Connaissance de l'histoire du pays - Page 2 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 08/10/2006, 08h30
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40 ans de Week-End: 40 ans de politique


40 ans de Week-End: 40 ans de politique

Une histoire post-indépendance mouvementée







Moment historique : sir Seewoosagur Ramgoolam prêtant serment comme Premier ministre de l'île Maurice nouvellement indépendante au Château du Réduit. La cérémonie s'était déroulée devant le gouverneur général, sir John Shaw Rennie. On reconnaît, à l'arrière-plan, sir Guy et lady Forget aussi bien que lady Ramgoolam










Ces quarante années écoulées auront été marquées - pouvait-il en être autrement ? - par l'autre sport national mauricien : la politique. Les trente premières années ont été dominées par quatre personnages: Sir Seewoosagur Ramgoolam, Sir Gaëtan Duval, Sir Anerood Jugnauth et Paul Bérenger. Le cinquième personnage fort de l'histoire politique locale, Navin Ramgoolam, n'entrera en scène que beaucoup plus tard, après au moins une fausse entrée.
En quarante ans, ces personnages auront façonné l'évolution politique du pays à travers leurs partis politiques et leurs alliances, ruptures et raccommodements très médiatisés, et surtout de plus en plus politiciens et de moins en moins idéologiques. Ils ont fait danser le Landerneau politique au rythme de leurs ambitions avec des grandes victoires suivies de douloureuses traversées du désert précédent d'étonnants come-back sur le devant de la scène. Ils ont épuisé des dizaines de lieutenants, séduits puis mécontentés des armées de partisans, braqués autant d'adversaires mais n'ont jamais - même quand on les croyait politiquement finis - abandonné la politique.
Au cours de ces quarante ans, Week-End a rapporté et analysé l'événement politique; il l'a même parfois provoqué par certaines révélations et interviews. Nous vous proposons quelques-unes des photos ayant marqué la vie politique des dernières années de la période coloniale et des premières de l'Indépendance et de la République.
1966: Week-End arrive en plein processus de décolonisation.
1967: Élections le 7 août sur l'avenir du pays. D'un côté, le Parti de l'Indépendance, composé du PTr, du Comité d'Action Musulman (CAM) de Razack Mohamed et de l'Independent Forward Block (IFB) de Sookdeo Bissoondoyal et conduit par Sir Seewoosagur Ramgoolam. De l'autre, le PMSD de Gaëtan Duval, qui est pour l'intégration avec le pouvoir colonial, la Grande-Bretagne.
1968: 12 mars, Maurice devient officiellement indépendante après que les indépendantistes l'ont emporté. Le pays est divisé en deux et les heurts ne manquent pas entre partisans des deux blocs. Parties d'une échauffourée dans une banlieue de Port-Louis, les frictions tournent à la bagarre communale. Les soldats anglais sont appelés à la rescousse.
1969: Gaëtan Duval, après un célèbre meeting à la Place du Quai, annonce une coalition avec le Parti de l'Indépendance. Ce gouvernement dit d'union nationale - qu'avait appelé de ses vœux un jeune étudiant du nom de Paul Bérenger - se signale par ses mesures dictatoriales comme le renvoi des élections et autres censures. Naissance du Club des Étudiants, qui deviendra le MMM.
1970: Agitation dans tous les secteurs et sur le front syndical en particulier; des militants sont emprisonnés. Dev Virahsawmy, candidat du MMM, est élu à une élection partielle à Pamplemousses/Triolet. Les partielles sont abolies.
1971: Emprisonnement de militants du MMM et de son chef de file pendant près d'une année sans procès selon les lois d'exception en vigueur. Assassinat politique d'Azor Adelaïde à Curepipe, une année après la mort mystérieuse, dans un accident, de Fareed Muttur.
1972 à 1975: Les premières crises au MMM, avec Dev Virahsawmy et quelques autres qui claquent la porte. Gaëtan Duval est renvoyé de la coalition après que les municipalités que le PMSD dirigeait, qualifiés "d'écuries d'Augias", sont révoquées. C'est surtout sur le plan syndical et au sein de la General Workers Federation (GWF) que la résistance s'organise à la travers le pays. Gaëtan Duval et Paul Bérenger font cause commune pour réclamer des élections générales dues depuis 1972.
