Un mauricien vit 8 mois sous un pont en Australie - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 16/11/2008, 12h08
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Un mauricien vit 8 mois sous un pont en Australie

Huit mois sous un pont à Melbourne pour Jimmy


Cet étudiant mauricien de 21 ans, pris en charge par l'Armée du Salut et l'Australian Federation of International Students, n'avait pour seul bien que son passeport
Un véritable cauchemar soutenu par de poignants témoignages que ce reportage publié dans l'édition d'hier du plus grand quotidien de Melbourne, The Age, sur un étudiant mauricien, âgé de 21 ans. Celui qui est présenté sous le nom fictif de Jimmy, a passé huit mois sous un pont de cette importante agglomération australienne dans le dénuement le plus total. Longtemps encore, Jimmy se rappellera de ce jour en octobre où est intervenue cette rencontre providentielle avec des membres de la Salvation Army, qui avec l'aide de l'Australian Federation of International Students, l'a pris en charge avec un minimum de confort. Pourtant, en avril de l'année dernière, quand il avait pris l'avion à destination de Melbourne en vue d'entreprendre des études en Graphic Design au Cambridge International School, Jimmy ne s'était nullement douté qu'il allait vivre un cauchemar sans pareil sous un pont dans les parages du Rod Laver Arena à Melbourne. Le quotidien The Age affirme que le cas de ce jeune étudiant mauricien est loin d'être une exception. Citant un des responsables de la branche de l'Armée du Salut de cette région d'Australie, le journaliste fait état d'"Increasing numbers of international students who are homeless, living in unsuitable accommodation or simply struggling to feed themselves".
Certes, l'avidité des agents recruteurs peu scrupuleux à faire de l'argent facile est un des facteurs-clé dans le drame que vivent des étudiants mauriciens en Australie. Mais la naïveté des parents à croire que les enfants peuvent subsister avec les revenus générés par les 20 heures de travail autorisées par semaine vient s'ajouter à une dose d'amour-propre du jeune, qui ne veut pas mentir davantage à ses proches à Maurice. Le tout débouche sur un cocktail explosif pour des jeunes désemparés, dont la préoccupation initiale était d'obtenir le PR (Permanent Residency) en Australie.
Quelle est la mésaventure de Jimmy ? Quand il avait été recueilli par des membres de l'Armée du Salut le mois dernier, l'étudiant mauricien n'avait que pour seul bien, son passeport avec son visa d'étudiant l'autorisant à travailler pour une durée maximale de 20 heures par semaine. Au cours de ces huit derniers mois, il a vécu dans des conditions des plus précaires. Pourtant, il n'a rien dit à ses parents à Maurice.
"Carrying the pride of his Indian family on his shoulders, Jimmy does not want them to know how he became penniless in a foreign city - why he was sleeping under a pedestrian bridge near the Rod Laver Arena, how he survived on charity van food, and why his loved ones couldn't contact him after he sold his mobile phone to Cash Converters for $10, " raconte The Age.
Pourtant, ses parents ont encouru les frais des études en Graphic Design dans un collège privé au nom ronflant à Melbourne au coût de 10 000 dollars (Rs 200 000) pour une année. "Jimmy's family trusted the agent and paid her generously to get Jimmy enrolled. The agent painted a rosy picture of Melbourne where jobs were aplenty and accommodation was affordable. It was not the first time the agent and her company took money from Mauritian families by providing a wildly unrealistic picture of life in Melbourne for international students. The Mauritian Government is currently prosecuting GRS for operating without a licence", ajoute le journaliste en racontant le calvaire du jeune Mauricien.
Initialement, Jimmy avait été accueilli dans une "Homestay Accommodation" dans la région de Newport jusqu'au début de cette année. Tout en poursuivant ses études, il devait prendre de l'emploi à temps partiel en tant qu'aide de cuisine, de Telemarketer ou encore de représentant commercial en vue de payer les loyers de 130 dollars par semaine (Rs 2 600).
"Sometimes Jimmy was paid, sometimes he wasn't. He fell behind with the rent and, within 10 months, was asked to move out. With no family to turn to and nowhere to go, finding a place to sleep became a priority. " Et c'était le début de sa descente aux enfers.
