17 octobre journée refus de la misère - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 12/10/2006, 07h14
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17 octobre journée refus de la misère

Le 17 octobre sera commémorée la Journée du Refus de la Misère dans le monde. À Maurice, le Comité 17 octobre, qui regroupe plusieurs Ong, dont l'ATD Quart Monde, marquera cette journée le 15 et le 17. Lors d'un point de presse pour annoncer le programme de ces deux jours, le président du Comité, Cassam Uteem, a souligné l'importance de prendre conscience que la pauvreté est un problème qui existe bien dans notre pays pour pouvoir agir. Selon lui, " la misère est devenue presque palpable à Maurice ".
Refuser la misère : un chemin vers la paix. Tel est le thème de l'édition 2006 de cette Journée. Outre Cassam Uteem, la conférence de presse a vu la participation d'Alain Fanchon, président de ATD Quart Monde à Maurice, Ricarl Pierre Louis, président de l'association pour le Développement du village Anoshka, et de Jean-Michel Defromont, délégué par le Mouvement international ATD Quart Monde et d'un membre du comité qui a apporté un témoignage en tant que personne luttant contre la pauvreté.
Pour Cassam Uteem, les deux objectifs du 17 octobre consistent à susciter une prise de conscience que la pauvreté est un problème à Maurice et à provoquer une prise de parole. Il a lancé un appel pour que la nation mauricienne se mobilise pour le refus de la misère. M. Uteem a indiqué qu'en 1995, l'OMS avait, dans son rapport de santé, classé la pauvreté extrême comme " la tueuse la plus impitoyable et la plus efficace " parmi toutes les affections connues dans le domaine médical. D'où la démarche des Nations unies, dit-il, en 2000, d'introduire des objectifs précis pour le millenium. Le premier de ces objectifs étant de réduire de moitié le taux de l'extrême pauvreté - ceux qui reçoivent moins de $ 1 par jour - dans le monde.
Jean-Michel Defromont a, de son côté, montré l'importance des témoignages de ceux luttant pour sortir de la pauvreté. " C'est une espèce d'arme pour faire entendre raison aux injustices. " Le mot "témoigner", ajoute-t-il, est utilisé dans le judiciaire et dans les salles de mariage. " Un témoin est quelqu'un qui défend ses droits. C'est aussi celui qui atteste d'un lien. Au mariage, sa signature est nécessaire pour déclarer mariées deux personnes. Et, l'être humain est un être de droit et de lien. " La pauvreté constitue, souligne-t-il, " une violation des droits humains ". Le témoignage est un moyen de se battre pour des liens. " Les pauvres souvent n'ont pas de considération ni de relation. Cette journée est là pour recréer les relations. "
Hommage
Une habitante de Cité-Vuillemin, Quartier-Militaire, Tilly Evenor, a apporté un témoignage en tant que personne luttant contre la pauvreté. " Kan monn konn Atelier Quart Monde an 1999, se la ki monn kone ki monn trouv mo plas dan la sosiete. Kouma nou dir, dimounn ne avek so dignite, atelie Quart-Monde la donn dimounn so valer ".
Cette année, la Journée sera marquée en deux jours. Le dimanche 15 octobre, les participants se rassembleront sur l'esplanade des Droits humains à la municipalité de Port-Louis à 9 h. Ils marcheront ensuite vers Port-Louis Waterfront où un hommage sera rendu aux victimes de la misère. Des témoignages de personnes luttant au quotidien contre la pauvreté seront lus. La journée durera jusqu'à 13 h. Y participera aussi le Conseil des Religions. Ensuite, le mardi 17 octobre, aura lieu le vernissage d'une expo de photos et de livres sur le combat contre la misère dans le monde au Port-Louis Waterfront. De midi à midi et demi, est programmée une lecture de témoignages au pied de la mémoire en hommage aux victimes de la misère inaugurée en 2004. Le public sera, en outre, invité, dès le 15 octobre, et ce jusqu'au 17 octobre 2007, à signer une déclaration de solidarité (voir HT). C'est à l'issue d'un séminaire en mai dernier, à Montréal, qui avait vu la participation de plusieurs défenseurs de droits humains de divers pays et auquel a participé Cassam Uteem, que les participants ont pris la décision de faire signer cette déclaration en vue de donner plus d'impact à la mobilisation contre la misère. Le public est fortement invité à la signer. Elle sera distribuée lors des deux journées 15 et 17 octobre. Autrement, elle est accessible sur l'adresse internet : http://www.oct17.org/site/Declaratio...lidarite-.html. Elle sera remise à l'ONU le 17 octobre 2007 de même qu'aux autorités locales en vue " de faire évoluer les attitudes et les politiques prenant en compte les plus pauvres ".



