Drogue a moris - Page 3 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 11/08/2008, 09h10
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Merci Dev, ti pou alle rate sa bane nouvelles important la...
De rien Zotsaaa, mais malheureusement sa zaffaire la pour teigne vite fait
voici la suite en attendant la fin de l'histoire....


Sada Curpen : "Mo pa pou répone lor mo Assets !"

Sada Curpen, qui s'est constitué prisonnier à l'Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU), lundi matin, s'est engagé dans une véritable course contre-la-montre en vue de préserver ses avoirs. C'est ce qui ressort dans la journée d'hier, lors de la première séance d'interrogatoire de ce suspect dans l'affaire de saisie de 21 755 comprimés de Subutex sur le parking du Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport à 5h50 du matin, mercredi 23 juillet dernier. Sada Curpen a refusé catégoriquement de répondre aux questions des limiers de l'ADSU au sujet de ses Assets et de ses transactions financières. Il devait également nier en bloc les allégations portées contre lui par Cindy Legallant, passeuse présumée de Subutex, interpellée lors de l'opération de la brigade anti-drogue à l'aéroport. Entre-temps, des contacts ont été établis avec les autorités françaises en vue de démanteler le réseau d'approvisionnement de Maurice en Subutex avec des détails sur l'identité du livreur au terminal 2 de l'aéroport Charles de Gaulle à Paris.

"Mo pas pou répone bann questions lor mo bann avoirs. Sa zafer-là, li péna nanyen à faire avec problème Money Laundering." C'est ce qu'a déclaré catégoriquement Sada Curpen aux enquêteurs de l'ADSU dans la matinée d'hier. Cette audition s'est déroulée en présence de Me Raouf Gulbul, dont les services ont été retenus par ce prévenu. Toutes les tentatives de l'ADSU d'aborder ce volet de l'enquête se sont heurtées à une fin de non-recevoir.
Dans la conjoncture, l'ADSU a engagé des consultations au State Law Office en vue de définir une stratégie pour pouvoir initier un "Audit Trail" en évitant de s'appuyer sur les dispositions de la Dangerous Drugs Act. Dans la conjoncture, l'un des principaux objectifs de la brigade est d'obtenir un Judge's Order ordonnant un gel des avoirs bancaires de Sada Curpen. Mais aucune des sources, approchées par Week-End, hier, n'a voulu s'aventurer en vue de révéler des détails de la marche à suivre à ce sujet.
Sada Curpen, qui a affronté les limiers de l'ADSU pendant quatre heures, hier, a rejeté en bloc les accusations et allégations portées à son encontre par Cindy Legallant. Cette dernière a positivement identifié Sada Curpen lors d'une confrontation formelle dans des locaux de l'ADSU, jeudi matin. "Tout saki sa dimounn la pe rakonté lor moi ek Subutex, li fos !" devait-il répondre systématiquement.
Cindy Legallant a soutenu, elle, que son dernier déplacement à Paris, avec départ de Maurice le dimanche 20 juillet et retour le mercredi 23 juillet, avait été entièrement financé par Sada Curpen. Sa mission était de récupérer et apporter à Maurice deux colis avec emballage de produits pour bébé contenant une importante quantité de Subutex, a-t-elle dit.
La somme que Cindy Legallant, qui avait été admise en clinique privée en début de semaine, devait percevoir à la livraison de la "marchandise" à Maurice, était de l'ordre de Rs 1,5 million. Elle ajoute que dans un passé pas trop lointain, elle avait effectué d'autres déplacements en France dans le même but et avait bénéficié sensiblement du même montant. Dans ces deux cas précédents, la livraison de Subutex au commanditaire fut effectuée au rond-point de Calebasses sur l'autoroute du Nord et à Goodlands. La livraison du mercredi 23 juillet devait se faire sur le parking d'un centre commercial à Riche-Terre.
Au chapitre de ses relations avec Sada Curpen, Cindy Legallant, qui habite St-Antoine, Goodlands, affirme qu'ils s'étaient rencontrés en février de cette année lors d'une sortie en boîte de nuit. Elle indique avoir échangé des numéros de téléphone à cette occasion. Elle fait également comprendre que face à de graves difficultés financières, elle ne devait pas rejeter la proposition, qui consistait à devenir une passeuse de Subutex, contre d'importantes sommes d'argent.
Confronté à ces éléments d'informations avancés par Cindy Legallant, Sada Curpen devait les rejeter de manière catégorique. Du côté de l'ADSU, l'on semble faire peu cas de l'attitude de non-coopération adoptée par Sada Curpen. Les appels téléphoniques effectués par Cindy Legallant à sa descente d'avion le mercredi 23 juillet en vue d'établir le lieu et l'heure, soit 7h25, de la livraison du Subutex d'une valeur de quelque Rs 22 millions seraient considérés comme étant "Damning".
Les téléphones portant les numéros 777 1079 attribué à Cindy Legallant et 910 5582 au nom de Sada Curpen avaient été utilisés à cet effet. "Mo gard mo drwa au silans. Mo ava répone divan lakour", a répondu Sada Curpen quand des enquêteurs de l'ADSU l'ont interrogé sur ces échanges téléphoniques. Dès demain matin, la direction générale de l'ADSU approchera le State Law Office en vue de solliciter un Judge's Order au terme de la législation en vigueur en vue d'obtenir un relevé des appels téléphoniques de Sada Curpen pour la période du samedi 19 juillet au lundi 4 août.
Dans un autre ordre d'idées, Sada Curpen a consigné formellement ses craintes d'être privé d'un "Fair Trial" compte tenu des commentaires publics depuis l'éclatement de ce scandale de Subutex. "Avec les commentaires à longueur de journée et le cinéma politique auquel nous assistons, mes droits constitutionnels pour un procès équitable sont bafoués. La présomption d'innocence, dont doit jouir chaque suspect, est violée", devait-il déclarer en substance lors de cette première séance d'interrogatoire.
Du côté de l'ADSU, les graves allégations de Cindy Legallant sur ce réseau d'approvisionnement en Subutex sont analysées de manière systématique. Des échanges d'informations entre Port-Louis et Paris sont à prévoir en vue de mettre hors d'état de nuire le réseau de fourniture de Subutex en France. L'ADSU s'intéresse à l'obtention d'enregistrements de caméras de surveillance au terminal 2 de l'aéroport Charles de Gaulle en vue de confirmer l'identité du Mauricien qui aurait remis les deux colis à Cindy Legallant peu avant le "Check-In" pour le vol AF 966 du 23 juillet.
D'autre part, les indications sur les plaquettes de Subutex saisies devront être communiquées aux autorités françaises en vue de remonter la filière de médecins prescrivant le Subutex en de si importantes quantités, et de pharmaciens français impliqués dans ce business. Une précédente collaboration entre l'ADSU et la France, lors de l'arrestation d'un steward d'Air France avec du Subutex d'une valeur marchande de Rs 50 millions, avait débouché sur l'interpellation de 26 prévenus, dont six médecins et 12 pharmaciens, sur le territoire français. En tout cas, les premières secousses provoquées par l'affaire Sada Curpen sont loin de s'estomper compte tenu de l'intérêt politique du dossier…
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Vieux 11/08/2008, 10h47
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Trop balaise sa Sada la. Li viré deviré mama...enfin tane la fin.
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Vieux 11/08/2008, 14h38
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Mo croire ti besoin ouvert en post lors sa feuilleton de l'été car plusieurs partis politiques MMM, MSM, et autres ti ena contact ou qui conne bien Cindy Legallant........
Affaire Sada Curpen : le réseau politique de Cindy Legallant passé au crible




