Les pays pauvres se révoltent contre la flambée des prix - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 14/04/2008, 10h24
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Les pays pauvres se révoltent contre la flambée des prix

En ce moment partout dans ban pays "pauvres" pé cause probleme la faim , denrées alimentaire fine tellement monté qui bann dimoune pas conné qui pou faire. Cematin sur France info ti ena ene ti reportage lors madagascar cotte dimoune ena le même probleme pena assez l'argent pour achetér denrées nécessaires.
Mo fine met ene l'aticle lors au moins 30 pays qui affecté en ce moment. Mon fine rajoute ene dossier qui dans l'express du dimanche 13 avril. Bonne lecture a zotte tous
Pourquoi les prix alimentaires ont flambé

Chronologie

février
Manifs, le 20 au Burkina Faso, puis au Cameroun (40 morts, le 23).

mars
Vingt-quatre personnes sont arrêtées à Dakar (Sénégal) le 30. Le lendemain, deux personnes sont tuées et deux autres blessées en Côte-d’Ivoire.

avril Le 6, un mort et 340 arrestations à Mahala (Egypte). Le 9, les émeutes gagnent Haïti, où, ce week-end, le Premier ministre Alexis a été destitué et un policier de l’ONU tué.


AFP ¦ Les pays pauvres se révoltent contre la flambée des prix


La révolte gronde. La faim, qui se répand à mesure que les prix des matières premières grimpent, fait monter la fièvre: en Afrique, en Asie, mais aussi dans les Caraïbes. En Haïti, où le prix du riz est passé, en quelques jours, de 35 à 51 dollars (32 euros), la colère ne désarme pas. L’Organisation des Nations unies serait, selon une note interne que s’est procuré Le Monde, très inquiète des troubles que «l’insécurité alimentaire» pourrait engendrer: «1,2 milliard d’êtres humains pourraient avoir chroniquement faim d’ici 2025». La mise en place d’un New Deal alimentaire, comme proposé par le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, la semaine dernière, est donc urgente. Causes et conséquences d’une crise susceptible de bouleverser la planète.

• Des prix liés à ceux des carburants
En un an, selon la FAO, les prix des céréales ont augmenté de 131%. En première ligne, la hausse du prix du baril qui fait grimper le coût des échanges et, par conséquent, toute la chaîne alimentaire.

• Plus de demande
D’exportateurs, l’Inde et la Chine sont passées au statut d’importateurs, du fait du changement d’alimentation. Une situation qui pèse sur les stocks et les marchés.

• Les biocarburants, facteur aggravant
Les préoccupations climatiques ont contribué à diminuer les surfaces consacrées aux denrées alimentaires au profit des biocarburants.

• Le climat, facteur aléatoire
Alors que depuis plusieurs années, les ressources agricoles sont en baisse le moindre accident climatique peut s’avérer lourd de conséquences. C’est le cas pour le Bangladesh dont les ressources en riz sont insuffisantes à cause d’inondations à l’automne
.
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Vieux 14/04/2008, 10h25
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Alerte sur l’alimentaire

Alerte sur l’alimentaire
Souvenez-vous du film Soleil vert, où dans un monde futur, la pénurie alimentaire était le quotidien. On n’en est pas encore là, mais à Maurice comme dans le monde, la crise alimentaire se fait sentir. En voici la mécanique.

En 35 ans de métier, cet im-portateur de riz n’a jamais vu ça : la tonne de basmati à 1 300 dollars. Et ce n’est pas fini. « Tous les opérateurs craignent une nouvelle hausse le mois prochain », avertit Rajesh Ramde-nee, directeur de Tire Master Foods. Son raisonnement est simple : « L’Inde a été victime d’inondations. Déjà, elle n’exporte plus de riz non basmati. Maintenant, la rumeur court qu’un deuxième embargo va frapper cette variété.