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Vieux 08/10/2006, 08h31
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1976: Premières élections après l'indépendance. Le MMM, dirigé par Anerood Jugnauth, l'emporte avec 34 sièges, le PTr: 28, et le PMSD: 8. Gaëtan Duval est battu à Port-Louis Nord/Montagne Longue, mais son parti se joint au PTr pour permettre à SSR de conserver le pouvoir. Au Parlement, une nouvelle génération vient bousculer les traditions.
1977 à 79: Le MMM rafle la mise aux municipales, sauf à Quatre-Bornes et à Curepipe. Dans le port et l'industrie sucrière, c'est la confrontation. Les grèves de la faim se multiplient, dont celle, mémorable, du Jardin de la Compagnie, en 1979. Première dévaluation de la roupie.
1980/81: L'agitation gagne les rangs travaillistes, Harish Boodhoo animant la contestation de l'intérieur. Peu de temps après la formation de son Parti Socialiste Mauricien (PSM), il conclut une alliance avec le MMM. Le PMSD rompt sa coalition avec le PTr. Deuxième dévaluation de la roupie.
1982: C'est le premier 60-0 de l'histoire. Le Parti de l'Alliance Nationale (PAN), avec le Rassemblement pour la Liberté, une association de cadres du secteur privé, est battu à plate couture. Même SSR n'arrive pas à sauver son siège. Anerood Jugnauth devient Premier ministre, Harish Boodhoo, vice-Premier ministre et Paul Bérenger, ministre des Finances. Aux municipales de la même année, c'est un 126-0 pour l'alliance MMM-PSM. La démocratie est renforcée avec des élections générales obligatoires tous les 5 ans et le rétablissement des partielles et municipales.
1983: Cassure du gouvernement. Le MMM claque la porte. Quelques anciens mauves et le PSM se fondent dans le MSM, dont la direction est confiée à Sir Anerood Jugnauth. Nouvelles élections générales en août. Le MSM, qui a entre-temps conclu une alliance avec le PTr et le PMSD, l'emporte. Paul Bérenger est battu à Belle Rose/Quatre-Bornes. Il est repêché par le système de meilleur perdant (best loser). Sir Seewoosagur Ramgoolam est Gouverneur Général. Il remplace Sir Dayendranath Burrenchobay.
1984: Vote du Newspapers and Periodicals Bill. Les journalistes descendent dans la rue pour protester contre un texte contraignant pour la profession, et 44 d'entre eux sont arrêtés puis relâchés.
1985: Un mois de décembre riche en événements. Décès, le 15 décembre, de SSR. Municipales: le MMM l'emporte. Le 30,:, arrestation de quatre députés du gouvernement MSM-PTr-PMSD, Satianand Pelladoah, Mike Nawoor, Serge Thomas et Dev Kimcurrun, connus alors comme les "Amsterdam Boys", à l'aéroport de Schipol, avec 20 kilos d'héroïne dans leurs valises.
1986: Devant l'ampleur que prend le trafic de drogue, une commission présidée par Sir Maurice Rault enquête. Des ministres MSM démissionnent.
1987: Élections générales sur fond de scandale, mais c'est le miracle économique qui l'emporte de justesse: 48% à l'alliance MSM-PTr-PMSD et 47% au MMM en alliance avec le MTD et le FTS, les formations d'Anil Baichoo et de Sylvio Michel. Paul Bérenger est battu à Quatre-Bornes. Avec 800 votes derrière Raj Virahsawmy, le leader historique du MMM n'est même pas best loser. Première élection de Xavier Duval au No 4.
1988: Le PMSD quitte le gouvernement. Plusieurs motifs: le dossier de la nationalité de même que l'affaire Sinotex, usine qui "victimise" ses employés après une action syndicale.
1989: Partielle à La Caverne/Phoenix suite à la démission d'Ivan Collendavelloo, qui avait, en même temps qu'un magistrat, signé le passeport de Sol Kerzner, impliqué dans une affaire de pot-de-vin en Afrique du Sud. Candidat à sa réélection et, soutenu par Sir Gaëtan Duval, il est néanmoins battu par 350 votes par le néophyte Cyril Curé.
