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Vieux 11/10/2006, 06h39
Manev
 
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the poor in mauritius

GRANDE PAUVRETÉ: À Vuillemin et ailleurs


Pays-phare… éclairé à la bougie…


Un nourisson trouve la mort, à Vuillemin, Quartier-Militaire, dans un incendie causé par une bougie. Ailleurs, à Cité Barkly ou à Pailles, d'autres compatriotes vivent également dans la précarité, sans raccordement au réseau électrique ou à l'eau courante. Voyage au pays des pauvres…
àquinze minutes du Centre communautaire de Cité-Barkly, se dresse un petit pâté de maisons, en tôle, au milieu d'un champ de cannes. Huit familles y cohabitent. Leurs familles sont installées là depuis plus d'un demi-siècle. Et elles n'ont jamais eu l'électricité. " Nou pa kapav fer otreman. Nou finn fer demars ar proprieter terin me li pa dakor ", soutiennent ces compatriotes. Et Juliana L. de faire ressortir : " Nou nepli kone ki demars pou fer pou reysi gayn enn lalimier, parski labouzi danzere. "
Elle poursuit : " Ti bann moman bien dir me ki nou pou fer, li enn realite, nou realite sa. Nou lavi amer me nou met tou dan lame bondie e nou kontinie espere, espere enn zour nou gayn lekleraz dan nou lavi. "
Ayant pris connaissance du décès dans un incendie du petit Ziggy, qui aurait été causé par une bougie, les quatre familles que nous avons rencontrées ont raconté leur " souffrance ", évoquant des souvenirs difficiles. Il y a dix-huit ans, Dominique L. (13 ans) est morte brûlée. Suzanne P. (45 ans), a quant à elle été grièvement brûlée ; ses cheveux et une partie de son corps ont subi les flammes d'un incendie, causé par une bougie. À deux reprises donc, les familles ont perdu leurs maisons en tôle. " Ena foi nou dimann nou kouma pou fer pou sorti dan sa dife la. Kot bizin ale ? Ki pou fer ? Nou pa anvi nou bann zanfan kontinie viv koumsa. Nou anvi enn lavi meyer ", laissent entendre ces personnes qui réaffirment vouloir s'en sortir.
L'année dernière, ne pouvant plus vivre dans de telles conditions, elles avaient trouvé refuge sous les tentes à Chebel et sur le terrain de football de Camp-Levieux, dans l'espoir des jours meilleurs. " Nous vivons ici depuis plusieurs décennies. À l'époque, il y avait une maison en paille. Lorsque d'autres familles s'étaient mobilisées sous des tentes à Chebel et Camp-Levieux nous en avons profité nous aussi ; on s'était dit que c'était peut-être une chance pour nous d'avoir une maison en dur ", dit Juliane L.
Manque de soutien
Depuis que ces familles sont retournées à leur logement usuel, personne, soutiennent-elles, ne s'occupe d'elles, à l'exception de la travailleuse sociale Mary Jolicœur. " Lorsque nous étions sous les tentes, les gens venaient nous voir ; e nou ti pe santi ki dimounn pe soutenir nou. Me dimounn ena tandans bliye ki ankor ena fami ki pa pe kapav fer fas ar lavi ", indique Sylvie J., mère de deux enfants (sept ans et 17 mois respectivement).
Hier soir, l'enfant de sept ans, Lorla, apprenait ses leçons à la lueur d'une bougie. Un adulte est à côté d'elle. " Nou pa kapav les labouzi ar li pre tansion ariv enn maler ", ajoute Mme J. La petite nous dit qu'elle " voudrait être médecin, enseignante ou couturière ; j'aime l'école et apprendre à lire ", le visage illuminé d'un sourire. Et sa mère de déclarer : " Period lexamin pe koste, li pe manz ar aprann-la. Mo fier mo tifi, mo espere li al bien loin dan lavi. "
Chaque mois, ces familles du quartier périphérique de Beau-Bassin doivent économiser Rs 1000 pour se payer des bougies et, certains mois, ils sont contraints d'utiliser une lampe à pétrole. " Kan ou leve ou zorey e ou nene noir. Li pa fasil trouv labouzi toulemoi ", souligne pour sa part Christine N. Ces familles en appellent aux autorités pour qu'elles effectuent un constat de visu ; elles auraient aimé être logées dans une maison du type Firinga et se disent prêtes à débourser jusqu'à Rs 1 400 par mois. Rappelons, par ailleurs, que les huit familles se rendent au Centre de jeunesse de Barkly, vers le terrain de football du quartier ou chez des habitants de la localité pour avoir de l'eau potable. " Ena foi gagne ena foi non, tou depann mood bann dimounn-la ", conclut Mme N.
Mais ce n'est pas qu'à côté de Cité Barkly que des gens vivent sans électricité à Maurice. À Pailles également, quatre familles ne sont pas connectées au réseau depuis quatre ans. Les histoires se ressemblent. " Nou finn abitye viv koumsa. Nou kone ki li danzere, me ki nou pou fer ? ", nous confie Marie P. Auparavant, ces personnes habitaient chez des proches ; elles ne pouvaient se permettre le " luxe " de louer une maison. La plupart d'entre elles n'ont pas de sécurité d'emploi. " Nou la parski nou pena plas pou nou ale. Nou finn fer demars me narnye pa finn abouti. Pou nou li pa tro enn problem nou abitie aster, me selman nou ti pou kontan ki nou zanfan pa ariv mem zafer ", ajoute Mme P. Elle est mère de trois enfants âgés de 18, 17 et 14 ans respectivement.
Ces familles souhaitent trouver une maison en dur et reprendre en main leurs vies. " La nou pe viv inpe kouma zanimo. Nou ti pou kontan gayn enn lavi meyer me kot pou ale ? Ki sime pou pran pou ki enn zour nou lavi vinn korek ", soutient notre interlocutrice, entourée des autres familles. Elles ont élu domicile sur un lopin de State Land et savent ce qu'est la misère. Et racontent n'avoir rien à manger certains jours. Mais le sens de la solidarité prime parmi eux. " Kan nou kwi enn ti manze nou partaze tou dimounn. Si kikenn inn gayn enn ti zafer apar lerla nou tou gayn enn tigit ", indique-t-elle par ailleurs.
Ces familles sont suivies par Patrick Agathe, travailleur social de la région. Selon lui, elles peuvent sortir du gouffre de la misère. " Ils ont la volonté mais il importe aux autorités de les aider ", déclare-t-il.