Au tout début, il prenait sommeil la nuit dans des McDonald ou dans des trains jusqu'au jour où il fut agressé par des voyous. Il trouva refuge sous le pont avoisinant le Rod Laver Arena. "I was the worthless son. I was on the streets and trying to ignore it. Couldn't. My school work was becoming degraded. I couldn't concentrate and I didn't know where to go after school finished. Only the streets. I can't tell that to my parents, because they trusted that I can do it, "
devait-il soutenir avec des larmes aux yeux.
Cette vie à la belle étoile tout en s'accrochant à ses études allait basculer une nuit quand ses lunettes allaient être endommagées par un gang d'ivrogne. "I was scared at first. I was hanging around the streets in the city and meeting with so many types of people, sometimes drunk and violent. So many times, I used to catch the train at night to feel safe. Once I ended up in Lilydale. There were no more trains going back to the city and that's where I got bashed by five drunk guys and my glasses were finished. I can't see without them, " devait-il poursuivre.
Sans ses lunettes, Jimmy ne pouvait plus suivre les cours. "For the next seven months, everything was a blur. At college he couldn't see the computer screen, the projector screen or even read books. He couldn't afford the $50 fee the college charged to mark late assignments. He wore the same clothes every day and had nowhere to shave. He couldn't concentrate on studies. "
Jimmy fut contraint de vendre l'un des derniers objets utiles à sa survie en vue de se nourrir. Il allait vendre son téléphone cellulaire pour la somme de 10 dollars australiens à des "Cash Converters". Sans son téléphone, il était coupé de tout. Les employeurs désireux de lui donner du travail ne pouvaient plus se mettre en contact avec lui et ses parents à Maurice étaient coupés de leur fils unique.
Le véritable drame : ses parents étaient sous l'impression que Jimmy les évitait parce qu'il menait la belle vie. "My father thought I was enjoying myself. Like I was getting money and partying all the time, when that was not the case. I would tell my parents that the situation was not going smoothly, but I never told them I had no accommodation. The truth would have shattered their hopes", déclare-t-il.
Le comble n'allait pas tarder à survenir. En raison de ses absences répétées aux cours, son admission au collège fut annulée. "Hope faded fast. The fear of being deported without completing the course mounted. How would he explain to his parents what he was doing back in Mauritius ? All the loans. All the hopes. All the shame", ne cessait de s'interroger Jimmy sous ce pont où passe régulièrement le Wattle Park Tram de Melbourne.
Mais depuis, un nouveau jour s'est levé pour Jimmy, qui a été recueilli par la Salvation Army. Il a de quoi se nourrir quotidiennement, il a trouvé un "Emergency Shelter", un téléphone cellulaire et une nouvelle paire de lunettes afin de pouvoir reprendre ses études dans le meilleur des cas avec la conclusion des consultations initiées auprès du Department of Immigration and Citizenship.
Heureusement que pour Jimmy, il y a eu l'Armée du Salut, l'Australian Federation of International Students dans la région de Melbourne où vit une importante communauté de Mauriciens. Mais le drame qu'a vécu ce jeune étudiant mauricien doit être un rappel que l'Australie, même avec certaines facilités pour des études et le travail, n'est nullement ce paradis tant vanté par certains agents recruteurs, qui ont pignon sur rue à Maurice…
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Vieux 16/11/2008, 12h24
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Dans post "nouveau eldorado pour mauriciens" nous pas fine arrete cause ban agents manipulateurs sans scrupule qui beze casse morisiens et large ban morisiens en pleine nature à l'étranger.
Heureusement qui Jimmy fine reussi gagne l'aide pour s'en sortir.
Mais nous ena aussi ene question qui nous besoin posé en tant que mauriciens , en tant que famille en tant que parents: Eski a maurice nou pena tendance fer sé ki nous voisin ou famille fer , si voisin ou famille finne envoye ene dimoune a l'étranger eski nous aussi pas besoin fer pareil?
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australie, mauricien, mois, pont, sous, vit

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