Dossier Misere à Moris - Page 12 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 19/10/2008, 16h31
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Les leçons de ceux qui s’en sortent


L’éducation : la voie vers le progrès

La maison est accueillante et chaleureuse. Belinda, âgée de 47 ans, est fière de nous y recevoir. Même si c’est une location, cette mère de famille a franchi de nombreuses étapes et revient de loin. Il y a tout juste quatre ans, elle vivait encore dans une maison en tôle avec ses trois enfants. Elle se souvient : «C’était une période très difficile. Parfois nos repas étaient constitués de papaye matin, midi et soir. Je cueillais des brèdes de temps en temps. Lorsque mon fils était jeune, je n’avais que de l’eau bouillie et des biscuits Marie à lui donner.»

Pourtant Belinda et son époux travaillent, mais leurs maigres salaires ne suffisent pas. Un fils malade qui nécessite une assistance ne lui permet pas d’avoir un emploi à temps plein. « Je travaillais pour Rs 350 par mois comme femme de ménage », précise-t-elle. Si le salaire de son époux lui permet de payer quelques factures, joindre les deux bouts reste difficile. « Les fins de mois étaient dures. Ma fille prenait le bus pour aller à l’école au début du mois, mais arrivé au 15, elle devait marcher d’Ollier jusqu’à Beau-Bassin. Nous n’avions plus rien. »

Mais ne plus envoyer ses enfants à l’école est hors de question. La mère de famille ne tient pas à ce qu’ils soient dans la même situation qu’elle. « Plus jeune, je n’ai pas pu aller à l’école car ma famille était trop pauvre. Je ne voulais pas que mes enfants subissent le même sort. » C’est lorsque sa fille doit passer ses examens de Form V que Belinda décide d’agir : « Je n’avais pas d’argent pour payer les frais d’examen. Je ne voulais pas que mon enfant soit sanctionnée parce que je ne pouvais pas financer ses études, alors je me suis adressée à Caritas. »

Si l’association prend en charge les frais de scolarité de la jeune fille, elle ne s’arrête pas là. « Notre objectif est d’accompagner les familles qui en ont besoin. Nous finançons mais nous voulons aussi soutenir », souligne Daniela Victor, travailleuse sociale à Caritas. Ainsi Belinda suit des cours de formation et apprend à lire : « J’étais analphabète. L’association m’a permis de m’épanouir et m’a soutenue dans mes démarches. » Pour Belinda, le manque d’éducation est la source de son malheur.

Eduquer pour lutter contre la pauvreté, c’est un message auquel croit Alain Muneean, responsable de Terre de Paix. « Nous accueillons des enfants en échec scolaire, pour la plupart issus de familles en difficulté. Nous ne sommes pas là pour faire de l’assistanat, nous misons sur les capacités des enfants pour toucher les parents et ça passe par l’éducation. »

En chiffres

7 157, c’est le nombre de familles en situation d’extrême pauvreté que le Trust Fund a recensées en 2006.


28 628 personnes touchées par la pauvreté.

Un chiffre qui stagne pour les autorités, car si certains réussissent à s’en sortir, d’autres y entrent.


229 poches de pauvreté réparties à travers le pays.

Les villages de Pamplemousses et de Rivière-du-Rempart, ainsi que la capitale sont les plus touchés.


Rs 4 000, c’est le revenu mensuel de base.

Une famille dont le revenu est inférieur à cette somme est considérée comme faisant partie de la population extrêmement pauvre du pays.

Le 17 octobre : Journée internationale du refus de la misère

Né d’une initiative du père Joseph Wresinski, le premier rassemblement a eu lieu le 17 octobre 1987 sur le parvis des Droits de l’homme à Paris. Près de 100 000 personnes se sont réunies pour inaugurer une dalle sur laquelle est inscrit l’appel du père Wresinski : « Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. » Il faudra attendre le 22 décembre 1992 pour que les Nations Unies reconnaissent la date du 17 octobre comme la Journée mondiale du refus de la misère.

Depuis, des milliers de personnes se réunissent à travers le monde pour la commémorer. Cette année à Maurice le Comité 17, qui réunit plusieurs ONG du pays, organise des événements tels que rassemblements, discussions, recueillements ou encore des spectacles . « Cette journée est l’occasion de donner la parole à ces personnes. Il est vrai que nous, les travailleurs sociaux, nous leur venons en aide, mais le 17 octobre c’est leur journée. Nous nous taisons pour les laisser s’exprimer », souligne Jonathan Ravat, membre du Comité 17.