Le Pakistan n’attend que ça pour faire encore grimper les prix. » L’avertissement est clair : la valse des étiquettes à la bouti-que va continuer.


Les raisons du choc

Du moins au rayon riz. Et ailleurs ? « La hausse ne fait que commencer », prophétise le patron d’une grande enseigne de distribution, prêt à parier sa chemise sur un « pic d’inflation » dans l’année. Un avis partagé par l’économiste Georges Chung Tick Kan, qui estime que « le pire est à venir ».

Ce « pire » a pour nom la vie chère. Un phénomène nourri par l’explosion des prix, parce que les matières premières agricoles commencent à manquer. Riz, blé, maïs, soja, colza, huile de palme… la production mondiale est devenue insuffisante. En clair : la planète mange plus qu’elle ne produit.

De fait, les coûts flambent et tirent vers le haut le prix des denrées de base. Pâtes, biscuits, pain, farine, viande, lait, huile ; les prix pourraient dérailler.

Le blé, c’est le champion de la hausse. En deux ans, son cours a grimpé de 287 %. Voilà comment le paquet de mines Apollo passe de Rs 3,5 à Rs 7.

« Nous n’avons pas d’autre choix que de répercuter ces hausses », assure Nicolas Merven, Chief Operating Officer chez Winner’s. Sauf à baisser ses marges pour baisser ses prix. « Impossible ! surtout après l’augmentation de 25 % de l’électricité. C’est une question de survie, pas d’abus », argumente-t-il.

Cette envolée des prix, aucun pays n’y échappe. La rue africaine et ses « émeutes de la faim » ne sont que cela. Maurice n’a certes pas le ventre vide, mais notre économie est fragilisée. La faute à notre dépendance : le pays importe chaque année Rs 12 milliards de nourriture, soit près de 80 % de ce que nous mangeons. La production locale a même reculé en 2007.

Conséquence : notre facture d’importation pourrait grossir de 35 % en 2008, se-lon les prévisions de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Quant à la rareté des matières premières agricoles sur le marché mondial, les explications sont connues. « En premier lieu le changement de mode de vie dans les pays émergents joue », fait ressortir Arvin Boolell, le ministre de l’Agro-industrie. Ainsi, les salaires chinois ont augmenté en moyenne de 18,7 % en 2007. Plus riche, cette population adopte une alimentation plus carnée. Cela nécessite donc plus de bétail, donc plus de maïs, de blé et de soja pour nourrir les animaux.

Autre facteur clé : la vogue des biocarburants. « Les céréales ont été présentées comme le nouvel or vert. Mais si on multiplie la production de biocarburants, l’approvisionnement alimentaire mondial sera en danger. » C’est ce que pense le secrétaire général de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), Mahmood Cheeroo, qui précise : « À ces raisons s’ajoutent d’autres, plus conjoncturelles, comme les caprices de la météo. »

La raréfaction des matières premières n’est cependant pas la seule responsable de la hausse des prix. D’autres facteurs participent de ce phénomène. La flambée du coût du transport maritime est l’un d’entre eux. De même que la spéculation.

Tout le monde en convient : en période d’incertitude économique, les matières premières sont des valeurs refuges pour les investisseurs. Le riz est un cas d’école : les fonds d’investissements en ont fait un « véhicule » spéculatif de choix, expliquait récemment un expert dans les colonnes du journal Le Monde.


Grands maux, petits remèdes

En bout de chaîne, c’est le pouvoir d’achat des plus pauvres qui trinque. « La hausse des prix touche d’abord les produits de base. Et moins le ménage a de revenus, plus la part de l’alimentation grève son budget », souligne un industriel anonyme.

Des remèdes ? Pas sûr. « Le problème de fond se joue sur les marchés mondiaux. Les prix ont des raisons sérieuses et exogènes de monter. Maurice ne dispose pas forcément des leviers nécessaires », analyse Mahmood Cheeroo. Autrement dit, gouvernement et consommateurs sont dans le même bateau : tous deux vont être soumis à rude épreuve.

