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Vieux 04/02/2007, 10h38
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le cout de l'éducation gratuite? à moris

Ce matin le journal l'express fine fer ene bon dossier lors l'education moris. Rocco ti ouvert en thread lors fees SC et Hsc, mais couma sa dossier la li gros mo fine ouvert ene lot post, comme dab ene beaucoup pour lire prend patience mais lire jusqu'au bout.
Azordi dimoune besoin emprunté ek la banque pour paye zot droitsd'examens. Ena aussi ene l'article lors vrai valer cambridge
Ce que coûte l’école gratuite

Outre les frais d’examens, il faudra ajouter également les dépenses scolaires annuelles auxquelles il est difficile d’échapper.Si l’éducation est bien gratuite, l’accès au savoir est inégal en raison des coûts additionnels qu’elle implique. Et plus que jamais, les écarts se creusent entre ceux qui peuvent payer et ceux qui font des pieds et des mains pour s’en sortir. Une situation qui touche à un droit fondamental : celui de s’instruire.

L’éducation n’a pas de prix, mais elle a un coût. Rita Bundhoo, sans emploi, en fait tous les jours l’amère expérience. Mère de deux enfants, dont l’aîné Vishraj est en Form V au collège Friendship, à Goodlands, elle doit jongler tous les mois avec les Rs 6 700 que gagne son mari, serveur dans un hôtel, afin de pourvoir aux besoins de la famille.

« Subvenir aux besoins scolaires de nos enfants et rembourser les dettes que nous avons contractées deviennent un vrai casse-tête », se lamente-t-elle. Outre les frais d’examens, qui devraient coûter plus de Rs 8 000 cette année, il faudra ajouter les dépenses scolaires annuelles auxquelles il est difficile d’échapper. En effet, en ajoutant le prix des uniformes, des chaussures, du sac, du matériel scolaire, des livres, des leçons particulières et de l’argent de poche, le budget pour un an s’élève à Rs 25 950 ! En moyenne, c’est presque Rs 3 000 que le budget de Vishraj engloutit tous les mois.

Les leçons particulières, prises pour cinq sujets, en absorbent 60 %. Et Rita et son époux ne peuvent malheureusement fournir que l’essentiel à leur fils. De ce fait, Vishraj n’a pas eu le plaisir d’étrenner un téléphone portable à la rentrée. Il n’a pas non plus accès à Internet, car ses parents ne possèdent pas d’ordinateur. « Li bien difisil. Nou pe fer maximum zefor, si gouvernman ti kapav aid nou inpe, ti pou bon », laisse échapper Rita Bundhoo.

Ainsi, pour ceux qui se trouvent au bas de l’échelle, il devient presque impossible de subvenir aux coûts très prohibitifs. L’ancien ministre de l’Éducation, Kadress Pillay, ne cache pas sa consternation. « C’est à se demander s’il n’y a pas deux communautés à Maurice : les riches et les pauvres ! » Il faut reconnaître, dit-il, pour le développement dans tous ses aspects, l’importance croissante de former l’ensemble des talents disponibles. Le besoin d’offrir une éducation de base de qualité à tous est donc de plus en plus pressant.


Privés de leurs droits et désabusés

Pour Kadress Pillay, les jeunes qui ne pourront pas acquérir les compétences nécessaires pour obtenir un emploi et gagner leur vie seront de plus en plus marginalisés, privés de leurs droits et désabusés. La solution, selon lui, serait que l’État introduise une prise en charge complète des enfants qui se trouvent au bas de l’échelle, quitte à faire admettre un targetted system. « Faute de quoi, ajoute-t-il, on verra l’émergence d’une société à deux vitesses et cela est très dangereux. »

Pour Steven Obeegadoo, ex-ministre de l’Éducation, les leçons particulières et les frais d’examens sont les principaux obstacles à l’instauration de l’équité dans le domaine éducatif. « La scolarité est gratuite. L’éducation elle-même ne l’est pas. » Il estime que le rôle de l’État est d’intervenir pour s’assurer que tous les enfants ont une chance égale. « Nous ne sommes pas contre le targetting, mais il faut subventionner la moitié des frais d’examens de tous les élèves indistinctement. »

L’éducation est au cœur du développement, car elle est le vecteur le plus puissant de la transformation personnelle et sociale, explique le président de la Government Hindi Teachers’Union, Suttyhudeo Tengur. Il ne s’agit pas seulement d’un droit humain fondamental, mais c’est aussi l’axe autour duquel tournent tous les aspects du développement : réduction de la pauvreté, promotion de la santé, partage des technologies, protection de l’environnement, promotion de l’égalité entre les sexes… « C’est pourquoi, je dis que le gouvernement devrait revoir ses priorités et revenir à l’ancien système concernant le paiement de 50 % des frais d’examens. Il est dans l’intérêt de tout dirigeant de croire dans le principe d’État providence. »