L’affaire Sada Curpen serait-elle du pain béni pour les politiciens de tous bords ? Après Rama Valayden qui a été éclaboussé pour des liens supposés avec le présumé cerveau du trafic de Subutex sur l’axe France-Maurice, c’est au tour de l’Alliance sociale de répliquer. En utilisant Cindy Legallant comme bélier.

L’artillerie lourde a été sortie. Après les fuites sur les factures exorbitantes de deux anciens ministres, les travaillistes ont commencé à faire circuler une rumeur, selon laquelle Nando Bodha a souvent été en contact avec la jeune femme, arrêtée pour avoir tenté de faire entrer 22 755 comprimés de Subutex à Maurice, le mercredi 23 juillet, pour le compte de Sada Curpen.

Même le «chauffeur » de Cindy Legallant, Abdool Cader Moulan – celui-là même que Paul Bérenger a accusé, au Parlement mardi dernier, d’être le chauffeur d’un PPS venu récupérer la jeune femme à l’aéroport – est monté au créneau. Il soutient qu’il y a eu un échange régulier de messages entre Nando Bodha et la jeune femme.

«Faux !» tonne le chef de file du MSM au Parlement. Nando Bodha n’a d’ailleurs qu’un mot à la bouche lorsqu’on lui demande s’il a déjà rencontré Cindy Legallant: « Jamais !» Il nie avoir déjà voyagé en sa compagnie. A-t-elle déjà voulu intégrer le MSM? «Pas à ma connaissance», répond-il.

Après Bodha, les rouges ciblent ni plus ni moins que le fils de Paul Bérenger, Emmanuel. Ils soutiennent que Cindy Legallant avait pris contact avec lui pour obtenir une place au MMM. Mais, comme Nando Bodha, Emmanuel Bérenger nie connaître Cindy Legallant. « On peut sans doute me l’avoir présentée dans une foule de die-hard de mon père », ajoute-t-il.

Duval et Legallant sur le même vol
Quant à une adhésion au MMM, Emmanuel Bérenger précise qu’il n’aurait rien pu y faire car il ne fait pas de la politique active. Mais si la demande lui avait été faite, il aurait dirigée la personne vers d’autres dirigeants, tels que Rajesh Bhagwan.

De son côté, l’opposition ne demeure pas inerte. Après l’affaire du « chauffeur du PPS », Richard Duval est de nouveau en ligne de mire. L’information – confirmée par L’Hebdo – est que le député du PMXD était sur le même vol que la jeune femme, le dimanche 20 juillet dernier, pour Paris.

Cindy Legallant se rendait dans la capitale française,
tandis que Richard Duval, en route pour la Suisse, y a fait transit. C’est pour cela que Paul Bérenger a demandé au PPS, samedi au cours de sa conférence de presse, de tout dire «dans son propre intérêt». L’opposition compte donc capitaliser sur ses aveux, selon lesquels il connaît la jeune femme et sa famille.
Mais elle ne compte pas en rester là. Ce n’est pas un secret que Cindy Legallant, après des études à Paris, voulait faire de la politique. En commençant par le social. Des renseignements font état de la présence répétée de Cindy Legallant à certaines fonctions politiques du PTr.

