Dossier consommation Moris - Page 3 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 04/04/2007, 08h22
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Denrées de base : Flambée des prix à l’horizon

Denrées de base : Flambée des prix à l’horizon
Lait, riz et grains secs coûteront plus cher, disent les importateurs. Les mauvaises conditions climatiques, expliquent-ils, ont occasionné une baisse de production et fait grimper les prix.

Le consommateur pourrait avoir à payer un kilo de lait en poudre coûtant Rs 115 à Rs 180.Arpentant ces jours-ci les allées des supermarchés pour leurs provisions de début de mois, les consommateurs font grise mine face aux prix affichés. Pendant ce temps, des importateurs songent déjà aux semaines et aux mois à venir, affirmant que certains prix risquent fort de continuer leur ascension. Ils citent même le cas d’une brique de lait, actuellement à Rs 34 qui passerait à quelque Rs 60, ou un kilo de lait en poudre coûtant Rs 115 qui serait affiché à Rs 180… La pénurie guette aussi d’autres produits, disent les distributeurs.

Mais depuis quelques semaines déjà, supermarchés et hypermarchés ont vu la disparition pure et simple de certaines marques de lait. Une ruée des consommateurs a aussi été notée sur le riz basmati, le lait, les grains secs, entre autres. La hausse du fret maritime et la dépréciation de la roupie il y a deux mois n’y sont pas étrangères. A ces raisons, il faut ajouter le changement climatique qui est à l’origine de chutes dans la production.

Jean How Hong de la compagnie Innodis qui commercialise le lait Twin Cow de l’Australie et occupe près de 30 % du marché cite du reste la sécheresse prolongée qui sévit actuellement en Australie. La production laitière a chuté de 50 %, provoquant une hausse de prix. L’effet domino aidant, le voisin néo-zélandais en a fait de même.

La situation est d’autant plus compliquée que le prix du lait sur le marché mondial, qui était de 2 500 dollars la tonne en avril 2006 a, au fil des mois, grimpé de manière fulgurante pour atteindre son niveau le plus haut soit 4 500 dollars la tonne il y a quelques jours.


“Des problèmes de ‘cash-flow’”

Rajesh Ramdanee, directeur de Tyremaster Foods Division, qui importe le lait Green Meadow d’Argentine n’est pas très optimiste. “L’Argentine a imposé une taxe de 2 000 dollars pour chaque tonne de lait exporté. Ce qui fait que le lait argentin est presque hors de portée de nombreux consommateurs.”

Lawrence Wong de la compagnie Latrobe qui commercialise le lait en poudre Snowy va plus loin. Il estime que cette marque pourrait bien franchir la barre des Rs 180 le kilo d’ici quelques mois. Il explique aussi qu’il faudra davantage de devises pour importer un conteneur de lait : Rs 3,5 millions au lieu de Rs 2 millions il y a quelques semaines : “On va se retrouver avec des problèmes de cash-flow. Comme Maurice est un petit marché on va payer plus cher nos produits à l’importation.”

D’autres gros importateurs craignent, eux, des pénuries en raison de la concurrence que représentent de gros importateurs tels la Chine et les pays du Golfe, qui sont disposés à payer plus cher pour obtenir de plus gros volumes de lait de l’Australie et de la Nouvelle Zélande.


Jusqu’à 50 % plus cher

Un problème ne vient jamais seul pour les consommateurs : le prix du riz basmati consommé par la grosse majorité vient de subir une hausse de 20 % et les importateurs n’écartent pas la possibilité que les prix continuent de grimper. Il pourrait coûter jusqu’à 50 % plus cher d’ici la fin de cette année, sur le marché mondial, estime Rajesh Ramdanee, le directeur de Tyremaster, qui importe plusieurs marques de riz du Pakistan et de l’Inde. Et Maurice n’y échappera pas. A l’origine de cette situation : la mauvaise récolte – 50 % de moins que l’année dernière – due aux conditions climatiques, comme dans le cas du lait.

La consommation de riz basmati a considérablement augmenté à Maurice. Avec 50 000 tonnes, elle supplante celle du riz ration depuis quelques années. La consommation de riz ration est de 30 000 tonnes.

La firme Innodis qui possède une rizerie à Maurice, compte d’ici mai, majorer les prix de ses différentes marques de basmati d’au moins 15 %. Pour rappel, ces marques avaient subi une hausse d’au moins 10% en décembre 2006.

Les grains secs ne sont pas épargnés par cette flambée des prix. Leurs prix ont doublé en quelques mois. Lentilles noires, dholl, haricots, entre autres, sont deux fois plus chers. A Rs 12 le sachet de 500 grammes il y a quelques mois, ils ont dépassé les Rs 25.

D’autre part, la possibilité que d’autres produits subissent le même sort n’est pas à écarter : il s’agit de produits laitiers, fromages, yaourts, laits reconstitués… L’huile comestible à base de soja ou de tournesol serait aussi plus chère, de même que le poulet, dont la nourriture de base, le maïs, subit depuis plusieurs mois des hausses de prix.





Bernard SAMINADEN
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Vieux 15/04/2007, 06h47
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La flambée continue

Consommation - Prix

La flambée continue


Hormis la majoration continue des denrées de base telles que le riz (basmati) et le lait, le prix des autres produits, particulièrement ceux se trouvant dans le panier de la ménagère, continue à monter. Le dernier exercice de l'Institut pour la Protection des Consommateurs (ICP) indique une hausse de Rs 290 entre septembre de l'année dernière et avril de cette année. Soit Rs 3 317 contre Rs 3 027. Le panier de la ménagère établi par l'ICP pour une famille type de 4 personnes ne tient pas en compte les produits tels que le poulet, les boissons gazeuses, le pain, les légumes, le gaz ménager ou encore la facture d'électricité.

