ecologie Moris - Page 3 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

Précédent   Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice > Discussions > Nouvelles de l'Ile Maurice

Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #21 (permalink)  
Vieux 12/02/2007, 14h12
Avatar de monica__95
Super Fan RM
 
Date d'inscription: octobre 2004
Localisation: Ile de France...France
Messages: 3 939
Citation:
Il trouve que Maurice est un très beau pays et que les Mauriciens s’appauvrissent d’année en année.
Kan mo finn lire sa l'article la sa finn fer mwa pense filao Belle mare et ena touriste ki amoureux de nou tizil et ki trouvé ki mauriciens pé appovri d'année en année !!!!
Réponse avec citation
Google
  #22 (permalink)  
Vieux 30/03/2007, 09h09
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev


ENVIRONNEMENT: ALGUES

Une bio-industrie potentielle


Les algues font partie de notre paysage côtier. Malgré son apparence peu attirante, cet organisme gluant et verdâtre constitue une ressource renouvelable exploitable de par les applications multiples qui peuvent en dériver, qu'elles soient alimentaires ou matérielles. D'où l'intérêt pour Maurice de développer un mode de culture approprié.
Difficile d'imaginer que les algues présentes sur nos côtes peuvent constituer une ressource naturelle non négligeable. Quelques espèces sont utilisées par les pêcheurs dans les casiers à poissons, alors que d'autres types d'algues sont prisés pour la pêche à la ligne. Hormis ces utilisations, d'autres espèces que l'on trouve dans les eaux mauriciennes pourraient constituer le point de départ d'une bio-industrie pouvant être rentable pour Maurice. D'ailleurs, les pays tels que la Chine, le Japon, les Philippines ou encore la Norvège sont devenus de grands producteurs d'algues.
Utilisations. Depuis 2003, le Professeur Dhanjay Jhurry de l'Université de Maurice et son équipe se sont penchés sur nos ressources marines. Et pour cause, certaines espèces comme les algues rouges, les algues vertes et les algues brunes peuvent être utilisées comme aliment direct. "L'ulva lactuca, une algue verte, aussi appelée laitue de mer, est hyper riche en protéines. Elle en a beaucoup plus qu'une vraie laitue. Ce n'est pas comparable", explique Dhanjay Jhurry, à l'origine d'une présentation pour le ministère de la Pêche et de l'Agro-industrie sur le potentiel de ce type de culture à Maurice. Aussi, l'agar-agar, ou la gélatine qu'on consomme comme dessert, en dérive. Qui plus est, les biopolymères - assemblages de plusieurs molécules qu'on peut en extraire - ont des applications multiples. "Ils sont utilisés dans les bagues pour les rideaux ; ils peuvent aussi remplacer les polymères synthétiques à base de pétrole", souligne le Professeur Jhurry.
Il faut savoir que ces algues, même si elles sont présentes dans nos eaux, ne sont pas abondantes. Ceci implique que tout projet de se lancer dans le marché des algues et de ses dérivés passe irrémédiablement par la culture de cet organisme aquatique. "Nous avons commencé la culture en laboratoire, mais nous nous sommes vite rendu compte que cela ne marchait pas", avertit Dhanjay Jhurry. C'est alors que le ministère de la Pêche et de l'Agro-industrie a mis à la disposition de l'équipe de Dhanjay Jhurry un lopin de terre à Trou aux Biches pour essayer de faire croître les algues.
Culture. Après quelques essais, les résultats commencent à être concluants. "C'était rudimentaire. Nous n'avions pas beaucoup de moyens financiers pour le faire, mais nous avons réussi. On a pu doubler la masse d'algues cultivéesen trois mois et en plein hiver. Ce qui est une très bonne chose, car la température est directement liée à la prolifération des algues. La chaleur les fait croître plus facilement", précise Dhanjay Jhurry. Cependant, d'autres facteurs doivent être pris en considération, notamment la salinité de l'eau, la concentration de nutriments et l'intensité de la lumière. "On doit changer l'eau deux fois par jour pour arriver à de bons résultats." Par la suite, une comparaison avec un échantillon d'agar-agar commercial a conclu que celui-ci était identique à celui extrait par l'équipe de Dhanjay Jhurry.
Par ailleurs, le Mauritius Research Council a fait une étude sur les retombées économiques d'une Land Based Oceanic Industry à ce sujet. Il ressort que le créneau est à exploiter vu ce que rapporte l'industrie des algues, soit Rs 180 milliards l'an sur l'échiquier mondial.
Expertise. Selon Dhanjay Jhurry, la production d'algues peut être une bonne chose pour Maurice. "Le Chili s'est lancé dans le domaine dans les années 80-90. Une dizaine d'années après, il est devenu le sixième producteur mondial. Et ce, avec aucune expertise au début. Nous, nous avons l'expertise déjà", avance Dhanjay Jhurry, comme pour souligner que Maurice a le potentiel de se lancer dans ce créneau. D'ailleurs, quelques membres de l'équipe de Dhanjay Jhurry iront à Agalega prochainement pour un repérage, afin de voir si les algues peuvent y être exploitées.



Production mondiale


Chine : 52%
Corée du Nord : 10%
Corée du Sud : 9%
Japon : 9%
Philippines : 6,5%
Chili : 3,5%
Norvège : 3%
Indonésie : 1,8%
Autres : 5%



Pollution

Si les algues représentent un marché potentiel pour Maurice, certaines espèces sont sources de pollution pour les plages quand elles prolifèrent. On peut observer ce phénomène à Palmar. Ce cas de figure est également nuisible aux animaux marins, car les algues bouffent tout l'oxygène et les mettent en péril. Ce sont les fertilisants lavés par la pluie et déversés dans le lagon qui en sont les principaux responsables.