Une mesure concrète est tout de même intervenue cette semaine. La State Trading Corporation s’est finalement décidée à commander 30 000 tonnes de farine supplémentaire aux Moulins de la Concorde. Histoire de sécuriser l’approvisionnement à un prix accessible pour le consommateur.

Pour le reste, des miettes. Vendredi, le Conseil des ministres s’est contenté de déclarations d’intentions pour réduire notre dépendance alimentaire. Des projets louables, certes, mais rien de concret dans l’immédiat, aucune mesure d’urgence.

Plus tôt dans la semaine, on a même ressorti quelques refrains plus ou moins poussiéreux. « Viser l’autosuffisance alimentaire », a chantonné le Premier ministre. D’autres ont fait la sourde oreille. C’est le cas du ministre du Commerce, Rajesh Jeetah, dont l’attaché de presse y est allé de son couplet sur nos questions ô combien inopportunes. Il en va autrement au ministère de l’Agro-industrie, où Arvin Boolell promet de s’attaquer au problème.

Primo : produire plus à Maurice, notamment des pommes de terre, en facilitant le travail des planteurs. Secundo : jouer la carte de la coopération régionale en cultivant du blé au Mozambique ou du riz à Madagascar. Ensuite, revoir nos habitudes alimentaires et bannir le gaspillage. Enfin, redonner aux gens du pouvoir d’achat.

Le hic, c’est que les limites de ces propositions sont connues. L’autosuffisance, peu y croient : « Produire plus, d’accord, mais sur quelles terres et à quel prix ? », s’interrogent les pragmatiques.

C’est un peu la même chose pour le sillon Maurice-Mada. « Soyons clair, Mau-rice n’a jamais été intéressée par Madagascar. Maintenant qu’il y a le feu, on s’intéresse à nous », tique Bruno Ranarivelo, l’ambassadeur de Madagascar à Port-Louis, qui finit toutefois par positiver : « Cette crise aurait au moins le mérite de rapprocher nos deux îles. »

Sachant que les habitudes alimentaires sont ancrées et qu’on aura beau faire la chasse au gaspillage, une fois cette chasse terminée, nous serons toujours confrontés à une tendance inflationniste. Reste la piste du pouvoir d’achat. Georges Chung Tik Kan la commente : « La dernière des choses à faire serait de rehausser les salaires. Cela ne ferait qu’aggraver le problème. Les coûts des entreprises augmenteraient, et leurs prix avec. »

Il va pourtant falloir donner un signe. Quitte à dire aux Mauriciens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre : que nous sommes face à un phénomène durable et qu’il va falloir s’habituer à manger plus cher.
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Vieux 14/04/2008, 10h26
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L’AUTOSUFFISANCE : OUI, MAIS…

Éric Mangar (photo), le directeur du Mouvement pour l’autosuffisance alimentaire (MAA) est catégorique : « La crise alimentaire internationale ne nous épargnera pas. Si la pénurie persiste, le plat de briani que nous achetons aujourd’hui à Rs 100 coûtera Rs 400 d’ici trois ans. Nous dépendons trop de l’étranger pour notre nourriture. » Selon lui, les solutions pour assurer notre sécurité alimentaire doivent devenir l’affaire de tous. Ainsi, il estime qu’il faut revoir les semences de maïs pour s’assurer qu’elles ont un short crop cycle et puissent être récoltées sur des périodes courtes. Éric Mangar préconise la culture de pommes de terre comme substitut au riz et à la farine en cas de pénurie. Dans la foulée, notre interlocuteur souhaite une utilisation optimale des terres agricoles, même s’il relève là une contradiction. « Je trouve contradictoire que les petits planteurs sont appelés à investir dans le foncier au lieu de l’agriculture. » Selon lui, il faut aussi encourager l’émergence de professional farmers dans la production de lait, d’oignons et de pommes de terre. « Le backyard farming permettrait aussi aux consommateurs de sortir de leur dépendance », soutient-il. « Si le Mauricien n’a pas la nourriture convenable en termes de protéines et de calories, cela aura un impact sur la santé de la population et l’économie. »

Il y a urgence, d’autant que ce sont les plus vulnérables qui risquent de subir de plein fouet la crise.