Grains secs, huile de table, beurre, riz ou encore corned beef… Et bientôt lait et autre produits dérivés. Le budget familial fait à nouveau face à une nouvelle majoration de produits de base, cosmétiques ou de nettoyage. Les augmentations les plus significatives, selon l'ICP, portent sur le riz Basmati, qui coûte Rs 36 plus cher, ou la bouteille de jus Sunquick, qui a connu une deuxième hausse en trois mois pour passer à Rs 105.90.

Cette hausse continue du coût de la vie se caractérise par une augmentation de nombreux produits qui, au fil du temps, par besoin ou par habitude, sont aujourd'hui considérés comme produits de grande consommation. Nous publions ci-dessous une liste de produits, dont l'évolution des prix, dans certains cas, indique des augmentations de plus de 25% en un peu plus d'une année. Nous y avons également inclus des produits pétroliers et boissons gazeuses ou alcoolisées
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Vieux 15/04/2007, 06h50
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Lait en poudre: livraison suspendue depuis lundi

Denrée de base


Lait en poudre: livraison suspendue depuis lundi


L'approvisionnement en lait en poudre sur le marché a eu un coup de frein depuis lundi avec la décision de la majorité des importateurs de suspendre leur réseau de livraison en attendant une décision du gouvernement relativement à une augmentation de 10%. Depuis lundi, une requête dans ce sens a été adressée au ministère du Commerce et de l'Industrie. À hier après-midi, l'autorité concernée n'avait pas encore communiqué sa décision. Du coup, presque la totalité des grandes surfaces font face à une rupture de stock. En revanche, les autres produits pour nourrissons et enfants sont disponibles sur le marché. Mais ils coûtent entre Rs 8 et Rs 15 plus cher. Une augmentation variant entre 5% et 15% a été appliquée sur ces produits.
De nombreux clients visitant les supermarchés ou hypermarchés, hier, auront constaté que le lait en poudre, de Red Cow à Farmland, en passant par Twin Cow, n'étaient pas disponibles dans les rayons de produits laitiers des grandes surfaces. Les étagères étaient à moitié vides, les seuls produits disponibles étant, entre autres, le lait embouteillé ou dans d'autres types de logement, les produits pour enfants ou ceux dont le prix n'est pas contrôlé par le gouvernement. Depuis plus d'un an, le gouvernement a en effet décidé d'imposer un mark-up sur le lait en poudre, et toute augmentation, après examen de la demande des importateurs, doit être avalisée par le ministère du Commerce.

Selon les informations recueillies en fin de semaine, les importateurs ont formulé une nouvelle requête aux autorités concernées. Depuis lundi, ils ont demandé une majoration de 10% sur le prix du lait. Cette requête est soutenue par l'augmentation du prix du lait sur le marché mondial. "Nous avons payé 10% plus cher à nos fournisseurs pour la dernière livraison", explique un des importateurs.

Les éléments recueillis indiquent également que les importateurs disposent déjà d'un stock, arrivé à la fin de la semaine dernière, qui attend toutefois le feu vert du gouvernement avant d'être distribué sur le marché. Mais, à vendredi, le ministère du Commerce n'avait toujours pas communiqué sa réponse.

Entre-temps, les consommateurs éprouvent beaucoup de peine pour s'approvisionner sur le marché. Certains gérants de supermarchés ont eu beaucoup de mal pour expliquer à leurs clients le pourquoi de cette rupture soudaine de leur stock. "Les importateurs n'ont pas livré. Nous pensons qu'ils sont en rupture de stock eux aussi", expliquait un responsable de supermarché à une cliente, hier après-midi.

Certains pensent que la situation devrait se décanter en début de semaine, avec ce début de pénurie de lait sur le marché. Cependant, les consommateurs ne seront pas au bout de leur peine quant aux prochains réajustements qui devraient intervenir au cours de ces deux prochains mois. Soit d'avril à juin. Avec les prochaines cargaisons attendues pendant cette période, une nouvelle augmentation de 10% - en sus de celle qui est en attente - devrait être appliquée.

Yaourt, Dahi et les autres dans la spirale

À titre d'exemple, un kilo de lait en poudre de la marque X, qui coûte actuellement Rs 123, devrait coûter Rs 133 dans quelques jours, et approximativement Rs 148 d'ici fin juin. La tendance internationale n'augure rien de bon pour le dernier trimestre de l'année, d'autant que les producteurs au niveau mondial ne sont pas en mesure de répondre à la demande du marché. La croissance de la production de lait a connu une baisse de près de 15%, notamment en Australie, pays qui a fait les frais d'une longue sécheresse. L'Argentine, qui est également un gros producteur, a augmenté considérable la taxation à l'exportation. L'Inde a, pour sa part, opté pour l'arrêt pur et simple des exportations. Ajoutée à ces derniers développements, la demande sur le marché mondial a augmenté de plus de 5% en raison de l'appétit grandissant de nouveaux grands pays, dont la Chine.

Le lait écrémé dans la catégorie des produits reconstitués devrait être le plus affecté par ces changements majeurs sur le marché international. Les importateurs n'écartent pas la possibilité qu'un kilo de lait écrémé ou non-fat dépasse la barre des Rs 160 dans les jours à venir, pouvant même atteindre Rs 180 jusqu'à la fin de l'année. Entre-temps, les autres produits, particulièrement le lait infantile, ont déjà enregistré une augmentation de prix en début de semaine. Une boîte de 400 g de Nido 1+, par exemple, coûte Rs 97.95 au lieu de Rs 85.50, alors que France Lait, pour les nourrissons, passe de Rs 120.90 à Rs 134.20. La moyenne d'augmentation enregistrée sur le lait infantile varie entre 5% et 15%.