Alexandra ORAISON
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Vieux 26/10/2008, 11h05
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L'éradication par l'éducation



Pauvreté

L'éradication par l'éducation


D'ici 2015 Maurice, signataire des Objectifs du Millénaire pour le Développement, devra honorer son engagement à réduire de moitié la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar. Cette tranche de la population fait partie de ceux touchés par la pauvreté. Sortir de la misère n'implique pas uniquement avoir de meilleures conditions de vie. Mais aussi des valeurs, des principes… Pour cela l'éducation: à plusieurs niveaux, est une des armes indispensables pour atteindre cet objectif. Aujourd'hui encore, des foyers à travers les 229 poches de pauvreté de Maurice, disposent des ressources pour ne plus dépendre de l'assistanat et sortir leur vulnérabilité économique. Cependant, sans encadrement il leur est difficile de s'affirmer.
"La pauvreté, à Maurice, s'étend!" observe Mary Jolicoeur, travailleuse sociale. Parallèlement à ce constat, Eric Mangar, directeur du Mouvement de l'Autosuffisance Alimentaire (MAA) note pour sa part que depuis quelques temps déjà "nous assistons à une pauvreté invisible". La pauvreté matérielle qui ne se voit pas d'emblée gagnerait donc du terrain. A l'approche de 2015, où le pays-signataire des Objectifs du Millénaire pour le Développement - s'est engagé à réduire de moitié entre 1990 et 2015 la pauvreté (précisément , la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar et la proportion de la population qui souffre de la faim), la vulnérabilité économique de certains foyers semble s'amplifier. Actuellement, la conjoncture économique est loin d'être rassurante. La crise financière succédant à celle alimentaire, du coup il est difficile d'afficher l'optimisme quant à l'éradication imminente de la pauvreté. Les économistes et autres observateurs de la société sont, eux aussi, sceptiques. Maurice sera tributaire des crises mondiales qui font l'actualité. Toutefois, selon Mary Jolicoeur et d'autres acteurs sociaux, ce serait faire preuve de fatalisme que de dire qu'il sera impossible pour ceux vivant en situation de précarité de sortir de la spirale de la pauvreté.
L'accès à un minimum vital est une forme de pauvreté
La pauvreté est relative. L'extrême pauvreté que connaît une partie de la population des Etats subsahariens, à l'instar du Malawi, n'est pas similaire à la précarité dans laquelle vit certaines familles mauriciennes. Premier exemple, celui d'une jeune femme d'à peine 25 ans, squelettique et séropositive, rencontrée au Malawi. Elle vit dans une maison d'une pièce, vide, poussiéreuse, sans sanitations. Cette jeune femme n'a pas accès aux soins parce qu'elle n'a pas d'argent pour payer le transport jusqu'au dispensaire. Elle souffre de malnutrition et est quasiment moribonde. Son seul luxe, une vieille natte sur laquelle elle passe ses journées. Aucune aide sociale ne lui parvient. Deuxième exemple, celui d'une famille mauricienne à la Cité Sainte-Catherine, St-Pierre. Jeudi après-midi, M. et sa fille R. sont rentrées du travail. M. a sept enfants, presque tous adultes. Certains ont des enfants. Et tous, soit quelque 12 personnes, vivent dans une petite maison de deux pièces, sans confort. "Kot mwa zom pa travay. Zot get télévizyon, zot bwar!" fulmine M. Les plus petits sont visiblement en bonne santé. Grâce à leurs revenus, les deux femmes font bouillir la marmite. M. et les siens sont à priori pauvres. Pourtant, ils ont accès au minimum vital: un toit, de la nourriture, des habits, l'eau… Ce genre de pauvreté est le plus répandu dans les 229 poches d'exclusions répertoriées à Maurice. Elle devient aussi de plus en plus invisible. Cette forme de pauvreté, affirme Rita Venkatasawmy, directrice d'ONG, active dans des régions dites défavorisées, peut être éradiquée par le biais de l'éducation.
Ne pas envoyer ses enfants en classe pour des raisons futiles est une démarche irresponsable et courante dans des endroits touchés par la pauvreté.
L'éducation, à plusieurs niveaux, est l'arme indispensable pour s'attaquer à la misère. Grâce à l'éducation, insiste un consultant en matière d'éradication de la pauvreté, des familles ayant des difficultés économiques arriveront à situer leur priorité. Une des questions à laquelle il leur faudra d'abord réfléchir avant de répondre est dit-il: "faut-il faire du portable ou du DVD une priorité avant les nécessités basiques?" Car il s'avère que des 5 000 familles qui ont des difficultés matérielles, et des 8 000 foyers qui disposent d'un revenu mensuel de moins de Rs 5 000, plusieurs d'entre eux consacrent 20% de leurs revenus au portable, DVD et autres… Par ailleurs, la flambée des prix des denrées alimentaires et le coût élevé de la vie sont deux facteurs qui encouragent la pauvreté à étaler ses tentacules avec aisance. "L'accès à l'éducation, rappelle Mary Jolicoeur, intervenant dans les régions de Beau-Bassin, aura beau être gratuit, mais dans la réalité envoyer ses enfants à l'école requiert des moyens financiers." D'autre part, ne pas envoyer ses enfants en classe pour des raisons futiles est une démarche irresponsable et courante dans des endroits touchés par la pauvreté. Inculquer aux adultes l'importance de l'école et les encadrer s'ils ont des difficultés à scolariser leurs enfants sont encore nécessaires dans certaines régions! Rita Venkatasawmy plaide pour l'accès à l'école dès le préprimaire. Ce à quoi Mary Jolicoeur ajoute, "tous les enfants devraient commencer leur scolarité en préprimaire sur un même pied d'égalité", pour éviter d'être exclu du système éducatif en cours de route.
Sortir de l'assistanat L'éducation parentale et des adultes en général, vivant dans des poches de pauvreté est plus que jamais essentielle. Cette éducation doit avoir pour objectif la sensibilisation sur l'importance de l'emploi- générateur de revenu aidant à améliorer et consolider les conditions de vie-, les méfaits de la toxicomanie, les valeurs familiales entre autres. "En revalorisant les plus démunis, fait ressortir Kersley Goindarajoo de Caritas île Maurice, ceux-ci ne seraient plus sous l'emprise du poids de la stigmatisation. " Dans un autre ordre d'idée, Christelle Ramsamy de la Jeune Chambre Internationale (Port-Louis)et de Inité kolektif de Bois-Marchand associe revalorisation et renforcement des capacités. C'est dans cette optique que le collectif qu'elle représente, a implémenté un programme axé sur l'alphabétisation et l'entreprenariat. "Nous voulons aider les dizaines de famille que nous encadrons à ne pas dépendre sur l'assistanat", explique Christelle Ramsamy. C'est dans cette optique que les bénéficiaires du programme ont commencé à commercialiser leurs produits agro-alimentaires et artisanaux avec le soutient du collectif. Dans un contexte économique où la sécurité alimentaire est une préoccupation qui touche davantage les plus vulnérables, Eric Mangar, préconise le retour à la culture agricole (sur une petite échelle), l'élevage des pondeuses… dans l'optique de l'autosuffisance. "Nous avons remarqué que, quand ce sont des femmes qui prennent la responsabilité des projets alimentaires, elles investissent leurs revenus dans la scolarité des enfants et répondent aux besoins de sa famille. La femme joue un rôle clé dans la question de sécurité alimentaire", note ce dernier.
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Vieux 01/11/2008, 10h04
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Exclamation UNION AFRICAINE Sheila Bappoo : " L'éradication de la pauvreté est réalisable "

