Dossier consommation Moris - Page 2 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 06/02/2007, 10h42
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Tout pé augmenté dans Tizile , rende moi ene service réveille moi quand l'articles pé coummence baissé
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Vieux 06/02/2007, 13h15
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Tout pé augmenté dans Tizile , rende moi ene service réveille moi quand l'articles pé coummence baissé
.

To capave rentre en hibernation pou toujours si to attane prix baisser.
Lere lessence ti monter, to lartik ti monter dans la boutik, letemps lessence baisser, lartik la reste pareil.
Maniere pe aller la, mo croire mo alle jette moi O Morne et vivre dans la nature coma mo banne ancettes.

Rocco
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Vieux 09/02/2007, 07h18
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Inflation

La nourriture condamnée à coûter plus cher


Maurice importe le gros des aliments consommés localement. Peut-elle se le permettre ? Vu la hausse des coûts à l’importation, la Chambre d’agriculture estime que non.


Le consommateur mauricien a vu le prix des denrées alimentaires importées augmenter de 45 % en moyenne en cinq ans.
Manger à sa faim coûte de plus en plus cher. Surtout si l’on veut que la nourriture soit à son goût. Certes, on n’en est pas encore réduit à cultiver la patate et le manioc dans l’arrière-cour. Mais si la spirale inflationniste perdure, comme elle menace de le faire, les Mauriciens pourraient bien devoir s’y résoudre, avertit la Chambre d’agriculture. Elle est arrivée à cette conclusion à la suite d’une étude approfondie consacrée à l’approvisionnement du pays en denrées alimentaires.

“Maurice importe environ 80 % des aliments consommés localement. En cinq ans, le volume de ces importations a augmenté de 8 % seulement alors que la valeur a crû de 45 % en moyenne. Durant la seule année 2006, les aliments ont coûté jusqu’à 20 % plus cher à l’importation”, constate Jean-Cyril Monty, responsable de la diversification agricole à la Chambre d’agriculture et auteur de l’étude.

Il en est actuellement à la rédaction du rapport final. Le document sera proposé aux décideurs politiques et à la Chambre comme outil de base pour l’élaboration d’un plan de substitution à l’importation.

Jean-Cyril Monty a analysé les chiffres officiels des cinq dernières années relatifs à l’importation des aliments. Nous dépendons trop des importations, constate-t-il : “Tout indique que les prix vont continuer à augmenter dans le court à moyen terme. A moins d’investir davantage dans la production locale, nous sommes condamnés à subir les hausses dans les coûts d’importation.”

L’analyse exclut les produits de la pêche, dont le gros du volume importé est réexporté après traitement. Les alcools et cigarettes, produits jugés non essentiels, n’ont également pas été pris en compte. En revanche, les ingrédients entrant dans la préparation d’aliments pour animaux ont compté puisque leur coût influence le prix de la viande et du poulet produits localement.

De 2001 à 2005, la valeur des importations a augmenté six fois plus vite que le volume chaque année. Maurice a importé 530 000 tonnes d’aliments en 2005 contre 489 000 en 2001. La valeur des importations (incluant les coûts du transport, du fret et de l’assurance) a augmenté de Rs 6,7 mds à Rs 9,7 mds. La Chambre d’agriculture mettra son étude à jour dès qu’elle aura accès aux chiffres officiels pour l’année 2006.


106 sources d’approvisionnement

L’analyse par catégories d’aliments importés, telles que définies dans le Customs Tariff Act, s’avère plus révélatrice. Elle démontre qu’en général, la hausse des coûts n’est pas proportionnelle à celle des volumes importés. Dans certains cas, les importateurs réduisent le volume pour rester dans leurs limites budgétaires. Une attitude qu’adopte aussi le consommateur face à l’inflation.

Dans le cas du lait et des produits dérivés, les coûts ont augmenté de 37 % et le volume de 2 %. La valeur du beurre à lui seul a crû de 66 %. Le pays en a consommé 1 % de moins. Celle des fromages a accusé une hausse de 54 % et les importations ont chuté de 12 %. “Les laitages sont des produits essentiels et nous pouvons de moins en moins nous les permettre”, relève Jean-Cyril Monty.

