Barack Obama, Hilary Clinton ou John Mc Cain - Page 2 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 29/08/2008, 21h20
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Barack Obama a prononcé son discours d'investiture devant plus de 80.000 partisans

Barack Obama a prononcé son discours d'investiture devant plus de 80.000 partisans

NOUVELOBS.COM | 29.08.2008 | 16:47

Le candidat démocrate à la Maison Blanche a accepté la mission qui lui a été confiée "avec une profonde gratitude et une grande humilité". Il a également exprimé sa volonté de restaurer "la promesse américaine" et n'a pas hésité à critiquer son adversaire républicain, John McCain lors de son discours dans le grand stade de Denver.


Barack Obama à Denver (Sipa)
C'est devant plus de 80.000 de ses partisans acquis à sa cause que Barack Obama, le premier Noir-Américain à avoir une chance d'être élu président des Etats-Unis, a formellement accepté, jeudi 28 août en fin de soirée, la nomination démocrate, jurant de défendre "la promesse américaine".
Le candidat démocrate à la Maison Blanche, visiblement ému mais souriant, a fait son apparition jeudi soir sur la scène d'un
stade géant de Denver (Colorado, ouest) peu après 20h00 (04h00 vendredi matin heure française).
"Merci, merci, merci", a dit à maintes reprises le candidat démocrate à la foule qui l'a acclamé pendant plusieurs minutes, criant "oui nous pouvons", son slogan de campagne.
"Avec une profonde gratitude et une grande humilité, j'accepte votre
nomination pour la présidence des Etats-Unis", a dit Barack Obama, provoquant une nouvelle clameur qui s'est entendue à au moins deux kilomètres du stade comble. (> Lire les principaux extraits du discours de Barack Obama)

"John McCain ne comprend pas"


Barack Obama a rendu hommage dès le début de son discours à l'ancien président Bill Clinton et à sa femme Hillary qui "est une inspiration pour mes filles et les vôtres".
Plaidant pour la solidarité entre ses compatriotes, il a évoqué la nécessité de restaurer ce qu'il a appelé "la promesse américaine: l'idée que nous sommes responsables de nous-mêmes mais aussi que nous tombons et nous relevons comme un seul pays".
Le candidat démocrate, qui affrontera le républicain John McCain le 4 novembre, s'est montré également offensif contre son adversaire.
"Je ne pense pas que le sénateur McCain se moque de ce qui se passe dans la vie des Américains. Je pense simplement qu'il ne le sait pas. Autrement, pourquoi définirait-il la classe moyenne comme (ceux) qui gagneraient moins de 5 millions de dollars par an", a-t-il dit.
"Ce n'est pas parce que John McCain s'en moque. C'est parce que John McCain ne comprend pas", a ajouté Barack Obama.

"Le rêve américain est à nouveau menacé"

Ses partisans ont interrompu son discours à de nombreuses reprises, reprenant le slogan de la campagne du candidat, en agitant des drapeaux américains et des panneaux portant son nom.
"En tant que commandant en chef, je n'hésiterai jamais à défendre ce pays, mais j'enverrai nos soldats risquer leur vie
seulement pour une mission claire et avec l'engagement sacré qu'ils auront tout l'équipement nécessaire pour combattre et qu'ils bénéficieront des soins et des aides qu'ils méritent quand ils rentreront", a dit Barack Obama.
Les Etats-Unis sont à "un moment unique" de leur histoire, a-t-il assuré.
"Nous sommes à un de ces moments uniques, un moment où notre nation est en guerre, notre économie dans la tourmente et le rêve américain est à nouveau menacé", a-t-il dit, un drapeau américain à la boutonnière.
C'est le rêve américain "qui a toujours fait de ce pays un pays pas comme les autres". "Si on travaille dur et que l'on fait des sacrifices, chacun d'entre nous peut atteindre son rêve et au-delà se rassembler dans la grande famille américaine pour s'assurer que la prochaine génération pourra à son tour poursuivre ce rêve", a-t-il ajouté.