La déclaration de solidarité


Je suis solidaire avec tous ceux qui luttent, partout dans le monde, pour résister à la misère et l'éliminer. Je veux contribuer :
A faire respecter la dignité de tous.
A faire respecter l'accès effectif aux droits de l'homme pour tous.
Et me joindre aux efforts qui permettent la participation des personnes en situation d'exclusion et de misère au 17 octobre, Journée mondiale du refus de la misère.
Je demande que les citoyens, les autorités locales, nationales et les Nations Unies :
Considèrent les plus pauvres comme les premiers acteurs de la lutte contre la pauvreté.
Associent les plus pauvres à la conception, la mise en place des politiques qui les concernent et à l'évaluation de leur impact.
Soutiennent les événements organisés chaque 17 octobre afin que la participation des personnes en situation de pauvreté reste au cœur de la Journée mondiale du refus de la misère.
Participent, en particulier chaque 17 octobre, au dialogue qui doit se mettre en place tout au long de l'année entre les autorités et ceux qui, en refusant la misère, apprennent la paix.
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Vieux 12/10/2006, 08h28
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Pour que le sourire revienne chez les Payen
Dans le cadre de la Journée internationale de l’élimination de la pauvreté, le 17 octobre, le CEDEM accompagne une famille. Cette année, c’est au tour des Payen.

La fille d’Antoinette et ses deux petits-enfants dans la maison branlante, sise à Engrais-Martial.La pauvreté matérielle est insupportable. Elle devient insoutenable lorsqu’elle s’allie à la détresse humaine. Antoinette Payen est bien placée pour le savoir.

Depuis cinq mois, cette quinquagénaire et les siens, soit sept personnes, vivent dans une maison branlante en bois pourri et tôles rouillées, qui tient encore sur ses fondations par on ne sait trop quel hasard.

La vie n’a pas toujours été tendre envers Antoinette. Mais autrefois, elle avait pour elle sa jeunesse et sa force qu’elle mettait à profit en travaillant comme femme de ménage. Cette mère de cinq enfants, dont deux sont mariés et établis ailleurs, a perdu son mari.

Ensuite, sa fille de 20 ans, a subitement développé un trouble psychiatrique grave qui l’a privée de toute autonomie. Son autre fille de 16 ans, employée d’usine, gagne Rs 500. par mois, dont la moitié part en frais de transport.


Un malheur n’arrive jamais seul

Bon gré, mal gré, Antoinette arrivait à joindre les deux bouts chichement grâce à la pension de vieillesse de son nouveau compagnon. Mais le couple, qui vivait dans un réduit avec les deux filles de la quinquagénaire, a dû déménager quand l’aînée d’Antoinette, mariée et mère de deux enfants, est revenue chez sa mère. Cela après qu’un proche de son mari ait sodomisé leur fils de six ans.

Antoinette s’est retrouvée avec trois personnes supplémentaires à héberger et à nourrir. D’où son emménagement dans cette maison de quatre pièces à Engrais- Martial. “Proprieter isi inn tir mwa dan difikilte parski mo ti tro sere laba. Mo ti krwar mo ti pou dan byen me isi li pli pa bon.”

