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Vieux 18/11/2008, 11h06
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L’assurance vie de notre flore endémique

CONSERVATION
L’assurance vie de notre flore endémique

Depuis plus d’un an, les techniciens du «Seed Bank Project» effectuent un travail remarquable pour conserver les semences de plantes menacées. Zoom sur une initiative aussi intéressante que louable.

L’incubateur déshumidifie les semences. Un petit miracle. En 2006, des scientifiques de la Millenium Seed Bank (MSB) en Angleterre avaient réussi à faire germer des semences vieilles de deux siècles, qu’ils avaient récupérées dans un calepin en cuir appartenant à un commerçant hollandais. Celui-ci avait récolté les semences de 32 espèces de plantes lors de son passage au cap de Bonne-Espérance en 1803. Trois de ces espèces antiques – la Liparia villosa, Protea conocarpa et un membre de la famille des Acacias – ont pu être ressuscitées et poussent «vigoureusement» dans les serres des Jardins botaniques royaux de Kew dans le Sussex.

Cette belle histoire illustre bien la grande utilité des banques de semences. En la forme de son Seed Bank Project (SBP), Maurice compte sa propre banque de semences. Un an et demi s’est écoulé depuis sa mise sur pied et déjà le SBP a déjà récolté et stocké des semences de 180 espèces de plantes indigènes et endémiques. Financé conjointement par le Conservation Fund du gouvernement et la Darwin Initiative, ce projet vise à conserver, au final, des broquettes de 300 espèces.

Et c’est tant mieux. Car comme l’explique Pushpa Seepaul, technicienne au sein du SBP, «depuis l’arrivée de l’homme à Maurice, la biodiversité a subi de grosses pertes».

En effet, le déboisement et l’introduction d’espèces exotiques ont fait des ravages sur la flore indigène. De fait, les forêts de «bonne qualité» ne recouvrent plus que 1% de la superficie de l’île. Tristement, la flore de Maurice est considérée comme étant la troisième la plus menacée au monde.

Afin d’empêcher que cette flore native ne périclite de façon définitive, le National Parks and Conservation Service (NPCS) a adopté une double approche. Le premier volet de celle-ci passe par la conservation in situ. Ce qui consiste à créer des Conservation Management Areas (CMA), soit des zones de forêt clôturées d’où toutes les plantes exotiques ont étés enlevées. Ainsi, les plantes indigènes jouissent des conditions similaires à celles qui prévalaient avant l’arrivée de l’homme. L’entretien des CMA est toutefois très onéreux et, de fait, cette technique ne peut être mise en œuvre à grande échelle.

Vient ensuite la conservation ex situ, qui s’axe autour de la conservation et la propagation d’espèces dans les pépinières, arboretums, serres et bien sûr, la banque de semences.

Pushpa Seepaul est prompte à souligner la complémentarité de ces deux approches. «Les semences seront éventuellement réintroduites in situ.» Mais ce type de réintroduction n’est pas le seul but du SBP. Il est bien connu que l’existence de certaines plantes indigènes et endémiques est notoirement précaire. A tel point qu’un feu de forêt ou une maladie peut avoir des conséquences catastrophiques. En conservant les broquettes des plantes les plus menacées, le SBP agit comme une sorte «d’assurance vie» contre de telles tragédies.

Pour ce faire, les techniciens adhèrent à un modus operandi qui a fait ses preuves. Ils se rendent sur le terrain au moins trois fois par semaine. «La collection en forêt est la partie la plus importante de notre travail», dit Pushpa Seepaul. Ces expéditions les amènent aux quatre coins de l’île, du Parc national des Gorges de la Rivière noire à la Vallée de Ferney, en passant par le Coin de Mire et l’île Ronde.

De retour au labo, situé dans la même enceinte que le Native Plant Propagation Centre à Robinson, Curepipe, les semences sont soumises à une batterie de procédures.

