Commémoration journée arrivé des immigrants indiens à Moris - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 02/11/2006, 11h28
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Commémoration journée arrivé des immigrants indiens à Moris

A consulter

■ Plus de 2 000 volumes de documents originaux de la plus haute importance historique sont consultables aux archives du Musée de l’Immigration Indienne au Mahatma Gandhi Institute. Ces documents, datant de plus de 172 ans, comprennent les enregistrements d’un demi-million d’immigrants venus de Bengale, de Bombay et de Madras de 1834 à 1910. Des certificats de mariage, diverses correspondances et enregistrements départementaux y figurent. Le musée détient 125 000 photographies d’immigrants indiens, de travailleurs chinois et africains. Les photos ont été prises à partir de 1867 au bureau de l’Immigration à l’Aapravasi Ghat. Les familles Naga et Beenessreesingh y ont, d’ailleurs, eu recours pour retrouver leurs branches.







A consulter

■ Plus de 2 000 volumes de documents originaux de la plus haute importance historique sont consultables aux archives du Musée de l’Immigration Indienne au Mahatma Gandhi Institute. Ces documents, datant de plus de 172 ans, comprennent les enregistrements d’un demi-million d’immigrants venus de Bengale, de Bombay et de Madras de 1834 à 1910. Des certificats de mariage, diverses correspondances et enregistrements départementaux y figurent. Le musée détient 125 000 photographies d’immigrants indiens, de travailleurs chinois et africains. Les photos ont été prises à partir de 1867 au bureau de l’Immigration à l’Aapravasi Ghat. Les familles Naga et Beenessreesingh y ont, d’ailleurs, eu recours pour retrouver leurs branches.


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Vieux 02/11/2006, 11h29
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Ces racines qui traversent les générations
En ce jour de commémoration de l’arrivée des immigrants indiens à Maurice, les Naga et les Beenessreesingh ont remonté le temps. Un retour aux sources ponctué d’intenses émotions.

Droopnath Naga, responsable des 35 Citizens Advice Bureaux de l’île, est ici avec son épouse et leur fils unique, Sainath.La saga des Naga

















De plus en plus de Mauriciens sentent le besoin de raviver et de maintenir la mémoire de leurs ancêtres. C’est grâce au dur labeur de ces derniers et à l’éducation qu’ils n’ont pas eue mais qu’ils ont tenu à donner à leurs descendants que ceux-ci ont réussi à percer dans un univers très évolué. La quête des racines personnelles et collectives revêt, alors, un intérêt social et culturel.

“Vous imaginez mon émotion lorsqu’on m’a tendu pour la première fois la photo de mon arrière-grand-père.” Enfin, un visage sur tant de souvenirs intangibles laissés au fil des générations. Droopnath Naga découvre alors celui qui lui a laissé son patronyme en héritage. C’est un Indien qui a abandonné son village de Boorah dans le district de Patna, à l’âge de 36 ans, et qui s’est embarqué à bord du navire, le Nimrod.

L’immigrant indien foule le sol mauricien le 8 octobre 1870. “A son arrivée, on le dépersonnalise complètement car il n’aura droit qu’à un nom, Naga et un numéro, le 351659”, raconte Droopnath, 54 ans. Il est accompagné de sa femme Puttaseeah, 28 ans. De la rade de Port-louis, il leur faut quatre jours de marche pour rallier Bel-Etang. Là où aujourd’hui encore, se dresse une cheminée, vestige du passé.

La charrette à bœufs est surchargée de malles des immigrants avec pour seuls trésors, des vêtements et des livres sacrés. “Quand je le vois sur la photo avec son habit traditionnel et son churkee, je comprends pourquoi il avait autant de Bhagavad Gita. C’était un homme religieux. Ses traits tirés démontrent aussi que c’était un grand bosseur.”

