Ala ene lote ti commerce ki ferme ses portes apres 80 ans. - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 25/10/2008, 12h43
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Ala ene lote ti commerce ki ferme ses portes apres 80 ans.

Ca banne grand super markets pe touille to ca banne ti commerce la, mone nepli conner cote mo pou aller pou tanne banne nouvo palabre, Aidez moi SVP.

Rocco

Chan Supermarket ferme boutique
C’est une partie du folklore du “Ward IV” qui disparaît avec la fermeture du supermarché fin octobre. Le supermarché plus connu des Port-Louisiens comme Chez Chan, ferme ses portes à la fin du mois. La direction explique son choix en invoquant la rude concurrence qui règne dans le secteur. Le propriétaire explique qu’il en avait déjà informé sa dizaine d’employés pour qu’ils trouver un autre emploi.

Chan Supermarket, sis à la rue Mère-Barthélémy, existe depuis quelque 80 ans. «Cela n’a pas été facile de fermer nos portes après tant d’années, ajoute Roger Chan, d’une voix teintée de tristesse, mais les grandes surfaces ont de plus en plus fragilisé notre situation financière sans compter qu’il n’y a pas de relève. Ensuite, je suis tellement fatigué et il est temps de prendre ma retraite.»

Il sait, dit-il, que les Portlouisiens vont accueillir la fermeture du supermarché avec un «pincement au cœur». «Beaucoup de nos clients, qui viennent à la messe du dimanche, ont l’habitude de s’approvisionner chez nous mais je n’ai pas d’autre choix…»

C’est une partie du folklore de Port-Louis, et particulièrement pour les citadins du Ward IV, qui va disparaître. Xavier Barbe, le coiffeur du coin, se souvient : «En 1953, ce n’était qu’une petite boutique en bois qui est devenu, au fur et à mesure, un supermarché de quatre étages.» «J’ai l’intention de le louer mais pour le moment je ne sais pas avec qui», confie Roger Chan.

La Shop Owners Association (SOA), qui regroupe les propriétaires des boutiques et des supermarchés de l’île, se dit très concernée par la fermeture de Chan Supermarket. «Ce n’est pas le premier supermarché qui ferme à cause de la concurrence. Ces trois derniers années, environ 10 % de nos 4 000 membres ont dû abandonner le métier pour diverses raisons, explique le président, Santosh Ramnauth.

De nombreux boutiquiers sont revenus au fameux «karne rasyon» pour attirer leur clientèle. «Mais plusieurs ont fait savoir que puisque 50 % de leurs clients ont cette carte, ils manquent de liquidités pour s’approvisionner convenablement auprès de leurs fournisseurs.»

Il y en a qui confient leurs boutiques à leurs épouses afin d’aller travailler ailleurs pour pouvoir joindre les deux bouts. D’autres transforment la moitié de leur boutique en magasin de vêtements ou en quincaillerie.

Selon Santosh Ramanuth, l’heure d’été risque de fragiliser davantage leur situation. «Nous savons que dans les régions rurales, les gens aiment faire des emplettes tard dans l’après-midi après une journée de travail. Or, les boutiquiers vont faire des pertes énormes s’ils doivent fermer à 19 heures.»

La SOA demande donc l’autorisation pour que les boutiques puissent opérer jusqu’à 20 heures. Au cas contraire, affirme Santosh Ramnauth, tous les clients des boutiquiers vont se ruer vers les hypermarchés du coin. «Cela risque d’affecter encore plus les boutiquiers dont au moins 25 % se trouvent déjà dans une situation très précaire.»
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Vieux 09/11/2008, 09h55
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Petit commerce :Chan baisse définitivement ses volets

Chan baisse définitivement ses volets

Au début de novembre, Chan supermarket de Port-Louis a définitivement baissé ses volets. Roger Chan, le propriétaire, raconte les grandes dates de l'histoire de cette boutique devenue supermarché.