Et c’est vrai. L’humidité a fait un travail de sape sur les lattes en bois et les partitions internes en préfabriqué. Une des pièces de la maison, où se trouvaient les deux seules fenêtres, a été condamnée car elle prend l’eau comme un navire qui coule.

Les autres pièces, qui permettent aussi à la pluie de s’infiltrer par la toiture trouée, sont exiguës et sombres du fait que seules deux ampoules à faibles ampères les éclairent. L’eau potable n’est fournie que par un unique robinet dans le couloir qui sert de cuisine. Le lieu est sordide et infesté de rats.

Avec sa fille qui n’a plus toute sa tête, Antoinette ne peut prendre le risque d’aller travailler. La mère de l’enfant abusé, pourtant en état de travailler, ne peut le faire car elle est encore sous le choc. Comme un malheur n’arrive jamais seul, le propriétaire les a avertis qu’ils devaient vider les lieux car il compte faire raser sa maison.


“Si chaque famille fortunée...”

C’est par le biais de Roselyne, une des volontaires de l’organisation non gouvernementale (ONG), Centre d’éducation et de développement pour les enfants mauriciens (CEDEM), que la directrice, Rita Venkatasamy, a eu vent du cas des Payen et a décidé de les aider. Elle va contacter le Trust Fund for the Integration of Vulnerable Groups pour voir s’il est possible de les faire reloger. Elle entend aussi les accompagner dans toutes leurs formalités administratives.

Touchés par la misère des Payen, les enfants du CEDEM ont, eux, décidé d’économiser et de leur offrir mensuellement un colis alimentaire pendant un an. Vendredi, ces enfants recevront les Payen à déjeuner dans les locaux du CEDEM à Floréal. “Nous organiserons aussi des sorties et nous ferons pour eux tout ce qui permet à un être humain de vivre dans la dignité.”

Rita Venkatasamy pousse la réflexion plus loin. “Je ne crois pas qu’il faut compter sur l’Etat pour résoudre tous les problèmes de pauvreté. L’Etat doit s’y atteler mais de concert avec le secteur privé, les ONG et la société civile. Chacun doit y mettre du sien. Il y a des gens riches à Maurice. Si chaque famille fortunée prenait en charge une famille indigente, nous n’aurions pas autant de pauvres dans ce pays. C’est ce que j’enseigne à mes enfants du CEDEM.”

Bel enseignement…





Marie-Annick SAVRIPÈNE
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Vieux 15/10/2006, 16h10
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merci vrément pour to ban article Dev... bien intéréssant...
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Vieux 16/10/2006, 07h39
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Posté par miaou
merci vrément pour to ban article Dev... bien intéréssant...
De rien Miaou, c'est avec plaisir que je le fais mais c'est avec tristesse ki nous rend compte ke GM dépense beaucoup d'argent pour autre chose que s'occuper des familles pauvres.
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Vieux 16/10/2006, 08h21
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JOURNÉE MONDIALE DU REFUS DE LA MISÈRE