La réorientation de la production des pays de l'Union européenne vers des produits à haute valeur ajoutée, tels les fromages, les yaourts et les produits laitiers liquides, devrait également avoir un impact sur le prix du lait et autres produits dérivés durant la seconde moitié de l'année. Ce type de produits devrait également être pris dans la spirale de la hausse. Ces produits en petits pots, pour rappel, avaient déjà enregistré une augmentation de prix variant entre Re 1 à Rs 1.50 au début de l'année.
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Vieux 25/04/2007, 15h26
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Prix à la baisse pour les légumes

Prix à la baisse pour les légumes
Ce n’est pas le retour à la normale mais depuis une semaine, les consommateurs peuvent souffler un peu. En effet, les légumes sont devenus un peu plus abordables dans les marchés.

Au marché central hier, les “chouchous” se vendaient à Rs 8 la livre alors que les bringelles étaient à Rs 15 le demi-kilo.Les consommateurs respirent. Depuis une semaine environ, les prix des légumes sont redevenus abordables. Finis les étals de pommes d’amour ornés d’étiquettes effrayantes annonçant Rs 80, voire Rs 120 la livre. On en trouve maintenant entre Rs 30 et Rs 50 le demi-kilo.

“Tou legim in bese, explique Nasser Peerally, président de la Market Traders’ Association, parski ena bo tan et ki zot disponib an gran kantite.” En effet, on récolte en ce moment les fruits des semences mises en terre après le passage du cyclone Gamede.


Piments au prix... fort

Ce que confirme Ameena Mahaboob, une ménagère : “Avan, pom damour, karot, sousou tousala, pa ti pe trouv zot bout ou swa zot ti pe vann ekstra ser. Aster kapav debriye”. Pour un retour à la normale, il faudra attendre la mi-mai où la pomme d’amour sera à Rs 10 la livre voire moins. Actuellement les brèdes et autres fines herbes telles que le cotomili, queue d’oignon, persil et thym, qui subissent des dégâts majeurs en période cyclonique, sont à Rs 5 la botte alors qu’un paquet de cotomili se vendait à Rs 50, il y a deux mois.

En revanche, les piments, actuellement à Rs 25 les 125 grammes, devraient connaître une hausse en hiver. “Parski pima pa raporte an iver”, avertit Ashok Issury, marchand de fruits et légumes depuis 45 ans.

Quant aux fruits, ils ne sont pas touchés par ces fluctuations de prix. “Parski bann fri inporte, ena toultan enn stabilite dan zot pri”, explique Nasser Peerally.

Le tableau, ci-contre, indique les prix des légumes hier au marché central à Port-Louis.







Corinne MINERVE
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Vieux 27/04/2007, 12h06
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la vie chere






Le dernier indicateur économique sur la Consommation évoque un taux d'inflation de 10.5%. Presque tous les prix des produits alimentaires de première nécessité subissent des hausses. Si au niveau du ministère, ces hausses sont associées à l'appréciation des devises étrangères vis-à-vis de la roupie, Jayen Chellum de L'Association pour la Protection des Consommateurs de l'île Maurice (ACIM) et Mosadeq Sahebdin de l'Institut pour la Protection (ICP) des Consommateurs ont du mal à accepter cette thèse.
Mécontentement, grogne… la pilule est amère ! Les prix du riz, de l'huile, du lait, de la margarine, des produits d'hygiène… bref les produits de consommation de masse flambent. "On ne maîtrise plus l'inflation qui passe à 10.5%. De nombreuses familles souffrent", note Jayen Chellum.
Constat. Éric, un consommateur, s'indigne: "Ma femme est enseignante et je suis accounts clerc. Notre budget souffre énormément avec ces augmentations d'autant plus qu'on a un fils de 18 mois. D'ailleurs, on a dû changer les marques de couches, de lait et d'opter pour d'autres moins chères. Ajouté à cela, nos factures pour l'eau, l'électricité, le téléphone et bien sûr le remboursement de nos prêts pour la maison. Il nous reste encore des factures à payer !", lance-t-il. Sur le rayon "épicerie" l'on rencontre Shanti qui est veuve et mère de Nadia, collégienne. "Je ne sais plus que faire ! J'ai perdu mon emploi dans le textile voici 2 ans et je suis au chômage. J'ai une location à payer, l'eau, l'électricité et les dépenses scolaires de ma fille. Même pour la nourriture, il ne nous reste plus rien. Enn bon cari poule pe vine enn luxe dans mo lakaze !", dit-elle. "Trop c'est trop !" crie pour sa part Sameer quand il constate que le prix du lait qu'il consomme est passé à Rs 135. "Mo croire vrememe pu bisin mange manioc ek patate astère ! Au milier mois pe bizin prend avance avec patron pu sirvivre" dit-il. Et Fawzi d'ajouter: "Pas capave même marchander, obligé aster ! Personne ne daigne donner des explications même pas le ministre de tutelle. Je me demande s'il y a un ministère vraiment pour les consommateurs dans ce pays !"
Contrôle de prix. "La hausses des prix sur les rayons sont dues à des facteurs externes qui nous échappent. Au niveau du Consumer Protection Unit (CPU) nous ne contrôlons qu'une dizaine de produits mais pour le reste, on n'y peut rien", explique Jain Seegoolam du CPU. Jayen Chellum a une autre conception de la chose: "Le gouvernement perd contrôle de la situation…"
Mosadeq Sahebdin et Jayen Chellum sont unanimes: "Il faut réinstaurer le contrôle des prix dans des situations où un opérateur se trouve dans une situation dominante". Le lait, selon M. Sahebdin, doit être maintenu sous contrôle. Il note que même pour l'huile, "il n'y a pas de level playing field" car l'opérateur se trouve dans une position dominante et c'est lui qui fournisse son concurrent en matière première. "L'augmentation au niveau mondiale n'est pas aussi excessive qu'on le prétend."
Competition Act. La Competition Act qui a été évoquée par l'ancien régime en 2003 reste toujours dans les tiroirs note Mosadeq Sahebdin. "Pourtant, cette loi aurait encouragé la compétition, ce qui aurait été plus profitable pour les consommateurs". M. Chellum regrette le fait que le ministre du commerce, Rajesh Jeetah parle de "blocage politique" ou encore qu'il avance "bizin réfléchit" dans des situations où les consommateurs croulent sous le poids de ces augmentations.
Que faire ? Devant ce pouvoir d'achat déficitaire, il faut des hausses de salaires soutient Mosadeq Sahebdin. Jayen Chellum pense qu'il faut "remet tripartite diboute !". Il invite la banque centrale à jouer son rôle comme il se doit afin de "limiter les dégâts et contrôler l'inflation". Le Monetary Policy Committee, selon lui, doit pouvoir donner plus de garanties aux investisseurs.
Étant donné que 50% des ménages à Maurice vivent avec un budget de Rs 8 000 alors que 25% n'ont que Rs 5000 pour se débrouiller, les associations pour protection des consommateurs s'inquiètent davantage. "La tente ration qui comprend uniquement les produits de bases est passée à mars 2007 à Rs. 3317 pour une famille ayant un enfant. Sans compter l'eau, l'électricité, le loyer, les prêts et les médicaments… La majorité des familles ont de grosses difficultés financières !" dit M. Sahebdin.
Les gens ne peuvent pas subir indéfiniment les hausses en silence. "Il y a une limite à tout", dit Jayen Chellum. Pour Mosadeq Sahebdin: "Le gouvernement doit avoir le droit moral de protéger le pouvoir d'achat." Comme Maurice importe 80% des denrées alimentaires, la population est condamnée à subir ces hausses…
Gérard Malliaté de L'Association pour la Protection des Emprunteurs Abusées (APEA) pense qu'il y a urgence pour une Centrale de contrôle de crédit à la consommation. "Cette instance devrait permettre aux différents commerçants d'avoir une idée de l'endettement du créancier avant de lui accorder un autre crédit. Cela va freiner les surendettements occasionnés par le crédit facile. L'Apea s'attend à une législation solide non diluée par les lobbies du secteur privé qui, jusqu'ici, ont été les plus forts". Gérard Malliaté déplore le fait que "pour les banques, le gouvernement a autorisé le Credit Information Bureau, qui leur permette d'avoir accès à des informations financières sur le client alors que pour les achats à crédit, on ne l'autorise pas."