Les Mauriciens consomment plus de margarine que de beurre. Et même là, l’inflation a laissé des traces. Le pays a importé 4 % de moins de ce produit en cinq ans. La valeur, elle, a augmenté de 65 %. Même la margarine fabriquée localement coûte plus cher puisque les huiles végétales à partir desquelles elle est fabriquée, ont coûté en moyenne 71 % plus cher en 2005. Maurice en a importé 10 % de plus durant cette période.

Le pays est loin d’être entièrement autosuffisant au niveau de la production de légumes. Quelque 46 000 tonnes de ces produits – frais et transformés – ont été importées en 2005. L’importation de 14 000 tonnes de grains secs a, à elle seule, coûté Rs 200 m. L’importation de 4 800 tonnes de tomates semi-transformées a valu Rs 77 m.

Contraint à tirer le diable par la queue, le consommateur n’a aucun mal à envisager le spectre de 1982, où le pays s’enfonçait,surtout en raison de problèmes de trésorerie. Mais cette fois, il ne pourra pas en placer l’entière responsabilité sur le dos des dirigeants politiques. Car ce sont des facteurs externes qui alimentent l’inflation. Aidés par une perte soutenue de la valeur de la roupie qui, elle, est attribuable à l’administration de l’économie nationale.

Le fret coûte plus cher. Les importateurs locaux ont réagi à la hausse des coûts en diversifiant leurs sources d’approvisionnement. En 2001, Maurice s’approvisionnait dans 90 pays différents. Cinq ans plus tard, les sources avaient été diversifiées à 106.

L’Argentine et l’Australie demeurent les premières sources. Les Mauriciens y achètent 50 % de leurs aliments, avec de grosses dépenses pour le transport maritime. Les pays régionaux n’ont pas la capacité d’exporter de manière fiable. L’Afrique du Sud qui était l’exception perd de plus en plus sa compétitivité au niveau des prix.

L’autre facteur qui influence les coûts est hors du contrôle humain. Il s’agit du climat. L’Australie souffre de sécheresse. Sa production en pâtit. En même temps, sa consommation locale est en hausse. Celle de sa voisine, la Chine, aussi. Ce pays importe goulûment puisque sa production locale est incapable de satisfaire sa propre faim. De l’autre côté de l’Atlantique, l’essor de l’industrie américaine de l’éthanol fabriqué à partir du maïs, met un énorme stress sur la fourniture de cette céréale…

“Je suis convaincu que les décideurs politiques n’ont pas une vision globale de la question. Cette étude vise à leur permettre d’aborder toute la problématique d’augmentation de prix de manière plus globale, justement”, conclut Jean-Cyril Monty. Il invite le pays à se réveiller, à se rendre compte que les tentatives d’améliorer ses conditions de vie ne porteront de fruit que si l’on parvient à maîtriser les coûts de l’alimentation. Selon lui, cela passe nécessairement par la substitution de certaines importations.
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Vieux 09/02/2007, 09h44
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Le pays est loin d’être entièrement autosuffisant au niveau de la production de légumes. Quelque 46 000 tonnes de ces produits – frais et transformés – ont été importées en 2005. L’importation de 14 000 tonnes de grains secs a, à elle seule, coûté Rs 200 m. L’importation de 4 800 tonnes de tomates semi-transformées a valu Rs 77 m.
Merci pou ca l'article la Monica, moi, ca pa affecter moi car mone habituer serre ceinture juska mo lizier sorti gros.
Mais ki plans stategic politiciens ena pou reduire l'importation et faire nou vine plus self sufficient?
L'indutries du sucre fine mort, ki pou faire are tou ca banne milliers d'arpents canne, ki ministe Boolel fine proposer pour les 5 prochaines annees?
Ene ferfoute zote na pa faire, zote la juste pou rempli zote poche.