UNION AFRICAINE Sheila Bappoo : " L'éradication de la pauvreté est réalisable "



Le ministre de la Sécurité sociale, Sheila Bappoo, a soutenu, hier, que l'éradication de la pauvreté est à la portée des autorités mauriciennes. Le ministre intervenait à la première réunion des ministres du développement social qui se tient actuellement à Windhoek, Namibie.
Mme Bappoo a observé que le taux de croissance à Maurice tournera autour de 5%. Les emplois sont créés à un taux raisonnable et des programmes ont été créés pour aider les femmes et les jeunes dans leurs entreprises. " This situation enables us to generate the resources required for eradication of poverty, for education and health care for everybody and for better social security programmes. Poverty alleviation is now a feasible goal for my country ", a-t-elle observé.
Mme Bappoo a soutenu que l'allégement de la pauvreté passe par la croissance économique et la création d'emplois. Elle a aussi souligné l'importance de l'agriculture dans le combat contre la pauvreté et a rappelé que les autorités gouvernementales mauriciennes ont pris une série de mesures pour assurer la sécurité alimentaire, pour stimuler la production locale et pour revigorer le secteur agricole. Ainsi, a souligné Mme Bappoo, un budget de pas moins d'un milliard de roupies est prévu à cet effet. Le ministre a évoqué la volonté gouvernementale de mener une lutte sans merci contre la pauvreté absolue, signalant que Rs 400 M sont consacrées venir en aide à quelque 7 000 familles vivant dans quelque 229 poches de pauvreté.

Le Mauricien 01/11/2008
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Vieux 01/11/2008, 10h24
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UNION AFRICAINE Sheila Bappoo : " L'éradication de la pauvreté est réalisable "



Le ministre de la Sécurité sociale, Sheila Bappoo, a soutenu, hier, que l'éradication de la pauvreté est à la portée des autorités mauriciennes. Le ministre intervenait à la première réunion des ministres du développement social qui se tient actuellement à Windhoek, Namibie.
Mme Bappoo a observé que le taux de croissance à Maurice tournera autour de 5%. Les emplois sont créés à un taux raisonnable et des programmes ont été créés pour aider les femmes et les jeunes dans leurs entreprises. " This situation enables us to generate the resources required for eradication of poverty, for education and health care for everybody and for better social security programmes. Poverty alleviation is now a feasible goal for my country ", a-t-elle observé.
Mme Bappoo a soutenu que l'allégement de la pauvreté passe par la croissance économique et la création d'emplois. Elle a aussi souligné l'importance de l'agriculture dans le combat contre la pauvreté et a rappelé que les autorités gouvernementales mauriciennes ont pris une série de mesures pour assurer la sécurité alimentaire, pour stimuler la production locale et pour revigorer le secteur agricole. Ainsi, a souligné Mme Bappoo, un budget de pas moins d'un milliard de roupies est prévu à cet effet. Le ministre a évoqué la volonté gouvernementale de mener une lutte sans merci contre la pauvreté absolue, signalant que Rs 400 M sont consacrées venir en aide à quelque 7 000 familles vivant dans quelque 229 poches de pauvreté.

Le Mauricien 01/11/2008
Mo pou vine papa, grand pere, arriere grand pere la misere pou toujour la, Mrs Bappoo alle faire belle tapage ek banne Africains ki so pays pou eradik la pauvrete, dimane li kand derneir fois apres election li ti alle faire ene ti le tour dans la caze ene dimoune misere? Demanne li si li deja vivre dans la caze ene dimoune misere pendant ene semaine pou gette coma zote vivre.

Dire li kifere zote pa attack la misere depi so racines, investire dans eduke ca banne zenfants defavoriser ki pa alle lecole la.
Si nou ti ena ene sel lepep ene sel nation, lerela ti pou ena ene possibiliter, tanke ki chaque zako protege so montagne, la misere pou present.
Si azordi ena bocou vols, la misere jouer ene grand role ladans.

Rocco
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Vieux 02/11/2008, 17h12
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Mo pou vine papa, grand pere, arriere grand pere la misere pou toujour la, Mrs Bappoo alle faire belle tapage ek banne Africains ki so pays pou eradik la pauvrete, dimane li kand derneir fois apres election li ti alle faire ene ti le tour dans la caze ene dimoune misere? Demanne li si li deja vivre dans la caze ene dimoune misere pendant ene semaine pou gette coma zote vivre.

Dire li kifere zote pa attack la misere depi so racines, investire dans eduke ca banne zenfants defavoriser ki pa alle lecole la.
Si nou ti ena ene sel lepep ene sel nation, lerela ti pou ena ene possibiliter, tanke ki chaque zako protege so montagne, la misere pou present.
Si azordi ena bocou vols, la misere jouer ene grand role ladans.