Inflation le plus haut depuis 14 ans

Les associations pour la protection des consommateurs crient halte. "Depuis 14 ans, on n'a pas vu un taux d'inflation aussi fort que 10.5%", dit Jayen Chellum. L'indice des prix à la consommation passe de 133.7% en décembre 2006 à 136.1 à mars 2007. Les hausses de prix sont comme suit: légumes frais (11.3%), poulet (10.9%), riz (6.6%), viande (5.6%), poisson (3.4%), lait en poudre (8.2%), œufs (22.9%), l'huile (10.7%), fruits (3.1%), épices (38.1%) et d'autres produits (5.8%). Les boissons alcoolisées et les cigarettes ont aussi subi des hausses dont 12.3% pour les whiskys, 3.3% pour les boissons en canette et le rhum et 7.5% pour le vin. Le prix pour clothing and footwear a aussi augmenté tout comme l'eau, l'électricité, le gaz ménager et l'essence. Le ciment a subit une hausse de 14.5% alors que l'éducation coûte plus chère avec les fees et les leçons particulières qui augmentent respectivement par 11.9% et 9.6%.


La misère
Avec le coût de la vie qui augmente, Gérard Malliaté s'inquiète pour les consommateurs. "Je pense surtout à ces 114 000 familles qui vivent avec des salaires au-dessous de Rs 5 000 mensuellement", dit-il. "Chaque jour à APEA nous recevons des gens qui ont du mal à faire face à leurs difficultés financières parmi ceux et celles qui ont été licenciées et qui ne trouvent pas de travail. Nous sommes aussi consternés devant la courbe ascendante de la misère et de la pauvreté. De nouvelles familles ont été projetées dans la misère. On ne mange plus à sa faim. D'ailleurs, la plupart des gens vivent à crédit." Le Président de l'APEA pense qu'il faut aller plus loin que les Consumer Household Survey. "Il nous faut un Observatoire de la pauvreté et de l'endettement, car cela permettrait au ministère de la Sécurité sociale, en priorité, de se pencher sur le problème et de dégager des stratégies pour relever le défi." Et d'ajouter que "notre société de surconsommation a besoin d'abord des protections légales contre les agressions publicitaires et les facilités de crédit".


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Vieux 14/05/2007, 13h00
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Consommation et coût de la vie

Le "tente ration" Rs 800 plus cher en 5 mois



Les dépenses d'une famille de quatre personnes, considérée comme une se situant au bas de l'échelle, seraient de Rs 800 plus cher par rapport à décembre de l'année dernière. C'est ce que révèle le Fron Travayer Sekter Privé (FTSP) dans son survey visant à quantifier l'impact des récentes flambées de prix sur le portefeuille de la ménagère, en se basant sur les prix les plus bas de produits disponibles sur le marché. Pour le mouvement syndical, cet exercice devrait servir d'outil à ceux qui décideront de la compensation salariale à accorder pour la prochaine année financière. "If a family do not benefit from a minimum compensation of Rs 800, it will be condemned to a deterioration of quality of life", conclut la FTSP.