Réponse avec citation
  #23 (permalink)  
Vieux 11/04/2007, 09h02
Avatar de monica__95
Super Fan RM
 
Date d'inscription: octobre 2004
Localisation: Ile de France...France
Messages: 3 939
La Fournaise provoque des pluies acides sur Maurice

VOLCANOLOGIE

La Fournaise provoque des pluies acides sur Maurice


Les éruptions du volcan influencent notre atmosphère. Notamment avec des pluies contenant de l’oxyde de soufre et d’autres gaz...

Les coulées de lave dans la mer ont provoqué l’apparition d’une quinzaine d’espèces, encore inconnues, de poissons.
Les éruptions volcaniques de ces derniers jours du Piton-de-La-Fournaise, à l’île de la Réunion, ont eu des effets sur Maurice. Des pluies acides, contenant notamment de l’oxyde de soufre, sont tombées vendredi après-midi et samedi sur le plateau central et dans la région ouest et les versants est de Maurice. À la Réunion, des poissons encore inconnus ont été trouvés en mer.

Suresh Boodhoo, directeur adjoint de la station météorologique de Vacoas, l’a confirmé à l’express hier après-midi. Valérie Ferrazzini, sismologue en poste au centre volcanologique du Piton-de-La-Fournaise, a également confirmé ces pluies acides sur une partie de l’île de la Réunion au cours de ces deux jours. Elle explique ce phénomène par l’activité intense du volcan qui a rejeté dans l’atmosphère des nuages de poussière contenant des gaz toxiques. La couleur des nuages était d’ailleurs inhabituelle pendant ces deux jours.

L’impact de ces pluies sur l’agriculture serait minime mais les effets seront visibles, disent des milieux proches du Mauritius Sugar Industry Research Institute. Ils estiment que l’herbe devrait jaunir, mais que l’influence des pluies sur la canne n’est pas encore connue, ce type de phénomène étant rare dans la région. Toutefois, les effets ne devraient pas être importants, contrairement à l’Europe où des pluies acides ont causé des dégâts très importants.

À la station météorologique locale, on ne pense pas que le phénomène se reproduirait dans l’immédiat. Valérie Ferrazzini est du même avis. Sauf si le volcan entre de nouveau en éruption puissante, comme la semaine dernière. Elle estime également que l’éventualité d’une éruption à Maurice, du Trou-aux-Cerfs ou d’autres volcans éteints, “est quasi-impossible quand je me base sur l’échelle de la vie. On aurait déjà ressenti, à plusieurs reprises, des vibrations dans le sous-sol, à proximité de ces volcans”. L’hypothèse de tremblements de terre et de tsunamis est également écartée.

Prem Saddul, géomorphologue, abonde dans le même sens. Il précise que le Piton-de-La-Fournaise est un volcan du même type que celui d’Hawaï, avec de très fortes coulées de lave et des tremblements de terre sous-marins inférieurs à trois sur l’échelle de Richter. L’effondrement d’une paroi de volcan à Hawaï n’a jamais provoqué de tsunami. Il part jeudi pour la Réunion observer le volcan de plus près.

Les coulées de lave de La Fournaise dans la mer ont provoqué l’apparition d’une quinzaine d’espèces encore inconnues de poissons. Pour l’instant, ils sont décrits en termes de couleurs (rouge, gris, blanc, marron). Ils font l’objet d’études et de recherches scientifiques plus poussées.

Shyama Ratacharan, responsable du centre de recherches d’Albion, n’écarte pas la possibilité que des poissons non encore répertoriés soient découverts à Maurice. Certains vivent à de très grandes profondeurs et pourraient remonter suite aux effets de coulées de lave.

Dans la journée d’hier, des habitants du village du Tremblet ont commencé a nettoyé leurs toits recouverts de poussières toxiques.
Réponse avec citation
  #24 (permalink)  
Vieux 14/05/2007, 12h50
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev
Ilots : concilier développement et préservation

ÉCLAIRAGE
Ilots : concilier développement et préservation

Les îlots mauriciens offrent un cachet particulier, sauvage et préservé. Nécessaires à la protection de la biodiversité mauricienne, ils renferment nombre de trésors : faune et flore endémiques, patrimoine historique. Ce sont des espaces fragiles qui supportent de plus en plus la pression touristique.

Les îlots présentent différents visages. Les plages et les lagons ne sont qu’une partie des richesses que l’on peut y trouver. La faune, la flore et le patrimoine architectural justifient leur nécessaire préservation. Jouer à Robinson Crusoë sur un îlot mauricien… Nombreux sont les touristes et Mauriciens qui aiment cette idée. Mais ces fameux îlots où l’on cherche un peu d’intimité sont de plus en plus fréquentés. Il n’y a qu’à voir la profusion de prestataires qui proposent le triptyque catamaran-grillades-animation.

Les îlots sont venus diversifier l’offre touristique. Le tourisme balnéaire est la principale activité du secteur. C’est donc un nouveau créneau qui s’est affirmé depuis quelques années. Cependant, les îlots recèlent d’autres richesses. Le tourisme balnéaire peut se conjuguer dans les îlots à l’éco-tourisme et au tourisme culturel.

La restauration de l’île aux Aigrettes par la Mauritius Wildlife Foundation (MWF) et le National Parks and Conservation Service (NPCS) du ministère de l’Agriculture l’illustre bien. Sanctuaire éco-touristique, l’île aux Aigrettes sensibilise à la biodiversité mauricienne et contribue à sa pérennité.


Restauration du patrimoine

L’île de la Passe et l’île Plate ont une valeur patrimoniale importante de par les vestiges de la colonisation. Une restauration des bâtiments va de pair avec la création “d’un parcours culturel pour lequel des guides devront être formés” précise Robert Pallamy président du board de Discover Mauritius, entreprise publique qui attend la signature d’un bail pour la gestion de l’île Plate.

