L'état offre Rs 4,5 M à la veuve de Kaya - Page 2 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 15/09/2006, 13h13
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Posté par Dev
Mervyn , c vrai mo fine oublié Rama , c'est pas lui ti faire ene concert pour dépénalise gandia avec Kaya? Ki position Rama zordi maintenant ki li ministre , eski li encore coze dépénalisation???
Mo pas trop au courant , bizin demande sistajah , li res Moris li plis au courant
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Vieux 15/09/2006, 13h22
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UNE HISTOIRE DE MUR
Il faut bien savoir qu'à Maurice, contrairement à nombre d'endroits, il n'est pas si simple de consommer ou même de parler de l'herbe. Pour être plus précis c'est même très dangereux et sévèrement condamné.
L'état ne fait de différence entre les drogues et condamne à de fortes peines (souvent perpet) les dealers, usagers et militants. Pourtant il faut aussi noter que les Indiens du pays boivent impunément une décoction de la même herbe au nom de leur religion, sans connaître aucun problème.
C'est vrai que la drogue est un véritable fléau à Maurice, notamment dans la communauté créole, déchirée par l'alcool, le subutex et l'héroine. Mais cette excuse ne fait que masquer les véritables problèmes de la société mauricienne et ne sert qu'à écraser une communauté en mal de reconnaissance, les créoles.
La peine de mort a bien été abolie, mais le président ne l'ayant pas promulguée officiellement, certains continuent de réclamer son application pour les trafiquants de drogue. Lesquels sont souvent étrangers, pauvres de surcroit, comme les passeurs Tanzaniens ou Sri-Lankais.
Pourtant, depuis quelques années, certains hommes politiques conscients du malaise, revendiquent un assouplissement de la loi, voir même une libéralisation dans un pays finalement assez consomateur. C'est le crédo de l'avocat Rama Valayden, leader du Mouvement républicain (MR). Du coup, de nombreux artistes se rattachent à sa cause et participent à ses meetings, qui prennent la forme de concerts, un peu comme les bandwagons, en Jamaïque, dans les années 70-80.
Le 16 février 1999, le mouvement républicain organise un grand concert gratuit en faveur de la dépénalisation du gandia, rue Edward-VII au Réduit, quartier proche de Rose-Hill. 5 groupes sont à l'affiche, dont l'inévitable KAYA.
Valayden ouvre les festivités par un discours en faveur de la dépénalisation des drogues douces, affirmant : "mo pou amène dépénalisation, sinon mo pas pou dans gouvernement", comme l'a rapporté la presse locale. Valayden demande ensuite à la foule de voter à main levée quatre résolutions réclamant cette dépénalisation et lance un appel au Premier ministre Navin Ramgoolam pour que les personnes incarcérées pour possession de "gandia" (environ 2000, soit 75% de la population carcérale, pour des condamnations allant de quelques mois à deux ans) soient amnistiées.

Totalement enjouée par ce meeting la foule se presse et atteind rapidement les 2000 participants. Survoltés, de nombreux jeunes parmi lesquels des rastas, allument impunément leurs joints, provoquant les agents de la Special supporting, qui munis de gourdins, n'interviendront pourtant pas.

Ce n'est que le surlendemain que l'état et les forces de polices décident d'interpeler 5 personnes identifiées comme ayant fumé ou incité à fumer du gandia pendant le concert. Parmi eux, KAYA, qui avoue avoir fumé ce soir là et se retrouve illico presto incarcéré à la prison d'Alcatraz, centre de détention traditionnellement destiné aux gros dealer et criminels.
Une somme considérable de 10 000 roupies (2500Fr) est alors demandée pour la remise en liberté de l'artiste. Sa femme, aidée par ses musiciens et certains membres du MR (pas Valayden), réussit
à regrouper la somme et s'apprète à mettre fin à une histoire une fois de plus ridicule et discriminante.

