Dossier Finances à Moris - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 28/12/2006, 11h12
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Dossier Finances à Moris

Avec sa dossier la , nous capave met tout ban l'article qui concerne investissement ,lors qualité nous finance à Moris
mo fine choisir ene article lors la bourse à moris, dans quoi morisiens content investi
INVESTISSEMENT
Le marché boursier en hausse mais la surchauffe guette
Les mesures budgétaires de cette année ont provoqué un changement dans l’attitude de l’investisseur. Les dépôts bancaires ont été délaissés pour des placements en valeurs cotées. Hôtels et IRS sont prisés.

Le dépôt bancaire n’est plus très attrayant pour l’investisseur qui préfère maintenant les titres en Bourse, malgré le risque. L’introduction de la taxe à la source sur les intérêts de l’épargne n’y serait pas étrangère. La bourse mauricienne peut être qualifiée de bolide. La Stock Exchange of Mauritius (SEM) a connu cette année sa meilleure réalisation depuis son lancement en 1989. Le Semdex, le principal indice boursier, a progressé de 55 % depuis janvier. Le marché a bénéficié d’une conjoncture favorable, dont les fondamentaux robustes des grosses valeurs cotées et une migration des dépôts bancaires vers les produits d’investissement. Mais gare à la surchauffe.

Si le Semdex a fluctué entre 800 et 850 points durant les six premiers mois de l’année (l’indice a clôturé la séance d’hier à 1 196,72 points), il a pris une trajectoire de forte progression à partir de la mi-juin. Les mesures budgétaires, en particulier la décision du gouvernement d’introduire une taxe à la source sur les intérêts bancaires, n’y sont pas étrangères. Du coup, placer l’argent en banque perd quelque peu de son attrait au profit d’autres opportunités d’investissement.

“Il paraît que la bonne performance de la Bourse ces derniers mois est largement attribuable à une migration des dépôts bancaires vers le marché boursier. Les gens cherchent aujourd’hui des alternatives au dépôt bancaire”, explique Stéphane Henry, managing director de Investment Profesionnals (IPRO).

L’alternative traditionnelle au placement bancaire, en l’occurrence l’assurance-vie, n’offre plus, depuis le dernier budget, les avantages fiscaux. Sur ce plan, les produits d’investissement et l’assurance sont à pied d’égalité. L’argument de la liquidité, ainsi que la non-imposition des dividendes et de la plus-value (capital gains) sur les actions ont fait fléchir la balance en faveur de l’investissement en Bourse.

Mais ce phénomène de migration et de refuge n’est pas l’unique explication à la performance exceptionnelle de la SEM. Il y a aussi le dynamisme intrinsèque du marché boursier. Des sociétés à forte capitalisation ayant une incidence majeure sur les cours ont annoncé d’importants projets d’opération de capital.


Investisseurs étrangers sur le marché local

La Mauritius Commercial Bank (MCB), la State Bank of Mauritius (SBM), Ireland Blyth Ltd, National Investment Trust et Sun Resorts ont présenté à leurs actionnaires des programmes de restructuration. “Il y a eu une vague de restructurations au sein de certaines sociétés phares et dont l’objectif est de créer de la valeur pour les investisseurs. Il y a aussi un regard positif sur l’évolution de ces sociétés de la part de leurs directeurs”, commente Sunil Benimadhu, chief executive de la SEM. “Les sociétés cotées sont plus disposées aujourd’hui à se conformer aux normes de transparence et de divulgation d’information.”

La Bourse a aussi bénéficié d’un sérieux coup de pouce des investisseurs étrangers. “Il y a un grand intérêt de la part des investisseurs étrangers pour le marché boursier local. Ils sont beaucoup plus concentrés sur trois titres, à savoir la MCB, la SBM et le NMH. Ils touchent également à quelques sociétés sucrières”, observe Swadicq Nuthay, senior fund manager chez ACMS Fund Management. Les valeurs sucrières sont très prisées malgré les perspectives peu brillantes de ce secteur. Les projets d’integrated resort schemes (IRS) ont beaucoup contribué à faire grimper la valeur de certains titres sucriers.