La fierté du petit fils de Martin Luther King


"C'est pourquoi je suis là ce soir. Parce que depuis 232 ans [l'indépendance des Etats-Unis, ndlr] à chaque fois que ce rêve a été menacé, des hommes et des femmes ordinaires, des étudiants et des soldats, des paysans et des enseignants, des infirmières et des balayeurs ont trouvé le courage de maintenir ce rêve en vie", a poursuivi Barack Obama.
L'équipe de son rival John McCain a affirmé que le sénateur de l'Arizona n'annoncerait pas le nom de son colistier jeudi.
Il faut remonter à 1960 pour retrouver un candidat s'adressant à la nation américaine depuis un stade plutôt qu'un palais des congrès: John Kennedy, un homme à qui Barack Obama est souvent comparé.
Ce jeudi marquait le 45e anniversaire du célèbre discours du prix Nobel de la Paix: "j'ai fait un rêve" et le fils du champion de la cause des droits civiques, Martin Luther King III, a affirmé que son père serait "fier" de Barack Obama.
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Vieux 29/08/2008, 21h28
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AFP - vendredi 29 août 2008, 17h27



McCain crée la surprise et choisit la gouverneure d'Alaska comme colistière






Le candidat républicain à la Maison Blanche John McCain a choisi de frapper fort en annonçant vendredi, quelques heures seulement après le discours d'investiture de son adversaire démocrate Barack Obama, que son numéro deux était une jeune femme au parcours fulgurant, Sarah Palin.
M. McCain qui fête ses 72 ans ce vendredi prouve ainsi qu'il demeure un "franc-tireur", --un titre que le camp démocrate lui conteste--, et a réussi l'exploit d'effacer en quelques heures le gain auquel pouvait prétendre M. Obama après un discours d'investiture qui a fait chavirer jeudi soir quelque 84.000 personnes rassemblées dans un stade de Denver (Colorado, ouest).
Alors que les experts attendaient la nomination de poids lourds comme Mitt Romney ou Joe Lieberman, M. McCain a choisi l'audace. Sarah Palin, sa colistière, qui serait la première femme à entrer à la Maison Blanche au poste de vice-président, si le sénateur de l'Arizona est élu président en novembre, est gouverneure de l'Alaska depuis seulement 2006.
A 44 ans, elle a trois ans de moins que M. Obama.
"Le sénateur John McCain a annoncé aujourd'hui qu'il avait sélectionné la gouverneur d'Alaska Sarah Palin pour être sa colistière et exercer en tant que sa vice-présidente", a affirmé la campagne McCain dans un communiqué.
"La gouverneure Palin est une dirigeante solide qui a démontré au cours de son mandat qu'elle est prête à être présidente" pour suppléer, le cas échéant, le numéro un américain, poursuit l'équipe de M. McCain.
"Elle a rapproché républicains et démocrates au sein de son administration et a la réputation d'apporter le changement et la réforme dont nous avons besoin à Washington", ajoute le texte.
Pourfendeuse de la corruption au sein du parti républicain de son Etat, cette jeune femme brune née le 11 février 1964, diplômée en communication et journalisme, appartient à l'aile conservatrice du parti.
Mariée et mère de cinq enfants, elle est contre l'avortement, membre de la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby américain des armes à feu, et plaide pour la construction d'un pipeline pour transporter le gaz naturel à travers l'Alaska, l'Etat américain le plus étendu des Etats-Unis. Au grand dam des écologistes, elle défend également avec ardeur l'ouverture de la réserve naturelle arctique (Arctic National Wildlife Refuge) aux forages pétroliers, l'un des axes de la politique énergétique prônée par M. McCain.
Mais, comme M. McCain, elle a une réputation de "franc-tireur", n'hésitant pas à s'opposer avec fracas à des responsables de son propre parti.
Elle a ainsi pris ses distances avec deux responsables républicains, le sénateur Ted Stevens et le représentant Don Young, soupçonnés tous deux de corruption par la justice fédérale.
A la tête de la commission du pétrole et du gaz de l'Alaska, elle avait dénoncé des violations éthiques provenant du propre président du parti républicain de l'Alaska.
Désormais les deux camps sont en ordre de bataille.
Galvanisés par le discours de leur candidat à la Maison Blanche Barack Obama, les démocrates, enfin unis à l'issue de leur convention, sont également prêts à en découdre.
Il ne reste qu'environ 70 jours avant l'élection présidentielle américaine.
Les démocrates, arrivés à leur convention à Denver encore traumatisés par la longue et cruelle bataille des primaires, sont repartis rassemblés. Hillary Clinton et son mari l'ancien président Bill Clinton ont préféré faire passer l'intérêt de leur parti avant le leur et ont adoubé avec panache le sénateur de l'Illinois.
M. Obama, sénateur depuis seulement trois ans, est le premier Noir à avoir une chance d'être élu président des Etats-Unis.
La convention républicaine débute lundi à St Paul (Minnesota, nord). Le président George W. Bush et le vice-président Dick Cheney doivent assister à cette réunion.
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Vieux 21/10/2008, 09h08
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Le choc des générations