Rocco
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Vieux 09/02/2007, 14h26
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Merci pour to l'aticle Momo , mo pas fine gagne le temps met sa l'article la ce matin ; au moins nous senti qui toi et tout morisens concerné par sa phénomene la.
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Vieux 09/02/2007, 14h34
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Merci pour to l'aticle Momo , mo pas fine gagne le temps met sa l'article la ce matin ; au moins nous senti qui toi et tout morisens concerné par sa phénomene la.
De rien Dev,mo coné to pas gagne letan,to déborder par le travaille en ce moment,bisin solidaire lors forum aussi....
Mo trouve sa phénomene infaltion la trés inquiétant !
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Vieux 09/02/2007, 15h24
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De rien Dev,mo coné to pas gagne letan,to déborder par le travaille en ce moment,bisin solidaire lors forum aussi.Mo trouve sa phénomene la trés inquiétant !
Monica , c'est qui nous appele ene l'équipe , tous dimoune marche ensemble pour ene seul but et franchement mo réméercié toi pour cela , comme Rocco , Bomli, Fergeo, Sista , Sophia, Danny et tous ban le zot membres qui mo pas fine cité , c'est pas facile met tous nouveau postes à chaque fois et c'est agréable d'apprécier qui to capave compte lors ene dimoune sincere pour relayer l'info, gros bisous Momo
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Vieux 22/03/2007, 14h35
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Pénurie De Legumes