Qui a-t-elle contacté au sein de l’état-major rouge? Jean-François Chaumière, le deputy speaker. «Oui, je l’ai rencontrée. Mais une seule et unique fois. Elle m’a été présentée à mon bureau. Elle disait vouloir faire de la politique. Je lui ai dit de s’adresser à des dirigeants du parti. Car, compte tenu de mes fonctions à l’Assemblée nationale, je ne pouvais lui être d’aucune aide», dit-il.

Selon Jean-François Chaumière, c’est le président d’un mouvement créole qui a organisé cette rencontre. Cindy Legallant a exprimé son intention de travailler le terrain dans une circonscription de Port-Louis.

En tout cas, l’affaire Sada Curpen va continuer à créer des vagues dans le monde politique.

Curpen interrogé pendant cinq heures
Sada Curpen a été interrogé pendant plus de cinq heures par l’Adsu. Il est soupçonné d’être le cerveau du trafic des Rs 22 millions de Subutex, que Cindy Legallant a fait entrer au pays le mercredi 23 juillet.

Faux, dit-il. Il soutient ne jamais lui avoir demandé d’effectuer cette mission pour lui. L’habitant du bloc NHDC de Lower Vallée-des-Prêtres a ajouté, en présence de Me Raouf Gulbul, qu’il n’a fait la connaissance de la nutritionniste qu’en février dernier à la boîte de nuit Les Enfants Terribles, à Pointe-aux-Canonniers.

Sada Curpen a nié avoir appelé Cindy Legallant à la descente d’avion de cette dernière. Il dit aussi ignorer que Bernard Joly allait venir récupérer la cargaison de Subutex sur le parking de Jumbo, à Riche-Terre. Il a ajouté que son procès ne sera pas équitable vu la façon dont les politiciens se sont emparés de cette affaire.

L’Adsu compte toutefois le coincer grâce à ses appels téléphoniques. La veille de l’arrivée de Cindy Legallant, il l’aurait appelée pour lui signaler qu’une personne allait déposer les 22 755 comprimés de Subutex à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Il s’agirait, selon une lettre anonyme expédiée aux policiers, d’un Mauricien qui a déjà été condamné pour possession de Subutex à Maurice
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Vieux 11/08/2008, 14h42
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Rs 9,5 millions pour ne pas impliquer le cerveau ?

Rs 9,5 millions pour ne pas impliquer le cerveau ?


Le séjour de deux jours de Cindy Legallant en clinique a été le prétexte à toutes sortes de spéculations. Depuis le début de la semaine, des informations troublantes faisaient état de négociations ardues entre les proches de Sada Curpen et ceux de la nutritionniste. Ce, afin qu’elle n’identifie pas le présumé cerveau du trafic de Subutex entre la France et Maurice lors de la confrontation prévue par la brigade anti-drogue.

Le mercredi 6 août, veille de l’exercice, vers 16h40, une proche présumée de Sada Curpen aurait rencontré l’époux de Cindy Legallant, James Dominique d'Anglemont de Tassiny, au KFC situé en face de la Cathédrale St-Louis, à Port-Louis. Des photos de cette rencontre ont d’ailleurs été remises aux hommes du DCP Rampersad Sooroojbally.

Ces clichés, accompagnés d’une photo aérienne, donnent l’impression de provenir d’un amateur de films d’espionnage. L’expéditeur affirme, dans une lettre anonyme, que 220 000 euros (environ Rs 9,5 millions) ont été proposés à l’époux de Cindy Legallant afin que la jeune femme se taise.

Sur les clichés, qui semblent avoir été prélevés d’une vidéo, les agents de la brigade anti-drogue ont pu confirmer que l’homme, quittant le KFC avec une veste grise à la main, est bel et bien James Dominique d’Anglemont de Tassiny. Quelques secondes après, une jeune femme, apparemment liée à Sada Curpen et amie de Cindy Legallant, sort du même établissement. Elle porte un churidar crème et des lunettes de soleil en haut du front. Un coup de fil et elle grimpe à bord d’une 4x4 de la marque Ford, immatriculée en 2000.

Une histoire de «corbeau»
Est-ce que les clichés expédiés

ont été pris le même jour ? Tout semble indiquer que oui. Car, à l’arrière-plan sur les photos où l’on voit sortir l’époux de Cindy Legallant et l’amie présumée de Sada Curpen de KFC, il y a une jeune femme, vêtue d’un pantalon noir et d’un top ‘léopard’ et d’une veste noire. Donc, les deux étaient au KFC au même moment.

D’après le «corbeau», qui ne tient sans doute pas Sada Curpen dans son cœur, cette rencontre a duré plus d’une heure et a été enregistrée sur vidéo. Apparemment par des journalistes étrangers qui enquêtent sur le trafic de Subutex sur l’axe Paris-Plaisance ! Il soutient qu’un expert en « lip reading » peut facilement savoir ce qui a été discuté, cet après-midi-là.

En l’absence d’enregistrement vidéo et audio, la police ne peut logiquement ouvrir une enquête. D’autant qu’elle ne peut établir si les deux personnes ont comploté pour influencer un témoin.