Les actions des hôtels sont en forte demande, non seulement en raison de leurs fondamentaux, mais aussi parce qu’elles présentent une opportunité aux investisseurs pour couvrir, dans une certaine mesure, des risques de change. “Les opérateurs hôteliers génèrent leurs recettes en monnaies étrangères et profitent de la dépréciation de la roupie pour afficher des retours améliorés. Pour l’investisseur qui n’a pas accès aux devises pour se réfugier, l’achat des titres hôteliers est un moyen pour lui de compenser la chute de la roupie”, explique le senior fund manager de ACMS Fund Management.

Mais la belle performance de la Bourse risque de ne pas se poursuivre. Après une progression supérieure à 50 % en une année, le potentiel de croissance est plutôt restreint. “Le marché devient cher. Il y a une surchauffe de certaines valeurs”, dit Swadicq Nuthay. Celui-ci met en garde contre une correction brutale des cours en rappelant l’expérience de 1998, lorsque la bourse a chuté lourdement après une belle envolée.





RÈGLEMENTS APPLIQUÉS

Courts quitte la Bourse

■ Dès demain, Courts ne sera plus coté en Bourse. Les autorités boursières ont décidé de l’enlever du marché, la compagnie n’étant pas en mesure de se conformer aux règlements de la SEM (listing rule 6.21) qui stipulent qu’au moins 25 % de l’actionnariat d’une société cotée doit être détenu par le public.

Or, après le rachat de Courts par British American Investment (BAI) en décembre 2005, ce dernier a décidé d’acquérir également les parts minoritaires de la société. Ayant complété l’opération, les parts de BAI dans Courts s’élèvent aujourd’hui à 99 %.

Le SEM et la direction de BAI ont tous deux émis des communiqués pour informer les actionnaires de la situation. “Il est clair pour nous que le titre ne pouvait être sur le marché dans ces conditions”, explique Sunil Benimadhu. Les actions de Courts en Bourse étaient suspendues depuis un mois environ, durant l’opération de rachat des parts minoritaires.


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Vieux 06/01/2007, 09h26
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ÉCONOMIE Première estimation du BCS


