Faut-il preserver notre PLAZA? - Page 3 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 26/06/2007, 12h10
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Des notes à la mode culturelle

BUDGET 2007-08
Des notes à la mode culturelle

Dotations pour la rénovation du Plaza, souhait de voir Port-Louis devenir une ville animée, détaxe sur certains produits… Le budget évoque la culture. Ce n’est pas suffisant pour les uns. Pour les autres, c’est un bon début.

Quelque Rs 50 millions seront investies dans la rénovation du Plaza.Culture. Terme qui ne figure pas souvent dans nos budgets. Encore moins a-t-on l’occasion de voir un ministre des Finances évoquer la nécessité d’une vie culturelle foisonnante. Pourtant, la méfiance et la réticence demeurent. Les métiers de la création autant que ses agents n’ont jamais fait l’objet d’une attention particulière de nos gouvernants. Reste à savoir désormais comment les intentions vont se traduire dans les faits.

“À l’écoute des parties consacrées à la culture dans le budget, je me suis posée des questions. Je m’étais dit qu’il y a quelque chose d’anormal. Quel est cet intérêt subit pour la culture ? Car on le voit bien dans notre vie de tous les jours, la culture n’a jamais été une préoccupation. En fait, je suis arrivée à la conclusion que même dans ce budget, la culture demeure un appoint aux projets économiques”, soutient d’emblée Marousia Bouvéry, artiste-musicienne. Pour elle, les projets évoqués dans le budget visent, entre autres, à consolider des secteurs qui concernent le marché touristique. “On cherche à développer le tourisme culturel comme une valeur ajoutée au projet économique”, insiste-t-elle.

La critique est plus acerbe chez l’écrivain-dramaturge Bhishmadev Seebaluck. Il faut comprendre que les créatifs ont suffisamment de raison de douter de la parole politique. “Ce n’est pas la première fois qu’on entend parler de projets et d’intentions. De la rénovation du Plaza ou d’autres projets de réaménagement”, confie Bhishmadev Seebaluck. L’essentiel, plaide-t-il, est de développer un projet culturel intégré et non des actions ponctuelles. “Il faut également travailler avec tous les partenaires culturels sur ce projet”, précise-t-il. Il cite, à cet effet, le festival culturel et culinaire Chinatown qui devrait inspirer d’autres projets de la même nature à caractère national. “La culture, ce n’est définitivement pas une fois l’an”, insiste-t-il.

Il n’est pas seulement question de rénovation, assure l’écrivain-dramaturge mais aussi de mise en place de nouvelles infrastructures culturelles. “Est-ce qu’on se rend compte qu’on est en 2007 et que Maurice ne dispose toujours pas d’une salle de concert où les artistes-musiciens peuvent évoluer ? Que le piratage continue toujours à sévir ? Que des interprètes bradent les prix dans les hôtels ? Qu’il n’existe aucune plate-forme qui permette l’identification de nouveaux talents ? Il faut un espace destiné aux artistes et aux Mauriciens”, souligne, pour sa part, l’auteur-compositeur-interprète Eric Triton.

Ce dernier plaide aussi pour un développement culturel qui permettra de donner au pays un nouvel imaginaire. “Il ne s’agit pas seulement d’animation et de création voire de mesures incitatives pour aider les artistes. Il s’agit de donner à ce pays une possibilité de vivre sa culture dans toute sa pluralité. Il faut sortir des clichés et réaliser un changement culturel”, affirme avec force Eric Triton.

Abondant dans le même sens, Marousia Bouvéry évoque la nécessité d’un projet de rayonnement culturel. D’une nouvelle ambition. “Il faut prendre conscience que c’est la culture qui fait avancer un pays. Le ministère de la Culture n’a rien fait en ce sens”, déclare-t-elle. “L’action politique de la culture, c’est aussi tout ce qui encourage la lecture à travers des actions concrètes”, enchaîne, de son côté, Bhishmadev Seebaluck.

Loin des antiennes connues, des vieilles rengaines, et des sempiternelles lamentations, il demeure que la révolution des mentalités passe par une révolution culturelle. Le seul souhait à émettre est que c’est l’un des objectifs fixés par Rama Sithanen.

Nazim ESOOF





Mesures budgétaires

■ Le budget 2007-08 entend donner une nouvelle dimension à la protection du patrimoine culturel et historique. “Malheureusement, plusieurs de nos monuments sont dans un état de décrépitude pour cause d’investissement insuffisant dédié à la maintenance”, disait Rama Sithanen dans le budget. Le gouvernement entend donc lancer un programme sur dix ans avec une enveloppe de Rs 750 millions. Il investira dans la réhabilitation du Plaza et de la cathédrale St-Louis à Port-Louis à hauteur de Rs 50 millions et Rs 7 millions respectivement. La vie culturelle ne s’arrête pas aux monuments. Rama Sithanen espère également voir Port-Louis se développer en une ville animée. Les métiers créatifs ne sont pas non plus oubliés. Le gouvernement se réjouit ainsi de l’émergence de jeunes talents dans le domaine musical. À cet effet, des produits comme les microphones, les casques, les écouteurs, les haut-parleurs, amplificateurs, MP3 et baladeurs sont détaxés. L’Entertainment Tax est aussi abolie.