Sollicité par L’Hebdo, pour confirmer si la rencontre portait sur de quelconques négociations, James Dominique d’Anglemont de Tassiny s’est refusé à tout commentaire. Quant à la jeune femme, elle ne répond pas au téléphone.
Soulignons qu’aux Casernes centrales, on prend cette affaire au sérieux. L’ordre avait d’ailleurs été donné pour que personne ne puisse entrer en contact avec Cindy Legallant lorsqu’elle était en clinique. Certaines personnes d’influence ont d’ailleurs été rembarrées lorsqu’elles ont voulu la rencontrer.
Finalement, jeudi, Cindy Legallant a bien identifié Sada Curpen. Mais, même si elle ne l’avait pas fait, le numéro de téléphone sur lequel ce dernier l’a contacté, ainsi que le bouncer Bernard Joly, le 23 juillet, l’auraient confondu.
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Vieux 11/08/2008, 14h45
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Abdool Cader Moulan, «chauffeur» de Cindy Legallant : «Elle avait aussi des contacts

Abdool Cader Moulan, «chauffeur» de Cindy Legallant : «Elle avait aussi des contacts avec le MMM et le MSM»
  • Vel Moonien






Il ne peut réprimer un haut-le-cœur lorsqu’on prononce le nom de Paul Bérenger. Depuis une semaine, Abdool Cader Moulan, dit Ti Cader, 41 ans, suit avec intérêt la controverse autour de l’affaire Sada Curpen et le trafic de Subutex. Il est d’autant plus attentif que c’est lui qui était à l’aéroport le mercredi 23 juillet pour récupérer Cindy Legallant de retour de Paris.

Mardi à l’Assemblée nationale, le chef de l’Opposition a demandé au Premier ministre si c’est bien le chauffeur d’un Permanent Parliamentary Secretary (PPS) qui s’est rendu à l’aéroport pour ce jour-là. Une allégation qui met cet ancien militant ‘coaltar’ (die-hard), en fureur. Avec le temps, il a appris à décoder les réactions du leader des mauves. «Si Paul Bérenger parle du chauffeur d’un PPS, il est clair qu’il ne dispose pas de bons renseignements. Il a fait de même autrefois. Je le mets en demeure de consigner une plainte en bonne et due forme à la police», fulmine cet ancien agent mauve du Sud.

Femme sans histoire
«Oui!, avoue-t-il. Je roule maintenant pour l’Alliance sociale. J’étais l’agent du PPS Richard Duval aux élections de juillet 2005. C’est trop facile de mouiller ce dernier dans cette affaire de trafic de Subutex.» «Je connais bien la famille Duval, mais c’est mon frère Shafick qui leur propose de temps à autre ses services comme chauffeur. »

Ce jeudi soir, dans les brumes de Bois-Chéri, il nous raconte son amitié avec Cindy et les accointances politiques de la jeune femme. Cindy Legallant, il l’a rencontrée, il y a trois ans, à la Banque de Développement.

Tous deux sollicitaient un prêt et attendaient d’être reçus par un officier. Il a usé de son influence auprès de cette relation pour faciliter les démarches de Mme Legallant qui voulait ouvrir un cabinet de nutritionniste à Port-Louis.

C’est le début d’une grande amitié, même si le mari français de Cindy ne voyait pas cette relation d’un bon œil.

Bon gré, mal gré, ils se voient. Ti Cader l’aide lorsqu’elle distribue des vivres dans les quartiers pauvres de Port-Louis. Cindy donne l’image d’une femme au grand cœur qui n’a pas de problèmes d’argent.

Comme il réside près de l’aéroport, la jeune femme lui laisse sa voiture - une BMW 318 - lorsqu’elle part en voyage. C’était plus pratique pour elle qu’il vienne la chercher lorsqu’elle rentrait plutôt que de déranger son mari de Morcellement St-Antoine, à Goodlands. Ti Cader profitait de ces occasions pour emmener sa famille en balade dans la puissante berline allemande.

Un coup de massue
Le dimanche 20 juillet, Cindy s’envole pour Paris, pour un court séjour. Elle revient trois jours plus tard et, comme à l’accoutumée, Ti Cader l’attend sur le parking de Plaisance.
Il part à sa rencontre. Il voit des hommes qui l’entourent et a cru qu’ils lui cherchaient noise. Il va voir ce qui se trame. Ils l’apostrophent : « Nou ça, missié là…» Il veut en savoir plus : «Kisane là, ça missié là?» Ils déclinent alors leur identité, ce sont des agents de la brigade anti-drogue de Plaine-Verte. Il interpelle alors Cindy Legallant : «Tone amène la drogue?». Tout se bouscule alors dans sa tête. Ils ont souvent discuté ensemble, jamais il n’aurait douté qu’elle pouvait être une mule.

La police veut l’embar­quer. Prenant à témoin des chauffeurs de taxi, il demande à la jeune femme de déclarer aux officiers s’il est de mèche avec elle. «Non», glisse-t-elle. Il sera tout de même amené au poste de police de l’aéroport où les bagages de Cindy Legallant sont fouillés. On y trouvera 22 755 comprimés de Subutex, une scène qui le mettra k.-o. !
Au bureau de l’Adsu de Plaine-Verte, il fera sa déposition et son domicile sera perquisitionné. Rien de compromettant ne sera trouvé et il sera libéré.