Le cas de l’île Plate est intéressant. De nombreux acteurs sont ou seront appelés à participer au projet. Ainsi, la MWF aura pour tâche de veiller à la préservation de la flore et de la faune endémiques. La restauration du patrimoine sera confiée, suite à un appel d’offres, à une Organisation non gouvernementale (ONG) ayant une expertise avérée dans ce domaine. Un parc marin pourrait également être créé par la Reef Conservation Mauritius. Le côté récréatif mettra à contribution différents prestataires de services touristiques. Discover Mauritius mise donc sur la synergie des acteurs pour une gestion globale raisonnée “dans le souci de préserver l’environnement car c’est l’essence même du produit”.

Il n’empêche que toute annonce de développement touristique sur un îlot entraîne une levée de boucliers tant des écologistes que d’opérateurs ou groupes d’habitants. La crainte principale reste le développement hôtelier sur les îlots. Qu’il s’agisse de l’île aux Bénitiers ou de l’île aux Deux-Cocos, les projets hôteliers ont suscité de vives réactions. Cependant, il semblerait que l’on privilégie aujourd’hui les développements légers ne comprenant pas d’aménagements permanents afin de réduire au maximum la pression sur les îlots.

Pour Ashok Khadun, responsable de la restauration des îlots à la MWF, “il n’y a pas d’objection au développement touristique tant qu’il y a respect du règlement et des zones de préservation”. C’est dans ce sens que la MWF collabore avec les instances gouvernementales et les opérateurs privés.

La conscience écologique semble se renforcer. Les Mauriciens, a fortiori les acteurs impliqués, sont de plus en plus conscients de la richesse de leur environnement et de fait, son indispensable préservation. Les opérateurs, par exemple, protègent “leur gagne pain en travaillant de concert, notamment pour le ramassage d’ordures”.


Juste équilibre

La préservation des îlots n’est pas qu’une préoccupation écologique. Le tourisme joue un rôle prépondérant dans l’économie mauricienne et les îlots sont directement concernés par cette activité. Il en va de la qualité de ces produits touristiques.

Le plan de gestion des îlots s’inscrit dans une logique de développement durable qui privilégie l’éco-tourisme. Il ne s’agit pas de mettre sous cloche les îlots mais de trouver un juste équilibre entre attrait touristique et écologie. La dimension environnementale doit faire partie intégrante d’une offre touristique diversifiée. Attirer des touristes uniquement pour les plages, le lagon ou un service haut de gamme est trop réducteur. Encore faut-il espérer que les futurs aménagements seront écologiquement acceptables et les acteurs impliqués écologiquement responsables.



Gilles RIBOUET





Les îlots, témoins de la biodiversité à protéger

■ Les côtes mauriciennes sont complètement anthropisées. Les îlots sont les reliques, plus ou moins intactes, du paysage littoral mauricien que l’on pouvait rencontrer 400 ans de cela. Pour exemple, le paysage originel du Nord de l’île était constitué de plaines marécageuses et d’une savane arborée de palmiers. L’île Ronde, aujourd’hui véritable sanctuaire de la biodiversité, offre un aperçu du milieu naturel d’antan. Par ailleurs, on y retrouve aussi une faune disparue à Maurice (lézards, boas).

Un important travail de réhabilitation du milieu par des campagnes de dératisation et d’élimination des plantes envahissantes à dû être mené. L’île Ronde est une réserve naturelle, depuis 1967, dont l’accès est strictement contrôlé compte tenu de la vulnérabilité de l’écosystème.

À Maurice, les reliquats de forêts primaires recouvrent moins de 2 % de la superficie de l’île. Il s’agit d’espaces dont la mise en valeur agricole est difficile. Les îlots sont donc des espaces qu’il convient de protéger au mieux, car l’empreinte humaine y est moindre et la biodiversité, bien que relativement dégradée, plus facile à préserver.






De la responsabilité écologique : la synergie des acteurs

■ Pour assurer la protection de la biodiversité mauricienne les pouvoirs publics et les acteurs privés mettent leurs forces en commun. Le Islets National Parks Strategic Plan du ministère de l’Agriculture (2004) recommande que “les partenariats public-privé entre les agences gouvernementales et le secteur privé, les ONG soient encouragés dans la mesure où ils favorisent l’accès à des ressources et expériences complémentaires”.

L’entreprise Discover Mauritius est un exemple de ce type de partenariat. Détenue à 100 % par l’État, dépendante du ministère du Tourisme, les membres du conseil d’administration viennent pour une moitié du secteur public et pour l’autre du secteur privé. S’inscrivant dans une politique touristique définie par les autorités, Discover Mauritius est en mesure de lever plus rapidement et plus facilement des fonds pour la mise en route des projets. “Nos liens avec le secteur privé nous permettent d’aller vite dans les procédures, c’est un point positif car nous sommes ainsi plus réactifs et efficaces”, note Robert Pallamy, président du conseil d’administration de Discover Mauritius.

On peut parler d’une responsabilité écologique des acteurs privés. Il s’agit dans une certaine mesure de soigner son image, mais pas seulement. Force est de reconnaître que c’est de cette synergie des acteurs que germent les projets les plus aboutis. La population est aussi appelée à participer à la préservation de l’environnement. Dans cette perspective, les ONG mènent notamment des campagnes de sensibilisation. L’éducation a un rôle primordial à jouer pour l’épanouissement d’une conscience écologique. Les différents groupes professionnels sont aussi appelés à collaborer, qu’il s’agisse des pêcheurs ou des prestataires de services.