Questions à Issa Asgarally,
Critique littéraire

● Quelle est votre analyse de la partie dédiée à la culture dans le budget 2007-08 ?

Depuis sa création en 1982, il manque toujours au ministère de la Culture une grande ambition, un projet pensé, proposé et discuté avec les électeurs avant les élections générales, et des moyens appropriés pour le mettre en œuvre. C’est dans le but de susciter un débat autour de cette question que j’avais fait en octobre 2000 une étude Un ministère de la Culture, pour quoi faire ?. À la demande d’Eric Ng, j’ai récemment consacré un article à L’économie de la culture dans le numéro 20 ( avril 2007) de Conjoncture. Toute mesure budgétaire, qu’elle soit une abolition de taxe ou une dotation de fonds, est la bienvenue dans le secteur de la culture. On ne peut donc que se réjouir des mesures contenues dans le discours du budget 2007-08 : les trois mesures sous la rubrique Creative Arts Industry et celles sous la rubrique Tourism.

● Qu’est-ce qui aurait pu être fait davantage ?

Je note que les mesures concernent surtout la musique. Mais qu’en est-il des autres arts, de la peinture, de la photographie, de la sculpture…? Sait-on, par ailleurs, qu’un auteur doit dépenser une petite fortune pour envoyer son livre ou son magazine à l’étranger en 2nd Class Air Mail ? En outre, si le patrimoine matériel n’a pas été oublié puisqu’on alloue des fonds à la rénovation du Plaza, de La Citadelle et de la cathédrale St-Louis, d’autres types de patrimoine, par exemple le patrimoine audiovisuel, disparaissent au fil du temps. Je ne note rien à propos des centres culturels et de certains Trust Funds. Que deviennent-ils ? Je pourrais continuer longuement cette liste... Voilà pourquoi j’avais réclamé un véritable IRS de la culture en 2006!

● Et à la place qu’a-t-on eu ?

Il aurait fallu réduire d’autres taxes et surtout augmenter considérablement le budget du ministère de la Culture, mais seulement après l’élaboration d’une politique culturelle digne de ce nom qui serait au service d’un grand dessein. Non plus ce “fragmented and ad hoc approach” – pour reprendre les mots critiques du ministre des Finances à la section 89 sur le tourisme ! – que nous connaissons depuis 1982. On prendrait alors, après bientôt 40 ans d’indépendance, le “virage” dans le domaine culturel. Il faudrait surtout que le décideur en chef au ministère de la Culture n’y soit plus à cause de son appartenance ethnique ou sexiste – ce qui découle de la politique multiculturelle de Maurice – mais qu’il soit avant tout porteur d’une grande ambition pour la culture et animé de la volonté de la réaliser. Est-ce vraiment un rêve ?

Propos recueillis par N.E.
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Vieux 29/06/2007, 15h35
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Le Plaza, changement de décor grâce à sa dotation budgétaire

RENOVATION
Le Plaza, changement de décor grâce à sa dotation budgétaire

Cérémonie de remise de chèque hier par le ministre Sithanen. Rs 50 millions ont été allouées pour la rénovation du Plaza. La priorité : réparer le toit du théâtre.

Le théâtre du Plaza, à Rose-Hill a été déclaré patrimoine national en février 2003.En lever de rideaux : une subvention de Rs 50 millions accordée à la rénovation du Plaza. De quoi sera faite la pièce ? Du drame, celui du plus grand théâtre de Maurice, fermé pour rénovation depuis le 1er octobre 2004. Des travaux qui n’ont pas encore démarré, l’intrigue a pris une nouvelle tournure, avec la concrétisation de cette mesure dans le budget 2007-2008. C’était, hier, lors de la cérémonie de remise du chèque par le ministre des Finances Rama Sithanen.

Alors que s’est-il passé pour que la rénovation du Plaza figure parmi les principales mesures du budget Sithanen ? Avec bonhomie, le ministre des Finances a rappelé combien est “compliquée” la préparation d’un budget. “Vous recevez 400 à 500 propositions qui vont dans deux sens : soit l’augmentation de nos dépenses soit l’abolition d’une taxe. En même temps, vous avez des difficultés avec le déficit budgétaire et la dette publique.”

Rama Sithanen a poursuivi que la récolte précoce des avantages découlant des décisions prises lors de son précédent budget a permis la création d’un “espace fiscal” dédié aux mesures jugées urgentes. D’où la création d’un programme de dix ans pour la préservation du patrimoine national, avec une dotation totale de Rs 750 millions. Provision a été faite pour que Rs 75 millions soient injectées dans le programme pour la prochaine année financière.