Depuis, a démarré tout un battage médiatique autour des relations politiques de Cindy Legallant. Les noms de plusieurs personnalités de l’Alliance sociale sont balancées. Ti Cader sait pourquoi : la jeune femme, séduite par la chose politique voulait intégrer le Parti Travailliste. «Elle était en pourparlers avec certains dirigeants », révèle

Ti Cader. « Oui, elle connaissait Richard Duval, mais qui ne le connaît pas, ils habitaient la même région», déclare-t-il.

Face aux tirs à boulets rouges de l’Opposition, Ti Cader invite le MSM et le MMM à tempérer leurs ardeurs. Pourquoi tirer sur l’adversaire alors que des membres en vue de leur camp négociaient avec Cindy Legallant? «Un élu du MSM fait beaucoup de bruit pour rien au Parlement. Il serait étonné de voir les nombreux messages qu’il a envoyé à Cindy Legallant», affirme l’ancien agent. Ti Cader souligne avoir travaillé pour «des élus et ministres de l’alliance MSM-MMM.» Dans les années 90, il a même été accusé d’avoir tiré des coups de feu dans le Sud.

A Paul Bérenger, Ti Cader suggère de «vérifier dans son entourage» qui était en contact régulier avec Cindy Legallant qui négociait une place au sein de l’écurie mauve...»

Affaire à suivre.

Richard Duval : « Aucune relation particulière avec Legallant »
«Que cessent ces allégations sans fondement ! » C’est le conseil du PPS Richard Duval au chef de l’Opposition, Paul Bérenger. Le député de Mahébourg/Plaine-Magnien, assure qu’il n’entretient aucune relation «louche» ou «particulière» avec Cindy Legallant. «C’est sûr, je la connais, ainsi que son mari et ses parents. Ils habitent Grand-Gaube. D’ailleurs, son père était un ami de sir Gaëtan Duval. De là, à suggérer que je serais de mèche avec elle est une démarche grotesque. Il ne serait pas surprenant que ses parents soient choqués de cette nouvelle».

Richard Duval estime que Paul Bérenger n’a pas joué franc-jeu dans cette affaire. «Le fait qu’il fasse allusion à un Permanent Private Secretary démontre qu’il n’a pas d’informations précises. Il aurait dû avoir le courage de révéler le nom du PPS. C’est trop facile d’émettre des allégations !» Il précise encore : «Bérenger s’est trompé s’il fait allusion à moi. Ce n’est pas mon chauffeur qui s’est rendu à l’aéroport. C’est le frère du chauffeur de la famille. Mon chauffeur est un policier. Ce n’est pas non plus ma voiture qui se trouvait à l’aéroport. La mienne était au garage chez Leal. De plus, je n’étais pas au pays le jour de l’arrestation de Cindy Legallant.»

À qui appartiennent les véhicules saisis ?
Deux véhicules ont été saisis par l’Adsu de Plaine-Verte dans le cadre de l’enquête sur le trafic des Rs 22 M de Subutex saisis. D’abord, il y a la BMW 318 grise dans laquelle voyageait Cindy Legallant, la passeuse. Immatriculée 1050 MR 04, elle a été achetée à crédit-bail auprès de la Barclays par le mari de Cindy, James Dominique d’Anglemont de Tassiny, de Morcellement St-Antoine, Goodlands. Ensuite, il y a le 4X4 Isuzu - immatriculé 3834 AG 06 à bord duquel voyageait Bernard Joly, venu récupérer la cargaison de Subutex sur le parking de Jumbo à Riche-Terre. Le videur est le fils de Gaëtan Sans-Souci, ancien gros bras de sir Gaëtan Duval, a révélé Rama Valayden, lundi à la mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill. Le 4X4 est enregistré au nom de Gorah Toofany de Sébastopol.

Nouvelle offensive du MMM
L’organe de presse du MMM, Le Militant, a annoncé une nouvelle offensive au Parlement. Le but étant de rechercher des précisions sur les finances et les voyages de Sada Curpen depuis 2005. Le journal donne une indication de l’offensive mauve en se demandant “comment se fait-il qu’un trafiquant , accusé dans une affaire de trafic de Subutex d’une valeur de Rs 2,5 m soit passé devant la Cour en 36 jours, payant seulement une amende de Rs 100 000?” Par ailleurs, mardi prochain, Rajesh Bhagwan interrogera le ministre des Finances sur l’éventualité d’une enquête sur les finances et les allégations de blanchiment d’argent provenant du trafic du Subutex.