1990: Le MMM de Prem Nababsing et de Jean-Claude de l'Estrac décide de se joindre au gouvernement. Le PTr en est éjecté après la fameuse nuit du vote manquant de Raj Virahsawmy en faveur de la République. Vishnu Lutchmeenaraidoo, Dinesh Ramjuttun et Vasant Bunwaree s'en vont du MSM. Appel à Navin Ramgoolam pour qu'il prenne le leadership du PTr à la place de Sir Satcam Boolell.
1991: L'alliance MSM-MMM emporte les élections avec un 57-3 qui abasourdit la coalition PTr-PMSD, qui crie au "mardaye". Les trois élus rouges sont Navin Ramgoolam, Arvin Boolell et Vasant Bunwaree. Aux municipales, c'est la même razzia blanc-mauve.
1992: Instauration de la République. C'est le Gouverneur Général, Sir Veerasamy Ringadoo, qui devient le premier président. Cassam Uteem le remplacera ensuite. Sir Gaëtan Duval, entré l'année précédente comme meilleur perdant, cède sa place à son fils, Xavier.
1993: Révocation de Paul Bérenger comme ministre des Affaires étrangères après un dîner organisé chez lui et auquel participent Navin Ramgoolam et Rashid Beebeejaun. Une aile du MMM, menée par Prem Nababsing, reste au gouvernement. Malgré une tentative de putsch à l'intérieur du MMM, la cour suprême tranche, Paul Bérenger reste le leader de ce parti. Jean-Claude de l'Estrac et ses amis créent le Renouveau Militant Mauricien (RMM).
1994: Alliance PTr-MMM. Révocation de Madan Dulloo après une interview à Week-End. Démission du Parlement, sur un coup de tête, du ministre RMM de l'Estrac et du député Paul Bérenger.
1995: Partielle à Rose-Hill. Paul Bérenger et James Burty David battent à plate couture Jean-Claude de l'Estrac et Shirin Aumeeruddy-Cziffra. Le PMSD rentre au gouvernement. Il en sortira dix mois après. Élections générales en décembre. Deuxième 60-0 de l'histoire, l'alliance PTr-MMM raflant tous les sièges à pourvoir. SAJ est battu dans son fief du No 7. Cassure au MSM avec le départ des Bappoo et autres Sithanen. Sir Gaëtan Duval devient leader de l'opposition après le score plus qu'honorable qu'il réalise à Curepipe/Midlands.
1996: Décès de Sir Gaëtan Duval, le 5 mai, avec des funérailles autant nationales que populaires. La nation se mobilise en grand nombre pour dire adieu à ce dirigeant longtemps adulé.
1997: Révocation de Paul Bérenger; le MMM quitte le gouvernement. Décès du ministre du Commerce travailliste, Gian Nath.
1998: Partielle de Flacq. Le PTr l'emporte devant SAJ avec quelque 1 400 votes, Madan Dulloo, le candidat de l'Alliance nationale, du MMM avec le RPR du tandem Bappoo-Sithanen. Pourparlers entre le MSM et le MMM pour une fédération.
1999: Démission de Joceline Minerve après les émeutes. Partielle en septembre à Beau Bassin. Xavier Duval bat la candidate de la fédération MSM-MMM, Françoise Labelle. Éclatement de la fédération juste après.
2000: L'alliance MSM-MMM est conclue à la veille des élections avec une formule inédite dans l'histoire politique: 3 ans-2 ans pour le poste de Premier ministre, partagé entre Sir Anerood Jugnauth et Paul Bérenger. L'alliance MSM-MMM remporte 54 sièges contre 6 seulement à l'alliance PTr-PMXD.
2001: Razzia blanc/mauve aux municipales. Vers une formule d'autonomie pour Rodrigues. Ce sera une réalité l'année suivante.
2002: Démission de Cassam Uteem sur fond de désaccord sur le Prevention of Terrorism Act. Karl Offmann lui succède et c'est Raouf Bundhun qui prend le relais du travailliste Angidi Chettiar. Création de l'Alliance sociale avec le PTr, le PMXD et le MMSM, à l'initiative de Harish Boodhoo.
2003: Paul Bérenger devient Premier ministre et SAJ président. Rajesh Jeetah est élu à la partielle du No 7.
2004: Le député Dev Hurnam est arrêté en avril pour complot en vue d'agresser le juge Sik Yuen. Il est suspendu du MMM. Premier budget du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth.
2005: Retour aux affaires de Navin Ramgoolam à la tête de l'Alliance sociale.
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Vieux 08/10/2006, 08h40
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Bibliographie