Au prochain acte : les appels d’offres pour trouver ceux qui exécuteront les travaux de rénovation de ce théâtre déclaré patrimoine national en février 2003. Premier nœud de l’intrigue : commencer la rénovation par le toit. “Tant que le toit coule, cela abîme l’intérieur du théâtre”, explique Paul Olsen, président de la Fondation Spectacle et Culture, initiatrice, avec l’Amicale France-Maurice de l’opération, Sauvons le Plaza.


Coût total : autour de Rs 150 m

Tout aussi impératif : la nécessité d’exécuter ces travaux de manière urgente. “Il faut réparer le toit avant le début de la saison cyclonique. Si on laisse le toit ouvert et qu’un cyclone arrive, imaginez les dégâts additionnels que cela va causer”, explique notre interlocuteur. Selon les dernières estimations, le coût total des travaux devrait tourner autour des Rs 150 millions.

Toutefois, si le décaissement est acquis par rapport aux dotations budgétaires, “il faut s’assurer que l’argent du public est utilisé à bon escient”, a souligné le ministre des Finances. Reste également à régler le partenariat public-privé que les autorités ont officiellement appelé de leurs vœux hier.

De leur côté, la FSC et l’Amicale France-Maurice ont déjà proposé que la gestion mixte porte non seulement sur les travaux de rénovation mais aussi sur la programmation du théâtre.

Construit en 1929, le Plaza peut contenir 1 200 spectateurs. Il a accueilli d’innombrables événements culturels – du concert de Jacques Brel aux pièces de théâtre en passant par les saisons lyriques, qui ont marqué les spectateurs. La dernière grande rénovation du Plaza date de 1980. En 1993, la climatisation fait son apparition. Le rideau de scène et la nouvelle régie sont installés en 1998.




Aline GROËME-HARMON
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Vieux 30/06/2007, 07h59
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Posté par Rocco Voir le message
THÉÂTRE
Jean-Claude Brialy vole au secours du Plaza
Un projet privé de réhabilitation du Plaza pourrait bientôt voir le jour. Le comédien français Jean-Claude Brialy a promis son soutien.

Jean-Claude Brialy, un comédien qu’on ne présente plus. Son jeu de scène, son humour et son élégance fait de lui une très grande personnalité du monde du showbiz. Le comédien français Jean-Claude Brialy devrait être l’un des principaux animateurs d’un projet de réhabilitation du Plaza. Le vieux théâtre de Rose-Hill est moribond. Il est fermé depuis deux ans mais sa rénovation n’a toujours pas démarré. Jean-Claude Brialy devrait aider à lever des fonds pour donner un premier élan au projet. Il sera à Maurice, début novembre. C’est ce qu’ont confirmé le réseau Otayo, la Mauritius Tourism Promotion Authority et la municipalité de Beau-Bassin-Rose-Hill. Le comédien sera accompagné de la chanteuse Nana Mouskouri, elle aussi décidée à apporter son soutien pour faire revivre le vieux théâtre.

Les autorités ont, d’abord, approché la Francophonie pour faire avancer le projet de réhabilitation. C’est surtout Rama Valyden, le ministre de le Justice qui a pris le dossier en main. Une expertise étrangère a été recherchée. Le maire de Beau-Bassin-Rose-Hill, Varen Andee a également approché l’Association des maires francophones. “L’essentiel pour nous est de rouvrir le Plaza”, ne cesse-t-il de dire.

Mais le projet de rénovation date de plusieurs années déjà. Au départ, en 2002, les coûts étaient estimés à Rs 150 millions. Un an plus tard, en octobre 2003, le gouvernement acceptait de garantir un emprunt pour démarrer les travaux. Mais le projet est modifié en 2004. Puis, en 2005, l’estimation des coûts est revue à la hausse. Les travaux devaient coûter près de Rs 250 millions. Mais le coût a finalement été une nouvelle fois revu, à la baisse cette fois. En septembre 2005, le gouvernement parle à nouveau de Rs 150 millions. Mais ce montant concerne uniquement les “travaux urgents”.

En mai dernier, la municipalité de Beau-Bassin-Rose-Hill a fait une demande pour le financement d’une première phase de travaux. Ceux-ci concernent surtout la salle des fêtes annexée au théâtre. Cette salle est très utilisée pour les réceptions et autres mariages. Mais cela n’a rien à voir avec l’art qui reste à l’arrière-plan.

Jean-Claude Brialy, avec sa flamme habituelle, pourrait ainsi être une sorte de détonateur. Il s’est déjà produit sur les planches mauriciennes, jamais au Plaza. Mais le comédien connaît le théâtre de Port-Louis. Il s’y est produit en septembre 2004. Il présentait son one man show J’ai oublié de vous dire. Un spectacle de deux heures, durant lesquelles, le comédien, seul sur scène, raconte, debout, cinquante ans de métier à travers des anecdotes croustillantes.