Rocco
Daccord ar toi Frero, pou vine arriere grand pére avant qui trouve éradication la misere moris. Mme Sheila Bapoo fine fer ene mari discours mais li pas met li en application Mme Bapoo mo conne li depuis li ti élu la premiere fois en 76 sa lépok la li ti MMM aprèS li fine change plusieurs fois parti toujours pou gagne ene poste Ministre..... alors pou défende le petit peuple????.......
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Vieux 04/12/2008, 17h26
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SOCIAL Le combat contre la pauvreté


Village intégré de Bambous : livraison des premières maisons en février







Selon les responsables du projet, les travaux dans les maisons avancent










La livraison des premières maisons pour la première phase de la construction du village intégré de Bambous, initialement prévue pour ce mois-ci, aura lieu en février 2009. C'est ce qu'indique la State Land Development Company, responsable de la planification du village. Les 76 familles ex-squatters de Camp-Levieux ont par ailleurs pris connaissance de l'avancement des travaux, samedi dernier lors d'une réunion.
Ce projet de village intégré, mené par la National Empowerment Foundation (NEF) et mis en œuvre avec l'étroite collaboration des Ong et du secteur privé, vise à aider ces familles démunies à sortir du cercle vicieux qu'est la pauvreté et à réussir leur intégration dans la vie sociale et économique du pays.
Quelque 198 familles vulnérables vivant dans des conditions d'extrême pauvreté ont été identifiées par le Trust Fund for Social Integration of Vulnerable Groups pour occuper ce premier village intégré à La Valette, à l'arrière du supermarché Winners à Bambous. Selon le time plan proposé par la National Empowerment Foundation (NEF), les premiers occupants - les 76 familles ex-squatters de Camp-Levieux - y seront définitivement en février prochain, vu que les travaux routiers connaissent un retard, ce qui a entraîné des problèmes pour l'installation d'autres infrastructures - eau, canalisations ou éclairage, notamment.
Contacté hier par Le Mauricien, Girish Dabysing, Chief Executive de la State Land Development Company, a déclaré que ce retard est dû " à une succession de plusieurs problèmes d'ordre technique ", causés notamment par les pluies diluviennes de septembre dernier. " L'eau s'était accumulée sur le chantier et il a fallu trouver une technique afin de dégager l'eau ", précise notre interlocuteur. Il devait également faire ressortir que les travaux dans les maisons avancent de manière positive : les dalles ont déjà été coulées pour les 76 maisons, les travaux de fouille pour l'installation de fosses septiques ont déjà été exécutés pour 25 d'entre elles alors que l'installation des fils électriques est déjà faite. " Nous sommes arrivés à la phase de crépissage des murs, de la peinture et de l'installation des vitres ", affirme M. Dabysing. Par ailleurs, les travaux de terrassement du pont routier menant au village sont à 80% achevés alors que l'installation du ponceau (Box Culvert) estterminée.
" Dès que nous avions été notifiés par la State Land Development Company du retard des travaux, le comité s'est tout de suite réuni et nous avons décidé que le village n'était pas en mesure d'accueillir ces familles alors que tout est encore en chantier. D'où la décision de reporter le relogement de ces familles en février 2009 ", explique Juliette François, responsable du Integrated Social Development Programme (ISDP) de la NEF. Quant aux 122 familles constituant le deuxième groupe de bénéficiaires, provenant des régions de Port-Louis telles que Plaine-Verte, Montagne-Longue, Pamplemousses, Beau-Bassin, Roche-Bois ou Bois-Marchand, elles seront relogées au cours du mois de juin de l'année prochaine, indique la National Empowerment Foundation.
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Vieux 04/12/2008, 17h27
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Village intégré : écologie et empowerment