Pour sortir de la précarité-Les Roopnarain misent sur l'éducation


Rajeshree et Premanand Roopnarain vivent dans une pièce à la cité Mangalkhan, à Floréal, avec leurs trois filles. Malade et handicapé, le père subvient aux besoins de sa famille avec la pension sociale dont il est bénéficiaire. Malgré ses conditions de vie précaire, le couple s'assure que ses deux filles en âge d'être scolarisées aillent à l'école.
"Kan mo ti tipti ek ki mo ti pe al lekol, mo ti pe bizin vey tibaba. Mo ti pe atann mo mama sorti dan karo pu mo al lekol lerla. Pa tu lezur ki mo ti pe al lekol. Mo pa mem konn lir aster-la. Be mwa, mo pa le ki mo zenfan res dan lakaz pu vey mo ti baba. Mo le zot al lekol", confie Rajeshree Roopnarain. L'éducation, dit-elle, est une issue, une porte qui s'ouvre sur des possibilités d'avenir. C'est pourquoi, explique-t-elle encore, elle s'efforce à puiser dans toutes ses ressources pour envoyer ses deux filles en âge d'être scolarisées à l'école. Neha, l'aînée, 13 ans, est en première année du prévocationnel. Veeshwanee, la cadette, 7 ans, fréquente l'école gouvernementale Révérend Espitalier-Noël. Vivant dans une pièce étroite à la cité Mangalkhan, à Floréal, les Roopnarain croulent sous la pauvreté. Une situation qui aurait pu encourager la mère de famille à garder ses filles à la maison ! "Mo pa le fer sa ! Si mwa mo pann arive, mo pa le ki mo bann zenfan kontiyn res dan la mizer !" s'exclame cette dernière.
D'ailleurs, pour que sa cadette surmonte ses difficultés scolaires, elle l'a inscrite à l'école complémentaire de la cité. Depuis que Rajeshree Roopnarain, originaire de Quatre-Bornes, s'est mariée à Premanand, elle vit dans une pièce que lui a léguée sa belle-famille. Malade, Premanand travaille selon son état de santé. Frêle, il était jusqu'à récemment porteur au marché de Vacoas. Cependant, sa vue s'amenuisant à cause de la maladie, le père de famille est contraint de compter uniquement sur l'aide sociale pour subvenir aux besoins de ses enfants et de sa femme. L'argent sert principalement à acheter de la nourriture, payer les factures et les dettes, lorsque cela est possible. Rajeshree ne travaille pas. Il y a deux mois, elle a accouché de sa benjamine. Mauvais sort ou fruit du destin, la jeune femme tente de convaincre qu'elle aurait préféré ne pas être mère à nouveau. "Il me faut trouver de l'argent supplémentaire pour le bébé", dit-elle.
"Mo ti a kontan li kapav lir pu li kapav debruy li lor semin…"
C'est sur le lit de ses parents que la petite Veeshwanee fait ses devoirs chaque après-midi. Faute de place, l'enfant hyperactive et rebelle s'applique sans trop d'effort. "Neha pa abitye fer devwar dan lakaz. Li dir, li fer tou so devwar lekol mem", explique la mère. L'adolescente, qui souffre d'un léger handicap mental, a aussi des difficultés d'apprentissage. Si elle arrive à écrire, par contre, elle ne peut pas lire correctement. "Mo gayn traka. Mo ti a kontan ki li kapav lir pu li kapav debruy li lor semin, pran enn bis san problem", explique Rajeshree Roonarain. Après les deux échecs de Neha aux examens du Certificate of Primary Education, Rajeshree n'a pas réfléchi longtemps avant d'inscrire sa fille en prévocationnel. "Je me suis dit qu'il y avait encore une chance pour elle de poursuivre sa scolarité et que je ne devais pas lui priver de cela", dit-elle.
Se disant consciente du fait que sa fille n'est pas une élève comme les autres, Rajeshree ne peut s'empêcher, confie-t-elle, de s'enquérir des progrès de Neha auprès de son enseignante. "So miss dir mwa ki aster-la li pe réponn kan poz kestion. Lontan, li pa ti pe reponn. J'aurais souhaité qu'elle arrive à lire correctement pour qu'elle puisse me dépanner lorsque je reçois des lettres. Aujourd'hui (ndlr : jeudi dernier), la petite a ramené un papier de l'école, je ne suis même pas capable de comprendre ce qui est écrit dessus", concède Rajeshree. Ce sera au voisin d'expliquer à cette dernière que ce papier est le time-table des examens de la petite Veeshwanee. "Dan pa konn lir mem ki lot fwa-la fakter inn vinn kit enn let, enn vwazin inn mal eksplik mwa se ki ena ladan !" raconte notre interlocutrice. À part miser sur l'éducation de ses filles, Rajeshree Roopnarain affirme ne pas trop savoir comment sortir de sa misère. Comment préparer ses repas autrement que sur un foyer, annexé à sa maison et qui peut s'avérer dangereux ? Comment offrir un repas équilibré à ses enfants ? Comment leur donner un meilleur confort et des toilettes décentes ? Comment payer des soins à son bébé et à sa cadette malades ? L'aide des volontaires lui assure des vêtements pour ses enfants, dit-elle, Elle s'assure aussi que Neha ait de quoi mettre dans son pain chaque jour pour aller au collège. Quant au reste, c'est l'incertitude pour Rajeshree.
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Vieux 16/10/2006, 09h34
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Demain le 17 Octobre C ma journee "OURNÉE MONDIALE DU REFUS DE LA MISÈRE" , souhaite moi bonne journee.