Réponse avec citation
  #25 (permalink)  
Vieux 25/05/2007, 14h40
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev


ENVIRONNEMENT : CONSERVATION

La survie étape par étape






Le National Parks & Conservation Service (NPCS) est engagé dans la préservation des plantes endémiques de Maurice et des mascareignes. Une grande partie du travail est entreprise dans leur pépinière à Curepipe où l'on retrouve environ 145 espèces de plantes indigènes et endémiques.
Dans la serre du NPCS, les officiers du ministère de l'Agriculture travaillent pour la propagation des plantes endémiques. Mis en terre sous forme de grain ou de boutures, les plants ne sont replacés dans le milieu naturel que lorsqu'ils sont suffisamment robustes. Le Bois d'ébène noir est un exemple de plants qui nécessitent ce genre de procédé. Selon Sooraj Gopal, Technical Officer en charge de la serre, le pourcentage de germination des graines dans leur habitat naturel est très faible. "Pour cette raison, nous prenons des échantillons de ces plantes et les emmenons dans la serre pour leur donner un petit coup de pouce", dit-il. Depuis 2001, la pépinière du NPCS travaille en ce sens avec un personnel qui comprend 24 membres dont des maçons et jardiniers et deux officiers.
Étapes. Dans la serre, les graines, boutures ou transplants sont préparés et mis dans des pots à l'intérieur de ce qu'ils appellent l'Accession Room. Celle-ci constitue l'une des trois étapes de leur passage dans la serre. Le même jour, ceux-là sont transportés dans la Mist Chamber. Cette section comprend un système de chauffage allant de 27 à 30 °c qui aide les échantillons à se développer. À ce stade, les échantillons ont besoin de plus d'humidité. La chambre est donc dotée d'un système générant de l'humidité. Les boutures, quant à elles, sont enroulées d'un sac en plastique. "Ce serait un changement désastreux que de remettre les jeunes plants dans la forêt, mais, dans cette chambre, ils peuvent y rester pendant trois mois ou plus encore: deux ans, dépendant de la vitesse de croissance de chaque espèce", indique Sooraj Gopal. Dès que les racines commencent à se former, les jeunes plants sont transférés dans le Weaning Chamber où la température est semblable au climat de l'île.
Ensuite, ils sont transférés dans une Shade House se trouvant à côté de la serre. Là, l'ardeur du soleil est atténuée au moyen de filets. Cette étape consiste à habituer encore plus les plants aux conditions prévalant dans la nature. Cette même Shade house est aménagée de sorte qu'à une extrémité les rayons de soleil sont plus conséquents. Ainsi, les plants sont transférés d'une extrémité à l'autre, ce qui constitue l'ultime étape avant sa réintroduction dans son habitat d'origine.
But. "Le but de toute cette manœuvre est de retourner les plants dans l'endroit précis où l'on a collecté les échantillons. Ceci servira à garder les espèces pures et évitera les mélanges génétiques avec d'autres plants de la même espèce qui peuvent nous faire perdre l'espèce endémique", souligne Sooraj Gopal. En effet, un hibiscus endémique avec des fleurs blanches, à titre d'exemple, peut se mélanger avec un autre avec des fleurs rouges et à la fin les plants pourront donner des fleurs roses. Ce qui, aux yeux des scientifiques, est une grosse perte de l'endémicité de la plante. Cependant, certains spécimens seront transférés sur les îlots ou dans d'autres sections comme l'estuaire de Terre Rouge. D'autres sont donnés à certaines institutions.
En outre, Sooraj Gopal confie que ceux intéressés a acheter des plantes endémiques auprès de la NPCS peuvent le faire en faisant une requête. À partir de là, les officiers décideront si ces plantes pourront survivre dans l'endroit où réside le demandeur. Si oui, celui-ci bénéficiera de quelques conseils concernant les besoins des plantes selon chaque espèce. Le demandeur devra être d'accord de fournir un échantillon de la plante au NPCS si jamais l'espèce devait être réduite à néant lors d'une catastrophe naturelle par exemple.
Projet. Hormis la serre, la pépinière de la NPCS est également dotée d'une Fern House abritant de nombreuses espèces de fougères et d'orchidées. D'autre part, la pépinière abrite un arboritum. C'est sur 0.75 hectares, une collection de plantes endémiques laissée à l'air libre. Ainsi, apprend-on, qu'une partie de la pépinière se transformera en jardin qui sera en mesure d'accueillir le public. Deux autres sections seront dédiées aux plantes médicinales et aux plantes endémiques ornementales. Il ressort que le projet devrait être fait par étape et que le jardin sera ouvert dès septembre.



Activités

La journée internationale de la biodiversité a été célébrée le mardi 22 mai. Dans ce cadre, plusieurs activités restent à l'agenda jusqu'au samedi 26 mai. Une Dolphin Watching Site Visit est prévue à Tamarin le jeudi 24 mai de 9h à 12h30 alors que les enfants de l'Association La Pointe Tamarin y seront conviés le samedi 26 mai de 7h30 à 9h30. Le Conservation Management Area (CMA) de Pétrin sera ouvert au public les jeudi 24 et vendredi 25 mai entre 9h et 16h avec un maximum de 140 personnes par jour. Une visite au Rivulet Terre Rouge Estuary Bird Sanctuary est prévue jeudi et vendredi entre 9h et 16h. Des télescopes seront fournis au public pour observer les oiseaux. Est aussi prévu le nettoyage de l'Île aux Fouquets vendredi. Le public est également convié à un Film Show au Nature Walk de Mont-Vert vendredi avec un maximum de 30 personnes par session. Pour terminer, une exposition se tiendra samedi au Caudan de 10h à 18h avec des pancartes indiquant les noms des espèces éteintes et en danger d'extinction. Une Prize Giving Ceromony clôturera cette semaine d'activités.


Réponse avec citation
  #26 (permalink)  
Vieux 25/05/2007, 19h51
Avatar de fergeo
Fan RM
 
Date d'inscription: juillet 2006
Messages: 975
Il est évident que l'écologie est actuellement une des préoccupations de beaucoup de pays et que la vie moderne est une des premieres causes.Que les rejets vers les ruisseaux ou la mer déteriorent le système et est négatif pour la faune et la flore .C'est une bonne chose que l'on conserve des plants endémiques de l'ile mais cela est plus difficile pour les espéces animales qu'ils soient terrestres ou marins.