Les liens de Cindy Legallant avec l’Opposition
Y aura-t-il une réponse du berger à la bergère? Il y a de fortes chances que l’Alliance sociale riposte à la campagne de l’Opposition sur les liens de Sada Curpen. Elle évoquera les relations entre Cindy Legallant et un membre de l’Opposition. Des éléments de l’Al­liance sociale s’efforcent de confirmer une information selon laquelle ce dernier est en contact régulier avec Cindy Legallant. « Si vraiment des SMS ont été échangés, ce parti de l’Opposition prendra un mauvais coup. Attendons voir !», prévient une personnalité du gouvernement.
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Vieux 12/08/2008, 09h36
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Qui nou pou faire? Peut-etre jamais nou pou gagne ene medaille dor dans Jeux Olympique. Alors laisse nou casse des trois records parsi parla depis diabete, hypertension, crime, jusqua drogue etc. Apres tout nou ene destination touristique 'safe' ban politiciens dire nou! Avec ban records coumsa nou garantie pou gagne 'exposure worldwide'. Alors nou pas bizin depense boucoup la monaie lor 'advertisements.' Nou pou gagne assez tourist curieux pou rempli nou la caisse sans compter ban 'drug barons' qui poche toujour bien rempli. Maurice bizin publier le nombre membres ban different communauter qui fine contaminer par la drogue. Alors lerla nou pou conner qui faire gouvernment 'sometimes' refuse agir fermement pou eradiquer sa fleau la. Politique ene 'numbers game'. Si mo enemi politique pey mort are la drogue doucement doucement est-qui mo pou leve le doigt pou arrete sa? Think of it! Lor heroine nou fin gagne medaille dor dans lafrique et medaille dargent dans le monde. Mo penser qui dans les autre 'fields' comma sida, violence domestique, prostitution, alcoholisme, accident lauto, etc nou pou decroche encore medaille si nou 'investigate'. Lor ban crime commettre avec sabres, li pou bien difficile pou nou detrone Rwanda ek Kenya mais 'we are working at it'. Avec la monaie qui pey rentre dans pays avec touriste et development sans limite nou capav decroche plis medaille surtout dans domaine corruption. Apres mo fin ecrire sa mo bizin roule ene mass pou celebrer 'nou pays nou fierter'.
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Richard Duval a réservé «La terrasse» pour Cindy Legallant

Richard Duval a réservé «La terrasse» pour Cindy Legallant

Le Parliamentary Private Secretary (PPS) Richard Duval a réservé «la terrasse» à l’aéroport pour le compte de Cindy Legallant au cours d’une précédente visite de celle-ci au pays. C’est qu’à révélé hier au Parlement, le Premier ministre Navin Ramgoolam.

Cindy Legallant a été arrêtée le 23 juillet à l’aéroport pour possession de 21 755 comprimés de Subutex évaluées à Rs 21 millions. Dans sa déposition, elle devait désigner Sada Curpen comme le cerveau de l’affaire.

Le Premier ministre Navin Ramgoolam a précisé hier que le PPS n’était pas présent à l’arrivée de la passagère de France. Il a expliqué que «la terrasse» est une salle commerciale gérée par Airports of Mauritius et que l’accès en est autorisée aux passagers en partance contre paiement de 60 euros. Le gouvernement utilise aussi «la terrasse» pour accueillir certains passagers recommandés par le bureau du Premier ministre.

Conformément à la pratique le PPS Duval a demandé, le 25 avril 2008, que Cindy Legallant ait accès à «la terrasse» à son arrivée de France le 29 avril 2008.

Dans une déclaration à l’express, Richard Duval a soutenu qu’il connaissait bien Cindy Legallant et sa famille. «C’est quelqu’une qui a beaucoup oeuvré pour le social tout comme moi. J’étais loin de m’imaginer qu’elle allait être impliquée dans une affaire illégale. J’ai réservé «la terrasse» par courtoisie. Je regrette ce qui s’est passé par la suite».

Le Premier ministre a ajouté que l’accès à «la terrasse» est en train d’être revu.





Nilen KATTANY
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Vieux 20/08/2008, 09h51
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L’enquête alternative

Le DPP a-t-il ouvert la boîte de Pandore ? En demandant au commissaire de police d’enquêter sur l’ex-directeur des douanes, le Directeur des poursuites publiques (DPP) permet d’enclencher un processus qui peut aboutir à des révélations en cascade. Pour l’heure, c’est Bert Cunningham qui est mis en demeure de s’expliquer, mais un revirement de situation reste possible. Car pour démontrer le délit de diffamation dont il est soupçonné, il faut prouver que les affirmations de Bert Cunningham sont fausses.

Les enquêteurs du CCID ne possèdent pas les pouvoirs étendus que la loi confère aux commissions d’enquête, mais la compétence reconnue des effectifs de cette unité d’élite de police peut pallier les moyens inadéquats mis à leur disposition. Ceux-ci peuvent aider l’opinion publique à discerner le vrai du faux devant ces versions contradictoires sur la situation à la douane.

Il ne faut donc pas se désoler du refus du Premier ministre d’instituer une commission d’enquête composée de deux anciens juges pour faire la lumière sur les allégations de Bert Cunningham. L’enquête réclamée par le DPP offre une voie alternative pour établir la vérité à propos des critiques de Bert Cunningham. On devrait, par ce biais, savoir s’il existe réellement une «mafia institutionnalisée» à Maurice.

Dans le cadre de l’enquête qu’il a initiée hier, l’équipe du CCID, menée par l’assistant commissaire Clifford Parsad, va devoir établir si les allégations faites par Bert Cunningham sont fondées ou non avant de décider s’il y a matière à poursuite. Pour y arriver, ils seront obligés d’interroger, outre le dénonciateur, la longue série de personnalités mises en cause par ce dernier. Or, l’ancien patron de la douane dit avoir compilé un dossier lourd de 300 pages de photocopies dans lequel les noms d’une multitude de mandarins et de potentats sont cités. Tous ces personnages sont susceptibles d’aider le CCID à voir clair dans ce monde obscur que décrit Bert Cunningham. Mieux, si l’affaire aboutit à un procès contre Bert Cunningham, celui-ci pourra contre-interroger ceux qu’il incrimine dans son dossier à charge.