Des spectacles de qualité

Il revient donc cette année mais il n’apparaîtra pas sur les planches. L’idée consiste, dans un premier temps, à lever des fonds auprès de la communauté théâtrale et plus largement artistique française afin de lancer les travaux de rénovation. La chanteuse Nana Mouskouri apporte aussi son concours.

Mais au-delà d’une levée de fonds, c’est tout un projet de réhabilitation et d’exploitation qui devrait voir le jour. En fait, le projet bénéficie également de la participation de Pascal Legros, producteur de théâtre réputé en France et lui-même propriétaire de plusieurs salles. L’idée serait d’exploiter la salle dans un schéma d’économie mixte, en produisant régulièrement des spectacles de qualité.

Certaines pièces jouées en France, à travers le réseau de Pascal Legros pourraient ainsi transiter par les planches du Plaza, le temps d’une ou plusieurs représentations. Un programme destiné au public local mais aussi à un public étranger qui pourrait ainsi venir en vacances sur les plages mauriciennes et compléter le séjour par une sortie au théâtre pour voir les pièces qui étaient à l’affiche à Paris ou Lyon, quelques semaines plus tôt…

à la municipalité de Beau-Bassin-Rose-Hill, on se réjouit de la venue du “monstre sacré” Brialy. Mais dans les coulisses, certains hésitent et trouvent le projet plutôt “révolutionnaire”. Le dossier est aussi suivi de près par James Burty David, le ministre des Administrations régionales.






RESUME

Brialy, le monstre sacré

■ Jean-Claude Brialy est né en Algérie en 1933. à 20 ans il rencontre Jean Marais et débarque à Paris en 1954. Son premier rôle lui est offert par Jacques Pinoteau avec “L’Ami de la famille”.

En 1958, Claude Chabrol l’engage pour ses deux premiers films et Jean Claude Brialy devient l’une des icônes de la Nouvelle Vague. On le retrouvera tantôt chez Truffaut, tantôt chez Godard ou Rohmer. Il a côtoyé les plus grands comédiens du cinéma français : Jean Gabin, Lino Ventura, Jeanne Moreau, Romy Schneider, Catherine Deneuve, Daniel Auteuil, Isabelle Huppert et Isabelle Adjani. Jean-Claude Brialy est probablement l’un des plus grands comédiens français encore en activité.
malheureusement il nous a quitter pour aller faire son show chez st pierre...he oui la haut aussi a besoin de gens comme lui...
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Vieux 06/07/2007, 09h31
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ETAT DES LIEUX:Le Plaza joyau flétri

ETAT DES LIEUX
Le Plaza joyau flétri


Une visite guidée du théâtre pour se rendre compte de l’ampleur des dégâts subis par la vénérable dame de Beau-Bassin-Rose-Hill, née en 1929.


(1) Des bardeaux qui se sont détachés et des déchets. Le toit du Plaza fait peine à voir, (2) Cela fait trois ans que le Plaza n’est plus le lieu de rendez-vous des passionnés de théâtre, (3) Des ordures jonchent les vestiaires.
Les mots manquent. Lézardé, abîmé, fragilisé. Il est cruel le temps qui passe. Il n’épargne pas les théâtres fermés. Cela fait presque trois ans que le Plaza n’est plus ouvert au public. Depuis octobre 2004, les arts n’y sonnent plus. Plus de concerts, plus de comédies. La seule pièce qui s’y joue n’est que le drame de l’usure.

Alors à quoi vont servir les Rs 50 millions décaissées par le ministère des Finances au profit de la mairie de Beau-Bassin-Rose-Hill ? Une somme qui représente un tiers du coût total estimé des rénovations, c’est-à-dire Rs 150 millions. Une somme que le conseil municipal devra réunir.

Une visite du théâtre a mis en image le concept “ rénovation du patrimoine”. Des clichés-chocs pour mesurer à l’œil nu l’étendu des dégâts que la vieille dame née en 1929, dissimule derrière sa façade.

Justement, elle a des cernes bien visibles, la vieille dame décrétée patrimoine national en 2003. Un bout de l’encadrement de la fenêtre qui orne le toit de l’édifice s’est détaché, pour venir barrer des vitres. Nous monterons donc jusque sur le toit du Plaza. Une promenade qui procure quelques frissons, parce que la crainte de voir céder le plafond sous nos pas est palpable. Excursion fort instructive pour confirmer les dires des employés municipaux qui nous servent de guides : le Plaza s’est peu à peu transformé en dépôt, voire en fourre-tout.

