Drogue et Sida a Maurice - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 29/04/2007, 14h45
Sirdar
 
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They should have started this project a long time ago, thus reducing the rate of infection on the island. However, it is a good initiative. The government ought to do something concrete about it. Show the people they care.

DROGUE & sida Collectif Urgence Toxida


Percy Yip Tong : " La drogue et le sida ne semblent pas être les priorités de l'État ! "







De g à dr, Danny Philippe, Juliette François, Nathalie Rose et Percy Yip Tong, quelques-uns des membres du Collectif Urgence Toxida

Le projet pilote d'échanges de seringues initié par des travailleurs sociaux groupés au sein du collectif Urgence Toxida (CUT), initié en novembre dernier, s'arrêtera le 11 mai prochain. Ce projet se destine à faire reculer l'infection trop rapide du sida par le biais des seringues contaminées entre les toxicomanes. Raison : manque de moyens financier, humain et matériel. Ce projet avait démarré avec l'aval de l'état. Entretemps, ce partenaire n'a pas clairement signifié sa position par rapport à un suivi et éventuelle prise en charge. Lors d'une rencontre avec la presse, le porte-parole du collectif, Percy Yip Tong a déclaré " le GM ne semble pas accorder l'importance nécessaire au problème national qu'est la toxicomanie et le sida. "
" L'accord initial entre le collectif et le GM est que l'état est censé prendre la relève et signifier clairement sa participation dans le projet d'échanges de seringues qui a été approuvé. Or, après plusieurs renvois du lancement officiel du projet par le GM, en mars et avril dernier, le collectif Urgence Toxida se retrouve dans l'obligation d'arrêter le projet. " Parlant au nom des 12 Ong et citoyens regroupés au sein du Collectif Urgence Toxida (CUT), Percy Yip Tong exprime l'état de vive alerte de ces derniers face au problème. " Nous savons très bien qu'il y a des problèmes très importants, relatifs à l'économie, la paix sociale, entre autres, qui réclament l'attention de nos décideurs. Cependant, le problème latent qu'est celui de la propagation rapide du sida parmi la population réclame autant, sinon plus d'attention, car ses répercussions seront très graves sur l'économie et la société, si on le laisse pourrir ! " En effet, il est prouvé par les projections permises à partir de cas d'écoles sur des situations survenues dans d'autres pays, comme le Botswana, que si les mesures de réduction de risques ne sont pas prises à temps, pour ralentir la progression du sida, les répercussions sur l'ensemble du pays en souffre gravement. Hélas, dans la conjoncture actuelle, les travailleurs sociaux sont contraints de conclure que " l'état mauricien n'accorde pas l'importance qu'il faut à la problématique de la drogue et du sida. C'est une question secondaire pour le GM. La volonté politique est absente. " Les travailleurs sociaux sont amers.
" Le GM a avalisé le programme de substitution à base de méthadone, reconnaît CUT. Ce qui est une bonne chose. Et de notre côté, en tant que travailleurs sociaux conscients des dangers, nous avons été proactifs. Nous avons donc démarré un projet pilote d'échanges de seringues dans deux quartiers très touchés de la capitale du pays. " Ces projets ont été réalisables grâce à " la volonté, l'engagement, le sens du devoir et de responsabilité de quelques citoyens, et surtout, citoyennes, fait ressortir Audrey D'Hotman, directrice de PILS, membre de CUT. Ce sont des femmes, essentiellement, qui ont pris les risques de braver les regards, les on-dit, les préjugés pour aller vers les toxicomanes. Ces femmes ont également travaillé dans des conditions périlleuses, car la loi dépénalisant le port de seringues n'a pas encore été promulguée. " Rappelons, en effet, que le HIV & AIDS Bill a été présenté et débattue au Parlement, mais qu'il n'a toujours pas été promulgué.
