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Vieux 19/11/2006, 10h34
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Double drame de Circonstance

Le père des enfants avoue les avoir immolés







Ragini, la mère des cinq enfants, inconsolable hier soir, au moment où son époux arrivait sur les lieux du drame, peu après être passé aux aveux










Jaganaden Virahsawmy, alias Vicki, 28 ans, père de Delila, huit ans, Darshinee, sept ans, Nundini, quatre ans, Shiwashnee, deux ans et Jayen, 14 mois, est passé aux aveux en fin d'après-midi d'hier, lors de son interrogatoire par les éléments de la Major Crime Investigation Team (MCIT) et la Eastern Division CID. L'incendie qui a coûté la vie à Nundini et Jayen, et a causé de vives brûlures aux trois autres enfants était bel et bien d'origine criminelle. Lors de ses aveux, Vicki Virahsawmy devait blâmer la pauvreté comme étant à l'origine de l'infanticide. "Mo ti plin truv mo zenfants viv sa lavi miser la", a-t-il déclarer en substance. Il devait, aux alentours de 17h15, expliquer les circonstances de son acte, alors qu'il avait maintenu avoir été absent de la maison au moment du drame. Suite à ses aveux, le suspect a pris part à une reconstitution des faits durant environ une demi-heure sur les lieux du double infanticide. Un exercice qui se déroula dans un climat tendu.
C'est en fin d'après-midi que Vicky Virahsawmy devait craquer et passer aux aveux. Jusque-là, il maintenait une version des faits qui ne tenait pas du tout la route, à l'effet qu'il était sorti de la maison afin d'aller à la rencontre de son épouse. "Mo ti plin ar sa lavi miser la. Mo ti plin truv mo zenfants vivre sa lavi miser la. Mo fami pe viv dan la miser, mo finn perdi mo travay…", devait-il faire comprendre en substance aux enquêteurs. C'est alors qu'il a expliqué comment il a procédé. Selon Vicky Virahsawmy, il buvait, dans la soirée de jeudi, en compagnie de son demi-frère. À un moment donné, il quitta celui-ci afin d'aller jeter un coup d'œil sur les cinq enfants, afin de s'assurer qu'ils dormaient. Dans un premier temps, après être entré dans la maison, il se rendit dans la cuisine, afin de se procurer du pétrole se trouvant dans le primus utilisé pour la cuisson. Après être entré dans la chambre subrepticement, il aspergea le lit des enfants avec du pétrole. Il en jeta entre les enfants, afin de ne pas les réveiller. Ensuite, il alluma une bougie dans la chambre et la placa tout près du lit avant de s'en aller chez son cousin, qui habite à côté. Là, en compagnie de celui-ci, il devait griller une cigarette. Après quoi, il devait faire comprendre à son cousin qu'il devait aller à la rencontre de son épouse, qui travaille depuis deux mois dans un snack de la localité. C'est ainsi qu'en son "absence", l'incendie éclata dans la chambre des enfants.
Selon les recoupements effectués par Week-End, l'apport d'une des filles de Vicky, à savoir l'aînée, Delila, aura été crucial aux enquêteurs. En effet, de son lit d'hôpital vendredi, Delila, qui se trouve à la Burns Unit en compagnie de ses deux sœurs, devait faire comprendre aux enquêteurs qu'à un moment donné, alors qu'elle était au lit en compagnie de ses trois sœurs et de son petit frère, elle avait vu son père s'introduire dans leur chambre. Cependant, elle a avoué aux limiers de la MCIT qu'elle ne l'a pa vu mettre le feu. A un moment donné, le feu a pris dans la chambre. "Letan difé finn pran, ti ena buku lafime", aurait-elle laissé entendre.
Du pétrole ou du kérosène
Cet élément capital, à savoir la confirmation de la présence de Vicky Virahsawmy dans la chambre des enfants alors que Delila était encore éveillée, aura un été des axes centraux de l'interrogatoire qui aboutit aux aveux du père. Déjà, depuis vendredi matin, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer (PPMO) avait apporté une confirmation de taille aux enquêteurs, à l'effet qu'un Fire Accelerant, en l'occurrence du pétrole ou du kérosène, aurait été utilisé. Lors des autopsies, le Dr Gungadin devait attribuer le décès de Nundini à des Extensive Burns, tandis que le petit Jayen est mort suffoqué par la fumée.
D'autre part, à l'issue des aveux obtenus du suspect, ce dernier fut conduit sur les lieux du drame, à Circonstance, en début de soirée d'hier. Il était aux alentours de 19h15 quand Vicky Virahsawmy arriva sur le pas de sa porte, sous très forte escorte policière. Il portait un casque et un gilet pare-balles. A son arrivée, il devait être vilipendé par un membre de sa famille en ces termes: "To finn fer nu fami gagyn honter ! La honte lor nu fami ! La honte lor twa ! Kuma to kapav inn fer sa ar to bann propre zenfan ? To pa kapav dir nu pa finn aide twa ! Nu finn fer tu pu aide twa !" Sur ces entrefaites, les enquêteurs de la MCIT devaient calmer le membre de la famille Virahsawmy afin que la reconstitution des faits puisse se dérouler sous les meilleurs auspices. Un nombre important d'éléments de la Special Supporting Unit (SSU) était également présent afin de parer à toute éventualité, compte tenu qu'à cette heure, tout le voisinage était dans la rue. L'exercice dura environ 25 minutes, après que le photographe de la police, le constable Lee Choo a pris des clichés du suspect dans la chambre du drame.
Vicky Virahsawmy devra comparaître en Cour de Moka demain, lundi, sous une accusation provisoire de "Murder".
Lorsque l'incendie éclate, André Laurence et son épouse Lina sentent une odeur de brûlé et entendent des cris dans la chambre des enfants. "Ti a pepre 8h45 letan mo senti enn loder brilé. Loder la ti pe sorte depi dan lasam akote kot bann zenfan la ti pe dormi. Letan moi ek mo madam nu ale guetter, dife partout dan lasam. Nu finn seye rentrer, pa ti pe kapav. Mo finn persister pu rentrer. Mwa ek mo madam nu finn ressi tire trois zenfants. Pu de lezot la, nu pa finn kapav fer narien. Ti tro tard", devait déclarer en substance André Laurence, de nationalité seychelloise à Week-End vendredi matin.
Bravant les flammes, lui et son épouse, qui est enceinte, réussissent à sortir Delila, Darshinee et Shiwashnee des flammes. Pour Nundini et Jayen, il n'y a plus rien à faire, en dépit des efforts des pompiers de Quatre-Bornes. Lorsque les deux petits corps brûlés sont extraits des décombres fumants de la chambre, c'est la désolation la plus totale chez les membres de la famille Virahsawmy.
Vendredi matin, alors que les corps des enfants étaient attendus à la maison mortuaire, les hypothèses allaient bon train chez les proches et les voisins des Virahsawmy. Cependant, ce sont les policiers qui étaient présents sur les lieux du sinistre qui ont eu le dernier mot: "Ti ena enn loder petrol bien fort dan sa lasam là…"