Réponse avec citation
  #27 (permalink)  
Vieux 07/10/2007, 15h25
Manev
 
Date d'inscription: octobre 2007
Messages: 2
Ecologie : Aidez nous à sauver le Patrimoine Naturel

Bonjour à tous

Un appel à tous pour la protection de l'environnement.
La Nature est belle, le Patrimoine Naturel est riche.... mais dévasté !

L'ïle PLATE et l'îlot GABRIEL ont une page WEB sur Myspace !

http://www.myspace.com/ileplate

Green Peace, Ocean Defender, SeaCologie, Planète Solidaire, Aujourd'hui Demain, Fondation Nicolas Hulot.... ainsi que de nombreux artistes internationaux et particuliers sont déjà venus nous aider

A vous, à nous, ensemble de créer une unité pour qu'un jour nous puissions montrer à nos enfants la beauté de l'île Maurice

Bises salées de l'océan Indien
Ile Plate / Tara
Réponse avec citation
  #28 (permalink)  
Vieux 18/03/2008, 10h46
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev
Nos récifs en sursis

Nos récifs en sursis
Notre barrière de corail a beau nous nourrir et nous protéger, son sort est rarement évoqué. Elle a besoin de nous...

Le blanchissement est une des premières menaces aux récifs coralliens .On les surnomme les « forêts vierges de la mer ». Pour cause, les récifs coralliens abritent et nourrissent pas moins de 25 % de la vie marine. Au-delà de leur contribution incommensurable au maintien des écosystèmes marins, les récifs sont une des raisons principales pour lesquelles les touristes se ruent vers Maurice avec la même ferveur que des prospecteurs pétroliers vers un gisement. En effet, sans ce collier quasi ininterrompu de polypes qui bordent notre littoral, le pays n’aurait pas ses lagons turquoise qui font sa gloire. Mais voilà, nos récifs font actuellement face à une pléthore de menaces, tant locales que globales, qui risquent de les affaiblir mortellement.

Sur le banc des accusés : blanchissement dû aux perturbations climatiques, la montée du niveau de la mer, acidification, surexploitation de la pêche, méthodes de pêche destructives, tourisme non-durable, développement côtier sauvage et pollution. Fait aggravant, ces facteurs sont susceptibles de se cumuler. Alors même si la destruction des récifs n’est pas infligée de manière « délibérée », elle semble inéluctable tant ses causes sont légion.

Gérald Rambert, moniteur de plongée dans l’Ouest et photographe sous-marin, rage non seulement contre la dégradation des récifs, qui s’est accélérée au fil des cinq dernières années, mais aussi contre la raréfaction des espèces marines qui en dépendent pour leur survie. Des bancs de carangues, des requins et des tortues qui jadis occupaient Rempart Serpent et Cathédrale, des sites de plongée mondialement connus, il ne reste «plus rien». De plus, les jours de bonne visibilité peuvent se «compter sur les doigts de la main». « Certains touristes ne reviennent plus après la première plongée. Ils disent que cela ne vaut pas la peine », déplore-t-il.

Pour Mathieu Bayon, moniteur de plongée dans le Nord, le tableau est un peu plus nuancé. Il rappelle notamment que Maurice, contrairement aux Sey-chelles, n’a pas subi les sévices liés au phénomène climatique, El Nino. Et même si, à l’instar de Péreybère, il y a des endroits où les récifs sont très appauvris, il existe également des zones «très riches», comme l’Aquarium à Trou- aux-Biches qu’il qualifie d’«extraordinaire». Fait encore plus encourageant, Mathieu Bayon a même noté que certains sites «semblent se régénérer». «La dégradation des récifs n’est pas irréversible.» Cependant, il concède que, globalement, il existe une «nette détérioration». Refrain souvent repris par ses clients.


Ancrage et pêche Interdits

«Pour beaucoup de pays en développement, la conservation des récifs coralliens est plus qu’une question d’esthétique. Pour plus d’un milliard de personnes qui peuplent des communautés côtières à travers les tropiques, des récifs en bonne santé représentent une source de nourriture et d’emploi», a expliqué la directrice de la Global Marine Team de The Nature Conservancy, Lynne Hale, lors du lancement de l’Année internationale du récif 2008 à Washington DC récemment.

Parmi les objectifs de cette initiative qui veut conscientiser le monde à «la valeur et à l’importance des récifs coralliens et de motiver des actions pour les protéger», on dénote celui «d’augmenter la superficie globale de récifs protégés de 15 % à 30 %».

A Maurice qu’en est-il des récifs dits protégés ? Les Zones marines protégées (ZMP) couvrent un peu plus que 7 200 hectares. Mais seuls 838 hectares (soit 12 %) des ZMP sont des parcs marins (Blue-Bay et Balaclava), lieux protégés où sont interdits l’ancrage et la pêche. Les Fishing reserves où est interdite la pêche à la seine constituent 88 % des ZMP. Avec ses 26 hectares, l’estuaire de Terre-Rouge complète le tableau.

Mais suffit-il d’augmenter les parcs marins pour endiguer ce déclin tragique ? «C’est sûr que cela aidera mais il faut assurer une gestion plus efficace des parcs marins pour espérer une amélioration», explique Ian Watt, biologiste marin et président de Reef Conservation Mauritius. Il rappelle la nécessité d’inclure tous les partenaires, tels les pêcheurs, dans tout projet de protection des récifs. Il faut adresser la situation en amont. «Les récifs sont menacés par un ensemble de facteurs. La pollution et la surexploitation sont le haut de l’iceberg. Il faut une approche holistique car la dégradation des récifs indique la dégradation de l’environnement en général.»