A ce stade, cependant, après que la première phase du programme d'échanges de seringues a été entamée, CUT ne peut plus continuer à soutenir ce projet. " Nous avons besoins de financement ; d'équipements comme des seringues et des conteneurs dans lesquels pourront être disposées les seringues échangées qui sont souillées ; de logistique, comme des véhicules ; et de main-d'œuvre ", précise Percy Yip Tong. Jusqu'ici, ceux qui se sont engagés dans les deux projets pilotes sont tous des bénévoles. Le besoin de recruter et rémunérer des travailleurs sociaux désireux de contribuer dans ce combat se fait cruellement ressentir. " C'est un travail qui requiert du dévouement et de l'investissement de soi ", relèvent les travailleurs sociaux de CUT.
"L'Etat doit assumer"
" Nous avons été proactifs, relève CUT. Connaissant les dangers latents, nous avons été de l'avant avec les projets pilotes. Cela s'est avéré positif (voir plus loin). Mais il faut maintenant que notre partenaire stratégique dans la lutte contre le sida, le GM, assume son rôle. " Le vendredi 11 mai prochain, si rien de concret n'a transpiré de la part des autorités en place, CUT dépose ses outils et rentre au bercail. " Qui sont ceux qui en souffriront, demandent les travailleurs sociaux. Dans un premier temps, les toxicomanes, de plus en plus nombreux à prendre conscience du danger et souhaitant décrocher. Et dans un autre, le pays. Parce que plus nous attendrons, plus graves seront les dégâts. " Récemment, une équipe de travailleurs sociaux et deux représentants du ministère de la Santé ont effectué un voyage en Pologne. Il s'agissait d'un séjour dans le cadre de la formation en matière de programme d'échanges de seringues et de traitement de méthadone.
La situation est claire du côté de CUT : " Nous avons démarré un projet pilote et nous avons un bilan. Qui plus est, positif. La population locale où les projets ont été lancés, a accepté le principe, comprenant les enjeux. La police a accepté d'y contribuer. Les toxicomanes ont compris l'importance du projet. Le nombre de seringues devant être distribué est régulièrement en hausse. Et malgré le manque de financement et de main-d'œuvre, nous avons persévéré. Mais nous n'en pouvons plus. L'état doit assumer ses responsabilités. "
Le manque d'action à différents niveaux dans le combat contre le sida qui est devenu très lié à celui contre la drogue, à Maurice, donne certes à réfléchir. Si le projet de traitement à base de méthadone porte ses fruits, cependant, le GM tarde à étendre le projet au plus grand nombre. Valeur du jour, ils sont moins d'une centaine à avoir bénéficié du traitement à base de méthadone alors que le pays compte, selon les estimations des travailleurs sociaux, environ 20 000 toxicomanes. L'augmentation de l'infection au sida par voie de seringues souillées amène une autre complication : le retour de l'infection par voie sexuelle. Les compagnes, partenaires et épouses de toxicomanes devenant porteurs du virus, le port du préservatif étant toujours très tabou dans le pays. Autant de problèmes qui attendent des réponses concrètes.