Merci.

Rocco
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Vieux 16/10/2006, 10h09
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Posté par Rocco
Demain le 17 Octobre C ma journee "OURNÉE MONDIALE DU REFUS DE LA MISÈRE" , souhaite moi bonne journee.

Merci.

Rocco
bonne fête Rocco , mais besoin souhaite nous tous aussi bonne fête pour qui nous capave éradique la misére
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Vieux 18/10/2007, 09h42
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PAUVRETÉ Plate-forme des Citoyens Engagés :

PAUVRETÉ Plate-forme des Citoyens Engagés :


" Absence de considération sociale dans les projets IRS "

La Plate-forme des Citoyens Engagés a organisé une marche, ce matin, pour dire non à l'indifférence face à la misère

La Plate-forme des Citoyens Engagés a organisé une marche ce matin de Cité Borstal, GRNO, jusqu'au Jardin de la Compagnie. Le but était de dire non à l'indifférence de la population et des autorités face à la pauvreté. Eddy Sadien, porte-parole du groupement, a critiqué les projets IRS, qui pour lui n'ont aucune considération sociale

Le thème de la marche était Aret koze mo pep, inn ler pou leve aster. Pour Eddy Sadien, " les projets IRS engendrent la misère. Pe pran bout later pou ofer o plu ofran. Quels genres d'emplois seront créés : jardiniers, servantes ? "

Sur un ton très acerbe, il s'est élevé contre les projets tels l'Îlot Gabriel, le Business Aquatic Bill, projets qui engendrent selon lui " une social construction of poverty car il n'y a pas de considération envers l'aspect social, culturel et économique des gens. Par exemple, le projet de l'Îlot Gabriel s'insère soi-disant dans le cadre de la politique du gouvernement de démocratiser l'économie, ou pran enn zil ou donn li enn sel dimounn ou apel sa demokratizasyon ? C'est une monopolisation ". Au sujet du Business Aquatic Bill, ici encore, selon M. Sadien, " on est en train de morceler la mer pour l'offrir aux plus offrants. Le gouvernement en prend une partie pour la louer. Et les pêcheurs n'auront pas le droit d'y passer. Si bann peser inn ariv pli loin, zot bizin fer long letour pou retourne ".

S'agissant d'autres gros projets à l'agenda, M. Sadien estime que si maintenant déjà certaines régions connaissent des problèmes d'eau, " imaginez ce que ce sera lorsqu'on aura de gros projets comme Tian Li. Li tou sel pou kapav konsom enn rezervoir delo. Pou ena problem izyenn. Est-ce que ces projets sont dans l'intérêt du peuple ? "

Les vols, le trafic de drogue, les abus sur les enfants sont autant de problèmes qui résultent du " système capitaliste ", soutiendra encore Eddy Sadien. Les autorités gouvernementales, dit-il, " sont dépassées et ne peuvent deliver the goods. Les politiciens sont les plus grands responsables en ce qui concerne la misère. Il n'est pas possible qu'au Parlement, il y ait seulement des personnes issues de professions libérales. Il doit y avoir aussi de petites gens ".

