L'abbé Pierre est mort - Page 3 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 28/01/2007, 15h58
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"Celui qui a essayé d'aimer…"

Abbé Pierre (1912-2007)

"Celui qui a essayé d'aimer…"


C'est dans la plus stricte intimité, au milieu des premiers compagnons d'Emmaüs, que l'abbé Pierre a été inhumé, vendredi, selon son vœu, après la cérémonie funèbre en la cathédrale Notre Dame de Paris, en présence, notamment, du président Jacques Chirac. L'indomptable lutteur, "voix des sans-voix", s'en est allé, tôt dans la matinée de lundi dernier, à l'âge de 94 ans.

"Mon œuvre n'est pas à refaire, elle est à poursuivre", avait déclaré le fondateur des communautés d'Emmaüs lors de sa brève visite de 48 heures à Maurice à la mi-juin 1994. C'était dans le cadre de l'inauguration de l'Abri de Nuit de Trou Fanfaron et de la pose de la première pierre du complexe "Relais Espérance" à Pointe aux Piments.

"Gosse de riches", comme il se reconnaissait lui-même, l'abbé Pierre - de son vrai nom, Henri Grouès - vient au monde en 1912 au sein d'une famille de la bourgeoisie lyonnaise. Il est ordonné prêtre en 1938. D'abord moine capucin, il doit, pour des raisons de santé, abandonner la vie moniale pour être prêtre en paroisse.

Résistant durant la Seconde Guerre mondiale, Henri Grouès aide notamment des juifs à fuir la France occupée. Recherché par la Gestapo, la police secrète hitlérienne, il change plusieurs fois d'identités. C'est durant cette période qu'il se fera surnommer Abbé Pierre.

Élu député juste après la guerre, il y demeurera durant six ans. "Je n'étais pas fait pour ça", avouera-t-il plus tard. En 1949, il juge "trop grande" la maison à sa disposition à Neuilly-Plaisance, à côté de Paris, et décide d'y accueillir des "blessés de la vie", dont le premier, Georges, ex-condamné, "suicidé raté". C'est la naissance du mouvement Emmaüs.

"L'insurrection de la bonté"

Hiver 54: une période de froid particulièrement rigoureux traverse l'Europe. Un bébé puis une femme meurent en plein Paris. En vue de venir en aide aux sans-abri et aux mal-logés, premières victimes du froid, l'abbé Pierre lance son appel à "l'insurrection de la bonté". Les dons affluent. Plus tard, ce sera la mise sur pied de la Banque alimentaire.

Indomptable lutteur, l'homme d'Église n'a eu de cesse d'exiger l'impossible, tant des pouvoirs publics que des "privilégiés de la vie" qui, pour lui, "ont un devoir envers les plus faibles". Homme libre, il ira même jusqu'à refuser, en 1992, d'accepter le titre de Grand Officier de la Légion d'Honneur en solidarité envers les sans-logis et les mal-logés.

Sacré pendant très longtemps "Personnalité Préférée des Français", l'abbé Pierre a eu aussi à subir des épreuves. Ainsi, épuisé physiquement et psychiquement en 1958, il fut interné plusieurs mois. "Des médecins persuadèrent mes proches que j'étais fou et certains, avec des motivations très diverses, tentèrent alors de récupérer le mouvement Emmaüs", devait-il révéler plus tard.

Mais la pire épreuve pour lui aura été ce que l'abbé Pierre a lui-même qualifié de "tornade du printemps 1996", quand on l'accusa, lui, ancien résistant, d'antisémitisme. "Je crois (…) que ces tragiques malentendus proviennent du fait que, imprudent et trop hâtif, j'avais abordé dans un même document des questions de personnes, des questions politiques et des questions religieuses", expliquera-t-il par la suite. L'abbé Pierre a retiré ses propos controversés et a demandé pardon. À un journaliste qui lui demandait, il y a quelque temps, ce qu'il aurait souhaité que l'on inscrive sur sa tombe, il devait répondre: "Celui qui a essayé d'aimer…"
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Vieux 28/01/2007, 16h02
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Paroles choisies: "L'espérance, c'est croire que la vie a un sens"