Taux de croissance de 5,5 % attendu pour 2007


Le Bureau Central des Statistiques (BCS) a rendu publique, hier, sa première estimation de la croissance économique pour 2007, annonçant un taux de croissance de 5,5 % par rapport à 4,7 % en 2006. Ce dernier taux vient d'être revu légèrement à la hausse car, en octobre dernier, le BCS avait prévu 4,6 %. Cette révision s'explique principalement par une performance améliorée de la zone franche (3 % au lieu de 1,5 %) quoique atténuée par une croissance plus faible (3,7 % et non 4,8 %) du secteur hôtelier et de la restauration.
Après analyse des données recueillies des secteurs clés et des tendances récentes au sein de l'économie, le BCS s'attend à un taux de croissance de 5,5 % cette année. Excluant le secteur sucrier, le taux de croissance serait de l'ordre de 5,3 %. Pour arriver à son estimation 2007, le BCS a tenu compte des facteurs suivants : a) une production sucrière " normale " avoisinant les 550 000 tonnes ; b) une expansion de 2,5 % de la zone franche avec des recettes d'exportation se chiffrant à environ Rs 39,5 milliards contre Rs 36 milliards en 2006 ; c) une croissance de l'ordre de 6 % du secteur de la construction contre 5 % l'année dernière et ce dans le sillage de la mise en œuvre des projets hôteliers et IRS (Integrated Resort Scheme) ; d) une progression de 7,3 % du secteur hôtelier et de la restauration, les arrivées touristiques étant estimées à 850 000 suivant la diversification des marchés, la libéralisation de l'accès aérien et l'augmentation de la capacité en termes de sièges-avion sur la ligne nationale ; et e) une croissance d'environ 7 % du secteur d'intermédiation financière, les banques commerciales et les banques offshore enregistrant des taux de 5 % et de 10 % respectivement. Pour ce qui est des autres secteurs, le BCS prévoit que les taux de croissance notés en 2006 resteraient plus ou moins inchangés.
S'agissant des données pour l'année qui vient de s'écouler, elles ont été dans certains cas revues. Ainsi, le taux de croissance pour l'ensemble de l'économie a été porté à 4,7 % au lieu de 4,6 % comme fixé dans la dernière édition des Economic and Social Indicators consacrée aux National Accounts Estimates. Le Produit intérieur brut (PIB) du pays aux prix de base s'est élevé à Rs 180,6 milliards contre Rs 162,2 milliards en 2005, soit une augmentation en termes réels de 4,7 %. Si l'on exclut le sucre, le taux atteindrait 5,1 % par rapport à 2,8 % en 2005. Le BCS observe que plus de deux tiers (68,9 %) du PIB ont été générés par le secteur tertiaire (commerce, tourisme, services financiers, immobilier, éducation, administration publique, etc.), alors que la part du secteur secondaire (sucre, zone franche et autres industries locales) s'est chiffrée à 25,9 %, le reste (5,2 %) étant à mettre à l'actif du secteur agricole. " In 2006, GDP growth was positively influenced by the secondary and tertiary sectors which contributed 0.6 and 4.2 percentage points to the overall GDP growth ", fait ressortir le BCS.
Sucre en baisse
La contribution du secteur agricole à la performance économique générale a été marginale, une situation attribuable en grande partie au repli du secteur sucrier, qui a connu une contraction de 3,8 %, compensée faiblement par la progression (4,2 %) des autres activités agricoles. Le secteur secondaire s'est ressaisi en 2006 avec un taux de croissance de 3,3 % alors que sa performance en 2005 était négative (-4,7 %). Ce résultat est attribuable à la bonne tenue de la zone franche (+3 %) après quatre années de forte contraction, ainsi que des autres industries manufacturières locales, qui ont réalisé une croissance de 3 % contre un taux zéro en 2005. Leur performance découlerait en partie de l'introduction de droits de douane sur certains produits importés en vue de les protéger et des mesures prises pour encourager le développement des petites et moyennes entreprises. Le secteur électricité/gaz/eau a, lui, enregistré un taux de croissance de 4,6 % (3,8 % en 2005) alors que dans celui de la construction il y a eu reprise avec un taux de 5 % contre un repli de 5,2 % l'année précédente.
Au niveau du secteur tertiaire, le taux de croissance a été inférieur à celui de 2005 (5,8 % contre 6,3 %). La croissance des activités commerciales et touristiques a été en dessous des taux enregistrés précédemment. De plus, le secteur du transport et des communications a réalisé un taux de croissance de 7,1 % contre 7,6 % en 2005. Cependant, celui de l'intermédiation financière (banque et assurance plus précisément) a fait mieux : 7,4 % contre 5,3 %.
Pour ce qui est de l'investissement, le montant s'est élevé à Rs 49 milliards en 2006 contre Rs 39,5 milliards en 2005. En termes réels, le taux d'augmentation est de 17,7 % pour l'année écoulée, ceci après une contraction de 2,4 % en 2005. Même si l'on exclut l'acquisition d'avions, le taux de croissance se chiffre à 4,1 % par rapport à 2,1 % pour l'exercice précédent. Les investissements dans la construction de bâtiments résidentiels ont été relancés en 2006 (+9,2 %) après deux années de fléchissement alors que ceux dans les bâtiments non-résidentiels ont aussi prix l'ascenseur (+ 3,2 %) après une chute de 12,1 % en 2005. Le BCS signale également que les investissements dans les machines et équipements de transport ont cru substantiellement (+36,8 % contre 3,4 % en 2005) grâce aux achats d'avions.
Tenant compte de l'injection de capitaux dans les projets hôteliers et IRS, les investissements du secteur privé ont augmenté de 10,8 % en termes réels l'année dernière, cela après une année de repli (-1 %). Le secteur public aussi a fait mieux qu'en 2005 (+34,1 % contre -5,4 % en 2006) mais sa performance repose dans une bonne mesure sur les investissements conséquents dans l'acquisition d'avions par Air Mauritius. Si l'on exclut l'achat et la vente d'avions, la part du secteur privé dans les investissements totaux s'élèverait à 74,7 % contre 70,2 % en 2005. Par ailleurs, le BCS a revu à la baisse le taux de croissance en 2005, le ramenant de 2,5 % à 2,3 %. Ce changement a été effectué sur la base de taux de croissance plus faible dans les secteurs des services financiers et santé/services sociaux.
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Vieux 08/01/2007, 09h35
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Les taux d’intérêt sur les dépôts fixes en banque grimpent