Pour sa part, Anil Nookadee, autre membre de la Plate-forme, estime que la population, les institutions religieuses de mêmes que les ONG, " pour la plupart, ne jouent pas leurs rôles ". Et si selon le Trust Fund for the Social Integration of Vulnerable Groups il y aurait 8 000 familles pauvres à Maurice, pour lui, leur nombre est bien plus élevé. " Li pa posib, ena anviron 25 000 pov. Il y a plus de 200 poches de pauvreté ". Et d'ajouter que " à Maurice, l'on parle de démocratisation de la terre, mais ce sont les riches qui la reçoivent ".

Ali Jookhun, travailleur social ayant participé à la marche, affirme de son côté que la Journée mondiale contre le Refus de la Misère n'est pas observée à Maurice de façon appropriée. Au lieu de dresser un bilan de la situation dans le pays et d'étudier les moyens pour la combattre, " on est en train de célébrer la pauvreté, comme à la mairie de Port-Louis où la commémoration est ponctuée d'animations musicales. On doit aller vers les politiciens pour leur montrer que la politique ne signifie pas le confort ".
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Vieux 18/10/2007, 09h45
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Des universitaires mobilisés contre la pauvreté

À RÉDUIT Ce matin

Des universitaires mobilisés contre la pauvreté

Des universitaires du campus de Réduit se sont mobilisés, ce matin, pour dire non à la misère et sensibiliser les gens à ce " fléau " qui, observent-ils, prend de l'ampleur à Maurice.

Chargés de cours et étudiants de diverses facultés se sont réunis devant le Raised Plaza de l'Université de Maurice à 11h30, ce matin, afin de s'engager dans cette lutte contre la pauvreté. " We, the students of the University of Mauritius, wish to join all other citizens in and outside Mauritius to speak out against poverty. We realize and are fully conscious that Poverty is a violation of fundamental Human rights. As part of the youth of this country, we commit ourselves, with the support of others, to work more closely with the community ", souligne la Opening Statement des étudiants de l'UoM. Une dizaine d'autres étudiantes ont apporté leurs témoignages dans ce contexte. La misère, selon elles, concerne ceux qui n'ont pas à manger, qui vont jusqu'à se prostituer ou chercher des restes dans des dépotoirs. À cet effet, il est également question des personnes ne disposant pas d'un toit et manquant d'eau potable entre autres. C'était ensuite au tour de chargés de cours entre autres membres du personnel de l'Université de Maurice d'intervenir sur différents aspects de la pauvreté.

Myriam Gopaul, de l'Observatoire des Droits des Enfants de l'océan Indien (ODEROI), a également plaidé en faveur des enfants. D'autre part, un groupe d'étudiantes a interprété le morceau Imagine de John Lennon ; elles étaient accompagnées de M. Venkatasamy de l'UoM.

Avant de terminer la manifestation par une marche sur le campus, des étudiants ont pris l'engagement de " raise our voices, speak out and act against poverty ". Concédant que cette lutte contre la pauvreté est un travail de longue haleine, les participants reconnaissent leur rôle. " As students of the university, we are aware that university campuses can act as live sites for alternative methods/modes of thinking and action. Demystifying notions about the university as an Ivory Tower is a must and we think that today's event is a small yet symbolic manner to contribute towards that ".

Au Mauricien, un des organisateurs de l'événement exprime sa satisfaction d'avoir pu mobiliser un certain nombre d'étudiants. L'activité était soutenue par les chargés de cours Roukaya Kasenally et Sheila Bunwaree, elles-mêmes co-fondatrice de l'Institut for Social and Democratic Peace (ISDP).
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Vieux 18/10/2007, 09h56
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LA POVRETE Zourne Eliminasyon :Mo akiz dirizan politik

LA POVRETE Zourne Eliminasyon

Mo akiz dirizan politik

Atraver lemond, 50 000 zom, fam, zanfan mor sak zour akoz povrete extrem, enn insilt a la ras imin. Lot kote de milye e de milye dimounn mizer sak zour bizin fer tou kalite koustik pou kapav sirviv. Sa sityasyon-la, partou lor nou planet li parey, ki li dan bann pei ris ki trouv Lerop, bann pei pov ki trouv dan Lafrik ou Lazi.

