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Vieux 12/10/2008, 14h42
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Crise Financiere

CRISE FINANCIÈRE
Les entrepreneurs cherchent la parade
Une politique monétaire et une roupie moins forte pour sauvegarder leurs exportations textiles. C’est, entre autres, ce que demandent les acteurs de la zone franche pour faire face à la crise financière qui frappe les pays faisant partie de leurs marchés d’exportation.

L’inquiétude règne dans le secteur textile. La MEXA estime que d’ici décembre, plusieurs usines risquent de fermer. «Des usines de la zone franche risquent de fermer d’ici décembre en raison des conditions actuelles de production. La roupie est surévaluée et il faut une politique monétaire pour sauvegarder nos exportations textiles. » C’est ce qu’a affirmé Maurice Vigier de Latour, producteur et exportateur de textile lors d’un forum de la Mauritius Export Association (MEXA) cette semaine.

Du coup, tout le secteur privé cherche en ce moment une parade aux retombées possibles de la crise financière internationale sur l’économie réelle des pays qui font partie de nos principaux marchés d’exportation. Maurice Vigier de Latour, qui souligne que le marché américain est déprimé, demande des concertations régulières avec l’Etat pour trouver une solution pour la zone franche qui emploie 56 000 personnes.


« Personne ne nous a écoutés »

De son côté, Danielle Wong, directrice de la MEXA, ne cesse également de demander une roupie moins forte pour rendre la zone franche mauricienne plus compétitive. « Depuis le début de l’année nous avons tiré la sonnette d’alarme. Personne ne nous a écoutés » déplore-t-elle. On retrouve cette même demande au sein du Joint Economic Council (JEC) qui est en concertation avec le gouvernement afin d’ébaucher un plan d’action pour « protéger l’emploi et l’investissement ».

D’ailleurs, une réunion entre le JEC et les autorités gouvernementales tenue lundi dernier a été largement consacrée à la politique monétaire. En fait, le JEC souhaite que le taux d’intérêt à Maurice soit revu à la baisse. Ce souhait résulte des actions concertées prises par certaines banques centrales étrangères de réduire leur taux directeur afin de relancer les machineries économiques.

Or, le risque inflationniste et une flambée des prix des produits importés sont associés à une roupie faible. Ainsi, le représentant du gouvernement au forum devait souligner que la zone franche est un secteur parmi d’autres et que le gouvernement cherchera à protéger tous les secteurs, et non pas un seul au détriment des autres.

« Face à tout cela, je crois que le gouvernement va devoir chercher un juste milieu pour ce pays qui exporte vers les marchés européen et américain. Il faut veiller à l’intérêt de la zone franche et d’autres secteurs avec un mix approprié de mesures fiscales et monétaires », affirme, pour sa part, Ramesh Basant-Roi, ex-gouverneur de la Banque de Maurice, qui agissait comme modérateur du forum.

En fait, c’est vers l’Etat que se tournent ces jours-ci les secteurs privés de tous les pays pour trouver une parade concertée à ce qui est aujourd’hui appelée « la crise du siècle ». Dans une note de synthèse sur cette crise, la conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) affirme que pour « éviter que le système financier et l’économie réelle subissent de plus grands dommages, la puissance publique doit très fortement intervenir ». Pour la CNUCED, c’est la déflation et non l’inflation qui présente le plus gros risque dans les circonstances actuelles.

Ce qui vient crédibiliser la demande insistante du secteur privé mauricien pour une roupie moins forte à travers une baisse du taux d’intérêt directeur. Baisse qui encouragerait par ailleurs des investissements.
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Vieux 12/10/2008, 15h03
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A propos de la crise financière
Ex-cadre à la retraite depuis plus d’un an d’une grande banque française, je suis, bien sûr, l’évolution de cette grave crise financière un peu différente quand même de celle de 1929. Dans une atmosphère d’euphorie économique qu’expliquent l’achèvement de la reconstruction européenne, l’entrée des pays tropicaux dans le commerce international, l’expansion agricole et industrielle prodigieuse des Etats-Unis, le 24 octobre 1923, un krach sans précédent ébranle la Bourse de New York avec plus de 19 millions de titres qui sont jetés sur le marché, des voleurs qui s’effondrent, l’ébranlement des cours sur les autres marchés. Cette crise devient mondiale…

La technique bancaire nous a toujours appris et donné comme directive stricte et rigoureuse qu’en matière de prêts et surtout immobiliers, ceux-ci ne pouvaient être accordés, en outre, que si les charges de l’emprunteur ne dépassaient pas globalement 33 % de ses revenus. Depuis plusieurs années, les banques américaines, notamment, mais également certaines européennes, accordaient des prêts aux ménages dont les charges dépassaient 60, voire 80 % de leurs revenus, donc à des ménages insolvables. Le capital investi est devenu également irrécupérable car les propriétés saisies sont invendables. Les banques n’ont donc plus d’argent frais. Panique chez les investisseurs, l’on reprend sa place de voleur refuge et certaines devises, comme le franc suisse, le yen, des devises sûres… Vous savez tout cela. L’Asie également en sera touchée, car un pays comme la Chine verra ses exportations en forte baisse.

Le problème des subprimes ne date pas d’aujourd’hui et certaines banques américaines avaient peut-être présenté des bilans falsifiés ! Nous avons affaire à une crise très grave, profonde, qui devrait à mon avis durer au moins trois ans, les années 2009 à 2011 seraient donc difficiles et l’île Maurice ne devrait pas être épargnée, notamment dans certains secteurs comme le tourisme, le textile. Injecter des milliards de dollars dans le circuit monétaire n’est pas suffisant si l’on ne s’attaque pas au mal profond économique et financier principalement dans le secteur bancaire où l’on fait n’importe quoi.