(see page below)
Saturday 28 April 2007 Le Mauricien
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Vieux 29/04/2007, 14h47
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La drogue et sida a Maurice

État/ONG : pas d'engagement


C'est en août 2006 que CUT, regroupant les ONG PILS, CDS, Kinouété ?, Centre Idrice Goomany, Groupe A de Cassis, Media Watch Organisation, MODA, Evazyon, Exemp, La Chrysalide, Etoile d'Espérance et Elan, décident de lancer un projet pilote de six mois dans deux quartiers de Port-Louis. Après une session de formation en novembre, le projet prend forme. En janvier 2007, le ministère de la Santé met sur pied un comité pour le lancement d'un projet national d'échanges de seringues. Des membres de CUT en font partie pour partager leur expérience. En février 2007, le GM donne son aval à un projet national d'échange de seringues. Dans les deux quartiers où le projet a déjà démarré, il est prévu que le gouvernement prenne le relais à partir d'un certain moment. Le projet national devait être lancé le 1er mars 2007, mais est annulé à la dernière minute. Même scénario le 1er avril. CUT est, depuis, sans nouvelles du GM. Jeudi dernier, alors que le collectif rencontre la presse, le ministère de la Santé sollicite une rencontre avec les membres de l'association. Vendredi matin, des officiels du ministère de la Santé rencontrent les représentants de CUT en présence d'officiels du PMO. " On nous a demandé une quotation du projet pour une période d'une année, à être soumis le lundi 30 avril. Ce sera fait, explique M. Yip Tong. La rapidité de réaction du ministère de la Santé est très louable. " Cependant, la fausse note, c'est que " nos interlocuteurs du GM n'ont pas pris d'engagement par rapport au projet national. On nous a même clairement fait comprendre que le pays n'a pas d'argent, donc, cela veut probablement dire que nous n'aurons pas d'aide financière. "
Un projet d'envergure comme le programme d'échanges de seringues est une responsabilité d'État, au même titre que le programme de substitution par la méthadone. " La fondation Lagesse nous a heureusement beaucoup aidés dans le projet pilote, en nous faisant don des seringues, relève Percy Yip Tong. Mais maintenant, nous sommes à sec. Nous n'avons plus rien. Ni main d'œuvre, ni équipement, ni matériel. Comment poursuivre le projet ? " Les travailleurs sociaux n'entendent nullement endosser la responsabilité du projet entièrement. " C'est un projet où l'État doit apporter une contribution primordiale, tant sur le plan financier qu'humain, soutiennent nos interlocuteurs. Il n'est pas question de nous passer le bébé, sous un prétexte ou un autre ! C'est une question de santé publique. " Le porte-parole de CUT soutient : " S'il s'agit uniquement d'une question d'argent, c'est scandaleux de la part du gouvernement de démissionner face à sa responsabilité ! "




" Les regards braqués sur Maurice "


Maurice figure actuellement à la première place dans la liste des pays d'Afrique consommateurs d'héroïne. Elle est également troisième sur l'échiquier mondial. Ces données sont recensés dans les rapports annuels de l'UNODC (United Nations Office on Drugs and Crime) et cette situation va en s'empirant depuis les trois dernières années. " Tous les regards sont braqués sur Maurice, par rapport à la courbe ascendante de l'infection au sida, fait ressortir Audrey d'Hotman. Tous les pays ayant connu ce problème et les institutions pouvant aider à renverser la vapeur sont sur le qui-vive par rapport à notre pays. Tous, sauf l'état Mauricien. " Dans quelques jours, la directrice de PILS participera à une conférence internationale de la fondation Open Society Institute qui se spécialise dans la réduction des risques. " Les participants du monde entier y seront présents et tous sont très inquiets par rapport à la situation à Maurice. Hélas, nos autorités semblent y accorder peu d'importance. "



Succès du projet pilote


Tant sur le plan humain que communautaire, le projet pilote dans les deux quartiers est une réussite. Ainsi que l'explique Juliette François, responsable de Kinouété ?, " le projet a permis aux toxicomanes d'évaluer l'importance de se protéger, d'informer leurs amis toxicomanes sur les dangers qui les guettent et de vouloir sortir de l'enfer de la drogue. " La communauté des toxicomanes commence, petit à petit, à se prendre en charge. " Ceux qui viennent vers nous lors des rencontres dans les deux quartiers nous amènent d'autres toxicomanes. Ils se passent le mot et entraînent les autres. " Les toxicomanes deviennent, par là même, vecteurs de la lutte contre le sida, participant avec les travailleurs sociaux dans ce combat. " Et l'on sait que la peer to peereducation est la meilleure méthode qui soit ", affirme Juliette François. " Alors que nombre de gens pensent que le programme d'échanges de seringues est une incitation à se droguer, l'attitude qui nous avons remarqué sur le terrain, c'est que de plus en plus les toxicomanes viennent vers nous et nous demandent de les aider à s'en sortir. Et chacun "parraine" un autre toxicomane qui, lui aussi, veut s'en sortir. Donc, la réaction est inverse. Au lieu de vouloir se droguer, les toxicomanes veulent décrocher. " Mais un autre problème se présente : le manque de place dans les centres de traitements. De plus, le centre national de désintoxication n'accueille qu'une dizaine de patients par session.