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Vieux 19/11/2006, 10h34
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Suite...

Marlène Veerasawmy, la mère du présumé accusé

"Il n'est pas capable de faire du mal à ses enfants !"


"Mon fils n'a rien fait ! La police l'accuse injustement ! Quand les policiers sont venus ce matin (ndlr: hier matin) je leur ai dit qu'il devait rester à la maison parce qu'il y avait une cérémonie, mais ils n'ont rien voulu entendre. Ils l'ont ramené à 18 heures, après qu'ils l'ont forcé à avouer un crime qu'il n'a pas commis. Il n'est pas capable de faire du mal à ses enfants. Zordi mem so bann zenfan pe rod li, zot le truv li…", scandait Marlène Veerasawmy, la mère du présumé accusé. Encore sous l'effet du choc après l'arrestation de son fils, cette dernière explique que Jaganaden Veerasawmy avait encore prouvé, le jour du drame, qu'il a de l'affection pour ses enfants. "Sa zédi la, linn baynn zot ! Li abitye okip zot li mem ! Il leur faisait à manger et les gâtait. Ou kone depi komye banane li pe atann enn garson ? Ou krwar li ti pou fer sa ? dit-elle. Les aveux de Jaganaden, à l'effet que la misère l'aurait incité à commettre cet acte, ne sont pas justifiés, dit-elle. "Kan mem li ti ena zis dilo ek diri, li ti pe sweynn so zenfan. Sa femme vient de trouver de l'emploi, elle allait pouvoir dépanner sa famille. Est-ce qu'il allait faire une telle chose sachant que sa femme travaillait depuis quatre jours déjà ?" se demande Marlène Veerasawmy. Jaganaden est le troisième fils de la famille Veerasawmy. Depuis qu'il vit avec sa jeune compagne, Ragini, le couple, affirme Marlène Veerasawmy, a connu des difficultés financières. "Mais les deux s'entendaient bien !" La mère du présumé accusé réfute les commentaires qui circulaient vendredi dernier au sujet du penchant de son fils pour l'alcool. "Li pa bwar tou le zour. Kan li gayn enn ti kas dan samdi, li ek so madam zot bwar enn ti divin ant zot, sa mem", dit-elle. Hier soir, peu après la reconstitution des faits, Ragini était en état de choc.
Alors que les enquêteurs procédaient à l'interrogatoire de Jaganaden Veerasawmy, hier matin, ses proches, affirmaient à Week-End que le couple n'aurait jamais négligé ses enfants et les laissé sans surveillance. "Ce qui s'est passé ne relève pas de la négligence !" insistait Veemla Veerasawmy, 21 ans, la tante des enfants
Cette dernière explique que l'argument impliquant la négligence ne tient pas pour sa famille. "Nous ne pouvions pas imaginer qu'un tel drame allait se produire", ajoute-t-elle. Cependant, selon Marlène Veerasawmy, la grand-mère des petites victimes, "il arrive que les enfants restent seuls le soir, lorsque leur père s'en va récupérer leur mère au snack". Elle explique aussi que la pièce où vivent son fils et sa famille, est toujours éclairée par une bougie lorsque les enfants se retrouvent seuls en attendant le retour de leurs parents. "Ils ne sont pas toujours restés sans surveillance, puisque cela ne fait qu'une semaine depuis que Ragini travaille. Elle surveillait ses enfants", intervient Veemla Veerasawmy.
L'une des rescapées disait à ses proches, jeudi soir, "Jayen inn mor"
C'est un père affligé par la douleur que ceux venus témoigner sympathie et solidarité envers les proches des victimes pouvaient voir en Jaganaden Veerasawmy, vendredi dernier. Se tenant devant les deux petits cercueils au moment de la cérémonie religieuse, le jeune homme de 28 ans, en larmes, laissait paraître une profonde tristesse. Tandis que sa compagne de 27 ans, tenant à peine sur ses pieds, hurlait de douleur. À l'heure où les cercueils de leur frère et sœur quittaient la maison mortuaire à Circonstance, une des trois fillettes Veerasawmy hospitalisées était consciente que le benjamin était décédé. Car, selon leur tante Veemla, au moment où les trois petites rescapées ont pu quitter la pièce, l'une d'entre elles, disait à ses proches que le benjamin de la famille était déjà mort. "Li ti pé dir ki Jayen inn mor", raconte Veemla Veerasawmy. D'ailleurs, la jeune femme confie que, vendredi soir, lorsqu'elle s'est rendue au chevet de ses nièces à l'hôpital, une