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Vieux 26/10/2006, 09h01
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Parents et élèves sous la pression du “A +”

EXAMENS DU “CERTIFICATE OF PRIMARY EDUCATION”
Parents et élèves sous la pression du “A +”
Entre stress et révision, les élèves du CPE entament aujourd’hui la dernière ligne droite. Pour beaucoup, la chasse aux A+ est lancée.

L’heure est à la révision pour les quelque 28 286 candidats aux épreuves du CPE.Ils vivront désormais à l’heure du Certificate of Primary Education (CPE). 28 286 candidats (14 791 garçons et 13 495 filles) participent à ces examens qui débutent aujourd’hui. Les 1 260 meilleurs du lot auront un laissez-passer pour un des huit collèges nationaux. A priori, l’introduction du “A+” a définitivement eu une incidence sur le comportement de certains parents et enseignants.

Darshini est de celles qui sont sur la ligne de départ ce matin. Climax d’une année d’efforts. Dans le rôle de l’entraîneur : son père Tarachand Torul qui est également assistant maître d’école à la Mohabeer Burrenchobay Government School de Plaine-Magnien.

Conçu comme une stratégie de réussite, l’emploi du temps de Darshini est à l’image des aspirations de ses parents. Ambition écrite en toutes lettres sur le formulaire indiquant leurs préférences en matière de collège.

Celles de Tarachand Torul sont dans l’ordre : le Queen Elizabeth College, la SSS Maurice Curé et le Mahatma Gandhi Institute à Moka. Dans la catégorie “régionale”, il a signalé le collège de Lorette de Curepipe. Et pour parvenir dans un de ces établissements, il faut faire le plein de “A+”, grade obtenu à partir de 90 points et qui a été ajouté dans le système de “grading” au début de l’année par le gouvernement, malgré beaucoup d’hostilité de la part de l’opinion publique.

À son entrée en Std VI, “toutes ses activités sont restées presque pareilles” raconte le père de Darshini. “Nous avons juste ajouté une leçon les samedis et les dimanches.”

Rythme de croisière de Darshini : des leçons quatre fois la semaine, sauf les jeudis avec son instituteur, Mukesh Seewoosunkur. Samedi et dimanche, demi-journée de leçons à New-Grove, chez un ami de Tarachand qui est maître d’école. Samedi matin, avant les cours de “l’ami”, Darshini file à Rose Belle South pour ses leçons d’hindi. Réveil à 6 h 30 et coucher à 22 heures tous les jours. “Parfois, elle se lève un peu tard, mais elle est rapide, alors elle arrive à rattraper le temps.”

Qu’en pense l’enfant ? “C’était très dur.” Surtout qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps pour jouer au badminton, l’un de ses passe-temps préférés. À peine la raquette en main, voilà papa ou maman qui lui rappelle que c’est l’heure de la révision.

Revoir son programme, c’est ce qu’elle a fait hier, veille des épreuves de français et de science. Rentrée de l’école à midi, Darshini a servi le déjeuner de Tarachand. Digestion au rythme des révisions.


Courir après des leçons particulières

Et c’est mardi au dernier jour des examens, ceux d’anglais, que prendra fin ce rythme éreintant. Pour les résultats, elle en sera avisée le 16 décembre. D’ici là, la course aux “A +” est lancée.

“Certains parents courent après les leçons particulières. Ils veulent à tout prix que leur enfant obtienne des A+. Ce qui n’est pas anormal. Tout parent responsable souhaite un bon collège pour son enfant”, assure Clency Kelly, président de l’Union of Private Secondary School Teachers et parent d’un enfant qui participe au CPE cette année. C’est le système qui veut ça, semble-t-il insinuer.

“Pour certains, l’A+ est l’assurance que l’enfant travaillera bien au secondaire et au tertiaire”, déplore-t-il en ajoutant qu’“un enfant devrait pouvoir progresser sans que cela ait un impact sur son enfance.” Clency Kelly est de ceux qui pensent que l’élite se démarquera dans n’importe quel système éducatif et qu’il faudra accorder davantage d’attention à ceux qui font moins bien. “Ces A+, c’est l’arbre qui cache la forêt. Une petite poignée réussira, mais que fait-on pour les 30 % qui subissent l’échec au CPE ?” se demande-t-il.