C'est en 1928 que celui que l'on allait appeler plus tard le bonhomme Chan ouvre sa boutique à l'angle des rues Citernes des Créoles - aujourd'hui Rouget - et Mère Barthélémy. Mais avant d'arriver à Port-Louis, le bonhomme Chan avait fait un très long chemin. Né en Chine, dans la province de MoYuen, le bonhomme Chan décide, face à la situation économique de son pays, d'aller chercher fortune ailleurs. Plus précisément, au-delà des mers dans la lointaine île Maurice où vive déjà un petit groupe d'émigrés chinois. Arrivé à Maurice dans au début du siècle dernier, il travaille pendant quelques années comme commis dans la boutique d'un cousin, installée à Souillac et fait des économies. Elles lui permettent de faire venir de Chine sa femme et ses trois enfants, dont Paul et Roger alors âgé de huit ans. En 1928, après avoir fait d'autres économies, il décide d'ouvrir sa propre boutique et choisit de s'installer à Port-Louis dans le coin de l'église Immaculée, dans une petite maison en bois recouverte de bardeaux, dont les pièces de devant abritaient la boutique et la pièce de derrière, un store et la chambre à coucher pour la famille. Pour aider leurs parents à la boutique, les enfants ne peuvent pas aller à l'école primaire, mais suivent des cours "dans l'école chinoise", raconte Roger Chan. "A l'époque, il y avait des boutiques à chaque coin de rue de Port-Louis. La boutique était une pièce avec un comptoir recouvert d'aluminium où l'on vendait toutes les marchandises alimentaires au détail. C'est-à-dire à la livre pour le riz et les grains et au quart pour le pétrole ou l'huile et à la pièce pour les cigarettes, les sardines à l'huile ou les bonbons canettes, en bouts comme le poisson salé ou en paquets comme le tamarin. Les commissions étaient servies dans des cornets en papier que nous fabriquions à partir de vieux journaux. La boutique vendait à crédit à ses fidèles clients et les comptes étaient inscrits dans un carnet la boutique. Je me souviens des clients qui venaient frapper à la porte de la
boutique après les heures quand ils avaient oubliés quelque chose et qu'on livrait à travers la fenêtre, qui n'était jamais totalement fermée."
Quand le bonhomme Chan meurt à la fin des années soixante, ce sont ses deux fils qui prennent la relève de la boutique qui a acquis une importance certaine dans le quartier. Visionnaires, Paul et Roger Chan décident de contracter un emprunt bancaire pour faire démolir la vieille maison en bois qu'ils avaient entre-temps achetée pour faire construire un bâtiment en ciment de 1000 pieds carrés pour la partie boutique et autant pour la partie habitable. Plus tard, la partie habitable sera déménagée dans les étages nouvellement construites pour permettre l'agrandissement du supermarché. La nouvelle boutique ouvre sous le nom de supermarché en 1975, année importante pour le commerce en détail, à Maurice, puisque c'est également celle de l'ouverture du Prisunic à Curepipe. La première grande surface mauricienne, ancêtre des centres commerciaux d'aujourd'hui. Le supermarket self service, comme on disait à l'époque, devient rapidement un des centres de la vie du quartier. C'est le rendez-vous où l'on se rend après la messe du dimanche, certains messieurs pour boire un grog, d'autres pour ramener une commission pour le déjeuner, les pères pour offrir un bonbon ou un sucre d'orge à un enfant qui avait été obéissant au cours de la semaine. Et puis, en 1982, Paul Chan décide d'émigrer avec sa famille au Canada en laissant ses parts à son frère Roger qui va continuer à développer Chan, qui, par rapport aux petites boutiques "traditionnelles", prend des allures de centre ultra moderne. Chan se modernise, non seulement dans ses structures, mais monte en gamme au niveau des produits, passe de la boutique au petit supermarché, puis à un peu plus grand en passant de 1000 à 2000 pieds carrés d'espace, les comptoirs cédant la place aux étagères, les armoires frigorifiées prenant celles des vieux congélateurs. Mais cette reconversion dans la modernité ne pourra pas lui donner les moyens de résister aux deux maux qui attaquent le petit commerce: les centres commerciaux de plus en plus gros et le manque d'intérêts des jeunes pour reprendre les affaires crées par leurs parents. C'est cette conjonction d'éléments qui a poussé Roger Chan à baisser définitivement le rideau de son supermarché au début du mois. Ironie du sort : en même temps qu'une autre grande surface ouvrait ses portes à Phoenix. "Nous fermons parce qu'aucun de mes enfants ne veut prendre la relève. Ma fille qui m'a longtemps secondé est fatiguée, les petits enfants ont d'autres projets dans d'autres secteurs d'activités. Banne zénes zordi pas content travail dans commerce, zot préfére travail dans bureau ou bien ouvert zotte propre business. Zotte fine étudie pour ça, non?" Et puis, le commerce, n'est plus le même. Les gens achètent moins "travail fine tombé dimoune préfère alle dans bann grands centres commerciaux." Comme celui qui vient d'ouvrir ses immenses portes à trois rues de Chan, de l'autre côté du jardin de la Compagnie. La fermeture de Chan va permettre à son propriétaire de se livrer à une de ses activités préférées. "Maintenant que nous ne travaillons plus par la force des choses, ma femme et moi aurons plus de temps pour partir à l'étranger, pour aller voir nos enfants et nos petits enfants et nous promener. J'aurai bien voulu que la boutique créée par mon père fête son centenaire, mais ce n'est pas possible." Avant de prendre congé, Roger Chan tient a à faire une chose essentielle à ses yeux. Une chose qu'on ne sait pas faire dans les grandes surfaces anonymes : "Je veux remercier les clients qui nous ont soutenus pendant des années et qui nous sont restés fidèles aussi longtemps qu'il ont pu. Sans eux, la boutique Chan ne serait jamais devenue un supermarché."