Le choc des générations



A deux semaines de l'élection présidentielle américaine, le point sur les atouts et les faiblesses des deux candidats.
John McCain, le candidat républicain Ancien vétéran de la guerre du Vietnam, John McCain est considéré, dans la vie politique américaine, comme un « maverick », du nom donné à ces animaux indépendants du troupeau. A 72 ans, c'est le plus vieux candidat que les Etats-Unis aient jamais connu. Un gage d'expérience pour ses partisans. Pas avec Sarah Palin comme colistière, répondent ses détracteurs. La gouverneur de l'Alaska débute en matière de politique internationale. Un problème si celle-ci devait le remplacer.
L'irruption de la crise financière La campagne de McCain était bien partie. Comme en 2000, alors candidat contre George W. Bush, le sénateur de l'Arizona a repris son franc-parler, s'exprimant à tout propos comme un Américain moyen, malgré la fortune de sa femme, héritière Budweiser. C'était compter sans la crise financière, qui a radicalement changé la donne. McCain l'avait dit, il n'y connaissait pas grand-chose. Résultat, aujourd'hui, il est à la traîne derrière Obama, en moyenne de 5 points selon les Etats.

Barack Obama, le candidat démocrate D'après son ex-coach de basket, il n'était « pas le plus talentueux » mais « celui qui travaillait le plus ». Une abnégation qui amène Obama à quitter son université de Punahou (Hawaï) pour Columbia, à New York, avant de terminer sa formation d'avocat à Harvard. En 2004, alors qu'il remporte triomphalement (à plus de 70 %) un siège de sénateur dans l'Illinois, il devient la nouvelle star démocrate. Au point, quelques années plus tard, de l'emporter sur Hillary Clinton, l'ex-première dame, lors des primaires du parti.
Premier candidat noir à la Maison Blanche Obama, 47 ans, en est persuadé, l'Amérique est prête à élire le premier président noir de son histoire. Sa fraîcheur et son charisme séduisent au point de le propulser en tête des sondages. Il a rattrapé son manque d'expérience en matière internationale en choisissant un colistier dont c'est le point fort, Joe Biden. Mais, malgré le ralliement dimanche du républicain Colin Powell et un budget de campagne devenu pharaonique, dans le secret de l'isoloir, sa couleur de peau pourraient lui faire perdre l'élection sur le fil.
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Vieux 24/10/2008, 09h56
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EDITO
Post racial


Par Raj MEETARBHAN

Si le candidat noir Barack Obama devient le prochain président des Etats-Unis, il ne sera pas le premier à briser le plafond de verre racial. Il est déjà arrivé qu’un dirigeant issu d’un groupe minoritaire soit élu à la tête d’une démocratie. L’un des premiers pays à démontrer qu’il est possible de respecter l’égalité des chances dans l'accès aux postes de responsabilité a été la petite île Maurice. Ce haut fait est cité hier par le très réputé journal américain «The New York Times» comme un exemple d’ouverture.