Cependant, suite à diverses maladresses des avocats et surtout à un manque de soutien politique du MR pour le faire libérer rapidement, KAYA ne peut pas sortir ce samedi 20 février et doit attendre le lundi pour être remis en liberté.
Seulement KAYA ne sera plus jamais libre, sa femme ne le verra plus jamais vivant, il est retrouvé mort dans sa cellule, le matin du dimanche 21 février.
Rares sont ceux qui croient à la version officielle, selon laquelle Kaya, en crise de manque, se serait brisé le crâne en se jetant contre les murs de sa cellule. Une contre-expertise demandée par la femme de KAYA, menée par un médecin-légiste réunionnais, le Dr Ramstein, viendra d'ailleurs contredire cette thèse et montrer que la victime a été battue. Elle n'a pas été, pour reprendre le « Margouillat », victime d'un « accident de mur ».

La nouvelle se répend rapidement sur l'île, entraînant les larmes de nombreuses personnes puis le sentiment de vengeance. Les premières émeutes commencent alors dans le quartier de Roche-Bois puis s'étendent au reste du pays. Des barrages sont dressés jusque dans les rues de la capitale, et rapidement la police répond aux manifestants par des tirs à balles réelles, blessant mortellement de nombreuses personnes dont Berger Agathe, un ami de Kaya, lui aussi musicien.
Les violences se nourissent en premier lieu de la contestation de la thèse officielle du suicide du chanteur, mais le malaise est bien plus profond et il
s'agit en fait de l'expression d'un sentiment d'injustice portant sur l'accès à la sécurité et aux ressources nationales de la communauté créole.
La mort de KAYA, qui s'engageait en faveur d'une société multiculturelle et d'une conscience nationale mauricienne, cristallise toutes les tensions, il s'en faut alors de peu pour que Maurice ne verse dans l'affrontement généralisé, qui marque l'opposition raciale entre les communautés créoles et hindoues ...



Quasiment 5 ans plus tard, le souvenir de KAYA est toujours aussi présent à Mauritius, il a réellement marqué l'histoire de son nom.
Pourtant le gouvernement mauricien ne l'entend pas de cette oreille et tente en permanence de noyer cette histoire comme toutes les autres affaires similaires.
La crise économique mondiale amplifiant le phénomène, les inégalité sociales se creusent et la drogue est plus que jamais présente parmi les jeunes déshérités, ouvrant une fois de plus une brèche à la repression.
Les rivalités ethniques sont alors partiellement contenues par le gouvernement qui continue sans vergogne à exercer une politique communautariste, au détriment des minorités. Il faut dire qu'ils ont fort à faire pour développer le tourisme et avoir l'air d'un vrai petit paradis tropical !

La dernière abération en date : l'arrestation du vétéran rasta RAS NATTY BABY, accusé de complicité de trafic d'héroine. Une affaire très douteuse, critiquée et qui entraîne à nouveau un puissant malaise au sein des communautés mauriciennes.
Comme dirait KAYA c'est « ene zistwar revoltant !» (une histoire révoltante) et on espère bien que ça ne durera pas trop.
Jahmusik.net © Rubenxela 11-2003
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Vieux 26/09/2006, 14h30
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La veuve de Kaya accepte l'offre de Rs 4,5 M de l'État