L'express dimanche 09/11/2008
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Vieux 09/11/2008, 10h59
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"A l'époque, il y avait des boutiques à chaque coin de rue de Port-Louis. La boutique était une pièce avec un comptoir recouvert d'aluminium où l'on vendait toutes les marchandises alimentaires au détail. C'est-à-dire à la livre pour le riz et les grains et au quart pour le pétrole ou l'huile et à la pièce pour les cigarettes, les sardines à l'huile ou les bonbons canettes, en bouts comme le poisson salé ou en paquets comme le tamarin. Les commissions étaient servies dans des cornets en papier que nous fabriquions à partir de vieux journaux. La boutique vendait à crédit à ses fidèles clients et les comptes étaient inscrits dans un carnet la boutique. Je me souviens des clients qui venaient frapper à la porte de la
boutique après les heures quand ils avaient oubliés quelque chose et qu'on livrait à travers la fenêtre, qui n'était jamais totalement fermée."

J'ai bien connu cette époque , heureusement que dans certains endroits à Maurice ca existe encore mais pour combien de temps??
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Vieux 09/11/2008, 11h21
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"A l'époque, il y avait des boutiques à chaque coin de rue de Port-Louis. La boutique était une pièce avec un comptoir recouvert d'aluminium où l'on vendait toutes les marchandises alimentaires au détail. C'est-à-dire à la livre pour le riz et les grains et au quart pour le pétrole ou l'huile et à la pièce pour les cigarettes, les sardines à l'huile ou les bonbons canettes, en bouts comme le poisson salé ou en paquets comme le tamarin. Les commissions étaient servies dans des cornets en papier que nous fabriquions à partir de vieux journaux. La boutique vendait à crédit à ses fidèles clients et les comptes étaient inscrits dans un carnet la boutique. Je me souviens des clients qui venaient frapper à la porte de la
boutique après les heures quand ils avaient oubliés quelque chose et qu'on livrait à travers la fenêtre, qui n'était jamais totalement fermée."
J'ai bien connu cette époque , heureusement que dans certains endroits à Maurice ca existe encore mais pour combien de temps??
Moi aussi j'ai bien connue cette époque la boutique de Chan aprés la messe de dimanche et aprés l'école c'était notres "baze" pour manger un petit "paté" et autres gateaux et boire un milk-shake j
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