PÉNURIE DE LEGUMES


La solution : culture protégée, conservation et jardin potager


Pour des légumes à longueur d'année, notamment après le passage de cyclones, il n'y a qu'une seule solution économique, affirme le directeur de l'Agricultural Research and Extension Unit (AREU), Dhaneshwar Dumur : des cultures protégées, une stratégie de conservation et, chez soi, le potager familial.
À ce jour, les productions sont exposées aux aléas climatiques, nos moyens de conservation sont limités et bien peu de familles, à plus forte raison en régions urbaines, songent à produire leurs propres légumes.
Certains agriculteurs tentent, tant bien que mal, de protéger leurs cultures avant l'arrivée de cyclones, en les attachant et les mettant à plat, les couvrant de feuilles de tôle ou de sacs en jute là où c'est possible, maintenus par de grosses pierres. " Tout cela n'est possible que dans certaines régions ", souligne M. Dumur. Grâce à cette protection artisanale, certains légumes, dont la patole, la calebasse, la bringelle, le margoze sont en moins de trois semaines sur le marché, à des prix abordables. L'AREU, ajoute-t-il, fait de la promotion pour la culture protégée, qui est différente de la culture hydroponique ; cette dernière a recours à une structure en métal et du plastique et autres filets mais ne peut être réalisée en plein champ sur des dizaines d'hectares. Cette structure convient mieux au jardin potager.
Le rôle du planteur est loin d'être terminé après la protection de ses cultures. Tenant en compte le fait que la saison cyclonique dure de novembre à avril, outre d'avoir développé sa propre stratégie pour en contrer les effets afin de minimiser les pertes, il doit, indique M. Dumur, prendre plusieurs précautions. D'abord, cultiver durant cette période les légumes qui résistent mieux aux effets cycloniques, dont le giraumon, la patole, le pipengaille, le margoze, le voëme, le manioc, la patate douce, l'aubergine et le lalo. " Nous offrons aux planteurs une série d'autres conseils tels que de pourvoir leurs champs de systèmes de drainage, d'aménager des terrasses pour prévenir l'érosion, de choisir les bons sites pour établir les pépinières. Ensuite, ne jamais épuiser leur stock de semences. Nous leur demandons également de récolter, de disposer et de stocker tout légume qui est arrivé à maturité dès l'annonce d'un cyclone et de tasser de la terre autour de la base des plantes ", dit-il.
Faire fi de ces conseils expose l'agriculteur à la perte de cultures et à un manque de revenus pendant au moins trois ou quatre mois. M. Dumur met en garde les agriculteurs également contre la pratique consistant à cultiver le même légume en même temps partout à travers le pays. " Beaucoup d'entre eux opèrent de cette façon en cultivant un seul légume, la pomme d'amour, par exemple, espérant que leurs confrères vont cultiver d'autres légumes. L'on découvre, par la suite, que tout le monde a cultivé le même légume. Voilà comment son prix baisse alors que ceux d'autres légumes grimpent faute de quantité suffisante pour satisfaire le marché ", affirme-t-il. L'AREU ne peut, cependant, empêcher la culture uniforme mais elle peut conseiller au planteur de ne pas agir d'une manière irréfléchie qui pourrait provoquer des abandons de plantations en raison d'une saturation du marché, ou encore de faire payer aux consommateurs les frais de sa mauvaise planification.
Potager familial
À Maurice, la notion de jardin potager familial n'est pas bien ancrée, même si beaucoup de personnes, davantage en région rurale qu'en milieu urbain, possèdent de petites surfaces où ils cultivent certains légumes sur une courte durée - brède, cotomili, menthe, rave, radis et autres. " Cela se pratique dans beaucoup d'autres pays, pourquoi pas à Maurice ? Il faut développer cette bonne habitude chez nous aussi pour qu'on puisse avoir des légumes, non seulement après le passage de cyclones mais aussi tout au long de l'année ", déclare M. Dumur.
Le jardin potager a des difficultés à s'implanter à Maurice notamment " à cause d'un manque de temps ", selon certaines personnes. " C'est vrai que nous disposons de parcelles de terres suffisantes à cultiver quelques petits légumes mais nous n'avons pas le temps nécessaire pour le faire ", se plaignent-elles.
À l'AREU, ses responsables estiment que les entrepreneurs négligent un aspect très important de l'agriculture qui est la conservation des légumes et des fruits. On a vu la transformation de légumes et de fruits en achard, purée, marmelade at autres mais aucun projet de conservation. Pourtant, selon eux, cette opportunité n'est pas à être négligée, principalement par les entrepreneurs mais aussi par les consommateurs. Ses techniques et les connaissances requises sont vulgarisées tout le long de l'année par les techniciens de AREU.
" Nous attendons de voir les entrepreneurs qui se décideront à se lancer dans ce nouveau type d'agri-business. Il suffit d'acheter avec les agriculteurs les légumes qui se conservent le mieux lorsque les prix sont bas et les conserver dans des chambres froides. Soit ils investissent dans ces facilités, soit l'Agricultural Marketing Board (AMB) monte un tel projet et les aide, moyennant paiement, à conserver les légumes pour une période de cinq à six mois. Il n'y aura ainsi pas de pénurie de légumes sur le marché après le passage d'un cyclone ", fait ressortir M. Dumur.
Manque de communication
Cette proposition intéresse des agriculteurs également et l'un d'eux, Deenarain Lokee, estime que, pour réussir, il faut que toutes les parties concernées se concertent. Selon lui, il n'y a pas assez de communication entre les autorités, les institutions agricoles et les agriculteurs. De plus, affirme-t-il, le Market Intelligence System (MSI) ne fonctionne pas, les chambres froides appartenant à l'AMB sont sous-utilisées et " personn pa pe fer naryen. " " Les planteurs sont intéressés à produire davantage pour la conservation en barquette ou la transformation mais je ne crois pas qu'il y ait une telle volonté dans le pays ", estime-t-il. Du côté de l'AMB, M. Chandydyal répond que cette organisation s'occupe uniquement de la pomme de terre, de l'oignon, de l'ail et du gingembre. Cependant, elle a un projet à long terme pour conserver d'autres légumes. " Le problème est que différents légumes ont besoin de différentes températures pour être conservés convenablement. Nous ne pouvons conserver plusieurs légumes dans les mêmes conditions ", ajoute-t-il. L'AMB dispose d'une trentaine de chambres froides à travers l'île, chacune d'une capacité allant de 300 à 400 tonnes.