Il est permis d’espérer que l’on progressera dans le combat contre la corruption grâce à l’enquête du CCID. La police devra être en mesure, à l’issue de son enquête, d’expliquer les raisons pour lesquelles les cas de fraude dénoncés par Bert Cunningham n’ont pas eu de suite.

Certes, une commission d’enquête aurait donné des résultats plus rapides, mais le Premier ministre s’y oppose résolument. Pourtant, dans l’histoire contemporaine, des grandes avancées ont été réalisées grâce à des commissions d’enquête, notamment celles présidées par les anciens juges Glover (dans l’affaire Badry/Daby), Lallah (sur le recrutement de travailleurs à la veille des élections de 1982) et Rault (sur le trafic de la drogue).

L’issue de l’exercice entrepris par le CCID sera attendue avec impatience. A moins que la police décide de ne pas aller de l’avant pour cause de «lack of evidence».

RAJ MEETARBHAN
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Vieux 23/08/2008, 20h35
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VOTÉ CE MATIN Dangerous Drugs (Amendment) Bill



VOTÉ CE MATIN Dangerous Drugs (Amendment) Bill

Ramgoolam : " Le combat contre le
trafic de drogue est l'affaire de tous "


Le Dangerous Drug (Amendment) Bill a été adopté à 1h, ce matin, après quelque quatre heures de débats parlementaires. Si le texte de loi a fait l'unanimité, les débats ont porté sur le timing de sa présentation. L'Opposition, par l'entremise de son leader Paul Bérenger, a estimé que le gouvernement a perdu une année avant de présenter ce Bill. Le PM, Navin Ramgoolam a soutenu le contraire, arguant que la hausse de la consommation de Subutex a été inversement proportionnelle à celle de l'héroïne. Il a insisté sur le fait que la lutte contre le trafic de drogue est l'affaire de tous. D'autre part, les travaux parlementaires sont ajournés au 19 septembre.
Lors de la présentation du Dangerous Drugs Amendment Bill, Satish Faugoo avait indiqué que le Subutex sera maintenu dans le schedule 2 de la Dangerous Drugs Act. Selon le ministre de la Santé, la reclassification du Subutex n'est pas la meilleure solution. Néanmoins, des peines plus sévères sont prévues pour ceux qui s'adonnent au trafic. Les trafiquants sont désormais passibles d'une amende maximale de Rs 2 M et de 60 ans de prison.
Actuellement les dangerous drugs figurant dans la Dangerous Drugs Act 2000 sont classés en trois catégories, notamment Schedules I, II et III. La catégorisation des "dangerous drugs" dépend de la gravité des risques de la prise de ces produits sur la santé. Les médicaments comportant les " highest risks " sont classés dans le Schedule I et les autres avec un degré moindre de risques tombent dans les Schedules II et III.L'importation et la commercialisation des produits figurant dans le Schedule I sont illégales, sauf s'il y a une dérogation des autorités pour des raisons médicales. En revanche, les produits du Schedule II peuvent être importés s'ils sont reconnus et enregistrés par le Pharmacy Board et uniquement sur autorisation du Permanent Secretary de la Santé.
Il faut savoir que le Subutex, utilisé largement aujourd'hui par des toxicomanes comme une alternative à la drogue dure, figure dans le Schedule II. Le ministre de la Santé a rappelé que ce produit est interdit à Maurice excepté dans les cas des étrangers qui visitent le pays et qui sont autorisés à en avoir sur eux en quantité limitée et ce, pour des raisons liées au traitement médical. Si le produit est interdit dans notre pays, dit-il, c'est justement à cause de l'usage qu'en font les toxicomanes. En présentant le projet de loi hier soir Satish Faugoo a reconnu les conséquences de cette pratique sur la vie sociale du pays. Il soutient que le gouvernement est préoccupé par l'importation illicite de Subutex : " the need has arisen for punishing persons involved in dealing or trafficking in subutex in the same way as hard drug dealers and traffickers are dealt with ".
Schedule II
Mais en dépit de la gravité de la situation qui prévaut dans le pays par rapport à l'utilisation du Subutex, il est impossible, a affirmé Satish Faugoo, de déplacer ce produit du Schedule II vers le Schedule I car il ne serait plus disponible en cas d'urgence médicale. " Its re-classification alonside other hard drugs listed in schedule I to the Dangerous drugs act would result in it ceasing to be available for medical use ", a expliqué le ministre Faugoo. " It has accordingly been decided to maintain the classification of subutex in schedule II to the Act whilst at the same time increasing the penalties ", a poursuivi le ministre. Ainsi, avec l'amendement proposé hier, toute person " who unlawfully possesses, sells, distributes, delivers, transports, imports or exports " les dangerous drugs figurant dans les schedules II et III peut être poursuivie en tant que " drug dealer or drug trafficker ", comme pour les cas des dangerous drugs du Schedule I.
Le leader de l'opposition, tout en accueillant le texte de loi, a mis en avant que le gouvernement a perdu une année depuis le 22 mai 2007 lorsque le Premier ministre avait annoncé avoir demandé à l'Attorney General de durcir la loi contre le trafic de Subutex. Il a indiqué que durant cette année le Subutex a fait des dégâts considérables. Et d'évoquer également des appels téléphoniques de l'Attorney General à l'ADSU et l'utilisation du VIP Lounge La Terrasse par Cindy Legallant. Au cours de son argumentation, il a été interrompu à plusieurs reprises par le Speaker. Tout cela ne se serait pas produit si les trafiquants savaient qu'ils risquaient des peines très sévères, estime Paul Bérenger, avant d'insister sur la nécessité que le combat contre le trafic de drogue soit accompagné de mesures en vue de réhabiliter des victimes de la drogue.
Pour sa part, Abu Kasenally a démontré l'augmentation graduelle du trafic de Subutex. En 2000 la police avait saisi quelque 67 tablettes. Ce chiffre est passé à 17 672 en 2005 et quelque 80 000 en 2008. Il a observé que cette augmentation a été accompagnée d'une baisse dans la consommation d'héroïne. Laquelle baisse est due à l'action de l'ADSU. Il s'est réjoui du consensus concernant la pertinence du texte de loi. Nando Bodha a lui aussi considéré que le délai pour le durcissement de la loi est inacceptable. Il a attiré l'attention sur le fait que le Buprénorphine (Subutex) est fabriqué actuellement sous forme générique en Inde. De son côté, Etienne Sinatambou s'est évertué à réfuter l'argument du leader de l'opposition concernant " l'année perdue ". Son intervention était émaillée d'interventions du Deputy Speaker, qui a insisté pour qu'il se limite au texte de loi.
Le Premier ministre, dernier orateur à intervenir dans ce contexte, a estimé qu'il est injuste de dire que la présentation du projet de loi a pris du retard. Il a mis l'accent sur le travail de l'ADSU grâce auquel le trafic d'héroïne a enregistré une baisse sensible entre 2000 et 2008. Le Dangerous Drug (Amendment) Bill vise maintenant à combattre le trafic de Subutex ainsi que celui des autres drogues. " Nous serons sans pitié vis-à-vis de tous les trafiquants de Subutex et d'autres drogues ", a-t-il soutenu. Le PM a rappelé que parmi ceux qui ont été arrêtés pour le trafic de Subutex figurent Mme Legallant, Sada Curpen, M. Buctowar, ainsi que des trafiquants malgaches toujours en détention. La lutte contre le trafic de drogue, a-t-il dit, s'articule autour des axes comme suit : la réduction de l'offre et de la demande, l'éducation, le traitement et la réhabilitation. Joe Lesjongard et Sam Lauthan ont également pris part aux débats. Le texte de loi a été adopté après que le ministre Faugoo eut résumé les débats.
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Vieux 26/08/2008, 12h36
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Legallant : «Je ne suis pas une trafiquante»