Sur le toit : des bouteilles en plastique parmi les autres déchets qui obstruent les canaux d’évacuation d’eau de pluie. Sans compter toute l’accumulation de matériaux de construction, souvenirs oubliés de précédents travaux, d’opérations de rafistolage, se souvient notre guide. Un “drom” rouillé fait partie de l’inventaire. La peinture grise sur les bardeaux est écaillée comme un mauvais vernis.

Retour sur le plancher des vaches. La moisissure nous accueille à l’ombre des colonnes extérieures et au plafond de la varangue. Nous traversons le carrelage crevassé du Foyer du théâtre. Là où Jocelyn Louise, le responsable de la galerie d’art est assis, une figure de l’ennui. C’est que depuis que la galerie Max Boullé a été transférée au foyer, peu d’expositions majeures s’y sont tenues.

De prime abord, l’escalier principal semble encore pimpant. Mais quelles surprises le tapis rouge sans plis réserve-t-il aux ouvriers chargés des réparations ? Nous contournons l’escalier et ses miroirs ternis. Là pêle-mêle : les vieux comptoirs qui ont fait la joie des spectateurs, avec les friandises qu’ils conservaient. Des chaises rouges défoncées, des vieux frigos pour boissons gazeuses gisent à côté des cloisons amovibles utilisées dans la salle des fêtes. Dans un coin sombre sont entreposés deux “janaaza”, servant à transporter les morts au cimetière.

Emblématique de ce qu’est devenu le théâtre : les cadenas que l’on retrouve un peu partout sur les portes. “On les a mis parce que l’on a perdu des choses dans le théâtre”, souffle l’un de nos guides.

Partout la même scène se répète. Des faux plafonds gondolés, la peinture sur les murs rongée par l’humidité. Au-dessus du poulailler, une partie du toit est défoncée. Les maquettes de Serge Constantin regardent le temps qui passe.

Nous grimpons les escaliers. Des fenêtres sont retenues par du fil de fer. C’est que le bois de l’encadrement est pourri. “La fenet dan vid, si enn siklonn vini, tou anvole”, explique l’un de nos guides. Premier balcon, deuxième balcon, poulailler, les traces d’infiltrations d’eau se répètent à tous les niveaux.

Notre guide énumère, de mémoire: 320 places dans les stalles, 300 dans les troisièmes, 100 en seconde, trois loges, celle du maire et de deux conseillers, avec 40 places chacune. Le tout triste et silencieux. C’est le fantôme du Plaza – il doit sûrement y en avoir un – qui doit rire. Tout cet espace à lui seul depuis octobre 2004.






Alain GORDON-GENTIL
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Vieux 08/07/2007, 06h21
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Plaza: Une nouvelle formule proposée

Rénovation et gestion


Plaza: Une nouvelle formule proposée

Le ministre des Finances a remis la semaine dernière un chèque de Rs 50 millions pour la rénovation du Plaza, appelant à la participation du privé pour aider à assurer le reste de cette entreprise estimée à quelque Rs 206 millions. Réagissant, un groupe constitué de l'Amicale Ile Maurice-France, la Fondation Spectacle et Culture et Pascal Legros Production, après l'échec d'un premier projet de bail, vient de proposer cette semaine l'adoption du principe de délégation de service public pour le Plaza. Éclaircissements.

En remettant à la mairie de Beau Bassin/Rose-Hill la semaine dernière le chèque de Rs 50 millions devant servir à assurer la première phase des travaux de rénovation du Plaza, Rama Sithanen a fait savoir qu'une deuxième somme de Rs 75 millions serait prévue au budget l'an prochain à condition que le secteur privé assure la parité, c'est-à-dire amène la même somme. Ce qui permettrait d'atteindre les Rs 200 millions jugés nécessaires à la rénovation complète du Plaza par le consultant David Vauclair, dans son rapport soumis en février dernier.

Le privé, c'est déjà, ici, un groupe constitué de l'Amicale Ile Maurice-France (AMF) et la Fondation Spectacle et Culture (FSC), auquel est venue s'ajouter l'expertise de Pascal Legros. Producteur réputé de la scène française, entre autres dans le domaine des humoristes, avec 60% de marché (et des artistes comme Muriel Robin, Pierre Palmade, Laspales et Chevalier, Patrick Timsit, entre autres), il connaît Maurice depuis une quinzaine d'années. Et a eu l'occasion, lors de ses séjours, de rencontrer des personnes qui lui font valoir la nécessité de "faire quelque chose" pour la scène mauricienne.

Cela se concrétisera notamment par des représentations comme Novecento par Jean-Pierre Balmer, l'opérette Frou Frou les Bains, les spectacles de Michel Leeb ou Jean-Claude Brialy. Au-delà, l'idée est de tenter de travailler sur un programme régulier. Se pose alors la question des lieux de représentation, le Plaza étant jugé comme le plus approprié.