Faisant une analyse des retombées d’une éventuelle victoire du candidat démocrate pour l’image des Etats-Unis, l’éditorialiste du «New York Times», Nicholas D. Kristof, se montre très enthousiaste. Il soutient que l’élection du candidat noir dans un pays majoritairement blanc aura une incidence encore plus grande que le plan Marshall sur le «branding» de son pays.

Cependant, si cette avancée est inédite dans le monde occidental, d’autres pays ont déjà montré la voie de l’égalitarisme, note l’éditorialiste. Il cite alors l’exemple de Maurice : «… the African nation of Mauritius has elected a white prime minister of French origin.» Certes un argumentaire racial avait été utilisé durant la campagne de 2000 mais il n’en demeure pas moins que l’électorat mauricien avait choisi de retenir d’autres critères.

L’auteur de l’article rappelle également la situation exemplaire de l’Inde : «India is overwhelmingly Hindu but now has a Sikh prime minister and a white Christian as president of its ruling party, and until last year it had a Muslim in the largely ceremonial position of president.» En effet, le trio composé de Manmohan Singh, Sonia Gandhi - née Antonia Maino - et A.P.J. Abdul Kalam est longtemps resté aux commandes de la Grande Péninsule sans que la population indienne ne considère que «pouvoir fine sape dans nou la main».

Le journaliste américain résume le nouveau paradigme par une formule admirable : «Substance should always trump symbolism.» En tout cas, pour un nombre de plus en plus important d’électeurs, Obama dépasse les clivages ethniques. Avant tout, les électeurs lui font confiance pour régler les problèmes économiques.

L’ascension de Barack Hussein Obama est d’autant plus saisissante qu’elle a lieu quelques années à peine après le «11 septembre». Même la peur que suscite l’islam aux Etats-Unis n’a pas été un facteur déterminant. Sinon, ce fils d’un Kenyan immigré de foi musulmane qui porte deux prénoms, Barack et Hussein, issus de la tradition arabo-islamique, n’aurait pas inspiré davantage confiance que John McCain sur tous les sujets y compris l'Irak et la façon de lutter contre le terrorisme.

Détail important : le parti républicain s’est interdit de jouer la «carte raciale». Du coup, la campagne n’était pas polluée par des commentaires sur l’épiderme de tel ou tel candidat. Exemple à suivre.





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Vieux 01/11/2008, 09h55
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ENJEUX :Aux portes du rêve