Cindy , si to pas trafiquante , to reste quand même ene passeuse de drogue......

Legallant : «Je ne suis pas une trafiquante»


«Je ne suis pas une trafiquante mais j’ai accepté de transporter les comprimés de Subutex parce que j’avais beaucoup de dettes. Ma situation financière était catastrophique. On m’a promis une forte somme d’argent.» Cindy Legallant veut par là faire comprendre qu’elle ne compte pas quitter le pays ou s’adonner au trafic de drogue. C’était dans le cadre des débats pour sa remise en liberté suivant son arrestation alors qu’elle était en possession de 21 577 comprimés de Subutex le 23 juillet 2008.

En cour de Mahébourg hier, son avocat Me Gavin Glover présente une motion pour sa remise en liberté. Mais la police, par l’intermédiaire de l’inspecteur Navin Mohess, objecte.

Interrogé par Me Odile Ombrasine, State Counsel, l’inspecteur Mohess explique que la police a des appréhensions car Cindy Legallant pourrait quitter le pays et se rendre en France une fois libérée. A cela, Cindy Legallant répond qu’elle n’a aucune intention de le faire. «Je prends l’engagement personnel de me présenter au tribunal à chaque fois qu’on aura besoin de moi et de me rendre au poste de police tous les jours», soutient-elle.

Face aux questions de Me Glover, l’inspecteur Mohess concède que depuis son arrestation, Cindy Legallant a coopéré avec les enquêteurs : elle a contribué à l’arrestation du présumé cerveau, Sada Curpen, et d’un autre suspect, Bernard Joly.

Lors de son témoignage, Cindy Legallant souligne que depuis son incarcération elle a été admise à la clinique et a dû se rendre à plusieurs reprises à l’hôpital car elle est asthmatique.

Elle ajoute que son fils, qui est en France, devrait reprendre ses cours à l’école du Nord. Mais, soutient-elle, il ne peut le faire car elle se trouve en prison.

Dans sa plaidoirie, Me Glover invite le magistrat à user de sa discrétion pour accéder à la demande de sa cliente. Alors que Me Ombrasine demande au magistrat Vijay Appadoo de considérer les appréhensions de la police à l’effet que Cindy Legallant pourrait quitter le pays si elle est libérée sous caution. Le magistrat fera connaître sa décision le lundi 1er septembre 2008.




Suresh MOORLAH
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