La veuve de Kaya accepte l'offre de Rs 4,5 M de l'État







Véronique Topize s'entretenant avec son avocat, Me Rex Stephen, ce matin








Véronique Topize, la veuve de Joseph Réginald Topize, plus connu comme Kaya, a accepté la proposition que lui a faite l'Etat il y a quinze jours. Mme Topize réclamait des dommages de l'ordre de Rs 10 millions, à la suite du décès de son époux le 21 février 1999 alors qu'il était placé en détention à Alcatraz. L'accord sera ratifié en Cour suprême le 9 octobre.
A l'appel de l'affaire, ce matin, devant la Deputy Master and Registrar, Rehana Mungly-Gulbul, Me Rex Stephen, avocat de la plaignante, a informé cette dernière que sa cliente acceptait l'offre que lui avait été faite par le représentant de l'Etat devant la même instance le 12 septembre dernier.
Comme on le sait, Kaya, qui était un militant de la dépénalisation du gandia, était un des artistes qui avaient pris part au concert qu'avait organisé le Mouvement républicain le 16 février 1999. A la suite de multiples accusations publiques à l'effet que le concert avait constitué une plate-forme pour favoriser la consommation du gandia, Kaya était parmi ceux que la police avait interpellés par la suite. Lors de son interrogatoire par la police, il a reconnu de son plein gré qu'il avait fumé du gandia ce jour-là, ce qui a entraîné sa mise en détention. Il fut incarcéré au Detention Centre des Casernes centrales.
Traduit en Cour de Rose-Hill, il devait être remis en liberté mais, n'ayant pas les moyens de payer sa caution, il fut reconduit en cellule. Le cadavre du seggaeman fut trouvé le dimanche 21 février. Son décès avait débouché sur des émeutes qui eurent lieu dans certains quartiers urbains. Le Directeur des Poursuites publiques, comme le veut la procédure, a institué une enquête pour déterminer les causes de la mort de Kaya, qu'avait présidée le magistrat Patrick Kam Sing, qui, dans ses conclusions, aurait écarté, selon nos renseignements, tout foul play.
Quelques mois plus tard, Véronique Topize a décidé de porter l'affaire en Cour suprême sous la forme d'un procès de réclamation de dommages. Elle a logé son procès contre l'Etat, en son nom personnel et de ses deux enfants, l'un aujourd'hui âgé de 16 ans et l'autre de 13, pour réclamer à l'Etat la somme de Rs 10 millions.
Si Mme Topize a accepté l'offre de l'Etat, elle ne baisse pas les bras pour autant afin de connaître la vérité sur la mort de son époux. Dans une déclaration qu'elle a faite au Mauricien, elle soutient : " Lalit pou konn la verite, mo ankor pe amenn li. Les Rs 4,5 qui nous ont été offertes, à moi et aux deux orphelins, comme réparation pour la mort de Kaya, alors qu'il était sous la responsabilité de la police, ne pourront jamais remplacer ce que nous avons perdu, moi, mon mari et les enfants, leur père. "
Membre fondatrice de l'organisation Justice, qui milite contre la brutalité policière, Véronique Topize insiste : " Mo souet konn la verite, non selman lor Kaya me oussi pou bann dimounn viktim britalite polisyer. Parski pou mwa, nou pankor kone se ki finn pase. "
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  #14 (permalink)  
Vieux 26/09/2006, 14h41
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Waaa, mari courageuse sa femme la....
Manze are zot Véro...
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  #15 (permalink)  
Vieux 26/09/2006, 15h59
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enfin banne la ine reconnaitre ki ti ena bavures !
mo espéré ki pou ena d'autres éclaircissements !
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  #16 (permalink)  
Vieux 29/09/2006, 10h26
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Posté par ZahoOL

L'Etat a proposé jeudi une compensation de Rs 4,5 millions à Véronique Topize, veuve de Réginald Topize dit Kaya. Le chan-teur de seggae avait été retrouvé mort dans une cellule policière en février 1999. Sa veuve, par l'intermédiaire de son avocat, Me Rex Stephen, a déclaré en Cour suprême qu'elle ferait connaître sa décision le 26 septembre.
Véronique Topize avait engagé, en 2000, des poursuites contre l'Etat et le commissaire de police qu'elle a rendu res-ponsables de la mort de son époux. Se basant sur les divers rapports d'autopsie qui font état de multiples blessures et de lacérations sur le corps du chanteur, sa veuve a accusé des membres de la police d'avoir brutalisé son défunt mari durant sa détention.
Elle réclamait Rs 10 millions de dommages et intérêts avant de retirer, par la suite, sa plainte pour entamer des négociations avec l'Etat au sujet d'une compensation.
Madame, sous vos pieds dans l'ombre, un homme est là
Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile,
Qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile. merci pour tous madame vous être une femme EXTRAORDINAIR et merci pour notre frére KAYA
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  #17 (permalink)  
Vieux 29/09/2006, 14h46
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a mo trouve sa pa seryer ditout,
et mo tou a fai dakor pa kav aster la mort!!!
nimporte koi sa gm la
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kaya, letat, offre, veuve

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