Paroles choisies: "L'espérance, c'est croire que la vie a un sens"


Emmaüs: "Les communautés du mouvement Emmaüs, imprégnées de l'Évangile, restent absolument non confessionnelles. On ne demande à personne: "Es-tu croyant, pratiquant, électeur de droite ou de gauche, as-tu été résistant ou collaborateur ?" Rien de tout cela. Quand quelqu'un arrive pour la première fois, on lui demande, simplement: "As-tu faim, as-tu sommeil ? Désires-tu prendre une douche ?"

Espérance: "Ne confondons pas l'espérance avec l'espoir. (…) Si l'existence ne mène nulle part, si elle doit seulement conduire à ce trou dans la terre où l'on met ce peu de matière qui va se décomposer, à quoi bon vivre ? L'espérance, c'est croire que la vie a un sens."

Idolâtres et communiants: "Je suis convaincu que le partage fondamental de l'humanité ne passe pas entre ceux que l'on dit croyants et ceux que l'on nomme ou qui se nomment eux-mêmes non-croyants. Il passe entre les "idolâtres de soi" et les "communiants", entre ceux qui, devant la souffrance des autres se détournent et ceux qui luttent pour les libérer. (…) Dieu merci, combien de ceux-là mêmes qui se disent étrangers à la foi sont en réalité, par le don d'eux-mêmes pour protéger le faible, des fils de Dieu."

Théologie de la libération: "La véritable théologie de la libération c'est la libération de l'injustice dans l'amour. Ces deux notions sont indissociables. On ne doit pas haïr l'oppresseur, désirer la vengeance. Tel est le message de (Dom Helder) Camara, de Martin Luther King mais aussi de non-chrétiens comme Gandhi ou le dalaï-lama."

Le vrai bonheur: "Nous poursuivons tous (…) la même fin: le bonheur. (…) Quelles que soient sa culture, sa condition, l'époque où il vit, tout homme est confronté à choisir entre deux voies: être heureux sans les autres ou bien être heureux avec les autres. Être suffisant ou être communiant. Ce choix, qui est à refaire chaque matin, est le plus fondamental qui soit. Il détermine ce que sera substantiellement notre vie."

La mort: "Quand on a essayé pendant sa vie de mettre sa main dans la main des pauvres, au moment de mourir on est sûr de trouver la main de Dieu dans son autre main. (…) C'est toujours ainsi que je vois la mort: un rendez-vous longtemps différé avec un ami."

Le pardon: "Le pardon, c'est en quelque sorte l'aspect maternel de Dieu. Une mère aimante pardonne toujours à son enfant. (…) Dieu, parce qu'il est substantiellement Amour, ne demande qu'à pardonner. C'est pourquoi il ne nous condamnera jamais comme un tribunal. C'est l'homme, par le péché, par l'orgueil, qui se condamne lui-même, qui se coupe volontairement de la lumière."

Paroles de l'abbé Pierre, extraites de son ouvrage Mémoire d'un Croyant (Editions Fayard, 1997).
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Vieux 28/01/2007, 17h47
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La mort de l'abbe Pierre n'est pa sa fin, C ene commencement pou les defis ki li fine installer dans so croisade pour les pauvres. Asterela, so banne associations pou tini so flambo allumer.

Rocco
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Vieux 28/01/2007, 19h16
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Oui combat pou dure mais banne compagnon là pou continué so combat !
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Vieux 29/01/2007, 07h00
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la solidarité en héritage

L’abbé Pierre, la solidarité en héritage


L’abbé Pierre n’est plus depuis lundi dernier. Mais ses actions demeurent dans le monde comme à Maurice. Bénéficiaires et travailleurs sociaux racontent comment il a œuvré pour les sans-abri. Aujourd’hui, malgré sa mort, le combat pour les pauvres continue.