L'étude a été réalisée sur la base d'une liste de 44 produits, considérés comme "obligatoires" au sein d'une famille de quatre personnes, excluant ainsi certains produits moins "essentiels" comme les boissons alcoolisées, le café, les carburants ou encore les céréales. Ou encore la facture d'électricité ou de téléphone. Le FTSP s'est aussi basé sur les habitudes de consommation des familles mauriciennes pour réaliser cette étude. "Dan enn sousi pou demontre ki enn fami o bas de lechelle bizin debours en plis lor so bidze pou li sirvive", est-il précisé.
"Nous avons interrogé 100 familles pour comprendre leurs habitudes de consommation et surtout pour qu'elles nous indiquent les produits qu'ils ne peuvent supprimer. Donc, les produits sélectionnés sont obligatoires et les prix indiqués sont les plus bas sur le marché. Pourquoi cet extrême ? C'est justement pour démontrer que ceux au plus bas de l'échelle peuvent souffrir et souffriront énormément s'ils ne bénéficient pas d'une compensation minimale de Rs 800", soutient Reaz Chuttoo, qui, en compagnie de Jane Ragoo et d'autres membres du syndicat, ont présenté les résultats du survey vendredi matin.
Les prix indiqués dans le tableau comparatif de l'étude reflètent en effet ceux pratiqués sur le marché, d'autant que, selon le mouvement syndical, certains prix ont été retenus lors des campagnes promotionnelles des grandes surfaces. Les dépenses additionnelles sont certes variables, mais elles sont présentes sur pratiquement tous les produits, allant des grains secs aux "pains maison", en passant par le riz, l'huile de table ou encore le gaz ménager. L'augmentation du prix du lait semble peser très lourd sur le portefeuille de la ménagère. En cinq mois, pour une famille consommant cinq kilos de lait en poudre par mois, le budget est passé de Rs 460 à Rs 590. Soit Rs 130 supplémentaires.



Dans la spirale


Lait en poudre: 5% plus cher
Le prix du lait continue à flamber. Une augmentation variant entre 3% et 5% devrait être appliquée une nouvelle fois sur cette denrée de base d'ici la fin du mois. Après une hausse de 8% à 15% le 9 avril dernier, le prix de certaines marques prisées au niveau du grand public a fait l'objet de révision à la hausse cette semaine. L'augmentation varie entre Rs 2 et Rs 5, notamment pour Red Cow et Anchor. Une des marques qui a connu une hausse vertigineuse ces derniers jours est Anlene Gold, passant de Rs 125 à... Rs 210.50.
L'huile comestible monte
Le prix de l'huile comestible ne cesse également de prendre l'ascenseur. Pour un litre d'huile mis en bouteille, il faut désormais débourser plus de Rs 39, alors que le même produit, dans le même logement, coûtait entre Rs 10 et Rs 12 moins cher il y a six mois. Une bouteille de Morix, embouteillé localement, coûte actuellement Rs 42.50. Une poche d'un litre (sachet en plastique) de Rani a atteint Rs 37.
Kraft, pas loin de Rs 50
Le formage Kraft, répertorié dans la catégorie de produit de grande consommation, n'échappe pas à la tendance. Une boîte de fromage qui se vendait à moins de Rs 30 il y a à peine un an, pourrait atteindre la barre des Rs 50 d'ici la fin de l'année. Le dernier prix affiché sur les étagères: Rs 48.45. Il y a quatre mois, le même produit était passé de Rs 41 à Rs 46.45. D'autres produits à base de lait pourraient lui emboîter le pas, laisse-t-on comprendre dans les milieux concernés.
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Hausse du prix du lait de 10 %

Hausse du prix du lait de 10 %
Rs 140 le lait Red Cow, Rs 180 le Twin Cow... tels sont les prix auxquels on peut s’attendre. Cette situation se répercute inévitablement sur des produits laitiers.

L’escalade du prix du lait va continuer jusqu’à mi-2008, période où il devrait se stabiliser. Chaque mois qui s’écoule, les prix du lait en poudre importé continuent de grimper, de 6 % à 12 %.

Le sachet de lait Farmland a subi une hausse de Rs 7.14 le kilo. Il coûte Rs 125.02. Le lait Anchor pour enfants est passé à Rs 176.74. Il a augmenté d’au moins Rs 5 par boîte de 750 grammes.

Une grosse cargaison de lait en poudre Red Cow d’Australie attend le feu vert du ministère du Commerce pour afficher son nouveau prix. Le prix de ce lait consommé par plus de 60 % de la population a été majoré à trois reprises en quelques mois. Mi-avril, la hausse était de Rs 14 par kilo. Le prix de la boîte est passé à Rs 135.55. A ce jour, ce lait coûte Rs 138.10. La barre des Rs 140 devrait être dépassée dans les jours à venir.

C’est la même chose pour le lait Twin Cow d’Australie, qui occupe 25 % du marché. Les prix continuent de grimper à chaque cargaison, entre 6 % et 10 %. Les plus réalistes prévoient qu’il atteindra Rs 180 le sachet d’un kilo avant la fin de l’année, soit presque le double qu’à la même époque en 2006.

Jean How Hong, directeur d’Innodis, confie que ce sera ainsi pour les mois à venir “car la sécheresse en Australie a eu un impact négatif sur les prix, à tel point que les autres pays producteurs et exportateurs de lait ont revu leurs prix à la hausse et mis un quota sur leurs exportations”. Il estime qu’il faudra compter vers mi-2008 pour que la situation retourne à la normale et les prix se stabilisent.

Mais de nombreux fournisseurs étrangers ne veulent plus donner à l’avance les prix du lait en poudre à leurs clients étrangers comme Maurice. Ils attendent la toute dernière minute pour réajuster les prix qui, inévitablement, sont toujours plus élevés, explique un gros importateur.


Eventuelle pénurie

Il souligne que le lait est livré sur quota à certains pays, dont ceux qui n’achètent pas en grande quantité, comme Maurice. Car le prix baisse en fonction du volume.