Tous comme leurs équivalents terrestres, la survie des « forêts vierges de la mer » passe par un changement drastique de nos façons de vivre et de penser.



A quoi servent les récifs ?

● Habitat - ils abritent un million d’espèces marines,dont des milliers d’espèces de poisson.

● Revenues – ils sont responsables pour la création de milliardsde roupies de revenus et des millions d’emplois à travers le monde.

● Nourriture – les récifs font office de garde-manger, surtout pour les communautés des Petits états insulaires en développement.

● Barrière naturelle – les récifs protègent les villes et communautés côtières, ainsi que les plages, contre les cyclones.

● Médecine – les récifs offrent des traitements potentiels pour certaines maladies graves.





Le chiffre

Entre Rs 6 millions et Rs 27 millions


C’est l’apport économique annuel des mangroves et récifs coralliens, selon les régions, chiffré par le Programme des Nations unies pour l’environnement.







Comment protéger l’environnement marin

● Ne jetez pas de détritus dansla mer. l Ne marchez pas sur les coraux. l Interpellez les opérateurs de bateau qui jettent l’encre à proximité des récifs. l Faites attention à ne pas abîmer les coraux avec vos palmes quand vous faites de la plongée.

● N’achetez pas de coquillages, de coraux ou de poissons juvéniles.





Nicholas RAINER
Réponse avec citation
  #29 (permalink)  
Vieux 09/06/2008, 15h00
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev
ENVIRONNEMENT
Maurice risque de perdre ses plages
La Journée mondiale de l’océan, célébrée à travers le monde hier, est passée inaperçue à Maurice où la protection de la mer ne mobilise pas encore la société civile. Le pays compte cependant tirer profit de son espace marin à travers des projets ambitieux.
Des scientifiques de l’Institut océanographique de Maurice à la recherche de sources souterraines dans le lagon.Au fil de la conversation, Gaj Pyndiah peint passionnément un tableau paradisiaque de la plage de Flic-en-Flac d’il y a trente ans. Il évoque aussi d’autres plages du pays. Du Morne à Mont-Choisy, de Grand-Baie à Blue-Bay. Ces plages pentues qui ralentissaient et freinaient la frénésie dévoreuse des vagues. Ces plages d’autrefois qui savaient se protéger de l’océan.

Pentes et dunes de sable ont peu à peu disparu et la mer a englouti une bonne partie des plages du pays. «Elle poursuivra sa tâche destructrice tant qu’on ne s’occupera pas des coraux, tant que le pays ne se mobilisera pas pour protéger la mer, pour protéger l’océan et nos plages», prédit Gaj Pyndiah, géologue qui a dirigé pendant trois années la Beach Authority.

La prédiction qu’il nous fait chez lui à Floréal en ce samedi, à la veille de la Journée mondiale de l’océan, il l’a déjà faite il y a 28 ans de cela. Cette déclaration, il la garde précieusement sur une bande vidéo. Pour le jour où le paradis n’aura plus de plage. C’est-à-dire dans une dizaine d’années, la montée du niveau de la mer aidant.

«Nous avons déjà perdu six mètres de largeur à Flic-en-Flac et au Morne, pour ne parler que de ces deux plages. Les dunes de sable en amont et les pentes ont disparu, le nivellement de ces plages continue et la mer envahira encore six mètres de terre dans quelques années», prévient Gaj Pyndiah.

Si l’activité humaine est une des raisons de l’érosion des plages, une part de responsabilité incombe à la nature elle-même. Les coraux de nos lagons ont été détruits par des facteurs à la fois humains et naturels et il n’y a presque plus d’obstacles aujourd’hui pour freiner les houles qui traversent la barrière corallienne. Pas étonnant que les experts étrangers mandés par Gaj Pyndiah au chevet de nos plages aient préconisé la replantation des coraux et des travaux pour redonner à la plage sa pente d’antan.

«J’avais pu convaincre les pêcheurs de Flic- en-Flac de l’importance de ces coraux et ils étaient tous d’accord pour la replantation. On a fait fabriquer des blocs en ciment qu’on devait placer dans le lagon pour y ancrer les pousses de coraux. Seulement deux ont été utilisés avant que mon contrat à la Beach Authority n’arrive à expiration», raconte Gaj Pyndiah.

Depuis, la replantation des coraux a cessé. Alors la tragédie se poursuit sur ces plages où le public ne s’inquiète nullement de voir des filaos dont les racines émergent aujourd’hui à plusieurs centimètres au-dessus du sable. L’Etat ne semble également pas s’en inquiéter. Les actions qu’il a entreprises jusqu’à présent n’ont fait qu’empirer la situation. Les murs de gabions, placés verticalement et non en pente de 15 degrés comme préconisé par les experts, ont contribué à l’érosion toujours plus importante de plusieurs plages.

Les experts s’inquiètent aujourd’hui de ce type d’action de protection. D’autant plus qu’il y a quelques mois, un fonctionnaire excentrique a trouvé de bon ton de débarrasser nos plages d’une bonne partie de leurs filaos. Selon lui, la vibration de ces arbres sous le vent serait responsable de l’érosion des plages !

Le pays n’a pas encore de loi et d’organisme pour la protection de la mer, comme c’est le cas à La Réunion par exemple. Chez nos voisins, la Brigade de la nature océan Indien, émanation de la Direction régionale de l’environnement, vient de provoquer la mise en examen de Bruno Mamindy-Pajany et de Jean-Louis Lagourgue, maires de Sainte-Rose et de Sainte-Marie respectivement, pour «pollution» et «mise en place sans autorisation d’ouvrages nuisibles». Les stations d’épuration de leurs communes ont été jugées non conformes aux normes. D’autres maires seront mis en examen en tant que personnes morales pour non-respect des normes européennes en matière de stations d’épuration.