« COPESUD » ET SES POMMES DE TERRE

Née en 2005, CopeSud regroupe quatre entités du sud de l’île qui ont mis en commun leurs ressources, leur savoir-faire et leur expérience pour développer la culture de la pomme de terre sur de nouvelles bases et à grande échelle. Cela implique une approche différente comprenant, notamment, l’amélioration variétale et des techniques de culture, ainsi que des travaux d’envergure pour mécaniser l’ensemble des opérations (préparation des sols, plantation et récolte…).

Le stockage, le conditionnement et la transformation de la pomme de terre sont également envisagés,ce qui implique des investissements conséquents, non seulement dans le matériel agricole, mais aussi dans une unité centralisée comprenant des chambres froides, du matériel de manutention, de tri, de conditionnement et d’emballage. Les objectifs de production futurs sont de l’ordre de 10 000 tonnes par an, sur les cinq prochaines années, contre quelque 4 500 tonnes actuellement. Ces objectifs ne pourront être atteints que s’il y a une certaine libéralisation de l’importation des semences.

L’initiative de CopeSud permettra d’assurer une meilleure couverture de la consommation locale. Elle limite notre dépendance vis-à-vis des importations et offre des produits à plus forte valeur ajoutée, de même qu’une gamme plus étendue de variétés adaptées aux différentes utilisations tels la purée, le curry, les frites, les salades, etc. Cette initiative contribuera à optimiser le potentiel agricole du Sud à un moment où la sécurité alimentaire est devenue préoccupante.









Le riz

C’est l’aliment de base de la plupart des Mauriciens. Notre consommation annuelle est estimée à 57 kilos par tête d’habitant. Mais le paradoxe, c’est que Maurice dépend exclusivement de l’étranger pour s’approvisionner en riz. Et ce qui devait arriver un jour, à savoir un risque de rupture dans la chaîne d’approvisionnement, se profile à l’horizon. Le danger vient surtout de l’Inde et de la Chine. Confrontés à une forte demande de cette denrée sur leur marché intérieur, ces deux pays ont appliqué une restriction sur l’exportation. Maurice a déjà ressenti les premiers effets de ce bouleversement. Rajesh Jeetah, le ministre du Commerce, Rajesh Ramdenee et Jean How Hong, respectivement directeur de Tire Master Foods et Chief Operations Officer dans le groupe Innodis, affirment qu’entre 2007 et 2008, le prix d’une tonne de riz basmati a presque doublé, passant de $ 600 à $1 200 ou $1 300 la tonne.



Le lait en poudre

Les importateurs de lait en poudre ne prévoient pas de gros problème à court terme. « Mais on ne peut pas se prononcer sur ce qui se passera sur le long terme », indique un importateur qui a souhaité garder l’anonymat. « En ce qui nous concerne, nous pouvons affirmer que dans les premiers six mois, nous n’aurons aucun problème d’approvisionnement. Nous avons pris les dispositions pour constituer notre stock de lait », poursuit notre interlocuteur. Couplée à la forte demande en lait en poudre de la Chine, la sécheresse qui a sévi en Australie a provoqué des bouleversements dans la chaîne d’approvisionnement de ce produit à Maurice. Le marché s’est quelque peu stabilisé avec, cependant, une hausse du prix dans certains cas. Les signes d’une réduction graduelle de notre dépendance de l’étranger existent. Selon les prévisions du ministère de l’Agro-industrie, ce n’est qu’en 2015 que Maurice pourra satisfaire 10 % de ses besoins.



