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Les familles Félix et Domingue victimes des incendies meurtriers
Au moins deux familles mauriciennes, installées en Australie, se trouvent parmi les victimes des incendies meurtriers, qui ont ravagé depuis le week-end dernier d'importantes régions dans l'Etat de Victoria. Le couple Félix, parti il y a quatre ans en Australie, a vu sa maison partir en fumée en l'espace de trois minutes à Narre Warren à une trentaine de kilomètres de Melbourne. Pour sa part, les proches de Mario Domingue, qui a émigré en Australie depuis 1969, ont vécu des moments difficiles le week-end dernier quand ils sont restés sans nouvelle de ce parent, qui habite une région complètement détruite par les "Bush Fires".
Néanmoins, Mario Domingue, qui est Credit Manager dans une entreprise de comptabilité, affiche une attitude des plus 'cool" suite à l'expérience qu'il a vécue dans la nuit de samedi à dimanche derniers. "Cela fait partie de la vie. Tout a été détruit par un feu hors de tout contrôle. J'ai tout perdu. Je vais tout recommencer. Que voulez-vous que je fasse", laisse-t-il entendre à Week-End, qui l'interrogeait après le drame.
Mario Domingue, qui habite Kinglake West, une des agglomérations les plus affectées par les incendies, se rappelle encore qu'il faisait très chaud ce samedi 7 février. "Au départ, la brise, qui soufflait très fort, venait du Nord. Cette situation ne présentait aucun danger pour ma maison et les foyers de Bushfires ne présentaient aucun risque. Néanmoins, pendant toute la journée, j'ai fait des vérifications sur l'évolution de la situation", fait-il comprendre.
Mais une nette détérioration devait se sentir dans l'après-midi avec des changements dans la direction du vent. "Le vent s'étant mis à souffler vers le Sud devait susciter des appréhensions. Il était vers les 18 heures 15. Tout à coup, le ciel s'est obscurci avec la présence d'épaisses fumées noirâtres et j'avais remarqué des étincelles dans le ciel. Je me suis rendu que le moment d'évacuer mon domicile avait sonné," poursuit-il.
A peine que Mario Domingue avait regagné sa chambre pour prendre des effets essentiels et personnels en vue de partir en voiture, il s'est retrouvé en face d'un obstacle quasi-insurmontable. "Des flammes d'une hauteur de six pieds se trouvaient devant la porte de mon entourage. Il y avait beaucoup d'étincelles dans l'air et l'atmosphère était suffocante. Je ne pouvais avancer en toute sécurité. J'ai préféré battre en retraite avec ma voiture pour me retrouver à l'arrière de mon terrain avec aucun risque de propagation du feu. Je suis resté dans ma voiture pendant toute la nuit", ajoute le Credit Manager, qui avait vu sa maison être détruite par les immenses flammes en une demi-heure dans la soirée de samedi.
Mario Domingue devait maintenir contact avec des proches jusqu'à une certaine heure de la nuit. "Après la batterie de mon téléphone cellulaire était plate et j'ai pris sommeil dans ma voiture. Je fus réveillé le lendemain matin par des bruits d'un hélicoptère qui tournoyait au-dessus de ma voiture. Les secouristes avaient voulu s'assurer que j'étais sain et sauf avant de reprendre leur mission", fait-il ressortir.
Avant d'aller chercher refuge chez d'autres proches parents, Mario Domingue a voulu se rendre compte personnellement des scènes de désolation causées par les incendies das son village. Il n'a pas voulu s'engager dans une description graphique des voitures détruites par le feu avec leurs occupants à l'intérieur ou encore des maisons complètement rasées par le feu.
"J'ai vu des personnes avec des souffrances atroces. Mais en même temps, nous avons pu constater un grand élan de solidarité humaine face à cette extrême détresse", devait avouer Mario Domingue.
De son côté, Vincent Felix, qui était parti avec son épouse Marika pour l'Australie il y a quatre ans, se prépare à tout recommencer. Le feu a réduit en cendres son domicile, situé dans la région de Narre Warren. " Tout s'est passé très, très vite. En un clin d'œil tout est parti en fumée. En moins de trois minutes, ma maison s'est désintégrée sous l'effet des flammes et plus rien n'en est resté ", avance-t-il.
Mais le plus important pour ce Mauricien, installé à son propre compte sur l'île-continent est que son épouse et lui sont sains et saufs. " Le constat est des plus sinistres. Plus rien n'a pu être sauvé que ce soit en termes de souvenirs à forte valeur sentimentale, comme des photos de notre mariage ou encore des parents de mon épouse. Ne parlons pas des effets mobiliers ou articles électroménagers ! Nous avons fouillé dans les décombres pour tenter de récupérer des objets personnels. Le seul que nous avions pu récupérer est la bague de fiançailles de mon épouse que nous avions commandée de chez Poncini à Maurice ", se contente-t-il de déclarer face à l'adversité.
Des membres de la communauté mauricienne installée dans la région de Melbourne devaient organiser pendant ce week-end des "Fund-Raising Activities" en vue de veir en aide à ces familles mauriciennes suite aux incendies des plus meurtriers dans l'Histoire de l'Australie.
Week-End 15/02/2009
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