«Les Mauriciens vont devoir se tourner vers la mer»

Le public et l’Etat mauricien refusent de regarder dans la direction de la protection de la mer et de l’océan de façon professionnelle. Et dans la direction d’une exploitation durable de ses ressources, alors que le lagon s’est presque vidé de ses poissons et crustacés. Les sennes, légales et illégales, sont légion.

«Vous seriez étonné de voir combien de personnes pratiquent aujourd’hui la pêche sous-marine au large de nos côtes», affirme Gaj Pyndiah. Malgré le Sea food hub, ce sont principalement des thoniers étrangers qui écument notre zone économique exclusive. Certains munis d’un permis, d’autres pillant illégalement les ressources mauriciennes jour et nuit.

D’ailleurs, quand le pays a commencé à réaliser son premier miracle économique, ce n’est pas vers son vaste territoire maritime qu’il s’est tourné. Un territoire de deux millions de kilomètres carrés.

«Maurice néglige trop son espace marin. Vous savez sans doute qu’il n’y a que 10 % de notre population qui sait nager. Incroyable pour la population d’une île. Mais je dis que tôt ou tard, les Mauriciens vont devoir se tourner vers la mer. C’est là que se trouve notre avenir » clame le Dr Arjoon Suddhoo, du Mauritius Research Council. Il annonce l’arrivée de scientifiques en provenance du Gujerat pour la fin de ce mois afin d’initier un projet de culture des algues pour la production de fertilisants.

Autre projet de cet organisme, la Land Based Oceanic Industry, qualifiée par certains d’utopique. Elle a pourtant su se faire une place dans le récent discours du budget du ministre des Finances. En effet l’eau froide des mers qui sera utilisée pour la climatisation des hôtels viendra des profondeurs au large de Flic-en-Flac si jamais la Land Based Oceanic Industry se concrétise.

D’autres projets s’annoncent timidement, comme celui de l’Institut océanographique de Maurice pour la mise sur pied d’une ferme perlière. Mais il en faudra du temps avant leur réalisation et aucun d’eux ne sera viable et pérenne sans une protection adéquate de nos lagons et de l’océan. Le réchauffement climatique rend la tâche d’autant plus urgente.

Ainsi, si Maurice n’a pas été aussi touchée que les Seychelles par le blanchiment des coraux, des actions urgentes doivent nécessairement être entreprises sur plusieurs parties de notre barrière corallienne qui ont été affectées. Des actions beaucoup plus urgentes que la campagne menée pour débarrasser nos murs des affiches jugées enlaidissantes par exemple.



Raj JUGERNAUTH
Réponse avec citation
  #30 (permalink)  
Vieux 09/06/2008, 15h01
Avatar de Dev
Dev Dev est déconnecté
Rambo Morisien
 
Date d'inscription: août 2006
Localisation: région Parisienne IDF
Messages: 5 519
Envoyer un message via Yahoo à Dev
CULTURE DE PERLES DANS NOS LAGONS

■ L’Institut océanographique de Maurice a commencé à mener des études pour identifier des sites où le pays pourrait s’adonner à la culture de perles. En effet, des espèces d’huîtres perlières existent dans nos lagons et ont été identifiées par les plongeurs et chercheurs de l’Institut océanographique de Maurice, affirme le directeur de cet organisme, le Dr Mitrasen Bhikajee.La mission de cet institut consiste à identifier les sites et les espèces. Ensuite, des experts étrangers viendront former les Mauriciens à l’élevage et aux procédés permettant d’introduire un corps étranger dans l’huître pour la formation de la perle, explique le Dr Bhikajee. L’Institut océanographique de Maurice poursuit aussi ses recherches sur une espèce d’éponge qui sécrète une substance anticancéreuse.

Par ailleurs, une équipe de scientifiques du Gujerat arrivera ce mois-ci au pays pour aider le Mauritius Research Council (MRC) à mener à bien des expériences sur la culture des algues pour la production de fertilisants. Ce type de culture est aujourd’hui courant en Inde, aux Philippines, au Japon et en Indonésie notamment, affirme le directeur du MRC, le Dr Arjoon Suddhoo. Il confie par ailleurs que le MRC est très avancé dans son projet de Land Based Oceanic Industry qui consiste à pomper l’eau de mer à une profondeur de 1 000 mètres au large de Flic-en-Flac. «L’avantage de Maurice, c’est que vous pouvez tomber sur de grandes profondeurs à quelques

kilomètres de la plage, entre deux à quatre kilomètres à Flic-en-Flac. Or l’eau de ces profondeurs est d’une pureté inégalable et est en très grande demande à travers le monde. Cette eau est aussi très froide, environ 5 degrés, et les hôtels de la région pourraient réduire leur consommation d’électricité de 90 % avec cette eau », explique le Dr Suddhoo. Le MRC cherche un partenaire stratégique pour lancer ce projet. Le pompage d’eau à 1 000 mètres de profondeur est une réalité à Hawaïi et au Canada, explique le Dr Suddhoo. Or, un chercheur de l’université de Maurice souligne, tout comme Gaj Pyndiah, que les études et projets menés par l’Institut océanographique et le MRC n’ont jusqu’ici jamais donné lieu à une quelconque réalisation concrète.