Les taux d’intérêt sur les dépôts fixes en banque grimpent
Les banques essayent d’attirer davantage de déposants pour éviter qu’ils n’investissent ailleurs. Les taux d’intérêt varient de 8 à 10,5 %. La State Bank propose même 14 %, sous certaines conditions.

Le Mauricien a une prédilection pour l’épargne en banque, mais son comportement peut changer.Les banques commerciales se livrent à une bataille des dépôts. L’introduction de la taxe à la source sur les intérêts bancaires a provoqué une migration des dépôts en banque vers le marché boursier local et l’investissement à l’étranger. Les banques ont vu la menace et essayent d’attirer davantage de déposants en leur proposant des taux plus intéressants sur l’épargne, à long terme surtout.

La State Bank of Mauritius (SBM) propose en ce moment un taux d’intérêt allant jusqu’à 14 % pour les dépôts fixes, payable à maturité. Cette offre n’est cependant valable que pour un dépôt minimal de Rs 500 000.

Le taux de 14 % n’est valide que si le déposant touche la totalité de ses intérêts à l’échéance de son placement. Ceux qui préfèrent toucher les intérêts chaque mois ou chaque année devront se contenter d’un taux de rendement moins élevé.

D’une manière générale, les taux sur les dépôts fixes varient entre 8 et 10,5 %. Mais afin d’attirer des montants plus élevés pour des placements à long terme, les banques commerciales et les autres prestataires de deposit-taking doivent offrir des taux plus rémunérateurs. “La règle veut que plus l’échéance est éloignée et si le client opte pour des intérêts payables à maturité, il obtient un meilleur taux”, explique Alain Law Min, le Chief Manager de Retail Banking à la Mauritius Commercial Bank (MCB).

A la Hong Kong and Shanghai Banking Corporation (HSBC), l’intérêt pour un dépôt fixe de Rs 500 000 est de 10,6 % pour une période maximale de quatre ans. La somme minimale requise pour ouvrir un compte de dépôt fixe s’élève à Rs 100 000. Pour ce montant, les clients ont droit à une rémunération de 9,9 % s’ils touchent les intérêts à l’échéance du dépôt.

A la Barclays Bank PLC, le taux payable à maturité sur un dépôt fixe de Rs 500 000 tourne autour de 8 % par an. A la MCB, le taux payable à maturité sur les dépôts fixes est de 9,5 %.

Mais la stratégie en faveur de l’épargne n’est pas uniquement guidée par un souci de rivaliser avec les autres opportunités d’investissement. Des considérations à court terme entrent parfois en jeu. “Certaines institutions financières proposent des offres pour des périodes limitées. Cela est tributaire de leurs besoins de trésorerie”, souligne Alain Law Min.


Inflation

Les taux à l’épargne, comme les taux à l’emprunt suivent les signaux émis par les autorités monétaires. Les rendements sur les bons du Trésor, ainsi que des taux directeurs prescrits par la Banque de Maurice, servent de tableau de bord aux banques commerciales.

