction d’un complexe sportif, l’agrandissement des rues, l’installation de points de lumière et l’aménagement d’un jardin d’enfants.







Des équipements endommagés dans le jardin d'enfants


Anil RAMESSUR
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Vieux 06/08/2008, 08h38
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Camp Béton à Union-st-aubin

CAMP BÉTON À UNION-ST-AUBIN
Des familles dans des maisons inhabitables

Dans ce camp d’un autre âge, les bus ne passent pas, les sentiers sont boueux, les toits fissurés et la grande poubelle prise d’assaut par les chiens. Voilà où vivent encore des employés de cet établissement sucrier avec leurs familles. Les années passent et c’est toujours le flou au sujet de leur relogement ailleurs.

Sinistre à souhait cet endroit avec ses «rues» boueuses.Des habitants de l’établissement sucrier Union- St-Aubin connu comme camp béton, se battent depuis des années pour sortir de ces bâtiments délabrés, de véritables paniers percés en temps pluvieux.

Ils vivent toujours dans ces maisons qui s’affaissent chaque jour, avec des barres de fer à nu. Des fers qui représentent aussi un danger pour les enfants, sans compter les fissures qui facilitent l’infiltration de l’eau à l’intérieur. Ils vivent dans ce hameau au milieu des cannes et des ruelles non asphaltées. Les habitants ont, comme centre de loisirs, un local ouvert 24 sur 24… vide, squatté par des chiens et des rats.

«Ces ouvriers ne méritent pas d’être traités comme s’ils vivaient à l’ère coloniale. Je ne comprends toujours pas pourquoi l’Etat n’intervient pas pour que ces gens aient une maison décente pour élever leurs enfants dans un environnement convenable», fait observer un travailleur social de la région. Selon lui, ces ouvriers méritaient un meilleur traitement, d’autant plus que certains parmi eux ont passé la moitié de leur vie à travailler dur sur cette sucrerie, pour son expansion, pour sa centrale thermique.

« C’est le contraire qui se passe. Ils ne savent pas si cet établissement sera fermé ou pas. Les employés sont dans le flou total. Pis encore, depuis que l’état-major de cette sucrerie leur a demandé de suivre des sessions de formation à l’école hôtelière à Ebène pour se recycler en cas de fermeture», explique un employé qui veut garder l’anonymat. «Ena trop beaucoup repression après », déclare-t-il.

Après une tournée dans ce hameau où les bus ne passent pas et où les taxis refusent d’emprunter les sentiers boueux et rocheux, notre guide nous rappelle que la direction de la sucrerie avait pris la décision, dans le passé, de construire de nouvelles maisons pour les employés. Certains employés avaient même fait le déplacement à Mapou pour voir un prototype de ces maisons. «Mais toujours rien jusqu’ici. On leur fait de fausses promesses. En attendant, l’état insalubre des lieux rend encore plus difficile la vie de ces familles», témoigne cet employé. Il nous emmène dans une impasse non loin d’une maison abandonnée pour soutenir ce qu’il avance. Premier constat choquant : une poubelle remplie, obstruée par des fataks, est prise d’assaut par des chiens errants.

« Longtemps tabisman ti pe nettoyé. Finn arrêté aster», déplore notre interlocuteur. Que faire pour soulager cette grande misère humaine ? Notre guide a sa petite idée : «Les élus de cette circonscription doivent se rendre sur place en compagnie des membres de l’état-major de cette propriété sucrière pour un constat et trouver au plus vite des solutions. Ben Félix, le directeur des Ressources humaines d’Union-St -Aubin, explique : «Comme Union St-Aubin n’a pas de terrain pour reloger les employés, ses trois partenaires : Bel-Air Suger Estate, St-Aubin Ltée et Union Sugar Estate ont mis trois sites à sa disposition. Celui de Union Sugar Estate se trouve à Souillac. On attend que le projet de Voluntary Retirement Scheme (VRS) de Souillac soit finalisé avant de faire le tirage au sort parmi les employés pour les reloger». En attendant, ces familles doivent prendre leur mal en patience dans ces habitationsperdues au milieu des champs de cannes. Jusqu’à quand ?






Une maison abandonnée dans le camp.


Jocelyn ROSE
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