Grâce à l’abbé Pierre, le Relais d’Espérance et l’abri de nuit géré par Caritas ont vu le jour à Maurice. C’est ainsi queles tontons ci-dessus, Guylaine Racheea, Marie-Noëlle Ravina et leurs enfants, ci-contre, ont pu trouver un toit.
«Gramersi bondié ine avoye sa missié là — l’abbé Pierre, pou li aide banne dimoune malhéré couma nou. Si pa ti éna li, mo pa ti pou coné kot pou resté, moi avek mo fami », confie Guylaine Racheea, 40 ans, mère au foyer. Un foyer, justement, elle ne pouvait même pas y aspirer, deux ans plus tôt. Locataire à Triolet à l’époque, elle était quasiment à la rue lorsque son époux s’est retrouvé endetté. « Mo ser ti prend méb mais li pane payé. Mo bonhomme ti so garant, line oblizé payé. Sa fine coz nou ène gros problème, nou ti népli capav paye lacaz, pa ti pé coné couma pou fer pou lédycasion mo dé zenfants. Mwa mo fine fer ène l’opération, mo pa capav travay. Nou ti népli coné kot pou ale resté », relate-t-elle.

Désemparée, elle contacte le prêtre de la région, qui la dirige vers Edley Maurer, responsable du Relais d’Espérance à Pointe-aux-Piments. Ce projet a été lancé par l’abbé Pierre à travers sa fondation et les communautés Emmaüs. C’était lors de sa visite à Maurice en 1994 où il a effectué la pose de la première pierre de l’association.

« Le Relais d’Espérance procure un toit aux familles sans abri pendant deux ans gratuitement. Hormis la maison, nous les assistons aussi pour trouver du travail et les formons pour qu’elles économisent la somme qu’elles auraient déboursée pour la location, pour un plan d’épargne logement pour construire leur propre maison ou en louer une après les deux années afin qu’elles puissent être autonomes », explique Edley Maurer.

Celui-ci, également président du groupe Safire, qui s’occupe des enfants de rue, est au chevet des démunis, depuis qu’il a été inspiré par la philosophie du prêtre : « Quand l’abbé Pierre était de passage à Maurice, cela m’a fait comprendre que je devais sortir des bureaux où je travaillais pour tendre la main aux autres. Sa motivation m’a inspiré et c’est ainsi qu’est né le Relais d’Espérance. À travers cela, nous faisons de notre mieux pour que les familles qui n’ont rien, puissent s’en sortir. Nous continuons ainsi à propager la philosophie de l’abbé Pierre. »


Le défenseur emblématique des pauvres

Recueillant neuf familles à l’origine, le Relais d’Espérance assiste aujourd’hui quatre familles, dont celle de Guylaine Racheea. « Ene sans nou fine gagne sa lacaz là. Kan nou fine aménazé le 1er juillet 2005, mo pa ti pé croire. Aster là mo capav aide mo zenfant pou zot l’édycasion », indique-t-elle. Le soulagement est palpable au son de sa voix. Ce sentiment anime également Marie-Noëlle Ravina, 30 ans, une autre bénéficiaire du projet : « Mo éna cinq zenfants, nou pa ti éna assez cas pou payé Rs 2 500 locasion. Aster là nou énà ène l’abri, nou éna zis pou paye la limière. Nou fine rétruv lespoir et capav pense pou économiser pou nou gagne ène ti place pou nous après deux ans. »

Passé cette période, les bénéficiaires cèdent la place à d’autres familles nécessiteuses. Et c’est ainsi que le soutien aux sans-abri se perpétue ! Et que le Relais d’Espérance poursuit sa mission !

Outre l’appui aux familles enlisées dans la pauvreté, la chaîne de solidarité érigée par le défenseur emblématique des pauvres, s’étend également aux « tontons », les sans domicile fixe (SDF). En 1994, toujours, l’abbé Pierre a inauguré l’abri de nuit à Port-Louis, géré par Caritas.Noël Rivalland, un « tonton », de 59 ans, y est hébergé depuis 1997.

