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Vieux 30/09/2006, 12h21
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Le National Detox Centre enfin opérationnel

TOXICOMANIE: Structures


Le National Detox Centre enfin opérationnel


Inauguré le 20 juin 2005, sous l'ancien gouvernement, le Centre National de Désintoxication, sis à Barkly, a accueilli ses premiers patients mercredi dernier. La mise en route de cette structure était très attendue et réclamée. Elle vient compléter le travail engagé par les centres de traitements, débordés par la demande, et l'aile spéciale du Brown Séquard Hospital de Beau-Bassin. Cependant, quelques problèmes sont venus perturber la mise en route du centre.
Quinze toxicomanes référés par cinq centres de traitement, nommément le Centre Idrice Goomany (CIG), le Centre de Solidarité (CDS), le Centre d'Accueil de Terre-Rouge (CATR), le Help De-Addiction Centre et le Sangram Sewa Sadan Day-Care Centre, sont les premiers patients du Centre National de Désintoxication. " Cette structure n'était pas mise à contribution depuis son inauguration ", explique Gérard Lesage, chairman de la National Agency for the Treatment and Rehabilitation of Substance Abusers (Natresa). " Comme nous savons que la demande est grande de la part des toxicomanes désireux de se faire soigner, et que les centres qui s'en occupent sont débordés, nous avons voulu injecter un peu de vie à cette structure ", dit-il. C'est ainsi que depuis mercredi, les 15 premiers patients y ont été internés. Cependant, cette mise en route a été ponctuée par quelques problèmes.
Ainsi, les toxicomanes se sont plaints, entre autres, de l'absence d'eau chaude dans les douches. L'encadrement psycho-social fait également défaut, alors que le problème de sécurité sur les lieux est aussi évoqué. " Il y a certes plusieurs problèmes d'ordre infrastructurels qui demandent à être résolus rapidement ", note Raj Venkatasamy, directeur du CDS. " Ce sont là des problèmes qui surgissent lors des débuts d'opération d'une structure, mais qu'on aurait toutefois pu éviter. Il aurait mieux valu, à mon avis, éviter ce type de complications et démarrer les opérations dans des conditions optimales, une fois que tous ces problèmes auraient été aplanis. "
M. Lesage déclare, pour sa part, que " nous n'en sommes qu'aux balbutiements du projet ". " Nous avions ce centre-là, qui n'était pas mis à contribution, et nous avons voulu en optimiser l'usage ". De leur côté, les responsables de centres de traitements souhaitent " une intervention urgente sur ces questions afin que ces problèmes ne deviennent pas des obstacles au projet. " Le chairman de la Natresa est " confiant que ces problèmes seront résolus d'ici peu de temps, quand nous aurons atteint notre vitesse de croisière. "
Accueillant, autant que Raj Venkatasamy, la mise en route du centre national, Imran Dhannoo, directeur du CIG, souligne que " avec les dix patients hebdomadaires du BSH, ce sont donc 25 patients qui sont pris en charge chaque quinzaine. C'est une aide importante pour nous, au niveau des centres, du fait que nous sommes débordés par les demandes. " Le travailleur social indique également que " la grande majorité de toxicomanes souhaite une cure de désintoxication en résidentiel. " Rappelons que selon les estimations des travailleurs sociaux, Maurice compte actuellement environ 20 000 à 22 000 toxicomanes.
Aspect psychosocial
L'approche et l'encadrement des toxicomanes soulèvent également quelques interrogations
parmi les travailleurs sociaux. Ainsi, M. Venkatasamy affirme que " la présence d'un travailleur social en permanence est souhaitable, car le personnel médical n'a pas été formé pour discuter et être confronté aux toxicomanes ". " Ces derniers ont un comportement différent. Ils sont plus à même à se confier à un travailleur social qu'à un infirmier ", dit-il. Du même avis que son confrère, Imran Dhannoo souligne que " les toxicomanes ont parfois des comportements très difficiles ". " Il serait ainsi souhaitable qu'un ou même deux travailleurs sociaux fassent partie de l'équipe paramédicale du centre. " Mettant l'accent sur " la volonté personnelle du patient ", Gérard Lesage estime que les jeux de chantage, de tentatives de manipulation et de résistance etc. des toxicomanes " ne doivent pas être tolérés ".
" Le ministère de la Santé est la colonne vertébrale de ce projet ", ajoute encore M. Lesage. " La Natresa a pour tâche de veiller au bien-être des patients. La formation du personnel est également du ressort de la Santé ". De plus, indique-t-il, " un psychologue a été recruté par la Natresa pour assurer une permanence au centre de Barkly ".
En ce qu'il s'agit de la sécurité, " le National Detox Centre ne se trouvant pas dans un encadrement comme celui du BSH, nous sommes actuellement en contact avec le Prime Ministers Office pour qu'un service de sécurité conséquent soit mis en place afin d'assurer la sécurité ", indique Gérard Lesage.
Le Centre National de Désintoxication propose un traitement en résidentiel aux patients. Il avait été inauguré le 20 juin 2005 par le précédent ministre de la Sécurité sociale, Sam Lauthan, et l'ex-chairman de la Natresa, Lindsay Morvan, dans le cadre de la Journée Internationale de la lutte contre la drogue, commémorée chaque 26 juin. Initialement, cette structure devait pouvoir accommoder, à long terme, 24 hommes et une douzaine de femmes. Mais dans un premier temps, provision a été faite pour une dizaine de patients.