Légumes importés avariés : Rs 2 000 d'amende et six mois de prison
Après le passage d'un cyclone ayant causé une pénurie de légumes sur le marché local, le ministre de l'Agro-industrie utilise ses pouvoirs pour autoriser l'importation de certains légumes. L'importateur doit faire une demande pour un permis en remplissant une fiche disponible au bureau du Principal Research and Development Officer à Réduit, indiquant le pays d'origine. Si les autorités découvrent que des maladies existent dans le pays concerné, la demande sera rejetée.
L'importateur ne doit pas passer une commande supérieure au volume mentionné sur son Plant Import Permit. Si toutes les procédures ont été suivies et que tout est conforme aux normes de sécurité pour la santé, l'importateur n'aura aucune difficulté à faire débarquer sa cargaison au port ou à l'aéroport.
Si un importateur est en possession de produits infectés et les met en vente, il sera poursuivi. S'il était trouvé coupable, il serait passible d'une amende ne dépassant pas Rs 2 000 et d'une peine d'emprisonnement de six mois.
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Vieux 22/03/2007, 14h38
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7 500 hectares sous culture de légumes


D'après les derniers chiffres disponibles, il ressort qu'annuellement quelque 7 500 hectares de terre sont sous culture de légumes. Sur cette superficie, il y a une production moyenne de 110 782 tonnes de légumes. Selon les derniers chiffres disponibles, Maurice avait obtenu une récolte annuelle de 5 836 tonnes de chouchou ; 2 851 tonnes de chou-fleur ; 1 338 tonnes de pipengaille ; 15 000 tonnes de pomme d'amour ; 1 663 tonnes de petsaï ; 5 686 tonnes de chouchou ; 1 108 tonnes de patole ; 2 043 tonnes de vœhm ; 2 130 tonnes de haricot ; 1 070 tonnes de lalo ; 6 685 tonnes de giraumon ; 6 500 tonnes de chou ; 5 750 tonnes de calebasse ; 883 tonnes de margoze et 6 tonnes de pois verts.
Selon les chiffres disponibles au Bureau central des statistiques, la superficie sous culture de légumes en 2005 était évaluée à 6 901 hectares contre 7 553 en 2004, représentant une chute de 8,6%. Durant cette même période, la production de légumes avait baissé par 13,3%, passant de 111 633 tonnes en 2004 à 96 782 en 2005. Toujours selon ces mêmes statistiques, la production des légumes suivants avait chuté : haricots (-24, 9%) ; betteraves (-16,9%) ; bringelle (-26,4%) ; calebasses (-20%) ; chou-fleur (-33,3%) ; giraumon (-20,7%) ; pomme d'amour (-10,8%) et carottes (-32,6%).





L'importation en hausse


Annuellement, des légumes importés d'une dizaine de pays, dont l'Afrique du Sud, la France, l'Inde, Madagascar, la Grande-Bretagne, l'Australie, le Pakistan et la République populaire de Chine sont en vente sur le marché local. En 2005, il y a eu une importation de 24 693 963 kilos de légumes pour un montant de Rs 344 millions. Et l'année dernière, il y a eu une légère croissance soit 24 897 154 kilos pour une valeur globale de Rs 380 millions.




Les cultivateurs confrontés aux ravageurs et aux maladies


Les cultivateurs de légumes sont confrontés dans leur production aux ravageurs (insectes et acariens) et aux maladies. Pour les contrôler, ils ont principalement recours à la lutte chimique, c'est-à-dire à l'utilisation de pesticides.
Il existe aujourd'hui plusieurs types de pesticides pour aider les cultivateurs dans la lutte contre les ravageurs et maladies. Ces produits chimiques ne se dégradent pas immédiatement après leurs épandages. Ils se dégradent avec le temps sous l'effet de la chaleur et des rayons du soleil. Si les épandages ne sont pas faits convenablement, des résidus de pesticides peuvent encore se trouver sur les légumes au moment de la récolte. Ceux-ci représentent alors un risque pour la santé des consommateurs.
La Commission du Codex Alimentarius de la FAO/OMS a établi des normes internationales concernant les résidus de pesticides dans les denrées alimentaires, y compris les fruits et légumes. Ce programme mixte FAO/OMS, sur les normes alimentaires, vise à protéger la santé des consommateurs et à faciliter le commerce international de denrées alimentaires. Cette Commission a établi des limites maximales de résidus pour plusieurs combinaisons de pesticide/produit (légume ou fruit), suite aux recommandations de la réunion conjointe FAO/OMS sur les résidus de pesticides. Ces " limites maximales Codex pour les résidus " (LMR) sont recommandées sur la base de données de résidus appropriées, obtenues principalement au cours d'essais contrôlés, après plusieurs années d'étude.