“L’on ne peut nier le fait que pour certains parents, l’A+ est la clé de la réussite. C’est une question de prestige. Le père et le grand-père ont été dans un établissement de prestige qui leur a ouvert des portes plus tard et ils exigent qu’il en soit de même pour leur enfant”, assure un enseignant de Std VI, posté dans une école primaire très cotée des environs de Curepipe.

Le ministre de l’Education, Dharam Gokhool a, pour sa part, à plusieurs reprises dans le passé, appelé à la responsabilité des parents, qui, selon les “pro-A+”, permettra aux enfants d’aller au bout de leur potentiel tout en sélectionnant une élite à 11 ans. Pour ces derniers, une forte compétition à la fin du primaire ne peut qu’être bénéfique aux enfants.


Deux vérificateurs internationaux

Du côté du Mauritius Examinations Syndicate (MES), l’on tient à rassurer les parents quant au processus de correction et d’allocation des places dans les collèges. “L’A+ ne change absolument rien dans la correction. Chaque papier est vu à trois reprises. Quant à l’allocation des places, tout ce fera par ordinateur. Il n’y a aucune manipulation humaine pendant le processus”, assure Lucien Finette, directeur du MES.

Pour la première fois également, les autorités ont fait venir deux vérificateurs internationaux, un Canadien et un Britannique, pour accroître la vigilance “ et pour rassurer tout le monde”. C’est la première fois que le MES a recours à ce dispositif. “ Tout se fait dans la transparence la plus totale. Les parents ne doivent d’ailleurs pas hésiter à faire appel au MES qui sera attentif à chaque problème”, déclare Lucien Finette.

Au total, les quatre jours d’épreuves mobiliseront environ 5 000 personnes placées dans 329 centres d’examens. Deux mille personnes seront impliquées dans la correction.

La réforme Gokhool permettra-t-elle d’améliorer le niveau d’anglais et poussera-t-elle les enfants à mieux raisonner et à diminuer l’apprentissage par cœur ? Peu probable, estiment les spécialistes. Aura-t-elle une incidence sur le taux de réussite au CPE qui est en légère hausse depuis ces quatre dernières années (64,89 % pour l’édition 2005) ? Réponse le 16 décembre.











CONSEILS

Ne pas se surmener pour éviter les trous de mémoire

■ Inutile de contraindre vos enfants qui prennent part aux examens du “Certificate of Primary Education” à mettre les bouchées doubles à la dernière minute. C’est ce qu’explique Irène Alessandri, psychologue. “La mémoire a des limites d’absorption. Un cerveau fatigué ne pourra pas en assimiler davantage. Au contraire, en forçant l’enfant à apprendre à la dernière minute, cela va l’embrouiller plus qu’autre chose. Il risque même d’avoir des trous de mémoire à l’examen et quand les minutes comptent, il est important de ne pas les avoir.”

Elle ajoute que 30 % de la réussite à un examen dépend de l’état de l’enfant. Celui-ci doit avoir son compte de sommeil habituel, soit huit à neuf heures par nuit pour qu’il soit en forme au matin de l’examen. Si elle conçoit que l’enfant révise dans la journée, il doit aussi faire des exercices physiques. “Cela peut être une heure de vélo, de la marche ou un autre exercice mais il est important qu’il s’aère l’esprit, tout en se dépensant physiquement.” Irène Alessandri suggère que les soirées de l’enfant durant l’examen soient libres. “Il peut regarder un film positif, dégageant de bonnes émotions comme, par exemple, une comédie.” Les parents devraient éviter les recommandations ou mises en garde de dernière heure. “Ils doivent, par contre, faire passer à l’enfant un message de confiance, du genre : on sait que tu es prêt, que tu feras de ton mieux. On a confiance en toi.” L’enfant angoissé peut refuser de prendre son petit-déjeuner au matin de l’examen. Il ne faut pas le forcer. “À l’enfant qui ne peut manger, il faut lui donner à la place des aliments dynamisants comme du chocolat, des fruits secs, des barres céréalières, du jus de fruit.”



Patrick HILBERT
Marie-Annick SAVRIPÈNE
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