« Mo papa ek mo mama ine mort dans couvent. Mo pane coné meme, mo pa ti pé trouve zot. Mo fine travay gardien apré mone arrêté. Mo fine coumans dormi déhor, dan plas Kadafi, mo vire viré. Asoir mo dormi zis lor la moitié zoreil. Parfoi éna zéness ki vini, zotte zette can la bierre ou bien zot batte nou », se remémore-t-il.

Après quelque temps, il tombe très malade et se rend à l’hôpital. Mais le personnel refuse de l’y admettre, car il n’a pas de domicile et on lui prescrit des traitements. C’est grâce à un ami que Noël Rivalland connaîtra alors l’abri de nuit. « Mo vini dans tantot. Ici, nou gagne séki nou bizin. Kan mo lé, mo guette ène ti guitte télévision ou bien mo zoué carom, après nou éna banne la sam pou dormi », poursuit notre interlocuteur.

Au total, une vingtaine de SDF y sont pris en charge par une équipe d’animateurs et de bénévoles chaque soir.

« À partir de 17 heures, nous recevons les tontons défavorisés qui dorment normalement dans la rue ou qui ont parfois besoin de s’éloigner un peu afin de régler leurs problèmes. À leur arrivée, ils doivent prendre leur bain. Nous leur donnons des vêtements propres, leur parlons un peu. Puis, ils peuvent aussi regarder la télé, jouer au carom, aux cartes etc. avant que le dîner ne leur soit servi à 19 heures », explique Claudinet Jean-Louis, animateur depuis six ans.


Une tâche quelquefois rude

Mais la tâche se veut quelquefois rude. « Au départ, il y régnait un climat de violence, les tontons ne voulaient pas obéir à un jeune. Certains, ivres, ne voulaient pas écouter. Puis, nous avons instauré des règlements. Par exemple, si un SDF est saoul, il n’a pas accès à l’abri. Jusqu’au jour où il vient en toute sobriété », souligne Martine, animatrice depuis 13 ans. L’abri dispose de cinq chambres avec quatre lits à étages, pouvant accommoder huit tontons, et d’un espace pour ceux qui sont malades. Pour se sentir chez eux, ces derniers peuvent également élever des animaux domestiques et décorer leurs chambres.

Depuis trois ans, un deuxième abri de nuit a été aménagé à St-Jean. « Nous y accueillons également une vingtaine de SDF qui peuvent non seulement prendre un bain, se raser et dîner, mais aussi se confier aux animateurs qui sont là. Nous effectuons un travail pour les aider à trouver du travail et à se réintégrer dans leur famille. Dans le cas du Relais d’Espérance, nous avons pour l’heure aidé onze familles qui ont pu être encadrées, formées et réhabilitées. Cette action est l’héritage de l’abbé Pierre. Notre objectif et notre philosophie, c’est de donner un coup de main, mais aussi d’aider l’homme à se remettre debout », déclare Jacques Dinan, président de Caritas.

Grâce à ces petites actions humanitaires, beaucoup de sans-abri ont eu droit à l’espoir. À un toit, un peu de pain et de chaleur aussi. L’homme d’église s’en est allé, mais sa solidarité sera à jamais immortelle. Ses disciplies à l’étranger et dans notre île perpétueront la mission sociale.

LES AUTRES ACTIONS

Hormis le fait de procurer un toit, les liens de solidarité hérités de l’abbé œuvrent également pour l’emploi et l’assistance financière – une autre philosophie de ce dernier. Ainsi en 2006, le Relais d’Espérance a lancé une pâtisserie – Cannes en fleurs – à Pointe-aux-Piments pour permettre à plusieurs femmes défavorisées de la région et bénéficiaires du projet, d’y travailler.