La Banque centrale a récemment remplacé le taux Lombard par le Repo Rate comme taux directeur sur le marché des crédits. Les banques se basent sur ce chiffre pour établir leur taux de base. “Toute fluctuation sur le taux directeur a un impact sur le taux de base et, en conséquence, sur les taux applicables aux comptes d’épargne, dépôts fixes et prêts.”

Une meilleure rémunération des dépôts est également essentielle pour prévenir un exode de fonds vers l’étranger et pour redonner confiance dans la roupie aux épargnants, aux investisseurs et aux opérateurs.

A Maurice les taux d’intérêt ont pris une tendance à la hausse ces dernières années. “Les taux d’intérêt évoluent par rapport aux taux pratiqués à l’étranger. Les taux étaient très bas dans certaines grandes économies telles que les Etats-Unis et le Japon. L’intérêt était pratiquement à zéro dans ces deux pays. Puisque les taux remontent dans ces pays, il est tout à fait normal qu’il en soit de même à Maurice. Cela aide à maintenir une attraction en roupie”, commente Pierre Dinan, économiste.

Pour l’épargnant, il ne faut surtout pas que la hausse du coût de la vie ronge ses gains sur ses placements en banque. La rémunération proposée par les banques est l’intérêt nominal. L’intérêt réel tient, lui, compte du facteur inflation.

“Quand une personne met son argent en banque, elle cherche une rémunération qui lui permettrait de faire face à l’inflation. Si l’inflation est forte, le taux d’intérêt aura tendance à monter. A Maurice, en ce moment, il y a beaucoup plus de manifestations d’inflation qu’auparavant. Si l’inflation se stabilise, il y aura moins de pression pour augmenter les taux d’intérêt”, affirme Pierre Dinan.







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Vieux 10/02/2007, 08h14
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Mal-être économique

AU JOUR LE JOUR:


Mal-être économique


Le gouvernement se montre intransigeant. Pas de réintroduction des subventions aux frais d’examens du «School Certificate» et du «Higher School Certificate». De l’autre côté, la résistance s’organise. L’opinion publique est, elle, dans l’expectative. La confrontation entre le pouvoir central et les acteurs et destinataires de l’éducation a toujours révélé des maux profonds.

Certains se mettent même à espérer que le conflit latent dégénère en face à face. Ce serait, pour beaucoup, le prétexte idéal pour acculer un gouvernement qui, selon eux, ne tient plus compte des intérêts des classes ouvrières, populaires et moyennes. Le décor est posé mais les principaux protagonistes n’ont pas encore sorti toute leur artillerie.

Recroquevillée sur elle-même, la nation regarde sa grande déprime en espérant un miracle. Les dirigeants, à leur installation à l’Hôtel du gouvernement, avaient dit que les choses changeraient dans deux ans. Mais chaque mois qui passe recèle désormais de doses supplémentaires d’amertume versée dans le budget familial. C’est à ce rythme et dans cette situation délétère que la majorité a choisi de durcir sa position sur ce dossier de subventions aux examens de fin d’études secondaires.

Au-delà de cette question, il est aujourd’hui un fait que la dégradation de l’atmosphère générale entraîne une morosité grandissante. Ils sont de plus en plus nombreux à vouloir quitter le pays. Les classes moyennes stagnent, lorsqu’elles ne tirent pas vers le bas. Le lien social se délite. Les mouvements de contestation et de grève reviennent à la mode. Ce sont autant de signes qui ne trompent pas.
Le gouvernement doit réagir. Il ne s’agit pas de mettre un terme à la rigueur économique. Encore moins est-il question de ranger au placard les réformes en cours. Mais le modèle de développement nécessite quelques harmonisations et ajustements sans pour autant céder à «la pression de la rue». Il importe de faire souffler quelque peu la maison Maurice qui, irrésistiblement, commence à crouler sous les coups de boutoir des prix qui grimpent, qui galopent, qui dérèglent l’ascenseur…