Le blé et la farine

Le blé et la farine n’échappent pas aux soubresauts que connaissent les denrées alimentaires sur le marché international. Par exemple, le prix du blé a enregistré une hausse de 80 % en un an. Les choses n’auraient pas empiré si une augmentation conséquente du tarif du fret ne s’é-tait pas greffée sur celle du prix du blé. Cela a influé sur le prix de la farine ($ 294 la tonne en 2005 contre $ 675 en 2007). Un autre événement menace de briser notre chaîne d’approvisionnement. Il s’agit de la décision des gouvernements indien et chinois d’imposer une restriction sur les exportations de farine. Ces deux pays font face à une forte demande sur leur marché intérieur. Leur développement économique spectaculaire a provoqué l’émergence d’une classe moyenne. Celle-ci a exercé une forte demande que l’Inde et la Chine doivent satisfaire. Toutefois, en se dotant d’une minoterie, Maurice s’est armée pour amortir tant soit peu les risques d’une dépendance totale sur la farine.



Les grains secs

La sécheresse en Australie, les restrictions sur l’exportation de grains secs par le gouvernement indien, les inondations en Chine ont eu un impact conséquent sur le prix des grains secs à Maurice. En 2007, les lentilles noires s’offraient à $ 625 la tonne.

Cette année, elles sont passées à $ 1 200 ou $ 1 300. Le dholl ti-pois est, quant à lui, passé de $ 500 à $ 900 la tonne. La lentille rouge est sortie de $ 675 pour se négocier à $ 1 400. Le dholl gramme est passé de $700 à $ 1 150 la tonne. Seul le gros pois a connu une baisse, selon Rajesh Ramdenee, un des plus gros importateurs de grains secs. « Il est passé de Rs 25/Rs 30 à Rs 18 le demi-kilo. » Selon les chiffres compilés par l’Institut pour la protection des consommateurs, le demi-kilo de lentilles noires est passé de Rs 16,50 en septembre 2006 à Rs 23 en janvier 2008, le sachet de 7,5 kilos de basmati est passé de Rs 195 en sept 2006 à Rs 360 en janvier 2008, et les 6 kilos de lait de Rs 679 à Rs 1 314 pour la même période.







Fabrice ACQUILINA
Azhagan CHENGANNA
Lindsay PROSPER

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Vieux 15/04/2008, 11h40
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Merci Dev pou sa l article la en ce momemt mo pas trop ecoute actualité,mais c enn sujet préoccupant,en ce qui concerne la farine a Maurice ena aussi bcp de gaspillage kifer ti bisin fer vinn la farine de la Turquie et laisse pourri ???poutant la farine ki moulin la concorde produire c enn tres bon la farine apprecier par mauricien ????
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Vieux 15/04/2008, 11h56
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Merci Dev pou sa l article la en ce momemt mo pas trop ecoute actualité,mais c enn sujet préoccupant,en ce qui concerne la farine a Maurice ena aussi bcp de gaspillage kifer ti bisin fer vinn la farine de la Turquie et laisse pourri ???poutant la farine ki moulin la concorde produire c enn tres bon la farine apprecier par mauricien ????
Bonjour Momo , couma to pé dire lors la farine , GM soi disant ti envie fer économie en bloquant moulin la concorde pour 6 mois et finalement c'est ene scandale car GM ine besoin depense 50 millions de roupies de plus car la farine turquie ti présente probleme. Besoin avoye ban ministres lor ban l'école pour montrer zotte couma besoin compté.
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Vieux 15/04/2008, 12h49
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Crise alimentaire: «Tant qu’il n’y avait pas d’émeutes, le monde occidental a fermé les yeux»

  • Thony Belizaire AFP ¦ Manifestation le 7 avril 2008 à Port-au-Prince contre la hausse des prix


Jean Ziegler, rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation et auteur de «L’Empire de la honte» (Poche), analyse la réactivité tardive des organisations internationales et gouvernements au sujet de la crise alimentaire liée à la flambée des matières premières

L’ONU, la Banque mondiale et le FMI ont multiplié les cris d’alarme ces derniers jours. Pourquoi seulement maintenant?