De son côté, Caritas a introduit un fonds d’aide pour le logement et pour soutenir les familles en difficulté depuis 2006. « Ce programme vise à assister les familles qui ont des difficultés financières à travers des prêts sans intérêt et une possibilité d’échelonner le remboursement selon leur capacité. Cela peut s’étaler sur cinq à dix ans, selon leur rythme », affirme Jacques Dinan.
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Vieux 02/02/2007, 14h41
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L'exemple de l'abbé Pierre

L'exemple de l'abbé Pierre :

A l'aube du 22 janvier dernier, l'abbé Pierre nous quittait après une vie remplie par le service aux plus démunis.

Cet homme de cœur avait vite compris que la solidité de la chaîne de l'humanité dépendait de l'état de ses plus faibles maillons, chose que nous arrivons difficilement à concevoir, tant nous sommes aveuglés par nos égoïsmes et notre indifférence.

Ne pouvant concevoir qu'un homme n'ait ni toit ni de quoi manger, il fonde en 1949 Emmaüs, une organisation laïque aidant les pauvres et les réfugiés, et, en 1988, il crée la Fondation de l'abbé Pierre destinée à loger les défavorisés.

De plus, il jette tout le poids de sa notoriété dans le lobbying en faveur des plus démunis auprès des autorités et d'organisations pouvant améliorer leurs conditions de vie.

Son abnégation, sa générosité et son courage ont fait de lui une des personnalités les plus admirées des Français. Un vrai héros.

C'est ainsi que son départ laisse un vide profond non seulement dans le cœur des Français mais aussi dans ceux d'autres citoyens du monde. Car Emmaüs existe dans plus de 40 pays. De plus, l'héroïsme est une valeur universelle qui nous touche et nous inspire tous, surtout lorsqu'elle est conjuguée avec la notoriété.

La célébrité de l'abbé Pierre, contrairement à celle de ces vedettes sans consistance, superficielles, que nous voyons souvent dans les médias est axée sur l'amour du prochain.

Une graine qui ne meurt jamais. Ne pousse-t-elle pas déjà dans le cœur de milliers de bénévoles et autres anonymes qui, inspirés par l'abbé Pierre, entretiennent des gestes de solidarité envers les autres ?

Concilier héroïsme et notoriété dans un monde où trop souvent c'est la notoriété seule qui règne relève d'un parcours du combattant. Lorsque les guerres et le non-respect des droits les plus élémentaires affligent le monde, ce sont les Martin Luther King, Gandhi, Roosevelt, Lincoln, Mère Teresa et autres Churchill qui inspirent la conscience du peuple.

Aujourd'hui, cette conscience est submergée par les vedettes qui n'entretiennent aucun lien profond avec leurs fans.

Selon le livre Geeks and Geezers de Warren Bennis et Robert J. Thomas, plus de 40% de jeunes considèrent leurs parents ou un de leurs proches comme leurs héros.

Or, dans l'éducation de nos enfants, faisons-nous vraiment une place pour les autres ? Défendons-nous vraiment une cause que nous considérons comme noble, sans qu'elle n'ait à faire partie du programme scolaire de nos enfants ? Sommes-nous patriotes au point de défendre corps et âme notre pays ? Ou sommes-nous davantage enclins à tout faire pour assurer ailleurs un "meilleur avenir" pour nos enfants ? Que comprenons-nous par ce terme "avenir" qui devient prétexte à tous les sacrifices centrés autour de la seule personne de l'enfant ? Prenons-nous la peine à faire savoir à nos dirigeants quels sont les besoins de notre société ? Ou sommes-nous trop découragés ou trop préoccupés par notre propre personne ?

Etre un héros n'est certainement pas chose aisée ; c'est définitivement un fardeau supplémentaire que nous donne à porter la nouvelle génération. Serons-nous capables de relever le défi ?

Nous ne pouvons pas tous être l'abbé Pierre mais nous pouvons apporter notre pierre dans la construction de l'édifice d'un monde meilleur.

Alain Jeannot
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