Avant que cette froide mélancolie ne se transforme en une colère assourdissante, l’État devrait revoir quelques-unes de ses priorités. L’économie sert à améliorer la vie des gens. On ne fait pas de l’économie pour l’économie. Pour l’avoir cru, Paul Bérenger a eu à payer un prix très fort aux dernières législatives. À présent, c’est le ministre des Finances, Rama Sithanen, qui semble céder aux sirènes des statistiques et chiffres équilibrés. Tout aussi bon élève des institutions financières internationales, il s’évertue à accorder l’économie mauricienne urbi et orbi avec la nouvelle théologie occidentale de la mondialisation.

Face à lui et au gouvernement, il n’y a pas non plus de réelle alternative. L’opposition se pose en force sociale. Mais en politique mauricienne, on le sait depuis tout temps, tout le monde est «socialiste». Encore faut-il savoir ce qu’ils mettent comme sens dans ce vocable. Fondamentalement, il s’agit désormais de remettre l’économie au service de la population.

Un électrochoc est nécessaire. Rarement a-t-on vu, ces dernières années, les gens se plaindre autant. Certes, on est en début d’année, mais cela n’explique pas tout. Il faudra, le moment venu, expliquer aux Mauriciens moyens les raisons pour lesquelles ils sont ceux qui doivent le plus porter les réformes.

On n’est pas encore en pleine tempête mais les premiers nuages gris de ce ciel 2007 n’augurent rien de réjouissant. Le pays a besoin de souffler. Et quelques signaux qui servent à montrer que les sacrifices touchent également les plus nantis rasséréneront plus d’un.
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Vieux 10/02/2007, 08h22
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Ou pa capave roule ene pays avec ene dibois coulou et expecter le peuple pou reste trankil comme toujours.
Kand zote fine arrive ene point cote zote pa trouve l'espoire, ki zote besoin faire?
On verra.

Rocco
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Vieux 31/03/2007, 06h05
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Aide française Rs 10 Mds pour la période 2007-2011

FRANCE-MAURICE Coopération


Aide française Rs 10 Mds pour la période 2007-2011


Deux accords de coopération seront signés entre la France et Maurice lundi lors de la visite de la ministre française de Coopération, Brigitte Girardin, à l'occasion de la réunion du Conseil des ministres de la Commission de l'océan Indien qui aura lieu mardi. Ainsi un document-cadre de partenariat (DCP) d'un montant de 252 millions d'euros (Rs 10 milliards) couvrant la période 2007-2011 sera signé par le ministre des Affaires étrangères, Madan Dulloo, et la ministre Brigitte Girardin. D'autre part, une convention portant sur une aide budgétaire globale de 24 millions d'euros (Rs 1 milliard) pour l'année 2007 sera signée par le directeur de l'Agence Française de Coopération, Michel Gauthey, et le secrétaire financier, Ali Mansoor, en présence des ministres Sithanen et Girardin.

Le document-cadre de partenariat porte sur l'aide financière française dans les priorités de la coopération pour la période 2007-2011 en accompagnement du programme de transition économique de Maurice et précise les modalités de l'aide française. Les domaines d'intervention ont été fixés de façon concertée par les gouvernements français et mauricien. Il s'agit notamment du développement des infrastructures ; de l'appui social au développement humain ; et de la coopération culturelle et de la francophonie, selon Fred Constant, directeur de la mission française de Coopération. Au plan des infrastructures, le DCP tient compte du développement portuaire, aéroportuaire et routier et la modernisation du secteur de production. L'appui social au développement humain concerne surtout la formation professionnelle, en tenant en ligne de compte que des secteurs économiques en transition libèrent une main-d'œuvre qui trouve difficilement de l'emploi. D'où l'importance d'un accompagnement social à travers des Organisations non gouvernementales. Le volet "coopération culturelle et francophonie" tient en ligne de compte la mobilité des étudiants mauriciens, la diffusion de la langue française et les activités culturelles.