Pour commencer, elles sont nettoyées avant d’être placées dans un blower, un appareil cylindrique qui enlève les impuretés restantes. Elles sont ensuite séchées dans un incubateur. Ce qui a pour but de ramener l’humidité à 15 %, et à ralentir le vieillissement des graines en stoppant les activités des enzymes. En dernier lieu, les semences sont placées dans des sacs aluminium et entreposées dans des réfrigérateurs spéciaux à -20°C. «Elles peuvent être conservées pendant des années», fait ressortir Pushpa.

«(…) depuis l’arrivée de l’homme à Maurice,
la biodiversité a subi de grosses pertes (…)
Tristement, la flore de Maurice
est considérée comme étant la troisième la
plus menacée au monde.»



Certaines espèces, telles que le bois de pomme, ne survivent pas au processus de déshumidification. On les appelle les «récalcitrantes» (orthodoxe étant le nom donné aux broquettes qui résistent à la déshumidification). C’est la MSB qui définit la classification des espèces.

Pour cela, des doubles de chaque semence sont envoyés en Angleterre. Après avoir analysé les graines, le MSB les stocke dans un lieu sûr.

Des 670 espèces de plantes indigènes et endémiques qu’abrite Maurice, 105 sont considérées comme étant gravement menacées, c’est-à-dire qu’elles comptent des populations de moins de 50 individus.

C’est vous dire à quel point le travail du SBP est important. En amont, il faudra faire de sorte à élargir drastiquement les Conservation Management Areas afin d’y réintroduire ces espèces in situ. A grande échelle, qui plus est. Dans le panthéon des miracles de la conservation, un tel projet aurait une place d’honneur.



Selon Pushpa, la collection en forêt est la partie la plus importante de son travail.


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Vieux 28/02/2009, 09h17
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marée noire

Marée noire: l’Europe offre Rs 40 millions pour protéger le paradis mauricien


Dans quelques semaines l’Institut Océanographique de Maurice (Mauritius Oceanographic Institute) sera en mesure de détecter et de suivre le déplacement de toute marée noire qui pourrait se répandre dans les parages de Maurice à la suite d’un accident ou d’un naufrage de pétrolier.
De telles catastrophes aux larges de Maurice pourraient avoir des conséquences désastreuses sur l’industrie du tourisme mauricien et souiller à jamais ses plages et son écosystème marin, estime-t-on dans les milieux du tourisme. Malgré cela, Maurice ne possède pas encore les grands moyens pour protéger ses plages paradisiaques contre une éventuelle marée noire.
Les autorités ont essayé de contourner ce problème en imposant l’utilisation des pétroliers à double coque pour la livraison de toute cargaison d’hydrocarbure à Maurice.
«Un pétrolier à double coque est un plus, mais ce type de pétrolier déversera toute sa cargaison s’il est éperonné lors d’un accident ou si la coque intérieure se déchire sur des récifs», indique un spécialiste de la capitainerie du port de Maurice.

Une marée noire est généralement le résultat du déversement d''une importante quantité de pétrole brut ou de produits pétroliers lourds à la mer, et de l'arrivée de cette nappe d'hydrocarbures en zone côtière sous l'effet des marées et des vents. Les équipements offerts par l’Union européenne est en fait un pas dans la bonne direction. Ils permettront à l’IOM de recevoir des photos satellites à intervalle régulier de toute une zone maritime autour de Maurice.
Avec ces équipements dernier cri, l’Institut Océanographique de Maurice sera en mesure de recevoir et d’interpréter l’altimétrie satellitale (hauteur des vagues et relief de l’océan), de connaître la force et la direction des courants et des marées et de voir avec précision la couleur des différentes partie de l’océan, de détecter toute marée noire et de prédire la direction qu’elle prendra, explique le Dr Bhikajee, directeur de l’IOM.
Les équipements coûtent Rs 40 millions et ont été entièrement financés par l’Union européenne. Ils permettront de détecter également le déplacement des bancs de poisson, mais ne permettront pas de détecter les dégazages sauvages dans les parages de Maurice, apprend-t-on de sources autorisées.
Ces dégazages qui font suite notamment au nettoyage des citernes des pétroliers avaient laissé, dans le passé, des longues cicatrices noirâtres et gluantes sur les plages blanches de Trou-aux-Biches, Mon Choisy et Grand-Baie. Aucun coupable n’avait été identifié à la suite de ces dégazages notés à plusieurs reprises dans les années 1970 et 80.
En fait, ce ne sont pas les satellites, mais les avions des gardes-côtes qui sont utilisés aujourd’hui pour détecter les dégazages sauvages sur les côtes des pays industrialisés.