Dan sertenn parti lemond lamizer li atros kan maladi povrete bann syek dernye kouma Palidism, kolera, tiberkiloz tripot ansam ek lamizer.

Pourtan, banane apre banane finn ena gran gran diskour lor eliminasyon povrete. Finn ena konferans, resers, konvansyon sinye par santenn de pei lor povrete. Me ziska-ler lemond ankor bizin enn zourne espesyal pou eliminasyon la povrete le 17 oktob sak lane.

Premye koupab, mo akiz bann dirizan politik tradisyonel ki diriz sak pei. Lamizer li pa finn toultan exziste, li pa lafot dimounn ki li mizer. Pa parski ena tro boukou dimounn lor later, kouma souvan rod fer nou krwar. Lamizer li rezilta direk explwatasyon lom par lom ki bann dirizan politik, sosyal ek ekonomik tolere pou maxsimaliz profi. Dayer si enn kote pe fer 100% profi se parski lezot pe vinn mizer 100%.

Li enn fe, depli zan pli stil lekonomi pe kre enn kote bann iltra-ris e lot kote bann iltra-pov. Sa pe amenn enn krwasans rapid o-nivo mondyal dan povrete. Moris, parey kouma ayer nou pe trouv rezilta konplisite dirizan politik isi ek ayer pou les "Tsounami politik Neo-liberalis" balye tou seki ti protez ekonomikman, sosyalman sak fami vilnerab dan nou sosyete. Li bon rapel, si dan le pase finn etabli sistem Welfare State se zisteman pou protez sa gro mazorite dimounn ki zordi pe tom dan enn lamizer extrem. Demantelman welfare State ki pe deroule aktyelman pou ena kouma konsekans malnitrisyon, iletris e dimounn pou kontinye dormi lor lari sans enn toi pou zot.

Zordi, dan lemond parey kouma dan Moris politik ekonomik ek sosyal finn enn fayit. Enn fayit akoz zisteman lekonomi ki ena responsabilite kre byenet la sosyete, zordi pe kre mal-et. Lor non krwasans ekonomik a ninport ki pri gouvernman pe deregle rapor travay ek saler anmemtan delibereman pe depresye valer roupi. Dirizan politik tradisyonel pe refiz pran lapenn get deryer pou trouve ki zot masinnri ekonomik Neo-liberal toulezour pe fer ankor viktim povrete.

Zordi, dan nou Repiblik lamizer prezan partou dan lavil kouma dan vilaz, boukou fami, par per prezize ki exziste kont dimounn mizer zot ankor maske zot lamizer avek tou kalite kamouflaz ki lavant kredi ofer. Li kler, politik ekonomik gouvernman dousma-dousma me sirman pou kontinye zet ankor fami dan lamizer sirtou avek demantelman mekanis konpansasyon salaryal e nouvo lalwa travay ki zot pe rod fer dimounn mizer avale.

Reform ekonomik e nouvo lalwa travay pou amenn plis fleksibilite e pli long erd'tan travay, definitivman sa kalite politik la pou kontinye amenn eklatman ankor plis fami akoz erd'tan travay exsesif. Paran pa gayn letan okip zanfan, par mank letan alor zanfan swazir pou viv lor lari akoz viv dan lakaz ou lor lari pa fer gran diferans par mank lamour.

Ninport ki pozisyon ou trouve zordi dan sosyete, li pa zis sifi denons lamizer, bizin pran enn par aktif dan langazman pou konbat lamizer. Lamizer li enn tromatis ireparab ki amenn ziska lamor. Bizin refiz fer kouma bann desider politik, sosyal ek ekonomik ki finn pran move labitid pou konvink lepep zot pei mem si zot politik ekonomik reprezant enn erer monimantal.

Georges Legallant

Mamb Rezistans ek Alternativ

Le Mauricien 17/10/2007
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