Parce que de nombreux pays sont en proie à des émeutes. Aussi longtemps que ce massacre de la faim ne produisait pas de désordres et ne mettait pas en péril la stabilité des gouvernements, le monde occidental, avec son «ethnocentrisme», a fermé les yeux. Pourtant, le rapport sur l’insécurité alimentaire de la FAO est chaque année plus alarmant. En 2008, il indiquait que la faim provoque la mort d’un enfant de moins de dix ans toutes les cinq secondes et que 854 millions de personnes sont gravement et en permanence sous-alimentées dans le monde.

Quelle est la marge de manœuvre pour agir désormais?

Il faudrait réduire fortement la dette des pays pauvres, investir dans le développement agricole de subsistance et arrêter la production de biocarburants. Le Fonds monétaire international (FMI) a une lourde responsabilité dans cette situation, dans la mesure où c’est lui qui administre le remboursement de la dette. Il a ainsi encouragé les pays concernés à développer les monocultures agricoles destinées à l’exportation afin de créer des richesses et de s’acquitter ainsi des intérêts de la dette.

Les mesures que vous préconisez sont longues à mettre en place, combien de temps encore peut durer la crise?

Si les prix restent à ce niveau-là, au moins cinq-six ans. Et si on ne fait rien, il faut s’attendre à des émeutes très violentes dans plus d’une trentaine de pays. L’opinion publique européenne a un rôle important à jouer. Il faut convaincre les ministres des Finances de faire pression sur le FMI et la banque mondiale.
Thony Belizaire AFP ¦ Manifestation le 7 avril 2008 à Port-au-Prince contre la hausse des prix