Aux portes du rêve



À trois jours de l'élection présidentielle américaine, le monde se prépare peut-être à vivre un événement politique exceptionnel. Pour la première fois, si les sondages se confirment, un non-Blanc pourrait être élu à la Maison Blanche. Toutefois les élections américaines étant ce qu'elles sont, complexes et déroutantes - les deux dernières joutes l'ont amplement démontré - ce happening souhaité de par le monde pourrait n'être qu'un beau rêve. Et quand bien même, si l'on ne devait qu'en rester là, Barack Obama aura déjà marqué l'histoire des États-Unis en s'imposant sur la scène politique de la plus grande puissance de la planète.
Il ne s'agit pas d'y voir la réussite d'un Noir comme les médias occidentaux s'évertuent à nous le faire croire mais plutôt celui d'un citoyen américain qui aura eu le culot de pousser le rêve américain jusqu'au bout. Il faut y voir la réalisation du rêve des pères fondateurs des États-Unis, de George Washington et autres Abraham Lincoln, qui voulaient d'un pays où la liberté et l'égalité devaient primer. Bien évidemment, il aura fallu des siècles et des combats acharnés pour en arriver là. Il aura fallu Rosa Parks, Malcolm X, Martin Luther King ou encore Jesse Jackson.
Barack Obama est arrivé au moment où toutes ces luttes permettent à un citoyen américain indépendamment de ses origines de briguer des fonctions jusqu'ici chasse gardée des descendants d'Européens.
Mais il faut bien comprendre que Barack Obama n'a pas ses racines noires aux States. Barack Obama est né le 4 août 1961 à Hawaï, d'une union improbable à une époque où les mariages mixtes étaient interdits dans de nombreux États américains : son père est Kenyan, sa mère, blanche, du Kansas. Barry, comme on le surnomme alors, grandit dans un milieu modeste, intellectuel et attentionné, même si son père quitte le foyer alors qu'il n'a que deux ans. Il a été élevé par ses grands-parents maternels. Obama possède en outre la particularité d'avoir vécu longtemps hors des États-Unis. De Jakarta à Honolulu, Barack Obama a vécu une enfance singulière, loin du continent américain, dont il affirme qu'elle a contribué à forger sa vision du monde et peut-être à le hisser aux portes de la Maison Blanche.
Autre particularité d'Obama, son second prénom est Hussein. Si la droite républicaine ne manque pas de le rappeler et des commentateurs écorchent parfois son nom et l'appellent Oussama, comme le chef du réseau islamiste d'Al-Qaïda, ce prénom lui confère un statut d'homme-pont. À l'heure où l'administration Bush à travers sa désastreuse guerre contre le terrorisme s'est mise à dos la moitié de la planète, Obama se présente comme un symbole de réconciliation. Des millions d'Américains se sont reconnus dans cet homme qui prône la réconciliation des Américains au-delà de leurs différences de race, d'âge ou de sexe. S'il est élu, M. Obama veut être le président de cette réconciliation. Il revendique l'héritage de deux héros, l'apôtre des droits civiques Martin Luther King et le président John Kennedy (1961-1963), dont il a la jeunesse et la séduction.
Au-delà des États-Unis, son élection donnerait une leçon à toutes les démocraties, anciennes et nouvelles, encore frigides, qui voient dans les minorités des citoyens de seconde catégorie voire des parias. La France, patrie des Droits de l'Homme (sic), peine encore à voir en ses fils et filles d'immigrés, des citoyens qui peuvent se retrouver sous l'étendard de la Fraternité-Liberté-Égalité sinon dans les équipes sportives. La Grande-Bretagne n'est guère mieux. Le secrétaire d'État à l'Éducation, David Lammy, un Britannique noir, reconnaissant jeudi que la discrimination restait largement de mise en Europe et que les obstacles à l'avènement d'un chef d'État ou de gouvernement non-Blanc étaient encore nombreux.
Voir émerger des personnalités issues de minorités reste encore un rêve dans beaucoup de pays et Maurice n'échappe pas à la règle. Pour un pays qui se targue d'être une des rares démocraties performantes en Afrique, il faut malheureusement voir que ce statut est entaché de limites étroites où les aspirations, notamment politiques, ne sont réservées qu'à un groupe de personnes. Dans un pays où référence est constamment faite à la plus grande démocratie au monde, l'Inde, nos politiques ne semblent n'en retenir que les tares, népotisme, corruption et castéisme, et oublier que le Premier ministre indien a presque toujours été issu d'une minorité.
Quarante ans après l'Indépendance, la politique se construit encore et toujours sur les lignes communautaristes et castéistes. Ceux qui dans les années soixante-dix pourfendaient ce système s'en accommodent allégrement et en sont mêmes devenus les plus fins stratèges. Ceux qui disaient avoir gagné lors de longs séjours à Londres une culture nouvelle débarrassée des chaînes du passé se prêtent volontiers aux conseils de leur Machiavel. Enfin, ceux qui déclarent incarner la nouvelle génération de politiciens affirment que " le communalisme s'est aggravé à Maurice " et qu'il est utopique de songer à un Premier ministre issu d'un groupe autre que celui qui en a presque toujours occupé la fonction jusqu'ici…
Martin Luther King avait un rêve. Il est sans doute déjà réalisé. L'élection d'Obama n'en serait que la cerise sur le gâteau. Pour nous ce sera peut-être un exemple à suivre. Osons rêver…
Anil Ajai Daby


Le Mauricien 01/11/2008
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Vieux 01/11/2008, 10h27
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Mo pe attane ca jour la avec impatience, ce matin mo trouve ki Arnold pe support John McCain
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Vieux 02/11/2008, 11h47
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Elections Aux Usa