Subutex v/s Tricodéine Solco


Un problème se pose concernant les patients actuellement en phase de désintoxication à Barkly : la majorité d'entre eux, peu avant d'être internés, se shootaient au Subutex. Ce qui amène Raj Venkatasamy, directeur du Centre de Solidarité, à se poser une question : " Bien que je ne sois pas médecin, je me demande si la Tricodéine Solco a une quelconque efficacité sur la consommation de Subutex, ce produit étant également un médicament, et de surcroît, un meilleur médicament que la Tricodéine. " De plus, il confie que " quelques toxicomanes internés à Barkly m'ont confié que la Tricodéine Solco n'avait aucun effet sur eux ".
Réitérant sa suggestion émise à plusieurs reprises, Imran Dhannoo, du Centre Idrice Goomany, propose, lui, que " les comprimés Subutex saisis lors des arrestations policières, ne soient pas détruits mais qu'ils soient utilisés sur un pilot-basis au National Detox Centre ".



Lauthan : " Il était grand temps ! "


Sam Lauthan, qui était ministre de la Sécurité sociale lorsque le centre fut inauguré, se réjouit que cette structure soit enfin opérationnelle. " Il était grand temps ! Quand on travaille sur le terrain, on sait que la situation est grave et qu'il faut absolument de telles structures ", dit-il. " Dans le projet initial, il était prévu que le personnel comprenne un psychiatric nurse qui serait en permanence au centre. Les toxicomanes ont en effet besoin de counselling et il est important qu'ils soient ainsi encadrés durant le sevrage médical. De plus, nous avions fait provision pour que le personnel recruté comprenne, outre les paramedics, des personnes œuvrant au sein des centres de traitements. Une harmonisation des compétences et de l'expérience, par une équipe pluridisciplinaire, permet d'arriver à de meilleurs résultats. "



" Methadone clinic "


" Au National Detox Centre (NDC), le sevrage médical se fait selon le même protocole médical que celui en vigueur au Ward 13 du Brown Séquard Hospital (BSH), qui s'occupe également de la désintoxication. La prise en charge au NDC vient soutenir le travail déjà engagé au niveau du BSH ", précise Gérard Lesage. C'est donc la Tricodéine Solco et le Diazepam, un calmant, qui sont utilisés pour le sevrage médical au NDC. " Nous n'avons jamais été contre l'usage de la méthadone ", souligne Gérard Lesage, chairman de la Natresa. " Nous avons certes mis en route le NDC, mais rien ne nous dit que demain, le ministère de la Santé ne nous demandera pas de cesser ces opérations, s'il souhaite convertir l'endroit en une Methadone clinic ! Notre but est principalement de ne pas laisser cette structure inopérante ".
Pour rappel, une thérapie de substitution à base de méthadone et la mise en application d'un programme d'échanges de seringues ont été approuvées par le gouvernement dans le cadre d'un programme de réduction de risques. Ceci parce que depuis 2002, ainsi que l'ont prouvé les statistiques, le sida se propage essentiellement par le biais des seringues souillées au sein de la communauté des toxicomanes mauriciens.