Propos recueillis par Catherine Fournier
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Vieux 16/04/2008, 13h03
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Mobilisation contre la crise alimentaire Debesh Beedasy "Le Matinal"Port-Louis, 15 avrilLa crise alimentaire, qui commence à se faire sentir dans plusieurs pays, ne laisse personne insensible. Avec un fort signal de la Chine, qui ne nous approvisionnera pas en farine, ayant imposé un embargo sur les exportations, et l'Inde et le Pakistan qui exercent un contrôle strict sur l'exportation de plusieurs denrées, Maurice déploie ses stratégies. Gouvernement, secteur privé, planteurs, tous se mobilisent pour tenir éloignée du pays cette crise, et en même temps assurer une sécurité alimentaire à long terme.
Le ministre de l'Agro-industrie et de la pêche a annoncé au Parlement mardi une série de mesures qui ont été avalisées au conseil des ministres de vendredi. Un programme d'autosuffisance alimentaire sera élaboré pour des produits tels la pomme de terre, les oignons, la tomate, le maïs, le lait, la viande et le poisson, et toutes les opportunités qu'offrent les pays de la région pour la production de denrées alimentaires seront mises à profit pour faire de Maurice la plaque tournante de l'agro-business grâce à des initiatives transfrontalières.
Les établissements sucriers ne comptent pas rester les bras croisés. A travers la Mauritius Sugar Producers Association, les sucriers comptent donner un coup de main particulièrement pour l'autosuffisance en pomme de terre. La MSPA poursuivra des discussions avec les autorités afin de voir dans quelle mesure les obstacles à cet effet peuvent être aplanis.
D'autre part, les planteurs de légumes, déjà affectés par les récentes inondations, ne comptent plus perdre de temps pour relancer leurs activités. Ils veulent ainsi créer une Farmers and Fishermen Intelligence Unit qui travaillera de concert avec les autorités concernées du département agricole pour assurer la sécurité alimentaire du pays.
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Vieux 16/04/2008, 13h04
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La création d'une Farmers' Intelligence Unit souhaitée Debesh BeedasyPort-Louis, 15 avril Les planteurs de légumes souhaitent que le gouvernement accélère la mise en place du programme d'urgence visant à assurer notre sécurité alimentaire. Ils veulent ainsi aller plus loin en créant une Farmers and Fishermen Intelligence Unit, qui travaillera de concert avec toutes les autorités concernées du département agricole dans le cadre du programme d'urgence, pour assurer la sécurité alimentaire du pays.
Les planteurs estiment que les projets transfronta-liers pourront prendre pas mal de temps. La lourdeur administrative des pays, dont Madagascar, fait tiquer la plupart d'entre eux.
Les différents dossiers en discussion, dont celui de la compensation et l'aide aux planteurs, entravent quelque peu la démarche des planteurs pour accélé-rer le programme d'urgence de leur côté. "Nous devons finir avec ces dos-siers et ensuite pencher sur les moyens pour aller vers une sécurité alimentaire. Chaque année, nous avons une calamité naturelle. Le gouvernement doit trouver une autre solution pour aider les planteurs au lieu d'offrir des plans de finan-cement. Car les planteurs deviennent de plus en plus endettés avec ces plans de financement", explique Krit Beeharry, porte-parole de la Mauritius Agricultu-ral Marketing Cooperative Federation (MAMCF).
"Il est probable que nous lancerons cette unité le mois prochain. Nous ne devrons pas tarder. Sinon avec l'évolution rapide de la situation tant à Maurice qu'à l'extérieur, nous se-rons forcés de payer plus cher ce que nous consommons tout en se dirigeant vers une pénurie", soutient Krit Beeharry.
"La Food and Agricultural Organisation (FAO) avait prédit qu'en 2020, le monde pourrait faire face à une famine. Mais à Maurice, nous pouvons prédire que vers 2010, nous ne pourrons même pas acheter le riz, la farine et le lait, car il y a une pénurie de ces commodités dans beaucoup de pays", avance-t-il.
Le gouvernement a pris des mesures d'urgence pour résoudre le problème de sécurité alimentaire. Un programme d'autosuffisan ce alimentaire sera mis sur pied pour des produits tels la pomme de terre, les oi-
gnons, la tomate, le maïs, le lait, la viande et le poisson.
L'objectif est de mettre à profit les opportunités qu'offrent les pays de la région pour la production de denrées alimentaires et de faire de Maurice la plaque tournante de l'agrobusiness grâce à des initiatives transfrontalières.
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Vieux 18/04/2008, 15h09
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Pauvreté : l'Afrique passe à l'attaque

Pauvreté : l'Afrique passe à l'attaque Sunil Gopal "Le Matinal"Port Louis, 17 avril L'ouverture de la conférence internationale de la Southern African Development Community (SADC) est prévue ce vendredi au Swami Vivekananda International Convention Centre à Pailles. Cette session sera marquée par le discours de bienvenue de la partie mauricienne, de l'exposé sur la pauvreté du président du SADC Council of Ministers, Kabinge Pande et du discours du secrétaire exécutif de la SADC, le Dr Thomas Salamâo. Des représentants du secteur privé et de la société civile interviendront aussi La matinée sera consacrée à une série de séances de travail en groupes sur le thème central : ' Regional Economic Integration : a Strategy for Poverty Eradication towards Sustainable Development. La session plénière se poursuivra samedi. Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement aura lieu dimanche. L'ouverture sera marquée par des discours du secrétaire exécutif de la SADC, le Dr Salamâo, du Président de la Zambie qui est également président en exercice de la SADC le Dr Levy Mwanawasa, le Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam, le Premier ministre de la Norvège Jens Stoltenberg et le président du conseil d'administration de l'African Development Bank Donald Kaberuka.
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Vieux 20/05/2008, 21h25
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La famine tue davantage aujourd’hui