Chacune des 200 unités de logement, construites sur 20 arpents avec un design écologique, d'une superficie de 50 mètres carrés, sera dotée d'un chauffe-eau solaire, d'un tank en fibre de verre pour le rain water harvesting et d'un système pour générer du biogaz pour la cuisson.
Les premiers coups de pioche ont débuté en juin dernier. Un bail sera attribué à chaque famille pour chaque parcelle de terre qui sera ensuite utilisée comme garantie pour financer la construction du logement sur le terrain alloué. Quand le prêt aura été remboursé (avec un taux d'intérêt préférentiel), le titre de propriété sera transféré à la famille. Dans ce village, l'accent sera mis sur l'autosuffisance et l'entrepreneuriat afin que ces familles réussissent leur intégration dans la vie sociale et économique. Outre les maisons, le village accueillera un SME Park avec des Small and Medium Enterprise Units - unités d'élevage et de production agroalimentaire, salon de coiffure, cordonnerie, craft market, boutique coopérative, entre autres - gérées par les occupants du village eux-mêmes. La NEF souhaite d'emblée prendre avantage des mois supplémentaires, avant le relogement des premiers 76 bénéficiaires, pour renfoncer le programme de réhabilitation sociale et d'accompagnement mis en place avec l'aide des ONG et des différentes parties prenantes au projet. La NEF espère de ce fait renforcer davantage la préparation des familles pour la réussite de leur intégration dans la vie sociale et de la vie en communauté et que les parents soient encore plus habilités à assumer leur autorité parentale de même que leurs responsabilités civiques et économiques. C'est dans cette optique qu'un Life Skills Training & Mentoring Programme a été mis en place en faveur des résidents mais destiné, aussi, aux Ong afin qu'elles structurent leur capacité d'accompagnement et de soutien aux familles bénéficiaires. Les thèmes seront : Civic Responsibility, Family Planning, Basic Plant Cultivation et Dealing with Conflicts. Formations auxquelles les 76 familles bénéficiaires ont eu l'occasion d'assister durant les mois d'octobre et de novembre 2008.


La formation : élément fondamental


Dans le cadre du programme de placement et de formation pour chômeurs, dix bénéficiaires ont entamé des stages dans les entreprises de Business Process Outsourcing (BPO), de construction et au sein de plusieurs autres petites entreprises. Quinze autres bénéficiaires sont en attente de placement dans les secteurs de la production alimentaire, des soins de beauté et de l'agriculture.
La National Empowerment Foundation est également en négociation avec le ministère de l'Éducation afin d'assurer que les enfants soient admis dans les écoles de l'Ouest aussitôt les familles relogées. Des cours d'alphabétisation pour les adultes débuteront ce mois-ci afin d'augmenter les chances des bénéficiaires de décrocher un emploi.
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Vieux 12/08/2009, 13h13
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Vivre sans presque rien à deux pas de l'autoroute