d'entre elles a dit qu'elle savait que son frère était décédé. Certaines personnes présentes à l'hôpital n'ont pas caché leur étonnement face à l'attitude de la jeune Ragini lorsqu'elle s'est rendue au chevet de celle qui affirmait savoir que son frère est décédé. Selon ces personnes, elle "est à peine restée auprès d'elle et n'a même pas été voir les deux autres." Par ailleurs, la Child Development Unit (CDU) qui procède actuellement à une enquête sur le drame, s'intéresse de très près aux enfants Veerasawmy. Ce sont d'ailleurs les officiers de cette unité qui ont apporté de la nourriture et se sont occupés d'eux durant la journée de vendredi dernier.
Aussi, nous avons appris que la CDU réfléchit à un éventuel placement temporaire des enfants - ou de la petite dernière - du couple Janganaden et Ragini Veerasawmy, vu les conditions de vie de celui-ci. En effet, la précarité de la maison familiale à Circonstance est flagrante. Et c'est dans cette même précarité - que les Veerasawmy associent à des difficultés financières - et dans la promiscuité que vivent quelque 18 enfants. C'est d'ailleurs pour des problèmes financiers, dit Marlène Veerasawmy, que la maison a été vendue à la barre, pour Rs 100 000.
Ragini, parentée à Jaganaden
Noircie par l'incendie, la pièce où vivaient le couple et ses enfants comprenait le strict minimum comme l'attestent les quelques effets: lit, matelas, fauteuil… calcinés. Cette pièce en béton ne comprenait pas de cuisine. Un petit coin avait été aménagé pour cela. Les lieux, dont le couloir menant vers la pièce, sont visiblement exigus
Cela fait quatre ans que Jaganaden et sa famille se sont installés chez ses parents. Vendredi, ceux venus témoigner leur sympathie aux Veerasawmy ne pouvaient s'empêcher de commenter les conditions de vie du couple. Certains plaignaient le sort de Ragini, d'autres déploraient le penchant de son époux pour la bouteille. Tandis que des mères et pères de famille se posaient des questions sur la non-déclaration de Nandinee. À ce sujet, la grand-mère de l'enfant, explique que la famille a été elle-même surprise par cette nouvelle. "Nou pa ti konn ditou ki li pa déklare". Selon le père de Jaganaden, celui-ci "pa ti ena kass pou fer bann demars." Des enfants en âge d'être scolarisés, seule l'aînée fréquente l'école gouvernementale de la région. La cadette de 7 ans, n'était pas scolarisée. "Li ti pe res dan lakaz", confie sa grand-mère. Ragini, explique Marlène Veerasawmy, est apparentée à la famille. Lorsqu'elle commence à fréquenter Jaganaden, elle a 17 ans. Malgré les liens de parenté du couple, les Veerasawmy, explique notre interlocutrice ne s'opposaient pas à leur relation. Le jeune couple qui ne s'est jamais marié, s'installe ailleurs dans un premier temps. Puis, il loue une maison à Bel-Air, avant de revenir à Saint-Pierre. Jaganaden, explique sa mère, a du mal à trouver un emploi fixe et ne peut subvenir aux besoins de ses petits. "Nous les aidons selon nos moyens", dit Veemla. Il y a un an, la jeune femme s'est grièvement brûlée alors qu'elle cuisinait. L'argent faisant défaut, Jaganaden, ajoute sa mère, n'a pu faire le nécessaire pour faire des installations électriques dans sa pièce. Vendredi dernier, des proches de la famille, commentant un différend entre le jeune homme et son père, expliquaient que le premier ne faisait pas preuve de responsabilité et refusait de s'acquitter des factures d'électricité. Son père a alors pris la décision de ne plus l'alimenter en électricité. "C'est faux, rétorque Marlène Veerasawmy, j'ai été moi-même privée d'électricité, parce que je ne pouvais plus payer mes factures ! Depuis, j'ai payé mes dettes, mais mon fils, lui, a encore des soucis financiers !"
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Vieux 19/11/2006, 14h26
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Mari triste sa mana.
Kan to pensé ki kentité ena dimoune dan dif dan nou tizil.
Ena bien bizin loto ene tas millions,ena ki dan mari desespoir.
Mové triste sa
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Vieux 19/11/2006, 15h35
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Drame à Moris