Bibliographie


1. Port-Louis, deux siècles d'histoire (1735-1935); Dr Auguste Toussaint, 1936
2. Dictionnaire Toponymique de l'Ile Maurice, No 3, une publication de la Société de l'Histoire de l'Ile Maurice, octobre 2001
3. La Revue Générale du Grand Port; C. Henry Leal, mai 1861
4. Holiday in Mauritius, A Guide to the Island; Douglas Alexander, 1973
5. Grand Port à vol d'oiseau; C. Henry Leal, septembre 1865
6. Mauritius; Carol Wright, 1974
7. Le combat du Grand-Port, Léon Huet de Froberville, 1910

8. L'Ile de France sous Decaen (1803-1810), Henri Prentout, 1901 9. Voyage aux Indes Orientales pendant les années 1802 à 1806, Tome II, Charles F. Tombe, Paris, 1811
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Vieux 16/10/2006, 08h16
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40 ans de social


40 ans de social

Évolution, révolution, révoltes…


De la petite île sous-développée coupée du monde extérieur et dépendant presque exclusivement de la culture de la canne de 1966 à la société de consommation d'aujourd'hui misant gros sur le tourisme, cette fenêtre grande ouverte sur le monde et dont on veut faire le nouveau pilier central de l'économie nationale: comme dans d'autres secteurs de l'actualité, Week-End, du haut de ses 40 ans, durant ces quatre décennies écoulées, a continuellement accompagné ses lecteurs dans la lecture de l'évolution sociale du pays. Une évolution tantôt faite de rêves de révolution - les grands mouvements ouvriers de 1971 et de 1979 - tantôt d'actions de révolte - celles des étudiants de mai 1975 et de nos sœurs et frères chagossiens. Mais une évolution aussi marquée par des mesures tout simplement révolutionnaires - droit de vote à 18 ans en 1976, scolarité gratuite en 1977, abolition de l'impitoyable ranking aux examens du CPE en 2002, pour ne citer que ceux-là. Encore que, dans ce dernier cas, l'on soit revenu, depuis, à la case départ… Mais ces 40 ans auront aussi été marqués par les bagarres raciales de janvier 1968 ainsi que le vote, en 1973, de l'Industrial Relations Act (IRA) qui rend, jusqu'ici, illégale toute grève et contre lequel le mouvement syndical continue à se battre. Deuxième volet de notre rétrospective consacrée, ce dimanche, aux 40 ans de social…
1966
Sir Seewoosagur Ramgoolam, Premier du Conseil des ministres, annonce l'Indépendance "cette année même". Il ne sait pas encore que les élections n'auront lieu que l'année suivante.
1968
Des bagarres, instiguées par des bandes de proxénètes, dégénèrent en affrontements communalistes à Port-Louis. C'est le couvre-feu. Les soldats de la Knight Sthropshire Light Infantry (KSLI), un régiment britannique basé à Chypre, viennent assurer la sécurité intérieure du pays.
1969
Des familles de la population générale continuent à émigrer en masse vers l'Australie. En septembre, une manifestation de jeunes militants mauriciens contre le néo-colonialisme et la princesse Alexandra au rond-point St. Jean eet réprimée par la Special Mobile Force. "La princesse ? Elle nous emmerde royalement !", lance Jooneed Jeeroobarkhan.
1970
"Faites vos jeux… rien ne va plus". Le premier casino mauricien ouvre ses portes à Curepipe.
1971
Pendant de longues semaines, le Port, le transport et les municipalités sont en grève. L'île Maurice moderne vit son premier assassinat politique avec la mort par balle à Curepipe d'Azor Adélaïde, un militant docker sympathisant du MMM.
1972
En janvier, l'État d'urgence permet la suspension de syndicats. Le MMM et la General Workers Federation en souffrent, et leurs dirigeants doivent comparaître devant un Tribunal Spécial. Toute personne soupçonnée de menacer l'ordre et la loi est arrêtée par la police.
1973
L'Industrial Relations Act et le Public Order Act viennent limiter les revendications sociales et syndicales ainsi que les manifestations publiques. La démocratie industrielle et la liberté de mouvement du citoyen sont aussi réduites.
1974