Pauvreté à Roche-Bois

Vivre sans presque rien à deux pas de l'autoroute


Michèle, 27 ans, ne vit pas dans l'extrême pauvreté, mais presque. Dans la maison en tôle sans aménités, que son compagnon a construite sur une terre qui n'est pas la leur à Roche-Bois, ses 5 enfants vivent dans une précarité qui a fait de la place à une palette de problèmes. Ceux-ci ne sont qu'en fait les conséquences vicieuses de la pauvreté. A la veille de la rentrée des classes, ses 4 enfants scolarisés, avec de grosses difficultés à l'école et au plan du comportement, n'ont quasiment rien pour entamer le troisième trimestre. En juin dernier, nous avions rencontré Michèle au dépotoir de Roche-Bois. Elle était accompagnée de son enfant de 3 ans. Depuis, elle n'y est plus retournée, dit-elle, en vue d'éviter des ennuis avec les autorités. Elle ne veut pas être séparée de son enfant. C'est son aîné de 11 ans qui y va à sa place. Il ramasse des métaux et les vend pour quelques roupies qui servent à acheter de la nourriture pour la famille. Dans cette poche de pauvreté, où vivent neuf familles, presque toutes d'origine rodriguaise, avec en moyenne 4-5 enfants, l'électricité et l'eau potable sont un luxe. L'hygiène est une notion peu ancrée. La responsabilité parentale reste à être inculquée.
Le petit garçon ne semble pas se soucier de la fine pluie et du froid de l'après-midi. Attiré par une pioche, posée à côté d'un sceau, il s'empresse d'en faire un jouet. Il a 5 ans et sa petite sœur, sa compagne de jeu, 3 ans. Tout en marmonnant des histoires d'enfant, il donne des coups dans la terre sans faire attention à la petite qui reste près de lui. Trimbalant l'outil, le garçonnet cherche des coins à fouiller sur la berge de la rivière, suivi de près par sa sœur. Les deux enfants jouent sans surveillance et s'aventurent près du cours d'eau. L'endroit est sale. Visiblement, cela fait longtemps que la rivière sert de poubelle à la dizaine de familles qui se sont installées dans cette poche de pauvreté. La rivière remplace aussi les toilettes inexistantes dans certaines maisons… Délaissant la berge de la rivière, le petit garçon laisse aussi tomber la pioche pour une pelle. Toujours sous le regard amusé de sœur, il se met à remuer un écoulement grisâtre provenant d'une cour. Pieds nus, il est en fait occupé à jouer avec l'eau, qui a servi à laver une porcherie et qui a entraîné la fiente des animaux et autres déchets dans son sillage pour se mélanger à la terre. Personne ne se préoccupe des deux enfants, livrés à eux-mêmes. Leur père n'est pas encore rentré et leur mère Michèle vaque à ses occupations. Parfois, ou plutôt très souvent, celles-ci se résument à pas grand-chose, assure la jeune femme de 27 ans. Depuis qu'elle ne se rend plus au dépotoir de Roche-Bois, elle dort, dit-elle, pour faire passer le temps.
L'électricité est un luxe que l'on s'approprie. L'eau courante est un rêve inaccessible. Les sanitaires sont improvisés
Sur ce bout de terre, si près et si loin à la fois du développement, toutes les cases en tôle se ressemblent. L'électricité est un luxe que l'on s'approprie. L'eau courante est un rêve inaccessible. Les sanitaires sont improvisés. L'hygiène, une notion encore méconnue. D'ailleurs, depuis qu'ils ne peuvent plus utiliser les toilettes obstruées, de leur grand-mère, c'est à la rivière - à quelques mètres de chez eux - que les enfants de Michèle, elle-même et son mari s'y rendent pour faire leurs besoins. Au-dessus de la rivière, l'autoroute leur sert d'abri. Mais ce n'est pas pour autant que les plus jeunes ne sont exposés à tout risque. "Nous n'avons pas de choix", affirme Michèle. Le choix de vivre dans des conditions précaires, elle, elle l'a fait il y a douze ans lorsqu'elle est tombée enceinte. Encore adolescente, elle s'est installée chez sa belle-mère, qui comme la majorité des familles (presque toutes d'origine rodriguaise) de cette poche difficile, a trouvé sur cette terre une issue afin d'éviter la location d'un toit trop cher. Quelques années auparavant, Michèle avait quitté Rodrigues pour retrouver sa mère à Maurice. "Elle m'avait abandonnée ! Je me souviens bien du jour où elle a ramassé ses affaires pour venir ici. Lorsque j'ai eu 12 ans je l'ai rejoint à Roche-Bois où elle avait refait sa vie avec quelqu'un", raconte Michèle. Et de poursuivre, "tout comme je me souviens du jour où son compagnon a voulu abuser de moi en son absence. Je me suis confiée à elle, mais elle ne m'a pas écoutée ! "Puis, un jour, dit-elle encore, mais avec cette fois-ci des étincelles dans les yeux, elle a rencontré un jeune homme. "Mo ti zwenn li dan enn lanterman", raconte Michèle en riant. Depuis, cela fait 12 ans qu'elle partage sa vie, non sans connaître des jours difficiles…