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Vieux 04/09/2009, 11h06
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Pour l'indépendance économique des patients


Le gouvernement veut aider à la réinsertion des toxicomanes en leur offrant la possibilité de trouver du travail et d'être économiquement indépendants. Un projet en ce sens sera prochainement créé, a expliqué Rama Sithanen, ministre des Finances. C'était lors d'une visite au Centre Idrice Goomany, mercredi dernier. Également pour lui, l'occasion de se mettre à l'écoute des ex-toxicomanes.
"Je suis disposé à demander à la National Empowerment Foundation de travailler sur la réinsertion des ex-toxicomanes dans le monde de l'emploi." C'est ce qu'a annoncé le ministre Rama Sithanen à une cinquantaine de personnes actuellement en traitement au Centre Idrice Goomany, Plaine Verte. Conscient des difficultés que rencontrent les anciens toxicomanes pour trouver un emploi, le ministre des Finances veut aider à leur réinsertion sociale en facilitant leur accès au monde professionnel. Ce qui devrait contribuer à les rendre économiquement indépendants, et par la même occasion, les aider à retrouver leur dignité. Souvent négligée ou défaillante, cette étape est cruciale. Rama Sithanen a ainsi annoncé qu'il est disposé à mettre sur pied un programme à travers le National Empowerment Fund pour que ces personnes puissent trouver un emploi et avoir une deuxième chance.
Les mesures annoncées par le ministre ont été, au départ, largement applaudies par l'assistance. Mais très rapidement certains nous ont fait part de leurs inquiétudes. Parmi, Marina : "Sa ki line dire, mo espéré li fer li…" 42 ans est sous Méthadone depuis un an et demi, cette femme veut croire en ce nouvel espoir. En dépit de ses efforts pour ne plus toucher à la drogue, la situation reste difficile pour sa famille. Les opportunités de réinsertion étant restreintes."Mon époux, par exemple, avait été engagé par une compagnie. Quand la direction a su qu'il était sous Méthadone, ils l'ont mis à la porte. J'ai, moi aussi, essayé de trouver un emploi, mais j'ai essuyé des refus car j'étais toxicomane", raconte-t-elle.
Nombreux sont les anciens toxicomanes à avoir vécu ce type d'expérience. Kwet Choon Ping Siong Koo, 57 ans, explique que : "J'ai commencé à me droguer quand j'avais 15 ans. Cela fait presque un an depuis que je suis sous Méthadone. C'est la seule chose qui m'a fait décrocher. Je cherche un boulot depuis. Mais dès que les gens apprennent que je suis un ancien drogué, ils me qualifient de not fit for duty! Dès qu'ils apprennent que j'ai fait de la prison et que j'ai une histoire de drogue on me 'dit ale la caisse'", résume-t-il. L'homme a toutes les peines du monde à s'en sortir. C'est avec un sourire rempli de mélancolie qu'il avoue : "Mo lacaz, kan la pli tombé, endan ek dehors tout pareil."
Des histoires de ce genre sont multiples. Vishal, 32 ans exprime son souhait : "Ce que Rama Sithanen a dit qu'il ferait, j'aurais voulu qu'il le fasse pour des gens comme nous." Ancien marchand de dholl puri, il raconte qu'il a dû arrêter son business lorsqu'il a commencé à se droguer. Mais, désormais sous Méthadone, il veut recommencer à travailler. Il veut s'acheter un tricycle et les ustensiles de cuisine pour reprendre son ancien métier. "Je serais heureux si le ministre tient parole." Le souhait de travailler et de recommencer à fonctionner économiquement, c'est le rêve le plus cher de ces gens.