Et pour Suttyhudeo Tengur, la chasse au gaspillage doit être l’une des priorités de ce gouvernement. « Il y a plusieurs projets éducatifs qui ont coûté des millions, mais qui dorment maintenant dans des tiroirs. Il en va ainsi du contrôle continu que le Mauritius Examinations Syndicate a piloté pendant cinq à six ans, mais on n’a rien vu venir jusqu’à présent ! » Il faut également en finir avec les voyages des officiers du ministère de l’Éducation, et les institutions éducatives « qui ne rapportent au-cun avantage à l’éducation », poursuit Suttyhudeo Tengur.

Toute source de gaspillage devrait ainsi être identifiée et éliminée afin de permettre une meilleure gestion du système éducatif. Suttyhudeo Tengur préconise également une collaboration plus étroite entre les entreprises locales pour qu’elles exercent leur responsabilité sociale en faveur de l’éducation. « En Grande-Bretagne, il n’est pas rare de voir une compagnie pétrolière, par exemple, parrainer une école qui se trouve dans ses environs. Nous devrions adopter la même attitude. Le secteur privé pourrait aussi créer un fonds pour les parents. Ces derniers seront alors en mesure d’emprunter de l’argent à des taux préférentiels. Et les institutions qui contribuent à ce fonds profiteraient alors d’un dégrèvement fiscal.» L’investissement des parents

Pour le vice-président de la Fédération des managers des collèges privés, Harold Chan Lam, l’investissement des parents dans les projets éducatifs de leurs enfants est une nécessité. Une phrase inscrite en gros caractères dans son bureau indique bien sa philosophie : « Si vous pensez que l’éducation coûte cher, eh bien essayez l’ignorance. » Cependant, il reconnaît que le coût de l’éducation pèse de plus en plus lourd sur le budget familial.

« Il est inacceptable que, faute de moyens financiers, un élève soit contraint à ne pas prendre part aux examens de fin d’études secondaires. L’état de certaines familles requiert une aide certaine. L’éducation est un investissement à long terme, d’où la nécessité pour les parents de planifier bien à l’avance l’exécution du projet éducatif de leurs enfants », affirme Harold Chan Lam.

Ce dernier estime que la situation des parents d’élèves aurait été plus grave si la scolarité et le transport n’étaient pas pris en charge par l’État. « Cependant, le gouvernement devrait étudier la possibilité de mettre en place un comité multipartite pour se pencher sur ceux dont les parents font face à des difficultés financières extrêmes. »

L’éducation est le tremplin grâce auquel les pauvres peuvent sortir de leur misère, les sociétés se développer, et les individus avoir une vie plus enrichissante. Mais, elle devrait être accessible à tous. Croire qu’elle l’est, à l’heure actuelle serait faire preuve de mauvaise foi.


Bindu BOYJOO
et Lindsay PROSPER






Plus de 1 600 étudiants ne paieront pas de frais d’examens

Ils seront en effet plus de 1 600 à pouvoir bénéficier d’un paiement total des frais des examens du School Certificate (SC) et du Higher School Certificate (HSC). L’aide sociale sera ainsi accordée aux familles dont le revenu mensuel ne dépasse pas Rs 7 500. Les enfants qui passent ces examens une deuxième fois, mais qui sont compris dans cette catégorie profiteront également de ces avantages. De même les familles dont deux étudiants ou plus participent aux examens du SC ou du HSC et dont le revenu mensuel ne dépasse pas Rs 10 000, ne paieront que 50 % des frais d’examens. Pour les ménages, avec des revenus mensuels se situant entre Rs 7 500 et Rs 10 000, le gouvernement a pris des dispositions avec les institutions bancaires pour un accès aux finances pour le paiement des frais d’examens. Le taux préférentiel serait de moins de 15 %, mais ce chiffre n’est pas officiel. Les mensualités, en fonction du fait qu’une partie ou la totalité des frais est empruntée, se situeront entre Rs 300 et Rs 600, sur une période s’échelonnant de 18 à 24 mois.
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Vieux 04/02/2007, 10h40
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Les dépenses de l’État pour chaque élève

Le dernier rapport du Mauritius Audit Bureau fait entrevoir qu’il existe une disparité entre la subvention que l’État accorde à un élève d’un collège privé et à celui qui fréquente un collège public. Elle est de Rs 19 665 pour un collège privé et Rs 33 393 pour un établissement appartenant à l’État.