"Nou ti éna enn bonbonn ek enn plak gaz. Nou inn bizin vandé, nou pa ti éna nanié pou manzé"
Chez sa belle-mère, la toute petite maison en tôle était devenue trop exiguë pour abriter les nombreux adultes et enfants de la famille. "Nous avons alors construit cette maison", explique Michèle en faisant visiter ses trois pièces. Quatre de ses cinq enfants ne la quittent pas d'une semelle. Sa benjamine, 3 ans, réclame ses bras. Une autre de 8 ans ne tient pas en place et celle de 6 ans, chétive, reste silencieuse. Quant au petit de 5 ans, il ne cherche qu'à gambader. Michèle montre la chambre à coucher. Deux lits pour toute la famille. Des vêtements sont empilés dans quelques boîtes en carton, un vieux réfrigérateur, une télé en panne sont les seuls biens matériel du couple. Dans une autre pièce annexe, sombre, trois chaises occupent l'espace.
Derrière un rideau, rien n'aurait laisser deviner l'existence d'une troisième pièce, tant elle est imprégnée par l'obscurité. Sur une table quelques ustensiles et de la nourriture. "Nou ti éna enn bonbonn ek enn plak gaz. Nou inn bizin vandé parski nou bann zafer inn tranpé kan ti éna gro lapli. Nou pa ti éna nanié pou manzé", confie la mère de famille. Elle ne travaille pas. Lui, dit-elle, "so travay mason. Kan péna travay, li saryé légim dan lavant." Mais pour se faire un peu plus d'argent, il se rend quasiment tous les jours au dépotoir de Roche-Bois pour récupérer des bouteilles en plastique destinées à la revente. Depuis qu'il lui a été conseillé d'éviter le dépotoir, Michèle n'y va plus. C'est d'ailleurs là-bas que nous l'avons rencontrée avec sa benjamine. "J'y allais tous les jours pendant plusieurs mois. J'emmenais ma fille avec moi parce qu'il n'y avait personne pour la garder. Mais un jour on m'a dit qu'il y avait des gens qui sont passés et qui ont dit qu'ils allaient me retirer mon enfant si elle m'accompagnait. Depuis j'y vais plus. Là-bas, au moins, je trouvais des vêtements et je pouvais habiller tous mes enfants ! " L'argent quand il rentre, confie Michèle, "sert à acheter à manger… C'est tout. Mon mari utilise le reste." A l'extérieur de la maison, un abri sert de cuisine, de débarras et de salle de bains. Dans un coin, les braises d'un foyer gardent le "dekti" - noirci - de thé sans lait, chaud.
Comme d'autres enfants de ce coin, habitués au dépotoir, il s'agrippe aux bennes d'ordures pour extraire des métaux
Surprenant sa benjamine prononcer un juron, Michèle la gifle sans ménagement. Un geste qui la pousse à confier que le comportement de ses enfants à l'école l'exaspère. "Sann la (dit-elle en désignant sa cadette), li tir so linz dan klas, li dir li gagn so. Li pa aprann. Li ousi (en montrant le petit de 5 ans) li mové, li pa ékouté, li bate zanfan… " L'enfant n'est scolarisé que depuis peu. Quant à la petite de 6 ans, "li ousi li kouma dir strésé", dit sa mère. Et puis il y a l'aîné, 11 ans. Des difficultés scolaires, il en a ! Ce jour-là, il a passé des heures au dépotoir. "Tou lé zour mo alé", lance le garçon, essoufflé, sali par la poussière et les détritus. La veille, il a ramené un banc qu'il montre fièrement. "Zordi (NdlR : mercredi dernier), monn amenn manzé pou lisien. " Un peu plus tard, il nous montrera un billet de Rs 25 et des pièces. "C'est l'argent que j'ai eu en vendant de la ferraille", explique-t-il. Et de poursuivre : "J'ai donné des sous à ma mère pour qu'elle achète de la nourriture pour le repas de ce soir. J'en ai aussi donné à ma sœur." Comme d'autres enfants de ce coin, habitués au dépotoir, il s'agrippe aux bennes d'ordures pour extraire des métaux, avant qu'ils ne soient déversés et compactés dans l'enceinte.



