Dossier : découvertes ban ti quartiers et villages - Page 2 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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  #11 (permalink)  
Vieux 06/08/2008, 11h05
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Toutes ces situations que tu décris ne sont pas dignes pour un pays qui se dit à la pointe en montrant les hotels digne de palaces.
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Vieux 06/08/2008, 12h54
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Toutes ces situations que tu décris ne sont pas dignes pour un pays qui se dit à la pointe en montrant les hotels digne de palaces.
Je l'ai toujours dis: Maurice cache sa misere et ouvre les grands horizons sur les belles plages et hotels.Maurice un jour pourra se mesurer avec le Bresil , belles plages, grands hotels, du tourisme d'enfer mais aussi avec son côté caché comme les bidon villes de chez nous et les favellas du Brésil......
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Vieux 08/08/2008, 09h30
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Maisons Inhabitables à Union St-aubin

MAISONS INHABITABLES À UNION ST-AUBIN
La police de l’Environnement somme la direction de faire diligence


Des maisons, des conditions de vie que l’on veut maintenant laisser derrière soi le plus vite posible. La Police de l’Environnement a réagi avec promptitude après l’article paru dans l’édition de l’express-sud de la semaine dernière intitulé : «Camp-Béton à St Aubin : des familles dans des maisons inhabitables».

Un officier de police attaché au service de communication des Casernes centrales a confirmé qu’après une visite effectuée par la police et après discussion avec la direction de l’établissement sucrier de St-Aubin, celle-ci a promis que le nécessaire sera fait pour résoudre les problèmes des habitants qui vivent, comme souligné dans l’article, dans des conditions précaires.

Ces habitants veulent depuis des années partir de ces bâtiments délabrés, de véritables paniers percés en temps pluvieux, au milieu des cannes et de ruelles non asphaltées. Les habitants ont, comme centre de loisirs, un local vide, squatté par des chiens et des rats.

Certains parmi eux ont passé toute une vie à travailler sur cette sucrerie.

Un ancien employé qui a gardé l’anonymat nous a également fait part du flou qui existe sur la fermeture de cet établissement. Le directeur des ressources humaines explique: «Comme St-Aubin n’a pas de terrain pour reloger ces employés, ses trois partenaires : Bel-Air Sugar Estate, St-Aubin Limitée et Union Sugar Estate ont mis trois sites à sa disposition. Celui de Union Sugar Estate se trouve à Souillac. On attend que le projet de Voluntary Retirement Scheme soit finalisé avant de faire un tirage au sort parmi les employés pour les reloger».

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Vieux 05/10/2008, 17h39
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En passant par Anoska