Ce groupe va donc, depuis l'an dernier, tenter de convaincre les autorités de l'urgente nécessité de rénover cette part du patrimoine national. Aujourd'hui, il se dit réjoui de la remise du chèque de Rs 50 millions par le gouvernement. "C'est, enfin, un vrai signal fort qui est donné par l'État. Cela nous motive, et nous allons redoubler d'efficacité", commente Pascal Legros.

D'emblée, c'est une première urgence qui est réaffirmée: "Le Plaza doit être mis hors d'eau avant décembre. Cela implique un démarrage des travaux de réfection de la toiture d'ici fin août, début septembre au plus tard". Par la suite, il faudra engager la rénovation du théâtre en soi, ce qui, selon Pascal Legros, doit être fait par des professionnels, notamment en matière d'acoustique, de décoration, de scénographie. "Nous sommes à disposition, bénévolement, pour conseiller au mieux et indiquer les spécialistes appropriés, et pour financer les audits nécessaires", déclare Pascal Legros.

Restera, ensuite, le dossier crucial du fonctionnement du théâtre rénové. Selon nos renseignements, l'AMF et la FSC avaient déjà soumis à la mairie, l'an dernier, une demande de bail d'un minimum de trente ans sur un Plaza dont ils auraient financé la rénovation. Cette option n'ayant semble-t-il pas remporté les faveurs des autorités centrales, c'est cette fois une autre proposition qui a été soumise, à savoir celle du principe de délégation de service public. "Cela est de plus en plus utilisé en France, notamment pour les Palais des Congrès. Concrètement, la collectivité lance un appel à candidatures auprès de professionnels pour assurer la gestion d'un espace culturel et artistique. La structure reste la propriété de l'État, la collectivité en garde le contrôle et établit le cahier des charges en concertation avec l'opérateur choisi, qui fait ensuite fonctionner le lieu. C'est sain, transparent, équitable. Il est en tout cas clair que le Plaza ne peut plus être géré par le secteur public et doit l'être avec des professionnels du privé, autant pour des questions d'efficacité, de dynamisme, de souplesse, de rationalisation des coûts", estime Pascal Legros.

Comment la municipalité de BB-RH et les autorités centrales réagiront-elles à cette proposition ? Pour le moment, on y réfléchit, nous laisse-t-on entendre…
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Vieux 16/01/2008, 11h59
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Sirdar
 
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Pour ceux qui ne connaissent pas le musée de la photographie à Port-Louis, voici une interview de son directeur. Ce lieu est un véritable monument historique qui regorge de trésors. Un accident est survenu récemment et les autorités n'ont pas l'air de s'y intéresser...
Le Plaza a été sauvé, il faut sauver ce musée.


article de l'Express du lundi 14/01
Tristan Bréville - Directeur du musée de la photographie
Pourriez-vous nous parler de l’accident survenu au musée et de l’étendue des dégâts ? Qu’est-ce qui a été perdu lors de cet accident ?

Ce qui est arrivé au Musée est le fruit d’une connerie annoncée. C’était prévisible dans la mesure où maintes fois nous avons attiré l’attention des promoteurs sur le danger qui nous guettait. Imaginez six panneaux de vitres blindées pesant 400 kilos chacun qui se détachent d’une grue au 16ème étage d’un bâtiment, qui planent dans l’air et qui atterrissent sur votre toit! Les poutres 18ème siècle de plus de 30cm d’épaisseur ont volé en éclat! Nous savons qu’un millier de négatifs sur verre se trouvent sous les débris et que toute la collection de films documentaires sur Maurice depuis les années 20 sont en danger sous cette masse de verre. Aujourd’hui nous allons faire le tri.

D’où proviennent les photos exposées au musée ? Comment les avez-vous récoltées et combien de temps cela a-t-il pris ?

Les photos proviennent de partout. Ventes, donations, récupérations et plus de 100 000 négatifs personnels. Cela fait 40 ans que je collectionne.



Les photos représentent une partie de notre patrimoine. Pensez-vous que cet aspect est négligé aujourd’hui ?

C’est négligé ici, pas ailleurs. Il suffit d’aller chez nos voisins les Réunionnais pour comprendre la valeur de la photographie !



Quel est le rôle de la photographie de nos jours à Maurice ?

La photographie représente une grosse partie de la mémoire d’une nation. Elle nous rappelle à nos bons ou mauvais souvenirs et donne une autre dimension à l’humanité. Si vous n’aimez pas la photo, n’en faites pas ! Mais, de grâce, laissez les autres en faire ! Et la protéger !



Qu’en est-il de votre propre passion pour la photographie ? Parlez-nous de votre cheminement.