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Vieux 12/08/2009, 13h13
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Aide sociale - MPRB : le soutien matériel, une urgence pour ces familles


Mercredi dernier, la famille de Michèle a fait l'objet d'une enquête, en vue de bénéficier de l'aide dans le cadre du programme Eradication of Absolute Poverty. Cette enquête, a-t-on appris, est menée auprès de plusieurs foyers de Roche-Bois. Du coup, il nous revient que ceux désignés par le comité d'Eradication of Absolute Poverty afin de conduire cette étude auraient été troublés par les visites effectuées. Ils auraient confié que c'était la première fois qu'ils découvraient certaines facettes de la pauvreté. Par contre Marie-Noëlle L'Eveillé et Patricia Navette, travailleuses sociales au Mouvement pour le Progrès de Roche-Bois, elles, connaissent bien cette réalité. Depuis un an, elles accompagnent les familles de cette poche de pauvreté. Plusieurs besoins ont été identifiés. Notamment, l'éducation parentale, la sensibilisation à l'hygiène, la sexualité, la scolarisation des petits, le respect… Toutefois, l'urgence reste l'aspect matériel. A l'instar de Michèle, disent-elles, qui a besoin de vivres, de vêtements et de matériel scolaire pour ses enfants. La présence des travailleuses sociales dans la région reste un important soutien pour les familles, qui bien souvent ne savent pas à quelle porte frapper lors des problèmes divers.

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