Bien triste nouvelle que tu nous annonces là,Bomli.
Probablement une conséquence de la misére dont subit certaines personnes défavorisées qui a poussé cet homme dans un acte de désespoir.Seul l'enquéte nous éclairera sur ce drame.
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Vieux 19/11/2006, 16h18
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C'est trés Triste, Péna mot pou dire Séki kpav dire Mes Condoléances à ces membres de la Famille,Ouais ena zis l'enkét la police ki pou kapav bien éclaire sa ki finn passé vrémême
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Vieux 19/11/2006, 17h35
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Qui faire faire autant zenfants? mo pas capave comprend ça ditout .
En tout cas bien triste tout ça.
Ena dimoune pas conné qui pou faire are l'arzent et il y a de la misère qu'on cache là-bas.
Banne qui éna trop ti bizin aide ein pé les zot mais pour ça bizin éna des associations pr ça et aussi besoin encourage contraception.
Comment zene dimoune coumme ça capave éna autant zenfants?
Besoin capave subvenir à leurs besoins.
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Vieux 19/11/2006, 18h00
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Pas capave dire plis qui éne Sincères condoléance à la famille !!!
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Vieux 20/11/2006, 12h01
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Vicky Virahsawmy : “Enn lespri finn pran moi”
Désespoir, ivresse ou “enn lespri” ? Les explications qu’aurait données Jaganaden Virahsawmy, aussi connu sous le nom de Vicky, à la police semblent pour le moins déroutantes. Interrogé pendant toute la journée de samedi par la Major Crimes Investigation Team (MCIT), le père des enfants morts durant l’incendie de vendredi a avoué. Et il aurait donné sa première déposition sans faire valoir son droit d’être assisté par un avocat. Du coup, une accusation provisoire d’incendie criminelle ayant causé la mort (arson causing death) est retenue contre lui.