Pour une passion, c’en est une ! Je suis tombé dans un bain photographique très jeune et je n’en suis toujours pas sorti ! Si le bonheur c’est d’accéder à ses rêves , je suis un homme heureux ! Si en plus vous avez une femme qui épouse cette passion, le bonheur est doublé. Je suis diplômé de l’Institut Nation de l’audiovisuel (France). J’ai été photographe au Centre audio visuel du ministère de l’Education de 1976 à 1982. Quand ce centre a fusionné avec la MCA, on a créé le Mauritius College of the Air. Là-bas on m’a assassiné ! Il y a des guillotines comme ça qui se cachent dans chaque ministère, dans chaque secteur, et sous chaque manteau ! Je suis donc parti comme expert audio-visuel pour les Nations unies au Niger. Le Musée de la photographie que j’avais créé fut alors réparti dans beaucoup de familles. A mon retour en 1988, j’étais à mon propre compte, fier d’avoir fait ce que j’ai fait pour mon pays, c’est-à-dire se battre pour une cause même contre ministres, marées et maires !



La photographie avec un grand «P» est-elle accessible à tous, ou, reste-t-elle un art sélectif ?

La photographie est un art pour tous! Donnez un appareil à un aveugle ou un enfant et il devient grand photographe! Avec le numérique, c’est encore plus facile ! Faites de la photo et la photo vous fête ! Ce n’est pas la photo qu’on doit faire mais la lumière. Une photo ce n’est que lumière. Mon grand ami et photographe Edouard Boubat m’avait posé un jour cette question : Est-ce la même lumière qui enchanta les premiers photographes ? Il avait répondu lui-même: c’est bien la même, voilà quelque chose qui ne s’use pas!
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Vieux 29/02/2008, 14h27
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Des Voix Pour Le Plaza

DES VOIX POUR LE PLAZA


De Max Moutia à Natacha Finette…

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Le double album "Belles voix mauriciennes d'hier et d'aujourd'hui" s'est révélé mardi dernier dans le foyer du Plaza devant une assistance visiblement ravie d'être là. Après une écoute attentive d'extraits des CD, l'assistance a même eu droit à une surprise chargée de joie et d'émotion avec un magnifique duo de Véronique Zuël et Henri Wilden, qui s'il a stoppé sa carrière à l'opéra de Sydney en 1986, n'en a pas moins gardé sa superbe tant dans l'interprétation que la voix.

De Max Moutia à Natacha Finette, le CD proposé par la Fondation Spectacles et Culture pour le Plaza est en quelque sorte une petite anthologie du chant lyrique mauricien. Du moins pourrait-il être appelé ainsi si les plus anciens enregistrements avaient été moins rares et permis aux initiateurs de ce projet de faire un choix.

Ce double album a fait l'objet d'une soirée de présentation au foyer du Plaza, où l'on a pu être surpris de rencontrer de nombreuses personnes âgées qui ont connu la belle époque du lyrique à Maurice et n'ont pas hésité à faire le déplacement.

Le 3è âge serait-il plus soucieux du patrimoine que les quarantenaires ? La démarche vient certainement raviver d'intenses et nombreux souvenirs de jeunesse aux premiers, mais n'oublions pas que ce projet vise aussi les seconds et œuvre pour les générations futures qui auront la possibilité d'apprécier des concerts en salle dans de bonnes conditions de confort et d'acoustique.

Toujours est-il que le plaisir et l'émotion d'entendre des extraits de spectacles anciens semblaient vifs. Chaque morceau a été partiellement diffusé face à une assistance attentive. Le timbre des chanteurs anciens est atténué par la qualité sonore de ces enregistrements qui ont traversé le temps. Mais l'alternance avec des enregistrements plus récents et des voix actuelles toutes pimpantes comme celle d'Elisabeth Forget, Véronique Zuël, Natacha Finette, Danielle Halbwachs ou Sophie Némorin permet un équilibre appréciable dans le cadre d'une écoute en continu.

Grâce à la présence de ces voix d'autrefois, ce double album peut être considéré comme une rareté à garder précieusement. Il est aussi le symbole de la transmission d'une génération à une autre. Le Plaza, tout comme le Théâtre de Port-Louis, a connu de très belle voix et de grands moments d'art lyrique. La présence des talents actuels indique aussi qu'un avenir est possible, si tant est que le public, les autres professionnels et amateurs d'art lyrique et choral mauriciens et les futurs partenaires de la rénovation du Plaza soutiennent la démarche…


Le Mauricien 29/02/2008
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Vieux 15/04/2008, 21h21
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Plaza : le début des travaux à nouveau reporté

Plaza : le début des travaux à nouveau reporté







L'attente pour la rénovation du Théâtre du Plaza se prolonge et devient inquiétante