Certains demeurent sceptiques. Antonella, 40 ans n'est pas convaincue que le gouvernement tiendra parole. Dépendante de la drogue depuis qu'elle a 15 ans, elle est aussi sous Méthadone depuis un an et demi. "Il va nous aider à trouver un emploi. Très bien. J'aurai un travail, c'est bien, mais je n'aurai toujours pas un chez moi. Je suis à la recherche d'une maison. J'estime que je n'ai pas beaucoup d'exigences. Je ne demande que quelques feuilles de tôles pour me construire une maison. J'ai déjà eu des morceaux de bois en cadeau. Mo péna ene coin pou moi."
Pour Rama Sithanen, le tout se fera avec la collaboration des autres ressources disponibles : "Nous n'avons aucun problème à travailler avec d'autres organisations pour que vous puissiez trouver un travail ou apprendre à exercer un nouveau travail." Il a aussi expliqué que dans les 12 secteurs que couvriront les Corporate Social Responsibility (CSR) des compagnies privées, 1 sera dédié au combat contre la drogue et l'abus de substances. Mais en attendant, le déboursement des fonds provenant des CSR, le ministère des Finances va entamer un nouveau projet et trouver un officier pour s'occuper de la réinsertion des anciens toxicomanes. Ce projet est censé débuter d'ici 2 mois. L'espoir emmené par Rama Sithanen représente une lumière au bout du tunnel pour plus d'un. Parce que souvent, malgré tous les efforts investis, ne pouvant se réinsérer, nombreux sont-ils à sombrer dans le désespoir et la rechute.
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Vieux 04/09/2009, 11h08
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Selon Imran Dhunnoo, le responsable du Centre Idrice Goomany plus de 50% d'anciens toxicomanes ne travaillent pas. "Bizin empower zot ! Tir zot dan la drogue, aide zot diboute lors zot lipied ek aide pays économiquement" a-t-il réclamé en présence du ministre. "Quand on leur donne de la Methadone, ils arrêtent de se droguer. C'est une bonne chose, mais, il faut aussi qu'ils fonctionnent économiquement", a ajouté le travailleur social. "La plus grande difficulté dans la réhabilitation d'un toxicomane consiste à l'encadrer économiquement et à lui procurer un emploi. Car la dignité de l'homme, c'est son travail", a ajouté Imran Dhunoo.
Par ailleurs il nous a déclaré que : "J'ai apprécié que le ministre soit sensible à la réinsertion des anciens toxicomanes." En effet, c'est après la réunion, qu'il a fait connaître ses attentes au ministre des Finances. "Le problème de Empowerment économiquement est réel. J'apprécie que le ministre fasse un plaidoyer auprès des compagnies. Il va intégrer le combat contre la drogue dans le projet de C.S.R, c'est un plus", explique Imran Dhunoo. Ce qu'il attend maintenant, c'est que l'État prête main forte "pour remet sa bane dimoune la lors zot lipied, ek ki aret perdi letemps lors banes problem administratif", car, précise-t-il "Bane toxicomanes ; c'est banne dimounes dans l'urgence."





Méthadone

La Méthadone, pour rappel, est une substance de substitution donnée gratuitement aux toxicomanes. Intégrée dans le cadre d'une thérapie de maintenance, elle évite aux personnes dépendantes d'avoir recours aux drogues illicites. Cependant des 22 000 personnes consommant des drogues dures : "Seules 1400 sont sous Méthadone à Maurice. Les autres continuent de s'injecter et continuent à avoir des relations sexuelles non-protégées." Le Centre Goomany est à ce jour l'un des trois centres s'occupant de la prise en charge psychologique des patients sous Méthadone. Le centre de Plaine Verte reste aussi actif au niveau de la prévention, du traitement et de l'accompagnement des usagers de drogues et de leurs proches.
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centre, detox, enfin, national, opérationnel

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