UNE ILE MYSTERIEUSE DANS LE PACIFIQUE

■ Elle est en plastique. Elle est grande comme la France. Elle, c’est une île de déchets dans le Pacifique, repérée entre Hawaii et la Californie. Les Américains l’appellent The Great Pacific Garbage Patch, ou plus simplement The Pacific Trash Vortex. Les courants océaniques autour de la zone sont à l’origine de la concentration des déchets, explique François Chartier de Greenpeace. On connaissait depuis quelques années l’existence de cette plaque de détritus. Mais beaucoup de décideurs politiques et économiques ont au départ discrédité la découverte, affirmant que ceux qui en parlaient étaient peu crédibles. Aujourd’hui, des équipes de scientifiques ont confirmé l’existence du Vortex, découvert dans les années 90 suite aux recherches de l’océanographe Charles Moore. En étudiant la concentration des débris de plastique flottant dans cette région, il a calculé qu’il y avait trois millions de morceaux de plastique par km2. Dans la zone centrale, ou Trash Vortex, on trouve aujourd’hui six kilos de plastique pour un seul kilo de plancton.







Questions au… Dr Mitrasen Bhikajee


On a l’impression que la protection de la mer et de l’océan ainsi que le développement d’une attitude citoyenne ne sont pas des priorités pour les autorités mauriciennes. En tant que directeur de l’Institut océanographique de Maurice, qu’en pensez-vous ?

C’est une perception que vous avez. En fait, plusieurs ministères sont concernés par la protection de nos lagons, de nos plages et de la mer. Le ministère de la Pêche, le ministère de l’Environnement et le ministère des Administrations régionales à travers la Beach Authority notamment.

Nous avons des lois strictes. Il est par exemple interdit de prélever coraux ou coquillages de la mer ou de nos lagons. La pêche sous-marine est interdite et on a lancé depuis longtemps le projet de compensation des pêcheurs qui détiennent un permis de pêche à la senne et qui veulent bien rendre ces permis.

Maurice est aussi très vulnérable à tout accident de pétrolier dans la région. Nous travaillons en ce moment avec la commission de l’océan Indien pour que tous les tankers passant dans la région empruntent une route bien définie afin d’éviter que des déversements accidentels dans l’océan ne gagnent nos côtes.

Maurice n’exploite toujours pas les ressources marines dont elle dispose. Que fait votre institut pour encourager le développement des industries marines ?

Nous venons de terminer des études sur l’exploitation de certaines éponges à des fins médicales. Nous nous lançons en ce moment dans des études pour la mise en place de fermes perlières dans nos lagons. Nous menons aussi un projet sur la culture des coraux. Il y a un marché pour ces coraux, non seulement au niveau des hôtels mais également pour l’exportation.

Il faut vous dire qu’en sus de ces projets, l’institut a bien d’autres missions. Nous dressons en ce moment la carte des profondeurs de nos mers. Nous travaillons en même temps sur un projet qui nous permettra d’identifier par satellite les régions qui regorgent de poissons. Nous pourrons informer en avance les bateaux de pêche mauriciens pour qu’ils se dirigent vers ces bancs de poissons.

L’Australie vient d’obtenir des Nations unies des droits sur la mer au-delà de sa zone économique exclusive. J’ai cru comprendre que Maurice est en train de suivre le même processus.

Oui. Nous réclamons des droits sur des plateaux continentaux qui sont des prolongements sous-marins de notre île. Nous avons jusqu’à l’année prochaine pour soumettre le dossier. Je ne peux vous en dire plus parce que des discussions sont en cours sur ce sujet.







UNE JOURNEE POUR L’OCEAN

■ La Journée mondiale de l’océan est une démarche lancée en 1992 à l’issue du Sommet de Rio. Elle a été célébrée hier sous l’égide de la Commission océanographique Intergouvernementale (COI) de l’UNESCO. Chaque gouvernement se doit de saisir cette Journée pour sensibiliser les populations aux enjeux de la protection des océans, afin de susciter l’envie d’adopter un «comportement durable». Il s’agit aussi de donner des pistes d’action en encourageant adultes et enfants à agir pour une meilleure gestion des ressources marines.

A cette occasion, des animations ont lieu simultanément dans le monde entier : aquariums, musées des sciences, associations et institutions d’éducation à l’environnement marin proposent à leur public des festivités pleines d’animations ludiques et d’actions concrètes. Un «Passeport de l’Océan» est ainsi remis aux participants, qui s’engagent en échange à effectuer un certain nombre d’actions concrètes en faveur de la préservation des mers.Cette année, la Journée mondiale de l’océan s’inscrivait dans le cadre de deux années internationales : celle des pôles (2007-2009) et celle des récifs coralliens (200. Elle était une occasion unique de fêter à la fois les océans et les écosystèmes riches et fragiles que sont les pôles et les récifs coralliens.

Mais elle a été oubliée par ceux-là même qui cherchent à faire de Maurice une île durable». Ce slogan risque fort de n’être qu’un slogan creux de plus.








Raj JUGERNAUTH
Réponse avec citation
Réponse

Tags
ecologie, moris

Outils de la discussion
Modes d'affichage

Règles de messages
You may not post new threads
You may not post replies
You may not post attachments
You may not edit your posts

BB code is oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : oui
Le code HTML peut être employé : oui
Trackbacks are oui
Pingbacks are oui
Refbacks are non

Discussions similaires
Discussion Auteur Forum Réponses Dernier message
Eski le vrai Mauricianisme existe a Moris??? Rocco Divers. Miscellaneous. 10 15/09/2008 08h47
Bane Nouvo Sega Moris?????? Mauritiustyles 97... Discussions Générales 4 09/09/2008 12h04
faire zot quitte moris eddytamby Discussions Générales 85 26/02/2007 21h21
Le gagnant du concours Disque de l'Année Radio Moris 2004 DJ El-Syd Discussions Générales 12 02/01/2006 21h05
Fête de la Musique RadioMoris Discussions Générales 12 22/06/2005 18h55


Fuseau horaire GMT. Il est actuellement 02h09.


Édité par : vBulletin® version 3.7.4
Copyright ©2000 - 2019, Jelsoft Enterprises Ltd.
Search Engine Optimization by vBSEO 3.1.0 Tous droits réservés.
Version française #12 par l'association vBulletin francophone
© 2003-2008 RadioMoris.Com