En passant par Anoska


"Maudite pluie!" Comment ne pas en vouloir au temps lorsqu'on habite la cité Anoska? Sur la rue qui mène à l'entrée de la cité, aucun abri pour se protéger. Les longilignes haies de bambous ne servent à rien dans ces moments-là. Chez eux, au chaud des enfants rencontrés… en passant par la cité, ne se préoccupent pas du mauvais temps. Sous le regard bienveillant de leur mère, ils nous racontent leur quotidien et des tâches qu'ils accomplissent et qui relèvent de leurs responsabilités d'enfants.
Rentrant du travail-ou d'ailleurs- en cette fin d'après-midi, hommes et femmes pressent le pas. Il commence à faire sombre et un peu froid. De plus, la plupart des pylônes électriques ont décidé de faire la moue! Tandis que la grosse pluie s'acharne sur la cité, le feu sur lequel Fabrice Allas, 28 ans, prépare le dîner, contribue aussi a réchauffer sa maisonnée. Il y fait assurément bon. La pluie s'abattant sur la tôle des deux pièces ne dérangent aucunement Anne-Sophia, 12 ans et Christ, 6 ans, scotchés devant la télé, dans la chambre à coucher. A côté, dans un coin du salon, improvisé en cuisine, Fabrice s'apprête à couper les brèdes. Dans un grand éclat de rire, elle raconte que son prénom surprend toujours plus d'un. "C'est un prénom masculin. Je le sais… Mais j'suis une femme!", dit-elle, comme pour souligner une évidence.Et presque au même moment, son compagnon s'approchant d'elle lui fait signe qu'il s'en va prendre son service.
Deux maisons plus loin, chez Ancilla Azie, ses fils: Chalevin, 7 ans et Marvyn, 13 ans, regardent aussi la télé. Mais, eux, n'entendent pas le crépitement de la pluie… Comme la majorité des habitants de la cité, leur modeste maison est en dur. A cette heure de l'après-midi, la routine est au rendez-vous. Les garçons sont rentrés de l'école un peu plus tôt et comme d'habitude ils se sont acquittés des tâches qui leur reviennent. "Mo passe balyié. Mo passe sifon. Mo lave lasiet…", dit Marvyn tel un élève récitant sa leçon. Son jeune frère s'y est mis lui aussi. Donner un coup de main à leur mère "pour garder la maison propre" est un principe que celle-ci leur a inculqué depuis longtemps. "Ce ne sont pas des tâches lourdes. Je voudrais que mes enfants arrivent à faire ce qu'il faut, au moins le minimum pour être indépendants", explique Ancilla Azie, 28 ans.
Debout à 3 h, leur mère quitte Anoska une heure plus tard pour aller travailler
La contribution des petites mains chez Fabrice Allas, n'est pas négligeable non plus! Et comme sa voisine, elle explique qu'elle conçoit l'aide de ses enfants comme un principe. Dans un ton un peu plus solennelle, elle poursuit: "Kumsa si démain mo mor, zot kapave débriyé." Mais, pour les deux mères, "pa kestion ki zot fer louvraz lour ek danzéré!" Anne-Sophia, Marvyn… leur font certes gagner du temps, disent-elles. Cependant, pas à n'importe quel prix. "Mo pa pou less Marvyn kwi, fer zafer lour, lave linz tou sa", explique Ancilla Azie. "Kan mo ti zanfan, mo ti lav linz. Dan vakans mo ti bizin ale kass dité. Mais je ne veux pas qu'ils fassent la même chose. Il y a un temps pur tout", renchérit Fabrice Allas. Depuis quelques mois, la jeune mère a trouvé du travail dans l'industrie sucrière. Elle y exerce en tant que laboureur. Debout à 3 heures, elle quitte Anoska une heure plus tard. Avant de partir, elle prépare de quoi mettre dans le pain des enfants. A 6 heures, lorsque son compagnon s'en va à son tour, c'est Anne-Sophia qui prend le relais. "Mo ranz lili, mo fer enn ti pé louvraz, lave lassiet, mo fer dipain…", raconte la fillette qui est à sa deuxième année de CPE. Observant sa soeur, Christ l'interrompt pour revendiquer lui aussi ses responsabilités matinales. "Mo ramas délo" dit fièrement le petit garçon. Six à sept bouteilles précise-t-il. "Délo aret koulé dans gramatin. Lerla tanto létan li rékoulé, Christ mem ki rérempli boutey", explique sa mère. Avant de se rendre à l'école, Anne-Sophia s'occupe de son frère, lui donne son bain et l'habille: gestes qu'elle répète également chaque après-midi en rentrant. "Je lui donne son pain et je l'aide aussi à faire ses devoirs", dit-elle. Quand Marvyn aide Charlvin à enfiler ses chaussures le matin, il n'est pas rare que l'adolescent s'entende dire: "Léssé! Mo kapave meté mo tousel." Marvyn ne se laisse pas toujours convaincre. "Je ne le laisse faire que lorsque je suis en retard", dit-il, sous le regard amusé de son frère.
Le grand nettoyage du week-end
"Je me réveille tous les jours à 5h30", explique Marvyn. La tête recouvert d'un bonnet de laine, l'adolescent confie que, comme Anne-Sophia, son travail matinal consiste à passer le balai dans les deux pièces de la maison et à s'occuper de son jeune frère. Avant de se rendre à la plantation où elle y travaille, Ancilla Azie, aura, elle aussi, préparé de quoi mettre dans le pain de ses fils. A six heures, elle est déjà loin de sa cité. "Mo mari oussi fini alé sa ler là. Li travay dan sassé", explique cette dernière. De retour du collège où il est en première année en filière pré-professionnelle, Marvyn retrouve… le balai et le chiffon.
Vendredi après-midi, jour de grand nettoyage pour Anne-Sophia. Attention, prévient-elle, "mo amani!" Et la demoiselle de dévoiler son programme. D'abord, dit-elle, "mo pran mo létan, mo souye partou, mo passe siffon dan tou ti kwen". Ensuite, c'est le nettoyage du sol. La jeune fille, fronçant les sourcils, raconte qu'elle se fâche sérieusement quand "Christ pass dan lakaz ek so bisiklet", à peine le ménage terminé. Une anecdote qui ne manque pas de faire rire, Odile, une voisine en visite: "Dé lwen mo tann li kriyé: éta Christ!" Chez Ancilla Azie, c'est durant le week-end qu'à lieu le grand ménage, sans que Marvyn - pas maniaque visiblement-, ne s'emporte…
Anne-Sophia: "Mo pou fer mékanik, koumsa si enn zour mo pé ale Port-Louis, mo loto an pann, mo pou koné ki bizin fer!"
Ancilla est au petit soin pour ses fils. Le goûter de l'après-midi fait partie des attentions qu'elle leur accorde. Contrainte de travailler dur à la plantation, elle explique qu'elle veille de près à leur éducation. Après le balai et le rangement, ils retrouvent très vite le crayon et leur manuels. "Un peu de télé, le dîner à 19 heures et au lit à 20 heures… Petite exception les vendredis et samedis", confie Fabrice en expliquant les règles à respecter. L'éducation y trouve une place de choix. "Mem si mo koné ki li pa porté lor aprann, monn dir li ki li pou al lékol ziska li vinn vyé si bizin", précise cette dernière. Et si elle n'est peut-être pas douée académiquement, il y a deux domaines dans lesquelles la demoiselle semble avoir des prédispositions. Il n'y a qu'à jeter un coup d'œil sur le mur de la pièce qui sert de salon. Des médailles y sont accrochées témoignant de ses talents pour l'athlétisme. Chaque course à laquelle elle participe, Anne-Sophia se retrouve toujours sur le podium. Quand on lui demande ce qu'elle veut faire plus tard, sa mère ne peut s'empêcher de pousser un soupir… "Mo ti anvi li vinn polisiere. Mé li…", dit Fabrice rapidement interrompue. "… Mo lé fer mékanik", lance la fillette au grand désarroi de sa mère. "Mo kontan loto. Kan mo ale dan latélié mo tonton mo abitié donn li koudmé. Mo pou fer mékanik, koumsa si enn zour mo pé ale Port-Louis, mo loto an pann, mo pou koné ki bizin fer!"
Marvyn, lui, ne sait pas trop encore ce qu'il fera plus tard. Il ne caresse pas de rêve particulier. Sa mère, elle, voit déjà son fils dans la menuiserie. Lui, même s'il a été initié au travaux de bois au collège, il ne paraît pas convaincu! Par contre, Charlvin, de son côté, semble avoir une vague idée du métier qu'il veut exercer. Regardant les deux têtes de cerfs accrochés au mur du salon, il confie: "Mo pou travay dan sassé…"
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