L’arrière-grand-père laboureur venu travailler pour le compte d’un dénommé Tosté passe 23 ans à Maurice à nettoyer les forêts et à planter. “Les laboureurs vivaient en communauté dans un gros hangar et ils buvaient l’eau de la rivière. C’est normal qu’ils aient eu une espérance de vie très courte. Ils ne pouvaient pas vivre pleinement leur vie amoureuse ou peut-être les employeurs ne voulaient pas qu’ils aient des enfants. Toujours est-il que Naga et Puttaseeah ont attendu longtemps avant d’avoir des enfants.”

Deux fils et une fille, nés à Bel-Etang, dont Ramsurrun Naga, le grand-père de Droopnath. Petits déjà, les enfants commencent à travailler sur la propriété. A force de dur labeur pendant une vingtaine d’années ils accumulent assez d’argent pour acheter des terres à Brisée-Verdière.

Ramsurrun Naga fait l’acquisition d’un terrain de deux arpents pour la construction d’une maison et pour s’adonner à la plantation. Du statut de laboureur, la famille Naga passe à celui de propriétaire. Avec ses profits, Ramsurrun il achète plusieurs autres terrains, se met à son propre compte et emploie des ouvriers agricoles pour travailler ses terres.

Quatre garçons et une fille naissent de l’union de Ramsurrun Naga avec une demoiselle Maudhoo en 1926. Dont Nandeo, le père de Droopnath, qui naît en 1906. La troisième génération de la famille Naga monte d’un cran dans l’échelle sociale. Nandeo, père de 12 enfants (sept filles et cinq fils), est promu sirdar dans la propriété de FUEL, puis entrepreneur.

Avec une centaine de personnes sous sa responsabilité, il est en charge de la fouille du canal qui relie Midlands à La Nicolière. “Je suis fier de mon père qui a participé à la construction du réservoir de La Nicolière et du fameux canal. Il a acquis beaucoup de richesses, notamment 25 arpents de terre.”

Nandeo ne s’arrête pas en si bon chemin. Il n’a pas usé son fond de culotte sur les bancs de l’école mais il connaît l’importance à l’éducation. Il va régulièrement au baïtka, lieu sacré de chaque village, où on apprend à lire, à écrire et à compter, où il y a des causeries par un swami et des séances de Ramayana.


La quatrième génération

Dès lors l’éducation est le maître-mot chez la famille Naga. “Mon père a envoyé ses 12 enfants, dont je suis le dixième, à l’école jusqu’au primaire et plusieurs de ses garçons au collège Bhujoharry où j’ai, d’ailleurs, obtenu mon Higher School Certificate.” Parallèlement à leurs études, les enfants de Nandeo travaillent dans les plantations de canne à sucre, de légumes et de riz à Mare-d’Australia. Ils apportent à manger à leurs aînés, font peur aux oiseaux ou sèment les graines pour la culture du maïs.

Droopnath se souvient du privilège d’avoir eu une maison en tôle contrairement aux autres qui vivaient dans des maisons en paille. “Mon papa a été le premier à acheter une voiture et une télé.” A l’époque, seuls les centres sociaux étaient pourvus d’un téléviseur. Ce retour en arrière permet à Droopnath de prendre conscience du chemin parcouru par les Naga

“A ce jour, dans la quatrième génération des familles Naga, nous avons sept médecins et un spécialiste en oto-rhino-laryngologie, le Dr Suresh Naga. Quatre autres font actuellement des études, trois en pharmacie et deux en dentisterie. Nous comptons aussi beaucoup d’enseignants de haut niveau.” Droopnath, qui a lui-même été enseignant, détient un Bsc Honours sur le travail social à l’université de Maurice et d’un autre diplôme obtenu en Zambie.

Après avoir travaillé dans plus de 25 pays, il est aujourd’hui responsable des 35 Citizens Advice Bureaux à travers l’île. Son fils unique, Sainath, après des études au collège Royal, poursuit des études tertiaires au DCDM et à l’université de Curtin.