Les célèbres marées noires de l’histoire ont été provoquées respectivement par le Torrey Canyon en Grande-Bretagne, l’Exxon Valdez en Alaska, l’Amoco Cadiz et plus récemment Erika.

L'express.mu
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Vieux 25/05/2009, 15h19
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Nos geckos suivent fatalement le Dodo



ENVIRONNEMENT : CONSERVATION

Nos geckos suivent fatalement le Dodo


Les geckos endémiques de Maurice sont en danger. Et leur survie est menacée par un des leurs, un autre gecko venu de Madagascar, le Phelsuma grandis. Ce prédateur vorace s'attaque aussi bien aux œufs qu'aux adultes. Steeves Buckland, étudiant en écologie, mène actuellement une étude pour essayer de déterminer l'impact de ce gecko sur la faune et la flore locale.
Un gecko peut en chasser un autre ou plutôt quatre autres dans le contexte actuel de Maurice. En effet, le Phelsuma grandis ou gecko de Madagascar, classé parmi les espèces envahissantes, semble gagner du terrain sur notre territoire. Avec pour éventuelles conséquences, la dégradation dans la population des geckos endémiques de Maurice. Ces derniers sont classés sous quatre espèces, sans compter les deux autres espèces se trouvant uniquement sur quelques îlots autour de Maurice dont l'Île Ronde et l'Île aux Vacoas.
Étude. Il est de notoriété commune de nos jours que les espèces endémiques locales, aussi insignifiantes soient-elles, doivent être préservées. Quand on sait que ces geckos sont uniques au monde, on réalise d'autant plus leur importance pour notre pays. Et si l'on tient compte que beaucoup d'espèces endémiques de Maurice, à l'instar du Scinque géant, ont disparu à cause des prédateurs, il devient primordial d'agir avant qu'une tragédie ne se réitère. Steeves Buckland, 29 ans, sera ainsi le premier à faire une étude sur l'impact de l'introduction du gecko de Madagascar à Maurice. Cette étude est en lien directe avec le PHD en Ecologie de cet étudiant de l'Université de Bristol en Angleterre. La finalité serait de trouver une solution pour stopper la progression du gecko de Madagascar dans l'île.
Phelsuma grandis. Il ne fait aucun doute que le gecko de Madagascar a un impact négatif sur son environnement. Atteignant les 30 cm à l'âge adulte, le Phelsuma grandis, tout comme les quatre espèces de geckos se trouvant à Maurice, est un reptile diurne et arboricole. Son corps est d'un vert brillant avec une ligne rouge s'étalant de ses narines à ses yeux. Quelques spécimens ont des points ou des bars rouges alors que d'autres peuvent avoir des petites tâches bleues. Son régime est assez varié, d'où sa capacité d'adaptation. Il se nourrit de pollen, de nectar, d'invertébrés, et de petits vertébrés. Sa durée de vie atteint les 20 années en captivité, et il semblerait qu'il n'ait pas beaucoup de problèmes concernant la ponte. "Ce gecko pond entre 12 et 27 œufs par an, et d'après ce que nous savons, la plupart des œufs éclosent, et ce, qu'importe le climat de la région", indique Steeves Buckland.
Introduction. Le Gecko de Madagascar fut introduit aux environs de 1995 et il parait que la personne responsable de sa venue à Maurice voulait le commercialiser. C'est ainsi que cette espèce s'est propagée et a depuis longtemps atteint les forêts. Si les informations sur les dégâts causés par ce reptile sont plutôt rares, certains éléments inquiètent. "Le gecko de Madagascar a été introduit à Baie-du-Tombeau où on trouvait une petite population de Phelsuma guineaui, un des geckos endémiques de Maurice. Et depuis l'introduction de l'espèce invasive, cette petite population du gecko local a disparu à cet endroit. D'où la nécessité de trouver des solutions avant qu'il ne soit trop tard", explique Steeves Buckland.