Me Siddhartha Hawoldar, approché par la famille Virahsawmy pour représenter le suspect, va présenter une motion de remise en liberté sous caution ce matin devant le magistrat du tribunal de Flacq. Me Hawoldar, qui est assisté de Me Devina Deonaran, compte s’entretenir aujourd’hui avec son client et rencontrer le surintendant Prem Raddhoa, chef de la MCIT. Cela, dans le but de savoir si les aveux de Jaganaden Virahsawmy ont été volontaires. L’avocat devait confier à l’express, hier, que les parents de Vicky estiment, eux, que les confessions ont été obtenues “sous la contrainte”.

À 9 heures, samedi, les hommes de la MCIT et de la Criminal Investigation Division (CID) Eastern Division arrivent à l’ancienne cité de la SILWF, à Circonstance, St.-Pierre, à l’endroit où s’est produit le drame ayant touché la famille Virahsawmy. Ils demandent à voir les parents des cinq enfants, Soushila Mungrah et Jaganaden Virahsawmy. Ce dernier refusant de sortir, les policiers entrent dans la maison et l’entraînent à l’extérieur. Dans le voisinage, l’on ne comprend pas l’arrestation de Vicky. Mais il semblerait que les policiers sont parvenus à réunir un certain nombre d’éléments troublants ne plaidant nullement en sa faveur. La présence de pétrole sur le corps des deux victimes (Nandini, quatre ans, et Jayan, 14 mois) sera notamment notée lors de l’autopsie pratiquée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin.

Soushila Mungrah et son compagnon ont été interrogés séparément. Conduite au quartier général de la MCIT, aux casernes centrales à Port-Louis, Soushila devait, après avoir répondu aux questions des enquêteurs, être mise hors de cause. Mais les choses se passent différemment dans les bureaux de la police criminelle où Vicky a été emmené.

Ce n’est que vers 16 h 30 que Vicky Virahsawmy décide de faire des aveux complets. Dans un premier temps, il donne une version des faits tendant à le disculper : il aimait ses enfants, s’occupait d’eux et n’aurait jamais pu leur faire de mal. Plus tard, il aurait cependant donné une tout autre version, expliquant qu’il en avait marre de cette vie de misère et que “enn lespri finn pran moi”. Toutefois, la police tend à penser que Vicky a agi sous l’effet de la boisson.

L’homme aurait, en effet, admis avoir consommé de l’alcool en compagnie de son père au rez-de-chaussée du bâtiment où vit la famille. Il serait ensuite monté à l’étage pour aller voir ses enfants. Ceux-ci auraient demandé à voir leur mère et il leur aurait répondu qu’il irait la chercher. Mais il serait reparti boire avant de monter les voir une nouvelle fois. Là, sa cadette, Denila, huit ans, lui aurait demandé s’il n’avait pas encore été trouver leur mère pour la ramener à la maison. De nouveau, il a affirmé qu’il allait le faire.

Il aurait ensuite attendu un moment, changé la position dans laquelle était le bébé, Jayan, son fils unique, sur le lit, et se serait dirigé vers la cuisine. Là, il aurait pris le réchaud à pétrole pour ensuite verser le contenu sur le lit et sur ceux qui y dormaient. Puis, il aurait enveloppé une bougie dans du papier journal de manière à ce qu’en se consumant, elle atteigne le papier qui, à son tour mettrait le feu au matelas aspergé de pétrole. Il serait parti en laissant la bougie allumée, “comme une bombe à retardement”.

Après avoir quitté la pièce, au lieu d’aller voir sa concubine qui travaille dans un snack à St.-Pierre comme il avait l’habitude de le faire, il se serait rendu chez un cousin qui habite à côté. Là, il aurait attendu la suite des événements en grillant une cigarette et bavardant avec lui.

Lorsque les appels au secours se sont fait entendre, il aurait simulé la surprise, se serait précipité à l’étage et aurait trébuché dans l’escalier. Il y apercevra sa sœur, son beau-frère et ses trois enfants dans le couloir déjà envahi de fumée. Une reconstitution des faits a été organisée samedi après-midi, en présence de nombreux badauds tenus à distance et des membres de la famille Virahsawmy.
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Vieux 20/11/2006, 12h13
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Mersi Zozo pou sa l'article là
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Vieux 20/11/2006, 13h17
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Rambo Morisien
 
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C'est un drame cette histoire , eski besoin met sa lors lé dos la misére? Ene dimoune misére , li serre so ventre même si li pas mangé , fer so zenfant manzé. Eski c'est le drame de la boisson?
Dimoune moris kan zot boire eski zotte boire zot l'esprtit aussi?
Eski ene l'esprit fine monte lors li? Alors la , mo dire joker....
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