´Je travaille dans un bureau mais je suis terriblement attaché à la terre. J’’ai beaucoup de respect pour ceux qui la travaillent, à l’’image de mon arrière-grand-père, Naga, qui a travaillé à mort pour obtenir quelques richesses. La deuxième génération est devenue de riches propriétaires terriens, la troisième s’est tournée vers l’éducation et la quatrième est devenue encore plus professionnelle.”

Malgré la vingtaine de fois où il s’est rendu en Inde, Droopnath n’a toujours pas été sur les terres qui ont vu naître Naga. Qu’à cela ne tienne, il compte y remédier au prochain voyage. “Cette fois-ci, c’est décidé car si on oublie les racines de l’arbre, le tronc commence à pourrir.”







Adith Beenessreesingh, dont le nom évoque de somptueux magasins, et son épouse Devita.Le pèlerinage des Beenessreesingh à Balipur
















“Des torrents de larmes ont coulé et les mots ne sortaient pas. J’étais comme paralysé. Et puis, cet homme en pleurs hurlant ‘C’est mon sang qui arrive, ils sont sûrement de l’Ile Maurice’, qui s’est avancé vers moi, qui a plongé son regard dans le mien et qui m’a dit ‘Tu es le fils de Rajputh !” Des moments d’intense émotion pour Adith Beenessreesingh qui foule pour la première fois la terre de ses ancêtres, au village de Balipur dans l’Etat de l’Uttar Pradesh.

C’est un voyage qu’il attend depuis qu’il a dix ans et qui se concrétise enfin à l’âge de 60 ans. Son grand-père a passé les trois premières années de sa vie à Balipur avant de débarquer à Port-Louis du bateau

L.L. Naseru en 1899. Il est accompagné de son père Chowharja Singh, employé à Durban pour cinq ans comme indentured labourer. Ce dernier regagne l’Inde en 1899 mais une épidémie de peste le conduit à mettre le cap sur l’île Maurice avec femme et enfants. La famille s’installe à Bois-Chéri jusqu’en 1948.

A son arrivée à Maurice, le grand-père d’Adith, comme tous les immigrants indiens, ne porte qu’un nom Binassari et un numéro, le 43299. Au fait, c’est son prénom, tronqué lors de l’enregistrement qui donnera toute une lignée de Beenessreesingh. Un nom qu’il récupère en 1950 en y ajoutant le prénom de Johurdasing.


De Bois-Chéri à Crystal House

“L’enfant de trois ans” comme il a été toujours surnommé jusqu’à sa mort à l’âge de 97 ans, tient à transmettre son histoire, apprise de ses parents, aux générations futures. Il travaille plusieurs années comme ouvrier agricole sur la propriété de Bois-Chéri et plombier au département des chemins de fer avant d’acquérir cinq hectares de plantation de thé. Il épouse Gendeea Jawaheer. Ils sont 11 enfants dont le père d’Adith, Rajputh.

Délaissant les plantations de thé, Rajputh se tourne vers le commerce. Il vend de la toilerie à vélo aux particuliers de Bois-Chéri. Ce parcours le conduit à devenir propriétaire de Crystal House, spécialisée en tissus en tout genre. Dès lors, toute la famille Beenessreesingh hérite de la fibre commerciale.

Adith, le fils aîné de Rajputh devient un businessman reconnu et propriétaire de nombreux magasins. Aujourd’hui, père de trois enfants, Nelima, Neeta et Amith, il aspire avec sa femme, Devita à retourner sur ses terres d’origine. “Cette fois-ci, je compte vivre auprès des miens pendant un certain temps pour connaître à nouveau cette paix intérieure qui m’envahit quand je suis à Balipur.”
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Vieux 02/11/2006, 14h53
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Sirdar
 
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mo ti al fer enn letour dan MGI enn zour pou al get musée de l'immigration. Li byen interessan ek free access. Ena bann reconstitution ek objets. Bann descendants mo croire zot capav consulter bann registres sur rv.
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arrive, commémoration, des, immigrants, indiens, journée, moris

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