La différence est de Rs 13 728. La subvention destinée aux élèves du privé sert à payer les salaires du personnel enseignant et non enseignant et toutes les autres dépenses que nécessite l’administration d’une institution scolaire. Autrement dit, l’État ne prend pas à sa charge, par exemple, la construction de nouveaux bâtiments. Ce qui n’est pas le cas pour les bâtiments d’un collège appartenant à l’État. Les réparations reviennent au ministère des Infrastructures publiques.
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Vieux 04/02/2007, 10h42
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La vraie valeur des diplômes de fin d’études secondaires

De nos jours, les employeurs n’attachent plus la même importance aux certificats de fin d’études secondaires. Neuf fois sur dix, le simple fait de détenir un School Certificate (SC) ou un Higher School Certificate (HSC) n’ouvre pas obligatoirement la porte d’un emploi. « Les possibilités d’embauche sont plus élevées pour les jeunes qui, outre leur diplôme de SC ou de HSC possèdent de l’expérience ou une formation professionnelle. Nous imposons une période de formation professionnelle conçue selon les critères de la maison, même à des détenteurs de diplômes universitaires », explique le haut cadre d’un groupe commercial. Mais il n’est pas faux de dire que les certificats de SC et de HSC ont toujours une certaine valeur. Toutefois, comme le souligne le manager de la division recherche du Human Resources Development Council, le Dr Kaviraj Sukon, il faut y inclure d’autres sujets à caractère pré-professionnel afin de satisfaire les besoins de l’employeur. « Il est impératif d’aller vers ce changement. Car sur les 55 % de jeunes qui réussissent aux examens du SC, seuls 35 % satisfont tous les critères pour l’A level », ajoute-t-il. Pour ceux qui possèdent des compétences supplémentaires et un diplôme universitaire, les avantages sont nombreux. Les diplômés des écoles techniques, pré-professionnelles et des universités ont plus de facilité pour trouver un emploi que ceux qui ont un niveau moins élevé. De plus, ils ont plus de chances de conserver leur emploi dans des périodes de ralentissement économique et toucheront des salaires plus élevés que ceux qui ne sont pas passés par les études supérieures.
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Vieux 04/02/2007, 10h45
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Quelques cas de figure









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Vieux 04/02/2007, 10h47
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QUESTIONS À VASSEN NAECK, « SENIOR LECTURER » AU MIE
« La sélection par l’argent devient vite un fait »


Quel est votre constat par rapport au poids réel du coût de l’éducation dans le budget des familles ?

Ce coût est énorme. Le parcours scolaire de l’enfant est rythmé, le plus souvent, par les cours obligatoires et les leçons particulières dont la fréquence dépend des possibilités financières des familles. Il va sans dire que ce que l’on pourrait qualifier de sélection par l’argent devient vite un fait.

Dès lors, les familles les plus aisées peuvent scolariser leurs enfants dans les meilleures écoles, leur fournir le plus grand nombre de leçons particulières et avoir les meilleurs enseignants pour ce faire. Cette course effrénée à la réussite est effectuée au détriment de certains aspects du développement de l’enfant. Cela concourt à condamner parfois à l’exclusion scolaire des sujets d’intelligence remarquable, privés cependant du support économique indispensable dans une telle compétition.

L’éducation est-elle donc un luxe ?

Oui, en tenant compte du fait que l’écrémage au niveau scolaire se fait en fonction de la réussite aux différents examens (CPE, SC. HSC), qui est elle-même liée à l’assiduité aux cours dits particuliers. Or, l’efficacité de ces leçons va de pair avec leur coût.

Quelles seront les conséquences sur le long terme d’une éducation dite gratuite, mais qui, vu certains coûts élevés, compromet les chances des enfants issus de familles modestes ?

Trop d’enfants, le plus souvent issus des milieux défavorisés, sortent aujourd’hui laminés par un système d’éducation gratuite basé sur le mythe de l’égalité des chances. Or, nous savons très bien que notre école entretient les inégalités quand elle ne les accentue pas. Dans le long terme, un tel système détruira un peu plus les solidarités déjà mises à mal depuis des années.

Quels sont les remèdes pour prévenir ces maux ?

Assumer franchement la discrimination positive en faveur des quartiers défavorisés et leur donner des coudées franches pour devenir des zones d’excellence. Une discrimination positive réalisée à moitié ne mène à rien, et c’est pourquoi il nous faut recentrer les ressources en faveur des élèves qui connaissent les plus grandes difficultés scolaires et sociales.

Nous avons besoin d’en savoir plus sur la précarité et ceux qui y sont le plus exposés. De même, il y a une urgence à souligner davantage le rapport entre l’économique, le social et l’école.

■ Propos recueillis par L.P.
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Vieux 04/02/2007, 12h02
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Banne etudiants francais ti faire zote la voix entendre dans la France, abe kifere etudiants morisiens la pa capave faire pou li tender. Ont verra.


Rocco
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cout, gratuite, leducation, moris

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