Les Mauriciens d’Amérique racontent
C’est le candidat démocrate, Barack Obama, qui remporte tous les suffrages aux yeux des Mauriciens installés aux Etats-Unis. Pour eux, il représente l’espoir, il est une source d’inspiration pour les jeunes électeurs et incarnele changement tant en Amérique, que dans le reste du monde. Témoignages de nos compatriotes à deux jours du scrutin.
Clency Belloguet en compagnie de son frère Georgie.
Clency Belloguet :

« Fier d’avoir participé à cette campagne »

« He is the right man for the job ! » Clency Belloguet, retraité originaire de Pointe-aux-Sables, ne tarit pas d’éloge sur Barack Obama. Installé aux Bermudes depuis une vingtaine d’années, ce passionné de politique a décidé de contribuer, à sa manière, à la campagne de son candidat favori. « Je me suis rendu dans le QG de campagne démocrate dans le Maine où je suis resté trois jours. Le travail effectué par les volontaires qui donnent de leur temps est impressionnant. Et je suis fier d’y avoir participé », assure-t-il.

Qu’en est-il de l’ambiance ? « C’est extraordinaire. Devant chaque maison, des pancartes à l’effigie des candidats ont été placardées. Tout le monde affiche son choix et explique pourquoi il soutient tel ou tel candidat. Et tout cela dans le calme », raconte Clency.

Son choix pour Obama, Clency l’explique par la capacité de ce dernier à insuffler à toute une génération l’espoir. Et d’ajouter : « Il apportera un profond changement tant en Amérique, que dans le reste du monde. J’espère seulement qu’il n’y aura pas de magouille le jour des élections aux dépens du candidat démocrate. »

Chandra Jackai : « Tout est possible en Amérique »

Mère de deux enfants, Chandra Jackai, cadre dans un hôpital au Texas, a choisi de voter par anticipation. Son choix s’est porté sur Obama. « J’ai voté pour celui qui pourra sauver notre économie, mais aussi réconcilier les Etats-Unis avec le reste du monde. Nous vivons sans conteste un moment historique », fait ressortir cette Mauricienne qui a élu domicile aux Etats-Unis il y a une trentaine d’années. Pour elle, l’élection du candidat à la présidence pourrait n’être que bénéfique pour les Etats-Unis.

Chandra Jackai ne cache pas sa satisfaction devant la participation massive des jeunes à cette campagne électorale. « Ils se sentent très concernés. Ils tiennent un discours rassembleur et expriment leur envie de reconstruire l’Amérique. Ici, chacun essaie de convaincre son voisin de l’importance d’aller voter », explique-t-elle. Pour cette mère de famille, ces élections symbolisent bien le rêve américain.

« Ce que je retiendrai de cette campagne électorale, c’est que tout est possible en Amérique.

L’on peut accomplir de grandes choses à force de travail et de persévérance. »

Pierre Gérard Balancy lors d’un meeting d’Obama à Washington D.C.
Pierre Gérard Balancy :

« J’ai de grands espoirs »

A quarante-huit heures des échéances électorales, Pierre Gérard Balancy attend toujours avant d’arrêter son choix, même s’il pencherait plutôt pour Obama. Etant enregistré comme électeur indépendant depuis 1982, cet ingénieur installé à Washing-ton D.C. a, lors des quatre dernières campagnes électorales, voté pour des candidats démocrates et républicains. Mais cette campagne, soutient-il, est particulière : « Elle se distingue par ses enjeux et par les différences qui opposent les deux candidats. »

Mais selon lui, Barack Obama a, au cours de cette campagne, démontré de « grandes » qualités. « J’ai de grands espoirs, même s’il possède une expérience relativement brève sur la scène politique nationale », confie le retraité. Un sentiment renforcé, explique cet ingénieur, par le soutien qu’a apporté au candidat démocrate le général Colin Powell. « Cela pèsera assurément dans la balance », assure-t-il.