Autre problème : les gros pays producteurs, après l’Australie et la Nouvelle Zélande, revoient leur politique de prix et d’exportation. L’Argentine a imposé un prélèvement de 1 000 dollars sur chaque tonne de lait exportée. Le Brésil et l’Inde ont cessé toute exportation. Ce qui a contraint de nombreux commerçants à se tourner vers d’autres marchés dont la qualité et les prix ne sont pas toujours sur le même pied d’égalité.

Rajesh Ramdanee, de Tyre Master Foods, précise que sa société, qui importait le lait d’Argentine, a dû se tourner vers un autre marché, la Belgique. “Les prix sont toujours élevés et j’ai constaté qu’il y a un spectre de pénurie à l’horizon.”

Les avis sont partagés en ce qui concerne une éventuelle pénurie de lait sur le marché local, bien que le lait soit vendu sur quota sur le marché international.

Conséquence de cette perturbation du marché du lait : les produits laitiers subissent de plein fouet les hausses des prix.

Le yaourt Yoplait a augmenté de 75 sous par pot. Les autres entreprises produisant du yaourt devraient elles aussi réajuster leur prix dans quelques jours. Il en est de même pour la crème fraîche, le lait caillé et diverses marques de fromages d’Australie et d’Europe.

Le fromage Kraft a subi une hausse au fil des mois pour atteindre Rs 48.45. Avec la tendance qui se dessine, la barre des Rs 50 la boîte de Kraft dans les mois à venir n’est pas à écarter.






Bernard SAMINADEN
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Vieux 29/06/2007, 15h37
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Hausse de 25 % des prix des grains secs prévue

CONSOMMATION
Hausse de 25 % des prix des grains secs prévue


Sur les 700 tonnes de grains secs que le pays importe, plus de 90 % sont du “dholl”, des gros pois, lentilles noires, blondes et rouges.A vos porte-monnaie ! Consommer dholl-puri, gâteaux piments, halim risque de coûter plus cher. Car ces produits utilisent comme matière première des grains secs. Ceux-ci devraient subir une nouvelle hausse de prix de l’ordre de 20 % à 25 % avant décembre, estime-t-on dans les milieux concernés.

La vente des grains secs a augmenté 25 % à 71 % en un an. Ce qui a entraîné une chute de leur consommation, disent les principaux importateurs. Selon leurs chiffres, la vente des grains secs a diminué de 25 % en une année.

Sur les quelque 700 tonnes de grains secs que le pays importe, plus de 90 % sont du dholl, des gros pois et des lentilles, noires, blondes et rouges.

Le dholl a subi une hausse de 40 % à 100 % en un an. Le dholl gram utilisé pour la fabrication des dholl-puri a augmenté de 100 %. Il se vend entre Rs 20 et Rs 24 le demi-kilo. Il y a un an, à pareille époque, le demi-kilo coûtait Rs 10. Le dholl petit pois, qui sert pour les gâteaux piments, est passé à Rs 17 le demi-kilo contre Rs 11,25 il y a un an. La hausse est d’environ 40 %. Ces deux variétés de dholl viennent principalement d’Australie.

La taxe douanière est de 10 % sur ces grains secs. Un haut responsable de la compagnie Tyre Master Foods, plus gros importateur de grains secs, estime que “si le gouvernement enlevait cette taxe douanière, une livre de dholl coûterait Re 1,50 moins cher”.

Le gros pois qui se vendait à Rs 17,50 en juin 2006 a augmenté de 71 % en une année. Le prix actuel varie entre Rs 29 et Rs 30 le demi-kilo. Le prix de ce grain sec a flambé à Madagascar, pays d’origine, pour des raisons climatiques.

Le prix des lentilles noires, rouges et blondes a connu une hausse de 20 %. Il est passé de Rs 14 à Rs 17 le demi-kilo. Idem pour les haricots rouges, blancs et pâles en provenance de Chine notamment. En juin dernier, ils se vendaient Rs 16 le demi-kilo. Aujourd’hui le prix est monté de 20 % pour atteindre Rs 21.


“Notre business sera menacé”

Vijayen Veerapen qui dirige l’entreprise portant son nom et demeure l’un des plus gros importateurs de grains secs après Tyre Master Foods, est du même avis que d’autres commerçants. “Les prix des grains secs continueront d’augmenter. Et si ça continue, notre business sera menacé.” Il estime que la hausse du fret maritime dans les deux mois à venir aura inévitablement un impact sur ces prix.

Il fait également remarquer que l’Inde, un des plus gros producteurs de grains secs au monde, a cessé d’exporter depuis un an. Cela a eu un impact négatif sur les prix mondiaux. De plus, le Pakistan, autre géant dans ce secteur, a imposé une taxe de 30 % sur les grains secs exportés. L’Australie gros producteur mondial, a eu une mauvaise récolte en raison de la sécheresse. Tous ces facteurs ont contribué à faire flamber les prix.

Selon Vijayen Veerapen, le gouvernement aurait dû utiliser le canal diplomatique “pour, par exemple, obtenir des grains secs à un prix raisonnable en Inde, au Pakistan et même en Chine, tous des pays amis avec qui on a des relations étroites”.