Les travaux de rénovation du théâtre du Plaza ne débuteront pas comme prévus en mai, l'appel d'offres pour l'exécution des travaux n'ayant pas encore été lancé. La municipalité de BB-RH explique ce retard par le fait que le Central Procurement Board examine toujours les documents y relatifs. Du coup, la campagne de levée de fonds, qui devait coïncider avec le début des travaux, a aussi été renvoyée. Entre-temps, les récentes pluies diluviennes ont porté un nouveau coup à la toiture, déjà en état de dégradation avancée. " La détérioration du bâtiment s'accélère à vue d'œil ", indiquent des employés.
Les documents pour l'appel d'offres ont été soumis au Central Procurement Board depuis le 8 février dernier et, selon nos renseignements, cet organisme recherche en ce moment quelques éclaircissements sur " quelques petits points ". " Nous avons reçu effectivement une lettre la semaine dernière du Central Procurement Board nous demandant de revoir un ou deux petits points et sur lesquels travaillent nos techniciens. Mais il ne s'agit pas de grands changements ", déclare au Mauricien Ramalingum Maistry, le maire. Il s'agit d'un projet d'envergure qui se déroulera en plusieurs phases, pour des raisons financières. Selon le calendrier établi en début d'année par la municipalité, les travaux de rénovation devaient débuter en mai. " Tout a été bousculé. En toute franchise, je dois vous dire que je ne peux avancer de date exacte maintenant concernant le début des travaux. Nous avons fait notre part de responsabilité et tout dépend du Central Procurement Board pour l'avancement du projet " dit le maire.
La rénovation de l'ensemble du bâtiment abritant le théâtre, la salle de fêtes et les bureaux administratifs ne coûtera pas moins de Rs 200 millions. Mais, contrairement à l'ancien conseil municipal qui souhaitait des travaux globaux de rénovation dans un souci d'harmonisation, l'actuelle administration a décidé, faute d'argent, de procéder par phase en s'attaquant au plus urgent, en l'occurrence la réhabilitation de la toiture du théâtre, considérée comme la partie la plus délicate en raison de son état de dégradation avancée. Et le gouvernement a fait don de Rs 50 M l'an dernier à la municipalité pour enclencher la première phase. Il était question de l'organisation d'un télédon le 28 mars dernier pour recueillir les fonds nécessaires afin de compléter le reste des travaux. Ce télédon devait aussi donner le coup d'envoi à une vaste campagne de levée de fonds. " Nous voulons faire coïncider cette campagne de levée de fonds avec le début des travaux pour que la population puisse voir qu'il y a des actions concrètes entreprises par la mairie pour réhabiliter ce patrimoine ", explique M. Maistry.
Mais les employés municipaux attachés au théâtre craignent de plus en plus pour l'avenir de ce bâtiment historique. " La détérioration hélas se poursuit ", constatent-ils amèrement. " C'est la pénétration d'eau qui fait peur. On a noté pendant les dernières grosses pluies des nouvelles fuites dans la toiture à proximité de celles qui existaient avant mais heureusement que nous n'avons pas eu à Rose-Hill la même quantité de pluie qui a arrosé l'Est et le Nord, sinon cela aurait été catastrophique pour le théâtre ", poursuivent ces employés. " Plus on tarde, plus les surfaces à réparer s'élargissent ", préviennent ces derniers. Il ne serait pas étonnant, par ailleurs, que le coût des travaux augmente au fil des mois. Ces employés souhaitent à présent un sursaut du côté des artistes et de ceux qui militent pour la protection du patrimoine, pour faire prendre conscience aux autorités concernées de la gravité de la situation.
Sources: Le Mauricien du 14 avril 2008
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Vieux 09/09/2008, 13h16
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Rénovation du Plaza : la réfection complète de la toiture coûte Rs 83 millions

Rénovation du Plaza : la réfection complète de la toiture coûte Rs 83 millions
8th September, 2008 |
By Le Défi Plus
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Le théâtre du Plaza, berceau culturel des Villes Sœurs, reprendra ses activités d’antan d’ici à six mois. Le
maire de Beau-Bassin/Rose-Hill, Ramalingum Maistry, a procédé à la signature d’un contrat de Rs 41 millions avec la compagnie de construction Mahmod Ali ce matin pour les travaux de réfection de la toiture.
Le conseil municipal a pour objectif de sauver le théâtre du Plaza avec le support du gouvernement. « Le gouvernement a déjà déboursé la somme de Rs 50 000. Ce qui va nous permettre d’aller de l’avant avec la première phase du projet qui comprend la réfection de la toiture pour un montant de Rs 83 millions », a annoncé Ramalingum Maistry. Ce projet revêt une importance capitale pour la mairie, selon lui.
« D’ici à deux mois, nous allons réunir toutes les ressources financières nécessaires. Et dans six mois, nous espérons terminer la réfection complète de la toiture ainsi que les travaux de climatisation, de l’électrification et l’installation des accessoires de la scène », indique Ramalingum Maistry.
Le théâtre du Plaza, qui a cessé toutes ses activités en 2004, est classé patrimoine national.
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Vieux 09/09/2008, 13h27
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Ti besoin faire Embassade de France ossi contribuer contre le cout de reconstruction. Zote ti utilise Plaza pou la fete du 14 Juliet.

Rocco
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