L'aide budgétaire globale de 24 millions d'euros pour 2007 se situe dans le cadre du soutien accordé par l'Agence Française du Développement à la réforme économique. Le déboursement de deux autres tranches, variant entre 24 millions et 30 millions d'euros, est prévu pour les années 2008 et 2009 respectivement.

Brigitte Girardin procédera également à la signature d'un accord franco-mauricien visant à faciliter la circulation des ressortissants mauriciens vers La Réunion.

La ministre française, qui est attendue à Maurice lundi, s'entretiendra avec le Premier ministre, Navin Ramgoolam. Elle participera mardi au 23e Conseil des ministres de la Commission de l'océan Indien (COI).

Ce Conseil examinera la préparation de projets de coopération importants pour l'avenir de la région, notamment un projet de l'AFD de 6 millions d'euros destiné à renforcer la surveillance et la prévention des

épidémies telles que celle du chikungunya, qui avait touché notre région en 2005 et 2006.

Brigitte Girardin se trouve actuellement aux Seychelles.

Elle s'entretiendra avec le président James Michel, le vice-président et plusieurs membres du gouvernement ainsi qu'avec le leader de l'opposition, Wavel Ramkalawan. Elle signera un accord sur la promotion et la protection des investissements et un accord dans le secteur du tourisme destiné à faciliter l'emploi des Réunionnais dans ce pays. Cette visite sera également l'occasion de rencontrer des opérateurs français du secteur de la pêche.
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Vieux 03/07/2007, 16h19
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Politique Monetaire

POLITIQUE MONETAIRE
Hausse des taux : combattre l’inflation sans pénaliser l’emploi

Le taux directeur des taux d’intérêt passe de 8,50 % à 9,25 %. Mais afin de ne pas pénaliser l’investissement, le gouverneur demande aux banques de ne pas répercuter cette hausse dans son intégralité.

Rundheersingh Bheenick, gouverneur de la BoM aux côtés de son premier adjoint (à dr),Yandraduth Googoolye. Favoriser la stabilité des prix sans compromettre l’activité économique et la création d’emplois. C’est le pari que tente la Banque de Maurice. Celle-ci a décidé de rehausser le Repo Rate (le taux directeur des taux d’intérêt) de 8,50 % à 9,25 % suite à la réunion de son Monetary Policy Committee (MPC) samedi dernier.

Le gouverneur de la Banque centrale, Rundheersingh Bheenick, demande aux banques de ne pas répercuter entièrement cette hausse sur le taux à l’emprunt. Cela, afin de ne pas pénaliser l’investissement.

La maîtrise de l’inflation aura été au cœur des délibérations du MPC. Le taux d’inflation est de 10,7 %, soit le niveau le plus élevé en 17 ans (années fiscales). Les risques d’une hausse continue du niveau général des prix sont réels, préviennent les autorités monétaires, surtout avec la pression sur les cours pétroliers et d’autres produits de base au niveau international.


Stabiliser les prix

La hausse du Repo Rate qui aura des répercussions sur le taux d’intérêt à l’épargne et à l’emprunt a pour objectif principal de ramener l’inflation à un seuil plus gérable. Les pressions inflationnistes menacent la reprise économique, affirme la banque dans un communiqué émis hier. Un communiqué accueilli favorablement par la Mauritius Bankers Association (MBA). “Il y a une volonté de favoriser la communication et la transparence”, souligne Aisha Timol, chief executive de la MBA.

“Un des moyens de contenir l’inflation est de rehausser le taux d’intérêt. Une augmentation du taux aide à stabiliser la roupie qui, à son tour, contribue à stabiliser les prix”, commente Swadicq Nuthay, économiste et Senior Fund Manager chez ACMS, une société d’investissement.

Une hausse du taux d’épargne améliore la confiance des investisseurs dans la roupie et apporte plus de tonus à la monnaie locale face à l’inflation importée. “Nous importons la grande majorité des produits que nous consommons. De ce fait, la plus grosse part de notre inflation est importée. La démarche de rendre la roupie plus attrayante est bienvenue.”