Chez Tyre Master Foods, on pense qu’il faut attendre la fin de cette année pour savoir ce que donneront les récoltes en Australie. Entre-temps le tempo siffle moins dans les foyers…





Bernard SAMINADEN
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  #29 (permalink)  
Vieux 01/07/2007, 07h17
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Consommation:Denrées de base: Sous la menace de nouvelles augmentations et de pénurie

Consommation


Denrées de base: Sous la menace de nouvelles augmentations et de pénurie



Les premières secousses d'une crise alimentaire se font déjà sentir avec une évolution constante des prix à la hausse de la plupart des produits de première nécessité et celles des matières premières sur le marché mondial. Selon les premières analyses, les consommateurs en seront difficilement épargnés pour ce qui est de certains produits, déjà dans la spirale de la hausse, et d'autres qui ne sont pas loin d'atteindre le niveau le plus élevé depuis ces trois dernières années. Le riz et le lait sont déjà sous tension, alors que les grains secs, le blé ou les céréales devraient connaître le même sort dans les jours à venir, sans pour autant écarter la menace de pénurie, comme c'est déjà le cas actuellement dans certains pays d'Afrique pour le lait. Les stocks des importateurs s'épuisent. Les prochaines envolées de prix devraient, prédit-on, intervenir d'ici fin août, le lait en poudre accusant une nouvelle hausse de 10%, le sachet de "gros pois" pouvant atteindre les Rs 35 le demi-kilo, le riz en sachet de 2,5kg dépassant la barre des Rs 100 ou encore les céréales, importés d'Allemagne, enregistrant une augmentation de plus de 20%. Les conditions climatiques difficiles chez les gros producteurs mondiaux, leur incapacité de répondre à la demande, sans compter l'incertitude des récoltes, font que d'autres produits et matières premières ne sont pas à l'abri de nouvelles majorations. Le dernier exemple en date est la viande bovine surgelée, importée de l'Inde, l'Australie et le Brésil. Un demi-kilo de "top side" australien coûte actuellement Rs 99 alors qu'il coûtait mois de Rs 70, il y a quelques mois. Conséquence: la consommation a littéralement chuté ces quatre dernières semaines.

Allons-nous vers une crise sans précédent pour un certain nombre de produits ? Maurice étant un "petit" marché, les importateurs n'osent pas s'aventurer dans des analyses "trop pessimistes", mais la menace est bel et bien là. Les premiers effets ont commencé à se faire sentir avec les augmentations successives du lait en poudre, sur lequel le gouvernement a imposé un "mark-up" de 14% aux importateurs, et le riz "basmati" qui, depuis la semaine dernière a enregistré une nouvelle hausse. Les sources d'approvisionnement de ces deux produits de première nécessité ne sont pourtant pas les mêmes. Les gros importateurs locaux s'alimentent à partir de l'Australie et la Nouvelle-Zélande, alors que les importateurs de riz se tournent vers l'Asie, particulièrement le Pakistan et l'Inde.

Mais les lois qui dictent les marchés sont presque les mêmes ou alors ou retrouvent les mêmes acteurs, misant sur leur statut de gros producteur pour influencer les prix. Dans le cas de la production laitière, la sévère sécheresse qui a frappé l'Australie et la Nouvelle Zélande ramenant sa production à la moitié de sa capacité normale, a complètement changé la donne. Ajouté à cela, la suppression des subventions, les producteurs européens se tournant vers d'autres produits dérivés du lait (yoghourts ou les fromages), l'Argentine devenue importatrice de lait en poudre, après s'être illustrée comme l'un des plus grands exportateurs, l'Inde qui a suspendu ses exportations ou encore la Chine, qui est devenue soudainement plus gourmande que d'habitude avec une demande additionnelle de 5%.

Lait: l'Afrique souffre déjà…

Conséquence, le prix de la tonne de lait en poudre est passé de 3000 Dollars à plus de 4000 US Dollars en quelques jours. Et cela, entre le 1er et le 5 mai derniers. "C'est un marché versatile. Le prix peut changer du jour au lendemain", commente un des gros exportateurs locaux. Les projections pour la seconde moitié de l'année sont pour le moins alarmantes: une nouvelle augmentation variant entre 5% et 10% d'ici deux mois et au-delà du mois d'août, l'incertitude plane. La crise, selon les analystes, pourrait se prolonger au-delà de décembre 2007, alors que des pays de l'Afrique, le Sénégal, le Mali, l'Algérie ou encore le Maroc, font déjà face à une sévère pénurie de lait, entraînant des augmentations massives et manifestations anti-augmentations. Rien d'étonnant puisque le lait en poudre a subi une augmentation de plus de Rs 30 en six mois. La marque Red Cow, par exemple, coûte Rs 38 plus cher. Soit une hausse de 35 pour le premier semestre.

Presque le même scénario se dessine sur le marché international du riz. Les importateurs locaux misant largement sur les produits pakistanais n'arrivent plus à s'approvisionner de la même façon, le fait étant que les conditions climatiques et l'exportation illégale et massive de riz, a provoqué un "shortage" sur le marché, permettant ainsi à l'Inde, un des gros producteurs d'Asie, de déterminer les règles du marché. Conséquence, une tonne de riz a accusé une hause variant entre 200 et 250 US Dollars durant ces dernières semaines. Sur les étagères des boutiques ou des supermarchés, le "basmati" coûte encore plus cher depuis une dizaine de jours. Les marques, très prisées à Maurice, comme le Riz Héritage en logement de 5kg est passé de Rs 175 à Rs 225; Fatima en sachet de 2,5kg coûte Rs 99 au lieu de Rs 89; ou encore Ali's en 2,5kg qui se vend à Rs 87 au lieu de Rs 79.

Cette situation risque de se prolonger en attendant les prochaines moissons à la fin de l'année. "Vu notre expérience, nous voyons mal la situation se stabiliser avant avril-mai, où les produits de la nouvelle récolte seront prêts pour être mis sur le marché", déclare un des importateurs de riz.

Blé, maïs et céréales flambent

Les conditions climatiques difficiles dans les pays misant beaucoup sur l'agriculture, en Océanie ou en Asie, sont venues exacerber le problème en général. Le prix du blé, par exemple, commence à flamber, d'autant plus que la production mondiale a baissé par 5%, entraînant un déficit de près de 10 millions de tonnes, alors que les derniers exercices d'évaluation indiquent que les réserves mondiales ne couvriraient à l'heure actuelle que 71 jours de consommation mondiale. Et pour couronner le tout, l'attrait de plus en plus fort pour les biocarburants pousse nombre d'agriculteurs à changer de cultures pour produire de l'éthanol.