Inventaire


Selon Steeves Buckland, le gecko de Madagascar a été répertorié dans plusieurs régions de l'île depuis son introduction. On les retrouve ainsi à Grand-Baie, Pamplemousses, Port-Louis, Vacoas, Floréal, Flic en Flac, Cascavelle, Tamarin, Rivière-Noire, Bel Ombre et Pointe d'Esny. Ceci dit, les scientifiques ne savent pas jusqu'à présent s'il a atteint d'autres régions. La bonne nouvelle c'est que le reptile n'est pas encore arrivé au Parc National. Afin d'avoir un certain contrôle de la situation, Steeves Buckland demande au public de signaler toute présence du gecko. "Au cas où vous apercevriez le gecko, il serait judicieux de nous avertir tout de suite. Il ne faut en aucun cas le transférer dans un autre endroit, car cela pourrait avoir de grosses conséquences sur la faune et la flore locale."




Autres nuisances


Outre le gecko de Madagascar, d'autres lézards exotiques, comme les agamides, le caméléon de Madagascar et le House Gecko peuvent avoir un effet néfaste sur les populations de geckos endémiques. Cela parce que, nos geckos endémiques et ces espèces exotiques se livrent une lutte acharnée pour leurs nourritures et parfois leurs habitats, où, le plus souvent les espèces exotiques sont victorieuses.




Parcours


Cette étude est une nouvelle étape dans le parcours de Steeves Buckland, qui est déjà très chargé. Débutant comme volontaire à la Mauritian Wildlife Foundation (MWF) en 1999, il devient Field Biologist après deux ans, ce qui l'amène à travailler dans divers domaines. "J'ai travaillé sur l'impact des fourmis sur la flore, sur la translocation des reptiles sur les îlots de Maurice, sur les espèces menacées dont l'eco parakeet, le pigeon des marres, le passereau, ainsi que la restauration des plantes sur l'île Ronde entre autres", dit-il. Steeves a également eu l'occasion de travailler en Inde pour la restauration des plantes, et y a aussi fait des travaux humanitaires en rapport avec les enfants. Aujourd'hui, dans le cadre de son cursus universitaire, il entreprend une étude sur l'impact du gecko de Madagascar sur la faune et la flore de Maurice.
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Vieux 04/09/2009, 09h31
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REPORTAGE : MAURITIAN WILDLIFE FOUNDATION