12 légumes cultivés sur une base régulière


Le nombre de légumes cultivés sur une base régulière à Maurice est d'environ une douzaine. Ces légumes sont, entre autres, les calebasses, le chouchou, la courgette, le giraumon, le margoze, le pâtisson, le patole et la pipengaille. Les légumes dits grimpants ou filants appartiennent en général à la famille des cucurbitacées.
Pour la culture du haricot, tous les types de sol sont appropriés, à condition qu'ils soient bien drainés. Etant une légumineuse, le haricot aide à enrichir et améliorer les sols pauvres et marginaux. Pour la courgette, tous les types de sols sont conseillés à condition qu'ils soient légers et bien drainés. Pour le chou-fleur, le sol doit être profond adapté à tous les climats.




Bestfarm Ltd : Du prêt à cuire


Des légumes déjà lavés, coupés et empaquetés, prêts à cuire, cela existe à Maurice depuis plus d'une année déjà mais peu de consommateurs en profitent. Outre le fait qu'ils font gagner du temps de préparation, ils se vendent à des prix abordables, pas énormément plus chers que les légumes non apprêtés vendus au marché. Cependant, l'on est encore loin de la conservation qui nous permettra d'avoir des légumes à consommer tout au long de l'année et sans pénuries, indépendamment des aléas climatiques.
Cette initiative est le fruit d'une collaboration entre cinq agriculteurs - Tunraz Rampal, Vijay Ramjee, Maninath Ramjee, Mahendra Goonnia et Hemant Kumar Ramjee - qui cultivent eux-mêmes leurs légumes sur une superficie d'une centaine d'arpents dans les hautes Plaines Wilhems. Ils ont investi environ Rs 600 000 dans ce projet. Les légumes sont récoltés et transportés jusqu'au siège de l'entreprise à Henrietta, où ils sont transformés et empaquetés avant d'être distribués, selon le carnet de commandes venant des supermarchés de l'île. Environ 500 barquettes quittent cette entreprise quotidiennement. " Nous transformons nos propres légumes mais nous en achetons également d'autres agriculteurs de la région ", indique Tunraz Rampal, un des directeurs de cette entreprise. Bestfarm fournit presque tous les légumes qui existent à Maurice mais aussi de la banane et autres jacque.
Cependant, s'agissant de conservation de légumes, cette entreprise ne peut que dépendre des supermarchés et des hypermarchés équipés en ce sens. " Ce qui facilite notre tâche et ouvre de bonnes perspectives pour notre entreprise. Au cas contraire, nous ne pourrons pas transformer nos légumes. Quand il s'agit de les conserver plus longtemps, entre trois et cinq mois, il faut des chambres froides, ce que nous n'avons pas ", fait ressortir M. Rampal.
Si elle était pourvue d'une unique chambre froide, cette entreprise aurait pu également cultiver certaines variétés de légumes qui sont plus appropriés à la conservation. " Leurs semences coûtent cher, au moins dix fois plus cher, et le cycle de plantation est de 120 jours contre 90 jours pour les variétes traditionnelles, me li vo lapen ", dit-il.
M. Rampal estime que les légumes transformés sont profitables non seulement aux agriculteurs mais aussi aux consommateurs. Ces derniers obtiennent ainsi des légumes prêts à cuire à des prix abordables - à Rs 5 de plus par barquette mais il n'y a rien à jeter. " Quand ils achètent leurs légumes au marché, ils jettent au moins un tiers du volume après les avoir nettoyés et épluchés. Par contre, ils n'ont rien à jeter s'ils les achètent apprêtés en barquette ", affirme le directeur de Bestfarm.
Bestfarm est régulé par le système européen de qualité appelé Eurepgap, comme préconisé par l'Association des producteurs et des exportateurs des produits horticoles (Apexhom). " Nous ne lavons pas nos légumes dans les rivières et les cours d'eau. Nos plantations sont propres et pas infestées d'animaux errants. Il y a une bonne sanitation ", déclare M. Rampal.
Cette activité leur est profitable également car ils obtiennent de meilleurs revenus que ceux obtenus de la vente à l'encan où ils acheminaient auparavant leurs légumes. " À la vente à l'encan, nous n'obtenons que 50% du prix que les consommateurs paient pour leurs légumes, mais 90% quand nous les transformons et les mettons nous-mêmes sur le marché. Les intermédiaires sont éliminés ", dit-il.
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Légumes : retour à la normale dans deux mois pour la pomme d’amour