Femmes négligées


Danny Philippe est très inquiet. " Les femmes, très touchées par le virus, ne sont pas du tout prises en considération. Si le GM a démarré un projet de méthadone, à ce jour, il n'y a pas de provision pour les femmes. " Pour l'heure, seule La Chrysalide est engagée dans ce secteur. Mais ce centre, corollaire du CDS, ne fonctionne pas à 100 % par manque de moyens et d'effectif. " En Pologne, nous avons eu affaire essentiellement à des femmes. Ce sont elles qui s'occupent des centres de traitement, des programmes d'échanges de seringues, etc. Et la majorité d'entre elles, souligne Danny Philippe, sont des toxicomanes, certaines toujours sous méthadone, et séropositives. "



En chiffres


De novembre 2006 à mars 2007, 13 423 seringues neuves ont été données et 12 287 seringues souillées ont été reprises par les travailleurs sociaux œuvrant dans les deux quartiers où s'est déroulé le projet pilote. " En Pologne, où nous avons visité des cliniques où se fait le programme d'échange de seringues, explique Danny Philippe, responsable de l'Unité de Prévention du CDS, en deux à trois heures, les travailleurs sociaux récoltent environ huit à dix seringues. Dans les quartiers mauriciens, en deux heures, on en recueille 100 qui sont souillées. Cette incidence est très, très grave. " Le travailleur social poursuit : " A Varsovie, pour une population d'1,8 millions de personnes, il y a 3 000 toxicomanes environ. A Cracovie, il y a environ 300 toxicomanes pour une population de 900 000 habitants. Pourtant, ce pays a pris très vite les devants. Les centres de désintoxication où sont annexés des centres de méthadone, des unités de programme d'échanges de seringues, des centres de réhabilitation et cliniques in-patient et out-patient ne manquent pas. Qu'attendent les autorités mauriciennes ? "
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Vieux 09/05/2007, 11h43
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Premiers bilans positifs



DROGUE/VIH : Échange de seringues

Premiers bilans positifs




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Mené jusqu'ici par les ONG, le programme d'échange de seringues fonctionne et demande désormais à être pleinement soutenu par l'État. Le bilan des projets pilotes lancés par le Collectif Urgence Toxida (CUT) dans deux quartiers de la capitale est particulièrement positif.
13 423 seringues neuves ont été distribuées aux usagers de drogue de ces quartiers et parallèlement 12 287 ont été retirées du circuit et détruites à travers ces projets. À ce niveau, le projet d'échange réduit les risques de contamination au VIH et aux hépatites auprès des toxicomanes par voie intraveineuse qui sont généralement exposés à travers le partage du matériel souillé. Au-delà de cet aspect, en mettant les travailleurs sociaux en contact avec les toxicomanes sur leur terrain, ces programmes ont permis de mieux sensibiliser certains sur les questions liées au VIH et à la drogue. Juliette François, qui a fait le suivi du projet, explique que désormais plusieurs de ces usagers ont un comportement plus responsable quand il s'agit du VIH. En même temps que les seringues, un grand nombre de préservatifs - féminins et masculins - ont aussi été distribués.
CUT. Commencés par les associations réunies au sein du CUT en novembre dernier, ces projets pilotes ont été proposés en réponse à l'inquiétant rythme auquel le VIH se propage au sein de la population à travers le partage de seringues. Ces six derniers mois, c'est dans une ambiance de dialogue que travailleurs sociaux et usagers de drogue se sont régulièrement retrouvés dans le cadre de ce programme. Dans l'un des quartiers touchés, ce sont des habitants eux-mêmes - qui après formation - s'occupent du projet. Dans l'autre, après quelques réticences, le voisinage a commencé a apporté son aide aux travailleurs sociaux. Ce qui est aussi intéressant, souligne Juliette François: "Désormais, ce sont les usagers eux-mêmes qui encouragent les autres à être plus responsables dans l'utilisation des seringues. Certains encouragent aussi leurs compagnons à venir s'approvisionner et ils s'entraident pour mettre en pratique les conseils que nous leur donnons. Le changement qui s'opère est visible."
Espoir. Face à l'une des interrogations que suscite ce programme, Juliette François rassure: "Le projet n'encourage nullement les gens à se piquer davantage." Bien au contraire, fait-elle ressortir, bénéficiant de l'attention des travailleurs sociaux plusieurs de ceux souffrant de dépendance ont manifesté leur désir d'être aidés. Toutefois, cette situation laisse apparaître le problème occasionné par le manque de places dans les centres de réhabilitation et de traitement. D'où l'appel pour que ces structures soient renforcées et que d'autres options soient offertes aux malades.
Cette première évaluation présentée par le CUT permet l'espoir. À Maurice, plus de 80% des cas de VIH enregistrés sont attribués au partage de seringue. Le taux de prévalence de contamination au VIH & SIDA au sein de la communauté des toxicomanes est de 35%.