1. La famine tue davantage ces temps-ci. Selon Marcel Mazoyer, ancien expert auprès de la FAO et professeur des universités francophones belges, la faim tue 9 millions d’humains chaque année. (in Le Nouvel Observateur 8-14 mai 200 8. Pour Marcel Mazoyer, la situation alimentaire mondiale était déjà catastrophique avant la hausse des prix : des 3 milliards d’humains qui disposent de moins de deux euros (approx : Rs 80) par jour, « 2 millions souffrent de malnutrition, 860 millions souffrent de la faim presque tous les jours et 9 millions en meurent chaque année. On sait que 80 % de ces affamés étaient des paysans mal lotis, appauvris par trois décennies de baisse des cours (le cours du blé est tombé de 600 euros la tonne en 1975 à 100 euros ces dernières années), ou des ex-paysans condamnés à l’exode vers les camps de réfugiés et vers les bidonvilles. Les plus touchés par la hausse des prix alimentaires actuelle sont les enfants de paysans devenus chômeurs ou salariés occasionnels ».
La situation actuelle est-elle due à la hausse du niveau de vie dans certains pays en développement ? « On disait exactement la même chose en 1975. En fait, la consommation alimentaire mondiale augmente très régulièrement, et à peine plus vite que la population (qui augmente actuellement de 1,34 % par an, contre 2 % il y a trente ans). Dans les pays développés, la consommation par tête plafonne. Elle plafonne ou diminue dans les pays les plus pauvres. Et dans les pays émergents, seules les nouvelles classes moyennes, encore peu nombreuses, consomment plus de viande. Il n’y a donc pas d’explosion de la consommation mondiale. Dans cinquante ans, pour nourrir convenablement 9,5 milliards d’humains — contre 6,5 aujourd’hui — il faudra doubler la production. Nous disposons d’assez de terres cultivables et de techniques durables pour le faire. Mais il est indispensable de commencer par éradiquer la pauvreté rurale et urbaine », répond Marcel Mazoyer.
2.« L’élite intellectuelle dans les pays développés trouve parfaitement normal de s’inquiéter de la surpopulation dans le monde mais elle oublie toujours un fait. La vraie surpopulation, c’est celle du bétail ». Cette phrase est de l’économiste américain Jeremy Rifkin. La population mondiale de bétail, 4 milliards de vaches, bouffe les céréales des humains jusqu’à 60 % de la production mondiale (670 millions de tonnes). Ainsi notre régime en viande « affame la planète ».
3. La déréglementation des échanges commerciaux mondiaux, le libre échange avancés comme recettes de croissance économique et de développement n’ont fait qu’empirer le désastre alimentaire actuel.
4. Selon la FAO, 35 pays sont en « crise alimentaire ». De l’avis d’un courtier international en riz, le fait que le Vietnam, deuxième exportateur mondial ait cessé ses exportations, « a mis le marché sens dessus dessous ». Une situation aggravée par les spéculateurs non seulement sur le marché des matières premières mais qui stockent également pour revendre plus cher plus tard.
5. Le Mexique était l’un des premiers producteurs de maïs au monde mais est devenu, avec la mondialisation, dépendant du maïs transgénique américain « produit de façon intensive et à vil prix ». Avec pour résultat que des paysans mexicains ont abandonné le maïs pour la culture de la marijuana. Le Mexique est ainsi devenu le premier producteur mondial de la marijuana (9 millions d’hectares pour la marijuana et 8 millions pour le maïs).
6. Connaissez-vous le jatropha ? Au Sénégal des plantations de jatropha fleurissent partout pour produire de l’agrocarburant. Le Bénin, le Mali, la Côte d’Ivoire ont suivi. En Tanzanie, selon Oxfam, des cultivateurs de riz et de maïs sont chassés pour faire place nette au jatropha ou à la canne à sucre pour produire de l’éthanol. Pour Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations unies à l’alimentation, les agro carburants sont un « crime contre l’humanité ».

Le Mauricien 20/05/2008
Jean Clément Cangy
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