Les usines sucrières et les entreprises privées font un lock-out. Les travailleurs et autres types de salariés restent à la maison. La Fédération des Employeurs nie être responsable du mouvement, pourtant déclenché pour faire reculer le ministre des Finances Ringadoo par rapport à de nouvelles lois sur les compagnies. Les employés protestaient aussi contre l'augmentation de l'impôt.
1975
En février, le cyclone Gervaise jette des milliers de sans-abri dans les rues, forçant le gouvernement à redynamiser sa politique de logement à travers la CHA, qui stagnait depuis Carol, en 1960.
1976
Gaëtan Duval et Paul Bérenger, deux ennemis politiques mortels depuis 1969, font cause commune pour faire avancer la cause des travailleurs. Week-End a la photo choc de l'année…
Les jeunes obtiennent le droit de vote à 18 ans et la scolarité gratuite est instaurée dans les collèges.
1977
La Miss Mauritius Anne-Lise Lesur se retire du concours Miss World en protestation contre le fait que l'Afrique du Sud raciste présente, elle, deux candidates. Primerose Obeegadoo affirme avoir obtenu par cette décision, "qu'à l'avenir, l'Afrique du Sud n'aura qu'une seule candidate élue lors d'un concours multiracial".
1978
Un faux journaliste, Jean-Paul Sheik-Hossen, qui déclare avoir été implanté dans la presse - dans Le Cernéen - par le State Security Service (SSS), police politique du régime PTr-PMSD, prétend qu'il a incendié le journal Le Mauricien pour le compte du régime. Toute l'atmosphère sociale sera empoisonnée, mais JPSH avait tout inventé…
1979
Du 19 au 23 août, une grève de la faim entamée, entre autres, par Paul Bérenger et Dev Virahsawmy, dégénère, et la Riot Unit doit intervenir au gaz lacrymogène.
La plus longue et grave mutinerie de l'histoire des prisons. Il y a plus d'une centaine d'évadés, des dizaines de blessés après une intervention de la SMF, et un million de roupies de dégâts. 15 gardes-chiourmes sont pris en otage.
Première dévaluation de la roupie. Une deuxième suivra en 1981.
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Vieux 16/10/2006, 08h16
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1980
Les compagnies privées de transport en commun s'écroulent, le gouvernement PTr-CAM nationalise la Corporation Nationale de Transport (CNT).
Le Kaptamichalis embarque le dernier sac de sucre à destination de la CEE. La prochaine cargaison partira en vrac. Pour le développement du pays, de nombreux dockers et stevedores, catégories de travailleurs à l'avant-garde de nombreux combats de la classe ouvrière, se sacrifient.
Grève de la faim de syndicalistes de la GWF et de la FTU pour obtenir la réintégration de travailleurs licenciés en août 1979.
1981
Des comités de quartier se créent partout dans le pays, particulièrement à Port-Louis, pour l'entraide sociale. À Ste-Croix, Tranquebar et aux Dockers Flats, on refuse l'idée que l'aide doive toujours venir d'ailleurs.
1982
La communauté chagossienne, menée par le Comité Ilois-OF, obtient de nouvelles compensations de Rs 100 millions de la Grande-Bretagne pour son déracinement forcé, mais elle doit renoncer à son droit de retour aux Chagos et à Diego Garcia.
Des amendements constitutionnels sont votés, rendant impossible tout renvoi des élections générales.
1983
Le premier gouvernement 60-0 éclate et la Sales Tax, un nouveau moyen découvert par l'État pour renflouer ses caisses vides, est imposée. Un Front Syndical National s'unit pour faire face à l'emprise du FMI et de la Banque Mondiale sur le pays. Les docks sont nationalisés, ce qui garantit emploi et stabilité à ses employés.
1984
44 journalistes font un sit-in devant le Parlement et sont mis pendant deux heures au cachot des casernes centrales. Ils rejettent une caution exigée par le gouvernement.
1985
Le pays célèbre le 150e anniversaire de l'Abolition de l'Esclavage, qui témoigne de l'importance de l'apport culturel africain à la culture mauricienne. C'est également l'Année internationale de la Jeunesse.
La vente à tempérament s'amplifie avec l'installation du groupe Mammouth.
La guerre pour la reconnaissance des langues orientales aux examens du CPE s'envenime.
1986
Émission des premières cartes d'identité nationale à l'intention de chaque adulte mauricien.
1987