L'État fait faux bond


Le gouvernement n'a toujours pas manifesté son intention de respecter ses engagements visant à rendre le projet d'échange de seringues national. Pire, ce n'est que la semaine dernière que les pourparlers ont repris avec le ministère de la Santé en vue de donner suite aux deux projets pilotes du CUT qui prennent fin le 11 mai. Si l'État ne consent pas à prendre la responsabilité financière de ces programmes précis, les travailleurs sociaux préviennent qu'ils n'auront plus les moyens d'aller de l'avant. Pourtant, en janvier, le gouvernement avait invité les ONG à faire partie d'un comité visant au lancement d'un programme national d'échange de seringues. Quelques semaines auparavant, le Premier ministre était de ceux qui avaient soutenu la nécessité d'une telle mesure tandis que le HIV and AIDS Preventive Measure Bill était présenté au Parlement. Mais aucune suite concrète n'a été donnée aux intentions manifestées. Bien que se disant concerné, le gouvernement n'a pas non plus appliqué quelque autre mesure pour renverser l'inquiétante tendance. De leur côté, les membres du CUT se disent disposés à aider les autorités dans cette responsabilité qui lui revient. Aussi, souligne Percy Yip Tong, porte-parole du collectif: "Si les autorités ne réagissent pas, ce sera un crime contre la société." De son côté, Audrey D'Hotman de PILS a salué les travailleurs sociaux - dont une majorité de femmes - qui ont permis aux deux projets pilotes de fonctionner. Ces derniers, rappelle-t-elle, ont oeuvré dans la clandestinité. Elle a aussi remercié les organisations privées qui ont offert le matériel nécessaire au CUT.



Femmes


En 2004, le Rapid Situation Assessment faisait état de quelque 6000 femmes toxicomanes par voie intraveineuse. Depuis, ceux qui sont sur le terrain demeurent persuadés que la situation s'est empirée. Entre-temps, comme le fait ressortir Dany Philippe du Centre de Solidarité, Chrysalide est la seule structure offrant une aide à ces femmes, alors qu'Étoile d'Espérance vient en aide aux femmes souffrant de dépendance à l'alcool. Il n'existe toutefois aucune structure pour la prise en charge médicale de ces femmes. Les centres de désintoxication n'accueillant que des hommes. La discrimination existe aussi au niveau du projet pilote à la Méthadone où les patients sont uniquement masculins. Un ensemble de situation qui reste inexplicable. Soulignons aussi le lourd silence du ministère de la Femme sur ce dossier.



Pologne


Six travailleurs sociaux et deux officiers du ministère de la Santé ont fait un séjour d'une quinzaine de jours en Pologne, le mois dernier, pour observer les mesures qui y ont été mises en place pour réduire la propagation du VIH au sein de la communauté des UDVI. Parmi: l'échange de seringues et la distribution de la Méthadone. En Pologne, ces projets ont largement prouvé leur efficacité, disent ceux qui ont fait partie du voyage. Surtout que le pays s'est donné les moyens pour venir en aide aux toxicomanes. Ainsi, plusieurs structures ont été spécialement créées pour répondre aux besoins des malades. Des structures qui vont au-delà de ce que Maurice offre. Pourtant, sur une population de 1.8 millions habitants Varsovie compte 3 000 toxicomanes. En Cracovie, on en compte approximativement 300 au sein d'une population de 900 000 personnes. À Maurice, le nombre de consommateurs d'opiacés est estimé de 17 000 à 20 000… L'occasion a été donnée à la délégation mauricienne de visiter ces différents services et de se mettre à l'écoute des personnes qui y travaillent. L'exemple polonais pourrait aider le pays à développer un système de réduction de risques mieux adapté.


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