Outre son impact sur le taux de change de la monnaie, un rehaussement du taux sur les dépôts bancaires devrait encourager les ménages à épargner au lieu de s’adonner à une consommation démesurée qui risque de faire flamber davantage les prix. “Il est essentiel de stimuler l’épargne pour éponger les excès de monnaies dans le circuit et ainsi freiner les pressions inflationnistes”, soutient un analyste.

Reste que, dans l’immédiat, c’est une hausse du loyer de l’argent qui est à craindre surtout pour les entreprises. Cela peut avoir un impact négatif sur l’investissement et sur l’activité économique du moins dans le court terme. Dans cette optique, le gouverneur demande aux banques commerciales d’adopter une certaine flexibilité face aux emprunteurs. Il rencontre les banquiers mercredi pour discuter de la question.


Répercuter 50 points de base

“Je fais un appel aux banques commerciales pour qu’elles ne répercutent pas la hausse de 75 points de base entièrement sur le taux à l’emprunt”, déclare Rundheersingh Bheenick. Selon celui-ci, les banques ont des marges assez confortables pour pouvoir absorber une hausse du taux d’épargne.

“Un tel souhait est dans le domaine du possible. Certaines banques pourront répercuter seulement 50 points de base sur le taux à l’emprunt. De toute manière, les forces de la concurrence vont jouer. Les banques vont pratiquer des taux compétitifs pour attirer les clients”, soutient un trésorier de banque.

Aisha Timol fait ressortir que la décision d’appliquer un taux différentiel à l’emprunt revient à chaque banque à titre individuel.

Des crédits plus chers inquiètent en premier lieu les petites et moyennes entreprises (PME), aux trésoreries fragiles. “Je suis très inquiet du coût élevé des financements. Les taux d’intérêt à la Development Bank of Mauritius (DBM) tournent autour de 14 %. Il est assez difficile pour les PME qui démarrent de générer une rentabilité supérieure à ce taux. La DBM pratique aujourd’hui des taux qui sont très proches de ceux des banques commerciales”, déplore Sanjeev Mulloo, président de la fédération des PME.

Pour Swadicq Nuthay, il faut bien faire la part des choses. Laisser filer les prix n’est pas non plus la bonne solution pour favoriser la croissance. “Une inflation galopante envoie un mauvais signal aux investisseurs. Une roupie stable, par contre, encourage les investissements étrangers”, dit-il.

Face au resserrement monétaire, les opérateurs peuvent néanmoins compter sur un certain soulagement du côté de la politique fiscale. “La baisse de la corporate tax (de 22,5 % à 15 %) dans le dernier budget devrait aider à atténuer l’impact des charges financières additionnelles sur les entreprises”, avance un analyste.



RÉUNION DU MPC

Une décision difficile…

■ La toute première réunion du “Monetary Policy Committee” (MPC) sur les taux d’intérêt aura été très animée, aux dires même du gouverneur. “La décision n’a pas été aussi facile vu que le sujet est de nature controversée. Les opinions étaient très partagées”, indique Rundheersingh Bheenick. Ce dernier animait un point de presse sur ce sujet hier.

Le clivage des avis des uns et des autres était tellement marqué que le MPC n’a finalement pas pu prendre une décision sur l’évolution du “Repo Rate”. Trois des sept membres du MPC ont voté pour une augmentation de 50 points de base. Trois autres étaient pour une hausse de 75 points de base. Le gouverneur qui détient la clé dans une situation pareille avec son “casting vote” a décidé de ne pas exercer cette prérogative pour une première réunion.

Le MPC, n’ayant pu trancher, s’en est remis au conseil d’administration de la banque centrale. Celui-ci s’est réuni samedi et a décidé d’augmenter le taux par 75 points de base.




Akilesh ROOPUN
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