Des hauts fonctionnaires qui rient; des manual grades qui crient: longtemps attendu ("trop attendu, peut-être…", concédera le ministre des Finances d'alors, Vishnu Lutchmeenaraidoo), le premier rapport salarial du Pay Research Bureau (PRB) est une déception pour la grande majorité des fonctionnaires de l'État et des corps parapublics. À telle enseigne que, sous la pression des syndicats, le gouvernement n'aura d'autre choix que d'appeler en renfort le Commissaire salarial britannique, Donald Chesworth, en vue de la correction des nombreuses anomalies du rapport original. PS, PAS et autres grands commis de l'État avaient, eux, de quoi être satisfaits: ce premier rapport du PRB leur donnait droit à un nouveau privilège: celui d'une voiture duty free
1990
Du 13 au 15 mars, le pays est plongé dans un black-out total. À l'origine: une grève "totale et illimitée" des quelque 650 cadres du Central Electricity Board (CEB) à l'appel de leur syndicat, la CEBSA. Touchée directement dans son petit confort pendant 52 heures d'affilée, la population désapprouve en général ce mot d'ordre de grève lancé en raison d'un deadlock dans des négociations portant, notamment, sur une restructuration salariale. La méthode musclée sera finalement employée pour mettre fin à cette action syndicale: 14 dirigeants du syndicat dont le président, Pierre Penny, sont licenciés et des soldats de la Special Mobile Force (SMF) sont envoyés pour rétablir de force le courant électrique dans les centrales. Le patronat chiffre à "des centaines de millions" les pertes globales pour l'économie à la suite de cet "acte anti-patriotique" (Mahen Utchanah, ministre de l'Énergie d'alors, dixit).
2002
Après quelque 10 ans de vaines tentatives, l'impitoyable système de ranking aux examens du Certificate of Primary Education (CPE) est aboli et remplacé par une formule de grading en vue de la promotion au secondaire. Cette réalisation du ministre de l'Éducation, Steve Obeegadoo, est qualifiée de "plus importante réforme depuis l'introduction de l'éducation gratuite en 1977". L'admission au secondaire est faite selon une formule de régionalisation. Ce sera, toutefois, le retour à la case départ après le changement de gouvernement de juillet 2005.
2005
À la mi-août, le nouveau gouvernement de l'Alliance sociale tient sa promesse électorale de rendre le transport par autobus gratuit pour les personnes âgées et les handicapés. Quelque 270 000 personnes sont concernées par cette mesure populaire, qui coûtera à l'État Rs 600 millions annuellement.
2006 De nombreuses mesures du "budget de rupture" du ministre des Finances, Rama Sithanen, sont vivement contestées, notamment par les syndicats et les associations de consommateurs. Parmi, l'abolition des subventions sur le riz et la farine; la fin du school feeding programme; l'élimination de la subvention à 50% des frais d'examens du SC et du HSC; l'introduction de la National Residential Property Tax; la fin des abattements traditionnellement accordés lors des déclarations d'impôts sur le revenu; la retraite à 65 ans; l'imposition des intérêts bancaires à partir d'un certain seuil de dépôt bancaire. Parlant d'une même voix, les syndicats qui descendent dans la rue réclament la démission du ministre, qualifié d'"homme du secteur privé".
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Vieux 16/10/2006, 08h36
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Et re et re ptit patapon !! Devdasse pane check forum youyou!
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Vieux 16/10/2006, 08h44
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Posté par bomli
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Et re et re ptit patapon !! Devdasse pane check forum youyou!
2 jours mo pas lors forum , mo pena aucun messages à lire !!!!!!!
Désolé , et désolé ......
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Vieux 16/10/2006, 09h18
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Moi ki ti croire ki mo conne tous lor moris, apres ki mo fine lire ca banne extraits la, mo fine alle apprane nouvo elements.

