Les 17 ans de OSB - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 27/08/2009, 10h43
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Les 17 ans de OSB

BRUNO RAYA

"Nous avons persisté pour exister, nous insisterons pour avancer"


Pour ses 17 ans, OSB racontera son histoire en live à travers une sélection puisée de ses différents albums de Ragga Kreol à Revey Twa. Quelques extraits de Rezolytion seront aussi présentés pour donner l'occasion d'entrevoir ce que sera l'avenir. Se considérant toujours adolescent, Otentikk Street Brothers continue à construire son destin en mettant toutes les chances de son côté. C'est ce qui a fait de lui l'une des références à bien des niveaux. Engagé dans la musique, le groupe est aussi connu pour ses prises de position et ses actions en faveur du développement social. Le 5 septembre au Indigo, il lance sa tournée 2009 sur un ton nostalgique tout en se tournant vers l'avenir, laisse comprendre son porte-parole, Bruno Raya. Une tournée OSB vient expliquer comment il a Persiste pou eksiste.
Qu'offrira OSB à ses fans lors de son concert anniversaire marquant ses 17 ans ?
On leur donnera de la vibration OSB : une énergie, une vibration plus forte que l'épidémie qui frappe le pays en ce moment. Lors de ce concert, on racontera notre histoire en chansons. Il y aura des morceaux de notre premier album, Ragga Kréol (1992), de même que des titres extraits des autres albums que nous avons sortis après. Pour ceux qui seront là, ce sera l'occasion de revivre ce que représentent ces morceaux. Nous présenterons aussi quelques titres de notre prochain album Rézolytion. Cet avant-goût est important pour permettre aux mélodies et aux messages de commencer à toucher le public. Ce qui nous aidera à voir si les chansons sont acceptées ou demandent à être améliorées. Jusqu'ici ce que nous avons présenté de Rézolytion a eu un bon accueil. Nous aurons donc les deux morceaux inédits présentés lors du Festival Reggae Donn Sa et deux autres nouveaux. Nous serons en live avec Otentikk Groove et il y aura le lancement du groupe Racinn que nous produisons.
17 ans, c'est l'étape à laquelle un adolescent se construit pour devenir adulte. Est-ce là que se situe aussi OSB ?
En 17 ans, nous avons toujours cherché à évoluer. Aujourd'hui nous sommes un groupe qui répond aux normes professionnelles et qui joue sur des scènes professionnelles. Mais nous voulons toujours nous améliorer. Il est important de se dire que l'on n'a jamais fini d'apprendre. On peut croire que nous sommes déjà arrivés à destination. Mais ce n'est pas le cas : nous ne sommes pas encore arrivés, nous continuons à avancer. Parce que sinon cela voudra dire que l'on n'existe plus ou que l'on n'a plus rien à dire. Effectivement, à 17 ans, nous sommes encore adolescents. Mais comme ceux de cet âge, nous sommes des adolescents affamés. Cela veut dire que nous souhaitons goûter à autre chose, que nous restons à la recherche de ce que nous n'avons pas encore découvert. Nous sommes impatients d'atteindre la majorité : par exemple, nous travaillons dur pour que notre prochain album soit mieux. Tout cela nous rend affamés. C'est pourquoi nous voulons insister, persister…
C'est l'état d'esprit dans lequel vous avez préparé votre prochain album ?
Avec Ragga Kreol nous sommes passés par une véritable école qui nous a amenés à prendre des engagements sur notre sol. Avec Expression Libérée tout ce qui était caché a été exposé au grand jour pour sensibiliser le peuple. Avec Nou ki là, nous avons dit et fait comprendre que dans l'unité nous pouvons faire tellement des choses pour Revey Twa femmes et hommes. Et maintenant que tu es réveillé et que ta conscience est éveillée tu peux alors prendre les bonnes Rézolityon. Rien n'est hasard! Toutes les inspirations se sont enchaînées selon les périodes. Cela ne se fait pas forcément vite. Nous n'avons jamais voulu enchaîner album après album. Nous avons fait les choses à notre manière, à notre rythme en attendant le bon moment. Nous faisons nos albums pour notre plaisir et surtout pour faire plaisir à ceux qui nous accompagnent.
Revenons un instant en arrière. Il y a 17 ans, pourquoi les Street Brothers ont-ils commencé ?