Camp et ses richesses


Chaque site à sa particularité et une conservation propre à lui. Celui de Camp aussi connu sous l'appellation de Plaine Lièvre en a un, il est l'endroit préféré des Grosses Cateaux Vertes et des Pigeons des Mares. Le temps d'une visite guidée, Cathleen Cybèle, Conservation Educator et Nicolas Zuël, Fauna Manager à la Mauritian Wildlife Foundation (MWF) nous parlent de l'avancement des différents projets au niveau de la faune - avant le début de la nouvelle année financière, septembre - tout en contemplant la biodiversité des lieux.
Camp. Pour y accéder, un sentier sur la droite avant Plaine Champagne et à l'intersection d'une route menant au lac de Grand Bassin. L'accès est interdit aux véhicules non-autorisées et c'est Cathleen Cybèle, l'unique Conservation Educator à la MWF qui nous y emmène. C'est un sentier de 4x4 que nous empruntons pour finalement arriver à la field station de Camp. Nous sommes au milieu des plantes endémiques hélas envahies par les exotiques notamment les goyaves de Chine. D'immenses troncs secs se dressent ça et là, telles des squelettes, pour raconter ce drame. Cette fatalité ne laisse pas Cathleen Cybèle insensible. Elle précise l'énorme et coûteux travail qu'est le nettoyage des centaines de mètres carrés de ces plantes envahissantes et qu'effectue les autorités. Malgré l'importance de la conservation de la flore, la MWF se retrouve avec une équipe restreinte sur le terrain.
Sur la route, des plaques indiquant des trails pour ceux voulant découvrir la beauté de la nature et du paysage. Ce sentier donne également une vue sur une autre façade des Gorges de la Rivière Noire. Au fil des kilomètres, des Conservation Management Areas (CMA), - qui démontrent les zones qui ont été nettoyées mais qui ne relèvent pas du ressort de la MWF - bien démarqués, laissent transparaître deux visages de cette forêt. Sur des troncs des bagues de différentes couleurs, "c'est la phenology", explique notre interlocutrice. Une étude de l'apparition d'événements périodiques (annuels le plus souvent) déterminée par les variations saisonnières du climat, par exemple la floraison, la feuillaison, la fructification, la coloration des feuilles des végétaux.
Faune. Avec un sens de l'observation appliqué et un minimum de patience, les fameux Phelsuma rosagularis, les Phelsuma cepdiana et les Phelsuma guimbeaui - des lézards endémiques - peuvent être vus sur les arbres. "Des fois vous pouvez marcher des heures mais ne pas en croiser", nous confie Cathleen. Cet endroit représente en lui-même la réussite de quelques projets, notamment celui du Pink Pigeon. Une fierté que ne cache pas Nicolas Zuël, le Fauna Manager. À ce jour, la station de Camp compte approximativement 135 Pink Pigeon contre 106 à Pigeon Wood, 60 à l'Ile aux Aigrettes, 95 à Combo., 55 à Bel Ombre et 36 aux Gorges. Au total, l'estimation de la population des Pink Pigeon, selon les chiffres de juillet, s'élève à 480. Sur les lieux, nous rencontrons Denis Li, Pigeon Cordinator au MWF et field worker s'occupant de la flore, alors que ceux travaillant sur le projet des Echo Parakeet sont en forêt. Pour apercevoir les Grosses Cateaux Vertes près des mangeoires, il faudra attendre tard dans l'après-midi. En l'absence de ces majestueux oiseaux verts, les Pigeons des Mares volent la vedette en virevoltant sur nos têtes. Ici l'endroit est propice pour eux à cause des cavités où ils trouvent refuge. Si sur le projet des Pink Pigeon, la population à été maintenue tout en restaurant leur habitation et en prenant des précautions pour le spreading, celui d'Echo Parakeet a été quant à lui chamboulé pour cause de maladie au sein de cette population, le Ppfd. "Pour le moment nous travaillons pour remonter leur nombre", explique Nicolas Zuël. Ces fameux oiseaux ne peuvent être vus que sur deux sites, celui de Camp avec une population tournant autour des 300 à 310 et à Bel Ombre qui compte entre 60 et 70 Grosses Cateaux Vertes. Même en empruntant les petits sentiers et en s'enfonçant dans la forêt, elles ne se laisseront pas voir. "Ce n'est que dans l'après-midi qu'elles reviendront et on verra certaines devant la field station près des mangeoires", souligne Cathleen. Des bois d'Ébène, des bois de Nattes et des Mangliers embellissent ces lieux. Au niveau du projet des Kestrel, Nicolas Zuël avance que pour l'instant les field worker et les cordinators s'occupent du monitoring et sans pour autant nous avancer de chiffre. Translocation. Autre projet qui a obtenu des résultats positifs, celui des Fody, avec une nette augmentation du nombre d'oiseaux, sortant de 150 pour atteindre les 300. "La translocation des reptiles notamment de l'île Ronde - vers d'autres îlots que l'île aux Aigrettes - avec l'introduction de deux autres tortues… ", nous dit le Fauna manager. Le Coin de Mire a quant a lui accueilli des Telfair, cela bien que la MWF ne soit pas active sur ce site. Pour voir une population plus présente et les merveilles de la nature, avec la reproduction des oiseaux et l'arrivée des nouveaux nés, il nous faudra patienter jusqu'en octobre. C'est en rebroussant chemin que nous rencontrons une flopée d'Echo Parakeet regagnant, eux, la field station.
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Vieux 04/12/2011, 09h46
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Brède Mouroum, une plante pleine de qualités et de richesses.
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