Conséquence: les céréales commencent à en pâtir, le maïs semble être destiné à produire de l'éthanol surtout avec les mesures économiques des États-Unis pour favoriser sa politique de l'indépendance énergétique et la nouvelle ruée vers l'or vert. Les répercussions devraient être encore plus néfastes pour le portefeuille des consommateurs locaux. Déjà un importateur indique que les produits céréaliers venant d'Allemagne devraient coûter plus de 20% plus cher. Une boîte de Weetabix, à titre d'exemple, a enregistré une augmentation de Rs 16 en moins d'une année. Les céréales de la marque Alpen coûtent plus de Rs 120. Le cours du blé, selon les indicateurs internationaux, progresse de près de 22% depuis début 2007. Ce qui laisse présager une inflation des produits dérivés et d'autres produits alimentaires qui en utilisent comme le blé et le maïs également, comme matière première. À titre d'exemple, un quart de la production mondiale des produits céréaliers sert à alimenter le bétail.



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Vieux 01/07/2007, 07h18
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L'envolée des grains secs

Poulet, 23%, et viande, 50%, plus cher en 12 mois


Ici, même si les matières premières pour les élevages sont importées majoritairement de l'Australie et l'Afrique du Sud, les gros producteurs ne veulent pas jouer aux alarmistes, mais préfèrent toutefois se monter "prudents et réalistes." Les éleveurs de volailles, déjà préoccupés par les menaces de grippe aviaire, qui a déjà pénétré le continent africain, n'écartent pas une nouvelle augmentation du prix du poulet, qui se vend actuellement à Rs 90 le kilo. Le prix du poulet a accusé des augmentations successives en 12 mois, soit une augmentation cumulée de 23%. "Cela va surtout dépendre de la matière première. Sinon, on va être obligé d'augmenter. On devrait avoir de meilleures indications dans trois mois", indique-t-on du côté des éleveurs.


Entre-temps, le prix de la viande bovine a littéralement pris l'ascenseur au cours de ces six derniers mois. Dans les boucheries locales, les prix progressent certes plus lentement, mais pas les produits surgelés dans les petits commerces ou dans les rayons des grandes surfaces. Le "top side", produits à grande consommation, a connu une progression frôlant les 50% au cours de ces douze derniers mois. Un demi-kilo surgelé et emballé localement, coûte entre Rs 56 et Rs 99, dépendant de l'origine du produit. Un demi-kilo de "top side" provenant de l'Inde a enregistré une hausse de Rs 4,75 en deux mois, soit Rs 55,75 contre 51. Par contre, le même produit venant de l'Australie, en "vac pac" - compressé et emballé - a atteint les Rs 100, alors que le prix il y a six mois variait entre Rs 54 et Rs 70.


Ces récentes augmentations ne sont pas sans conséquences sur la consommation en général qui selon les sources autorisées a chuté considérablement durant le mois de juin. Les mêmes sources indiquent une baisse légèrement supérieure de 20%. Dans l'immédiat, les importateurs et commerçants, quoique concédant que le pouvoir d'achat s'est profondément effrité et le volume de consommation baissé en général pendant le mois de juin, préfèrent mettre cela sur le compte d'un phénomène social occasionné avant l'exercice budgétaire. "Normalement le moins de juin est toujours une période pas comme les autres, les gens ont tendance à réduire leurs achats, préférant attendre la présentation du budget", explique un responsable de supermarché.


Il reste que la majorité des grandes surfaces échafaudent et réalignent déjà leurs nouvelles stratégies commerciales par rapport aux nouvelles tendances (voir plus loin). Mais les menaces d'augmentation et risques de pénurie seront difficilement contournables. Certains produits de première nécessité, jadis accessibles, risquent fort rapidement de devenir des aliments de luxe pour ne pas dire hors prix pour certaines couches de la population.



L'envolée des grains secs


Les "grains secs", bien ancrés dans nos habitudes culinaires et produits jusqu'ici accessibles à tous, ne sont pas épargnés par les facteurs internationaux au regard des nouveaux prix affichés dans les commerces et les difficultés pour s'en approprier à travers l'île. Du dholl bravate au Dholl petit pois et lentilles noires en passant par les "gros pois" ou les haricots rouges, ces produits devraient coûter encore plus cher dans les jours à venir. Les difficultés pour s'approvisionner sur le marché international reste un des principaux facteurs susceptibles d'entraîner de nouvelles hausses.


Valeur du jour, le gros pois, également connu comme le pois du cap, semble être le plus exposé, le fait étant que le principal fournisseur, Madagascar, n'arrive pas à répondre à la demande. Un demi-kilo de ce produit coûte actuellement Rs 30 chez certains commerçants, alors qu'il y a une année, il se vendait à moins de Rs 20. Le deuxième producteur de "gros pois", la Chine, n'intéresserait pas, pour l'instant, les importateurs qui estiment que le produit d'origine malgache est "unique" en terme de qualité. Ceci dit, il n'est pas à écarter, ajoutent-ils, qu'un demi-kilo de "gros pois" puisse facilement dépasser la barre des Rs 30 d'ici deux mois pour atteindre les Rs 35 durant le dernier trimestre de l'année. Les risques, précisent-ils, de pénurie ne sont pas à écarter.


L'incertitude plane également pour les autres "grains secs" en raison de la baisse de production en Australie, alors que les autres fournisseurs potentiels, notamment l'Inde et le Pakistan ont stoppé l'exportation de cette catégorie de produits. Le Dholl Embrevade figure parmi les "grains secs" pouvant faire l'objet de majoration en raison du "shortage" enregistré sur le marché international
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