C'était dans le cadre d'un mouvement de jeunes qui manquaient de loisirs et qui voulaient en trouver. Ici à Plaisance les loisirs étaient limités, c'était à nous d'en créer. Quand on vient d'un quartier, d'un ghetto, c'est à nous de le faire, à nous de rendre notre univers meilleur : fer gheto vinn sato. C'est ainsi que Street Brothers est né. Nous étions plus de 16 amis sur la rue, des danseurs pour la plupart. À un moment nous avons senti le besoin d'écrire pour pouvoir avancer. La musique que nous écoutions à l'époque exprimait la voix du peuple. Ce n'était pas du hip hop bling bling sex, drogue comme on en entend aujourd'hui. Nous écoutions Public Enemy, KRS 1, Uncle J, Naughty by Nature. Des artistes qui parlaient au peuple et revendiquaient. Nous étions influencés par ce hip hop et par le reggae jamaïcain. À la même période, le ragga avait commencé à déferler sur le monde. Quand il a touché Maurice, nous avons fait du ragga kreol. Nous avions pris un engagement vis-à-vis du peuple et de la musique. J'ai dit à tous ceux qui nous ont rejoints après que nous mènerons un combat à travers la musique. Parce que le peuple a besoin de notre force et de notre aide pour que les choses bougent. Blakkayo et Dagger ont suivi cela. Cet esprit apparaît sur leurs solos respectifs. C'est sûr que Tiken en fera de même s'il sort son album. Nous avons grandi ainsi. Je suis aussi fier de voir que nous avons une influence sur les groupes qui viennent derrière. Certains ont même été disques de l'année. Je suis content pour eux bien que nous n'ayons jamais eu une telle récompense. Ce n'est pas grave, Kaya lui-même n'a jamais été disque de l'année. Je crois que nous avons des choix à faire dans le genre de musique que nous voulons offrir.
Comment, à 34 ans, vivez-vous la responsabilité qui est aujourd'hui vôtre tandis qu'OSB est devenu une référence pour nombre d'artistes aussi bien que pour les individus prêts à suivre la tendance musicale et sociale dans laquelle vous vous engagez?
C'est une grande responsabilité. Elle est si grande qu'elle fait parfois peur. Il faut faire attention à ce que l'on dit. C'est pourquoi je conseille toujours aux jeunes artistes d'être vigilants dans leurs textes. Je prends toujours le temps, par exemple, de voir les textes de Blakkayo, pour veiller à ce que les choses restent dans les paramètres. C'est important. Nous avons Persister, insister pour ekziste, avec toute notre simplicité et avec notre façon d'être. Cette inspiration est à l'intérieur de nous. Nous avons toujours été fiers de notre langue, de notre créolité, de nos origines sociales. Tout cela a contribué à l'évolution. OSB a certainement contribué à révolutionner la langue kreol. Il y a aujourd'hui des expressions telles siloye, dresser partout, bonnto, qui font partie du langage et qui sont utilisées par tous indistinctement. OSB a aussi aidé des jeunes à retrouver une fierté qu'importe leurs origines ou leurs moyens. Nous leur avons toujours dit que même avec peu de moyens il y a toujours quelque chose que l'on peut faire. Nos Sound Systems d'antan ont été de vraies écoles. À l'époque, nous jouions devant 200 personnes, aujourd'hui elles sont à 2000 - 3000. Et un Reggae Donn Sa se fait devant 18 000. Derrière, il y a eu tout un travail. Tout cela fait une grande responsabilité. Désormais, ce sont les enfants des fans qui ont grandi avec nous qui nous écoutent. Et, ce qu'on leur dit compte. C'est pourquoi j'ai aussi voulu utiliser cette influence pour m'investir dans le social. Je veux d'un message positif. Je ne veux pas dénoncer sans rien proposer comme solution. Sinon cela ne sert à rien de critiquer. Nous voulons des débats constructifs pour faire évoluer les choses. C'est pourquoi OSB continue son parcours avec de nouvelles choses à dire et de nouvelles inspirations. Elles proviennent de ce que l'on voit autour de nous. Nous côtoyons des pauvres et des riches. Nous sommes dans toutes les communautés, nous avons pu briser les barrières que voulaient installer les dirigeants. Nous voulons rassembler pour mieux avancer et vivre dans une île Maurice meilleure. Parce que la politique de diviser pour mieux régner, c'est l'enfer.