Grand merci a zote.

Rocco
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Vieux 06/01/2007, 10h03
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Maurice à travers cinq siècles d'histoire


Le passage d'année signe souvent un travail d'introspection, qu'il soit personnel ou professionnel. La nouvelle année marque aussi l'analyse de nos faiblesses et aussi de nos forces. Mais s'il est facile de se plonger un an en arrière, il est plus difficile de revenir plusieurs siècles dans le passé. À une époque où nous n'étions encore ni acteur, ni spectateur ; à l'heure où notre histoire, celle d'aujourd'hui, se construisait déjà, pierre par pierre. Alors que nous nous apprêtons à fêter le passage de 2006 à 2007, voici l'occasion de se souvenir de ces périodes clés de notre pays. Il y a 100 ans, 200 ans…
Il y a quatre siècles, en 1606, cela faisait déjà huit ans que les Hollandais avaient pris possession de notre île, alors baptisée Mauritius, en l'honneur de Mauritius Van Nassau. Ce 1er janvier-là, débarquèrent les amiraux hollandais Matlief de Jonge et Van der Hagen à Port Nord-Ouest, notre actuel Port-Louis. Sept mois plus tard seraient plantés à Vieux Grand-Port (anciennement Port Sud-Est) les premiers bananiers venus de Bantam. Cent ans après, les Hollandais occuperont toujours l'île et procéderont, le 2 juillet 1706, à l'un des premiers recensements de la population.
Le 20 septembre 1715, l'île Mauritius devint française. Réuni à la Couronne par Guillaume Dufresne d'Arsel, ce dernier la renomme Isle de France. Au début du siècle suivant, la France ignore encore qu'elle est sur le point de perdre ce territoire au profit de la Couronne britannique. Le 2 février 1806, le général De Caen fonde le bourg de Mahé (actuel Mahébourg), dont les plans sont attribués à Louis Auguste Camus de Richemont.
Hommage empirique
Le 23 mars de cette année 1806, les membres de la société littéraire la Table Ovale organisent un banquet chez le Docteur Josse, à l'angle des actuelles rues La Bourdonnais et Wellington, à Port-Louis. Dix jours plus tard, le 1er avril 1806, l'Isle de France et la Réunion (anciennement Ile Bourbon) adoptent le calendrier grégorien. Cette date commémore également la première édition de la Gazette de l'Isle de France et de La Réunion.
Août marquera les changements de noms de lieux, en hommage à un célèbre empereur. Ainsi, alors que l'Isle de La Réunion devient l'Isle Bonaparte le 15 août, deux jours plus tard, c'est au tour de Port Nord-Ouest (Port-Louis) d'être rebaptisé Port Napoléon. Et comme de juste, le 1er octobre suivant, le Port du Sud-Est (Vieux Grand-Port) deviendra… le Port Impérial !
Le 7 décembre 1806, le général de Caen procède à la pose de la première pierre du Lycée Colonial des Isles de France et de Bonaparte. La bâtisse est alors située à l'emplacement exact d'un célèbre édifice contemporain : l'hôpital civil de Port-Louis.
Premier télégraphe
Enfin, il y a cent ans " seulement ", les Anglais ont, depuis longtemps déjà (en fait depuis 1810) pris possession de l'Ile. Ils y resteront encore jusque l'Indépendance, un certain 12 mars 1968. L'année 1906 allait bien débuter puisqu'inaugurant, le 6 janvier, le champ de courses hippiques de Mangalkhan, à Floréal.
Le 13 juin, l'ancien président de la Chambre d'agriculture et député de Grand-port au Conseil législatif, Jérôme Louis de Rochecouste, décède subitement. Un mois plus tard, lors d'une séance de ladite Chambre, Gabriel Régnard allait suggérer la création d'un département d'Agriculture. Le projet sera concrétisé sept ans plus tard, au Réduit.
Le 1er août 1906 allait marquer l'entrée de Maurice dans l'ère de la communication avec l'arrivée, à bord du navire François Arago, du premier câble télégraphique destiné à relier le pays à l'île sœur. Le 6 septembre, le fameux câble sous-marin, qui reliait également Madagascar, était officiellement inauguré.
Tandis que le commandant H. Lormier arrivait le 20 septembre 1906 à bord de son navire, le croiseur français Descartes, le 4 octobre suivant, Pierre Adam, alors délégué de la Chambre d'Agriculture, partait pour l'Inde en vue de se renseigner sur la situation du marché sucrier dans la Grande Péninsule.
Le 31 décembre 1906, il y a 100 ans presque à la seconde près, toutes les pendules publiques de l'île allaient être avancées de 9 minutes et 48 secondes. Nous étions tous en retard et il fallait se mettre à l'heure de la planète.
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Vieux 19/01/2007, 16h00
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Iles Autour De Moris