CONSOMMATION
Légumes : retour à la normale dans deux mois pour la pomme d’amour


La carotte importée du Sud Afrique se vendait à Rs 25 le demi-kilo au marché central hier. Elles se font rares les pommes d’amour ! Elles étaient quasiment inexistantes sur le marché central hier matin. Et quand on en trouve, elles sont dans un état pitoyable et à un prix exorbitant, Rs 50 le demi-kilo.

Interrogé sur la question, Nasser Peerally, président de la Market Traders’ Association, ne prévoit pas de retour à la normale avant deux mois. “La culture vient de commencer et l’arrivée de l’hiver n’arrange pas les choses. Il faut patienter.”

Concernant l’éventualité d’une pénurie de tomates en conserves, l’Agricultural Marketing Board (AMB) se veut rassurant. “Nous attendons deux conteneurs de tomates en conserve durant la semaine à venir.”

Au niveau des rayons de supermarchés, Nicolas Kanwa, de London Way de Rivière-Noire, affirme que trois marques de tomates en conserve sont disponibles sur les huit marques habituelles. Siddick Rostom, importateur, assure, lui, qu’il a “trois conteneurs de tomates en conserve qui vont arriver bientôt. Les consommateurs n’ont pas de soucis à se faire”.

Autre légume qui ne se trouve pas facilement : les haricots verts. Nasser Peerally explique que “les haricots verts commencent tout juste à rapporter”. Et les haricots verts importés ? Leeladhur Chundydyal, responsable des opérations à l’AMB, précise que c’est un légume difficile à trouver sur les marchés étrangers.

En revanche, les légumes locaux commencent lentement à refaire surface. Hier, au marché central de Port-Louis, les carottes et choux locaux étaient bel et bien présents. En revanche, la qualité n’est pas encore au rendez-vous. Les choux et carottes locaux, vendus à Rs 15 et Rs 20 le demi-kilo respectivement, font grise mine. Nasser Peerally confirme “que ces légumes locaux ne sont pas encore de bonne qualité”.

Une tendance qui va perdurer encore quelque temps, ajoute Leeladhur Chundydyal. “Le comité qui gère l’importation a siégé vendredi et nous avons décidé de maintenir l’importation des choux et des carottes pour encore trois semaines”. L’AMB envisage de prolonger l’importation au-delà de cette période si la situation l’exige.

Qu’en est-il des oignons et des pommes de terre ? “Nous avons suffisamment de pommes de terre et d’oignons en stock. Il n’y aura pas de pénurie”, assure Leeladhur Chundydyal.

Mais d’autres légumes foisonnent en ce moment sur le marché. Ce sont, entre autres, les calebasses, les pipengailles et les brèdes. Nasser Peerally confirme que “pour les brèdes, c’est presque un retour à la normale”.

Les familles mauriciennes attendront donc encore quelques semaines pour leur “satini pommes d’amour” mais pourront quand même se rabattre sur d’autres légumes.




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