Au-delà de ces 4 personnes que l'on voit sur scène, OSB c'est aussi, en coulisses, une machinerie bien huilée. Qu'est-ce qui aura permis au groupe de se structurer de cette manière ?
Nous avons eu l'occasion d'apprendre beaucoup des musiciens avec qui nous avons travaillé. Ils ont aussi fait partie de notre combat et de notre force. Que ce soit Natir de Chamarel, Cool is I, Georges Corette, Philippe Thomas, etc, tous ces frottements nous ont beaucoup apportés. Aujourd'hui nous sommes accompagnés d'Otentikk Groove constitué des jeunes qui ont aussi travaillé avec d'autres professionnels dans le passé. Nous mélangeons désormais nos expériences. Nous étions arrivés à une étape où il était important qu'OSB ait à ses côtés des musiciens aimant faire ce type de musique et qui sont aussi forts académiquement. Quand nous sommes partis jouer à l'étranger, nous avons vu à quel point ça compte.
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Quelles furent les principales difficultés qui vous ont empêché d'avancer?
Il nous a été difficile d'avoir la confiance du pays, de ceux qui sont tout en haut. Parce que le pays continue à hésiter. Il t'observe, sans vraiment croire en toi. Et c'est finalement sans eux que nous avons Persiste pou ekzister. Si la Culture était soutenue par l'État, il y aurait eu des choses encore plus fortes dans le pays. Kaya, par exemple, n'a jamais bénéficié de soutien. OSB aussi a survécu sans aide. Récemment, nous avons entendu qu'un budget est prévu pour les artistes. Ce ne sera jamais de trop, mais nous voulons voir les choses se mettre en place. Derrière notre réussite, il y a eu un long combat. OSB a subi de vraies discriminations musicales à l'époque où il n'y avait qu'une radio, par exemple. On était censuré. Il fallait persister et insister. Alors nous avions décidé de faire des Sound Systems. C'était notre espace, notre vitrine à nous. Bientôt la police était là pour nous surveiller et le Dojo ne nous fut plus accordé. Nous sommes alors partis sur les terrains de football. Et là, des fois les responsables nous disent que ça va, après ils disent qu'ils ne peuvent pas. Et récemment, on a entendu dire que l'on aura plus accès aux stades. À bien y réfléchir, cela fait beaucoup en terme de difficultés traversées. Nous nous sommes mis en tête que nous avons persisté pour exister, nous insisterons pour avancer.
Comment considérez-vous l'avenir?
Nous avons la force et la foi d'avancer. Si nous sommes soutenus nous pourrons aller plus loin. Mais avec ou sans, nous avancerons. Parce que ce soutien, nous l'avons nous-même mis en place en structurant notre travail. Cette structure nous a permis d'avancer. Maintenant elle nous aidera à faire la traversée. Avec Live'n'Direk Entertainment, c'est ce que nous voulons faire. Nous misons beaucoup sur des échanges. En ce moment, plusieurs artistes de différents pays nous contactent pour participer au Festival Reggae Donn Sa. Notre travail a fait écho, le festival est aujourd'hui reconnu. C'est une vitrine pour les artistes du pays et pour le pays lui-même. J'aurais souhaité que nous soyons soutenus dans cela.
Le prochain Reggae Donn Sa justement?
La cinquième édition est pour le 8 mai. Mais nous ne savons pas encore où. Mais nous persisterons et insisterons pour qu'il existe. Nous avons plusieurs possibilités pour ce qui est des invités. Le choix se fera avec le public à travers des jeux concours. C'est vrai que je prends plaisir à faire ce festival, mais quand je vois le plaisir qu'en tire le peuple le mien devient encore plus fort. Quand je voyage, j'ai l'occasion de voir ces artistes en live. Souvent ce sont des moments extraordinaires à vivre. À chaque fois je sens monter en moi le désir de voir mon peuple vivre ces expériences. Pour lui permettre cela, j'ai décidé de lui emmener ces artistes. Derrière il y a du reggae business. Parce qu'un tel festival coûte beaucoup. Mon plus grand sponsor à ce jour a été le peuple, ceux qui achètent leurs billets pour venir au festival. C'est ainsi qu'il y a eu Pierpoljak, Neg Marron, Steel Pulse, Daddy Mory, Morgan Heritage, Wailers, Tiken Jah Fakoly, etc. Je pense avoir beaucoup fait. Mais je n'oublie pas que je dois avoir une contribution sociale pour rendre l'île meilleure pour les enfants qui viennent derrière. Nous avons le devoir de laisser derrière nous de bons souvenirs. Et je pense que nous avons déjà des traces que nous avonslaisséesdans différents domaines. Ce que je souhaite, c'est un peu de reconnaissance. Mais parfois, même ceux qui sont dans ton entourage font preuve de mauvaise foi.