Reportage ÎLES ET ÎLOTS

Entre développement et conservation






49 îles et îlots entourent Maurice. Certaines ont de larges superficies pouvant avoisiner les 200 hectares alors que d'autres font à peine une dizaine de mètres carrés. De ces îles, nombreuses ont des valeurs historiques et environnementales. D'où la nécessité de les protéger.
Ces dernières semaines, le gouvernement a démontré son désir de restaurer l'île de la Passe en grande partie à cause de sa valeur historique. Des archéologues étrangers sont attendus pour procéder à des fouilles. Cette démarche vise à classer le site comme patrimoine mondial. D'autre part, certaines de ces îles abritent une faune et une flore endémique. L'îlot Gabriel, l'île de la Passe, le Coin de Mire, l'île Ronde entre autres font parties de celles-là.
Symbole de conservation. Un exemple concret de projets de conservation est l'île aux Aigrettes, dont la Mauritian Wildlife Foundation (MWF) a la charge. Les travaux de conservation entrepris par l'ONG, avec le soutien du gouvernement, dans l'île sont un exemple à suivre pour conserver les autres îles et îlots qui abritent des espèces endémiques. La réintroduction d'espèces endémiques animales et végétales a fait de l'île un vrai symbole de conservation. "Il faudrait avoir beaucoup plus d'îles aux Aigrettes. It's high time to speed up. Il faut avoir un plan d'ensemble pour le développement des îles et îlots", souligne Vikash Tataya de la MWF.
Pour copier l'exemple de l'île aux Aigrettes, de gros travaux de conservation ont été entrepris sur l'île Ronde, située dans le nord, qui possède nombre d'espèces endémiques à l'instar du Telfair Skink, le Pétrel, le Pétrel de Bulwer, le Guethers Gecko, le Paille en queue, sans oublier le Boa de l'île Ronde. Elle abrite également la plus grosse population de Paille en Queue à rouge de l'océan Indien. "Cette île a un gros potentiel de conservation de par sa superficie d'environ 215 hectares et la forte concentration d'espèces endémiques", souligne Vikash Tataya. L'île ronde est également dotée d'une pépinière qui marche à plein régime bien qu'elle soit assez restreinte en technologie et en facilités.
Quant à îlot Gabriel, pas très loin de l'île Ronde, c'est un lieu privilégié pour les visiteurs. 200 à 250 personnes y font le voyage quotidiennement à bord de catamarans. Ceci préoccupe au plus au point les scientifiques de la MWF. "Pour l'instant, l'impact est minime mais on n'est pas satisfait du manque de quarantaine. On ne vérifie pas les bagages des visiteurs. Accidentellement, quelqu'un pourrait y introduire une espèce envahissante qui serait nuisible pour les espèces abritant l'île", explique Vikash Tataya, Conservation Manager à la MWF.Même constat pour le Coin de Mire qui, malgré l'interdiction de visiter pesant sur elle, accueille nombre de curieux qu'ils soient touristes ou Mauriciens. Certains feraient même du braconnage sur l'île.
Développement ou conservation. Un danger qui guette la conservation de ces îles est le développement. Dans le passé, souligne la MWF, divers projets de développement ont été présentés concernant ces îles. Selon eux, même aujourd'hui, ces idées prévalent toujours. Ceci dit, "tout projet de construction sur ces îles doit être bien calculé. Certaines îles sont très fragiles et tout projet de développement est à exclure. Je pense là au Coin de Mire ou encore à l'île Aux Serpents", relate le Conservation Manager. Si développement il doit y avoir, les biologistes de la MWF proposent que cela soit fait sur des îles dont les valeurs de conservation n'existent plus. L'île d'Ambre est un parfait exemple de celles-ci. Elle a subit une dégradation conséquente. "L'île d'Ambre n'abrite pas de végétation ayant de la valeur. De plus, cette île est très accessible par sa proximité avec la terre principale, c'est-à-dire Maurice", dit Ashok Khadun, Islets Restauration Manager pour le compte de la MWF.



Écotourisme


La MWF offre des loisirs écotouristiques dans l'île aux Aigrettes depuis 1998 sous forme de tours guidés ouverts au public. Les visiteurs peuvent ainsi admirer des espèces ne pouvant être aperçus à Maurice. Le Pigeon Rose, les Geckos de l'île Ronde, le cardinal Mauricien et les tortues géantes d'Aldabra entre autres peuvent y être rencontrés. Cette activité a été développée pour financer les activités de la MWF qui, rappelons-le, dépend entièrement des fonds donnés par la World Bank et le soutient d'autres ONG.



Liste des principales îles appartenant à Maurice

Les îles les plus connues sont l'île aux Cerfs, l'île aux Serpents, l'île Ronde, l'îlot Gabriel, le Coin de Mire, l'île Plate ou encore l'île aux Aigrettes. Des autres îles, on retrouve l'île de la Passe, l'île d'Ambre, l'île aux Fouquets, l'île aux Bernaches, l'île aux Flamants, le Rocher des Oiseaux, l'île aux Vacoas, l'île de la Passe, l'île aux Bénitiers, l'île au Fourneau, l'île aux fous, l'île aux Mariannes, l'île aux Oiseaux et le Pigeon House Rock, entre autres.


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