A noter que Gérard Balancy a assisté à un meeting de Barack Obama, organisé à Washington D.C.

Son impression : « Obama continue d’inspirer des millions d’électeurs, ce qui n’est pas rien dans un pays souvent divisé et empreint de cynisme. »

Josiane Domenici :

« Les deux candidats ont du talent »

Supportrice d’Hillary Clinton lors des primaires, Josiane Domenici nous confie n’avoir pas encore arrêté son choix même si Joe Biden, candidat démocrate à la vice-présidence a sa faveur. « Qui sait, cela pourrait influencer mon vote », souligne cette Copyright Editor installée à Boston depuis 40 ans.

Elle est d’avis qu’il s’agit là de la « meilleure » campagne électorale à laquelle elle a assisté. « Les deux candidats ont démontré qu’ils ont du talent et peu importe celui qui en sortira vainqueur, il sera meilleur que George Bush », soutient-elle. Un avis partagé par une grande majorité d’Américains.

Très concernée par cette course à la Maison-Blanche, Josiane Domenici explique avoir suivi tous les débats télévisés entre les deux candidats, même si elle n’a pas pu assister à l’un des nombreux meetings organisés jusqu’à présent. « Je pense sincèrement que tous deux sont parfaitement qualifiés pour diriger ce pays. Ma seule crainte, c’est que l’effet Bradley (NdlR : certains électeurs pourraient finalement ne pas voter pour un candidat afro-américain, une fois dans l’urne), dont tout le monde parle ici, se vérifie le jour des élections », s’inquiète-t-elle.


Stéphane Constantin :

« Seuls les compétences comptent »

Installé à New York depuis maintenant quatre ans, ce lauréat du collège du St-Esprit témoigne de l’engouement des jeunes pour ces élections présidentielles : « Les jeunes se sentent concernés par ces enjeux électoraux, car ils réalisent que la précédente administration a causé du tort au pays et réclament donc du changement. Il existe ici des clubs d’étudiants dédiés aux deux partis politiques. Ils organisent des activités, comme des collectes de fonds, mais aussi des discours et des débats dans les lieux publics. »

Mais contrairement au reste de la ville, le campus de la Cornell University, où étudie Stéphane Constantin, semble être préservé de l’agitation qui règne en ce moment. L’ambiance y reste studieuse. « Il y a certes des activités liées aux élections, mais celles-ci ne sont pas imposantes ou bruyantes, comme à Maurice. Il faut dire que la campagne est présente dans toutes les conversations, car tout le monde ici donne son avis sur ce sujet », raconte notre compatriote.

Une préférence pour un candidat en particulier ? Non. Mais l’Etat de New York, confie Stéphane, pencherait nettement en faveur de Barack Obama. Et celui-ci jouirait d’une popularité encore plus grande chez les étudiants.

Et d’ajouter : « Ce qui compte, ce sont les compétences. Ici, la plupart des Américains, mais surtout les étudiants, ne se laissent pas influencer par des critères raciaux dans leur vote. Cela démontre bien cette idéologie qui prévaut ici, celle où n’importe qui peut gravir l’échelle sociale et même devenir président. »



L'express diamnche 02/11/2008



Guillaume GOUGES
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Mo pe attane ca jour la avec impatience, ce matin mo trouve ki Arnold pe support John McCain
Rocco

Il ne s'est pas contenté de soutenir McCain,mais c'est montré arrogant envers Obama.Attendons la suite ,car avec l'Amérique on peut s'attendre à tout!!
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Il ne s'est pas contenté de soutenir McCain,mais c'est montré arrogant envers Obama.Attendons la suite ,car avec l'Amérique on peut s'attendre à tout!!
Arnold a toujour étais Republicain , il est ou étais le gouverneur Republicain
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Vieux 02/11/2008, 15h16
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Arnold a toujour étais Republicain , il est ou étais le gouverneur Republicain
Oui,mais doit-il pour autant se moquer de son adversaire?Si Arnold est bien musclé,il est peut-être lui moins capable d'arriver au niveau d'Obama pour la politique.
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