Il y a quelques mois, vous êtes rentrés de votre troisième tournée européenne. Que vous ont rapporté ces expériences internationales?
Elle nous ont rapportés une autre motivation et nous ont aidés à mieux voir comment se passent les choses. Tout comme les compétitions internationales apportent à Stéphan Buckland des frottements qui lui permettent de progresser, pour nous aussi, musicalement, ça a été la même chose. Grâce à notre manager allemand, Achim Reiner, nous avons pu jouer dans de vrais festivals. Précédemment, nous avons été le premier groupe de la région à participer au Summer Jam, par exemple. C'était une fierté et un défi. Il y a eu foule pour nous accueillir et cela a fait écho en Europe. Nous avons aussi joué au Africa Festival où se produisent les grands noms du continent. Nous avons joué dans 17 festivals en Europe et dans la région. Certains étaient ces grands festivals reggae que l'on regardait en DVD à l'époque en rêvant. Nous avons même fait la clôture de l'un d'eux. Les organisateurs ont été convaincus de l'énergie que l'on dégage. Ils nous avaient vus sur notre DVD. En République Tchèque je me souviens que lors d'un Festival nous avions commencé avec une poignée de spectateurs. Juste après, les gens ont quitté le concert rock qui était donné juste à côté pour venir nous voir et danser. C'était merveilleux. Des gens nous découvraient et nous adoptaient déjà.
Pensiez-vous en arriver là ?
J'ai une très grande foi. C'est ce qui fait avancer les choses. On peut parfois trouver ce que je fais absurde, mais je garde la foi en Dieu. Et c'est lui qui décide de ce qui arrivera. La gloire ne m'appartient pas. Elle est à Lui. Ce serait de la vanité si je dis que c'est grâce à moi que les choses se sont faites.
Que souhaitez-vous dire à vos fans pour ces 17 ans?
Je demande aux jeunes de garder la foi et de ne plus dire qu'on ne peut plus. Obama à montrer la voie : Yes we can ! Suivez cet exemple, insistez, persistez, vous existerez. Il faut avoir la foi en Dieu, sinon, nous n'irons pas loin. Il est aussi important de reconnaître que l'on ne sait pas tout et qu'il faut apprendre. L'éducation est à la base de tout. Faisons les choses comme il le faut sans brûler les étapes. Je demande aussi aux artistes qui débutent de laisser les enfants venir vers eux et de ne pas les repousser. Donnons-leur ce qu'il faut pour qu'ils grandissent positivement. Ne faussons pas leurs perceptions des choses en leur disant n'importe quoi. Parce que notre pays a besoin de sécurité. En ce moment les gens s'appauvrissent, d'autres sombrent dans la drogue, ce n'est pas facile. Essayons de trouver des solutions.



5 SEPTEMBRE - Le rendez-vous d'Indigo


Le premier de la série de concerts que donnera le OSB Crew est prévu pour le 5 septembre au Indigo, Quatre-Bornes. Accompagnés des musiciens d'Otentikk Groove, Kool B, Dagger Killa, Tikenzo Escobar et Blakkayo présenteront leurs principaux tubes en live et dans l'intimité que confère la boîte de nuit. L'événement sera une occasion pour les fans de renouer avec le groupe. Dj kingdom et Dj Steph seront, comme toujours aux platines. Soulignons que le Group Rasinn assurera la première partie. Rendez-vous est donné à partir de 22h.
Les billets sont déjà en vente à Rs 250 l'unité, (ce qui donne aussi droit à une boisson). Ils sont disponibles dans tous les magasins Otentikk Paradize Burning (Rose-Hill, Flacq, Curepipe, Port-Louis), chez One Drop, Chemin Grenier, Dodo Music, Mahébourg, Lotus, Quatre-Bornes et Master Sound, Bambous.
Après Quatre-Bornes, le 12 septembre, le groupe sera au Summer Beach, Flic-en-Flac.

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