L’on ne peut prévoir dans les années 2050 ce que seront certaines économies, tellement nous vivons dans un monde incertain, dangereux, à la merci, peut-être, d’un fou qui déclenchera la bombe atomique ! On sait qu’un jour ce monde aura une fin !
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Vieux 27/10/2008, 12h11
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La Grande-Bretagne, premier pays du G7 avec une croissance négative
Hausse des prix de l’alimentation et de l’énergie et chute de l’immobilier, la Grande-Bretagne vacille. Le Premier ministre Gordon Brown, qui refusait pendant des mois d’évoquer le terme recession s’est résolu à l’évidence.

A l’exception de l’agriculture, tous les secteurs de l’économie britannique sont en baisse. Après 16 ans de croissance ininterrompue, le Royaume-Uni a vu son produit intérieur brut (PIB) reculer au troisième trimestre. Il est le premier pays du G7 à annoncer une contraction de son activité, alors que la crise financière a désormais contaminé l’économie réelle. Selon les premières estimations publiées par l’Office national des statistiques (ONS), vendredi dernier, la croissance britannique a été négative de 0,5 % entre juillet et septembre – les économistes tablaient en moyenne sur une baisse de 0,2 % – et s’établit désormais à 0,3 % sur les douze derniers mois.

Si on ne peut pas encore parler de récession – il faut pour cela deux trimestres consécutifs de décroissance –, plus personne en Grande-Bretagne ne doute aujourd’hui que le pays y soit entré. Le premier ministre Gordon Brown qui, pendant des mois, a refusé d’évoquer une récession, a employé le terme pour la première fois mercredi. La veille, Mervyn King, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, s’était également résolu à ce qui est une évidence pour nombre d’observateurs depuis déjà quelques semaines. «Il s’agit là d’une crise unique, probablement la pire qu’ait jamais connue l’humanité», a déclaré, mercredi, Charles Bean, vice-gouverneur de la Banque d’Angleterre.

Aucun secteur – à part l’agriculture et les services publics, qui représentent respectivement 1 % et 23 % du PIB - n’est épargné. Les services, qui pèsent pour 75,2 % dans l’économie britannique, ont vu leur activité reculer de 0,4 %, la plus forte baisse depuis dix-huit ans.

La production industrielle (18 % du PIB) a reculé de 1 % et la construction (5,9 % du PIB) de 0,8 %. Alors que, lors des récessions du début des années 1980 et 1990, le sud de la Grande-Bretagne, plus tourné vers les services que le nord industriel, avait été épargné, cette fois, l’ensemble du pays devrait souffrir.


Hausse du taux de chômage

L’économie du Royaume-Uni n’a pas résisté à la simultanéité de la hausse des prix de l’alimentation et de l’énergie (fin septembre, l’inflation a grimpé à 5,2 %), d’une chute du marché de l’immobilier (les prix ont baissé de 10 % depuis un an et les transactions en septembre ont chuté de 53 % par rapport à septembre 2007) et du resserrement du crédit.

Dans ce contexte, les ménages britanniques, qui ont été 19 000 à voir leur maison saisie au premier semestre, soit 40 % de plus que sur les six premiers mois 2007, se serrent la ceinture. Leurs achats de vêtements et de chaussures ont reculé de 2,3 % en septembre. Le mois dernier, les ventes de voitures ont chuté de 21 %. Mêmes les dépenses alimentaires encaissent le coup.

Conséquence, le chômage augmente. Il atteignait 5,7 % fin septembre, son plus haut niveau depuis 1999, et certains économistes le voient remonter à 10 %. Il ne se passe pas un jour sans une mauvaise nouvelle sur le front de l’emploi. Vendredi, Goldman Sachs a annoncé la suppression de 10 % de ses postes, ce qui devrait toucher 600 personnes en Grande-Bretagne. Nissan vient d’ouvrir un plan de départs volontaires dans son usine de Sunderland. Jeudi, les ouvriers de l'équipement JCB (construction, manutention, agriculture) ont accepté de perdre 50 livres sur leur salaire hebdomadaire pour éviter 350 départs.

La Confederation of British Industry (CBI) prévoit que 65 000 emplois industriels auront disparu entre fin juin et fin décembre, alors que les carnets de commandes se vident et que le moral des industriels est au plus bas depuis 28 ans. Côté finances, le Centre for Economic and Business Research (CEBR) pronostique 62 000 suppressions de postes à la City d’ici à la fin 2009 (28 000 en 2008 et 34 000 en 2009).

Personne n’anticipe une sortie rapide de crise. Le think tank National Institute of Economic and Social Research prévoit au moins quatre trimestres consécutifs de baisse de l’activité. Vendredi, à la publication des chiffres de l’ONS, la livre sterling et la Bourse de Londres ont plongé.
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Vieux 03/11/2008, 11h09
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Récession, chômage, déficit...les sombres prévisions de Bruxelles

Récession, chômage, déficit...les sombres prévisions de Bruxelles



Les nouvelles ne sont pas bonnes sur le front de la zone euro. La Commission européenne prévoit une récession technique en 2008, avec un recul du Produit intérieur brut sur les trois derniers trimestres, et table sur une croissance quasi-nulle, de 0,1%, sur l'ensemble de 2009, a-t-elle indiqué ce lundi.

La Commission européenne s'attend par ailleurs à une hausse du taux de chômage de plus de 1 point dans la zone euro d'ici à deux ans, qui devrait passer selon ses pronostics de 7,6% en 2008 à 8,7% en 2010.

Enfin, la France se fait épingler par Bruxelles. Elle atteindra cette année la limite de 3% du PIB autorisée pour le déficit public dans l'UE, et la dépassera à 3,5% en 2009 et 3,8% en 2010, souligne la Commission.
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