Les travailleurs sociaux : " Sakenn pe viv dan zot ti lemond "


Les travailleurs sociaux engagés dans la lutte contre la pauvreté déplorent la quasi-indifférence de la société civile. " Sakenn pe viv dan zot ti lemond ", dit Mary Jolicoeur, connue pour son travail sur le terrain. Ceux rencontrés souhaitent davantage d'engagement de la part de la population, qui doit se réveiller et commencer à aider son prochain.
Mary Jolicoeur, très engagée dans la région de Beau-Bassin, estime qu'il est plus que temps que la société civile commence à se réaliser que nombre de familles vivent dans l'extrême pauvreté. " Letan nou all get bann dimoun ki pov, bann lamem dir nou ki dimoun finn aret get zot. Li inakseptab ki sosiete less enn zafer koumsa. Li inakseptab ki 2006 bann dimoun ankor pe servi labouzi pou gayn lalimier. Eski fode ki ena mor kouma dans Vuillemin pou ki sosiete reazir e ki gouvernman pran kont ? ", s'interroge Mme Jolicoeur. " Nous devons nous rassembler. Trop de familles souffrent de la pauvreté et ce qui est triste c'est que ce sont les enfants qui paient le plus les conséquences ", ajoute-t-elle.
Geeta Seebaluck, très active dans la région de Dubreuil, est d'avis qu'il ne suffit pas de mettre en place des institutions. Ce dont ces familles ont le plus besoin c'est d'un encadrement régulier qui les aiderait petit à petit à sortir du gouffre de la misère. " Ces familles veulent avoir un avenir meilleur. La société civile ainsi que les Ong devraient elles aussi joindre leur effort. Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons les remettre sur les rails. Si rien n'est fait pour ces personnes, on va vers une explosion sociale comme cela a failli être le cas avec les sans-logis de Camp-Levieux, Chebel, etc. Quand ils étaient devant nous parqués sous des tentes, tout le monde s'interrogeait sur leur sort et, dès, qu'ils sont retournés dans leurs cases en tôle, on les a oubliés ", dit-elle.
" Qu'on arrête de stigmatiser ces familles dans les médias en présentant leur situation de manière misérabiliste. C'est enfoncer le couteau dans la plaie ! ", plaide pour sa part, Dorianna Rayeroux, travailleur social de Pointe-aux-Sables. " Bann dimoun la pa pe rod privilez, zot pe rod selman enn koudme pou ki zot trouv lizour ". Par ailleurs, " eski met enn dimoun dan enn lakaz antol ve dir inn tir enn dimoun dan lamizer ? ".
Eddy Sadien, très engagé dans la capitale, déplore l'absence d'un plan d'action de la part du gouvernement. " Les autorités sont-elles conscientes du nombre de familles qui vivent encore à la lueur d'une bougie, qui ne connaissent pas le simple plaisir de regarder la télévision ? Ou appel sa lakaz ou, viv ant kat fey tol ? Eski pou bizin atan le 17 octobre kan ena zourne lapovrete pou ki gouvernman ek la sosiete reazir ? Kan sa ti baba Vuillemin-la inn mor, boukou inn dir pov diab la, li tris. Kifer personn pa bouze. Li nou devoir kouma enn sitoyen ki nou ed nou prosin ", souligne M. Sadien. " Maurice a besoin de genuin social workers qui connaissent la réalité du terrain. ", ajoute-t-il.
Nombreux parmi ceux rencontrés insistent qu'une maison en tôle ne suffit pas à aider une famille dans la détresse, qu'une action concertée sur le terrain est nécessaire. Aussi un appel est lancé dans ce sens pour plus d'efficacité dans cette volonté de promouvoir la dignité humaine.


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Vieux 11/10/2006, 07h47
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Rambo Morisien
 
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Shenaz , merci to l'article , mais si to ti get dans to ban dernier messages , to ti pou trouvé ki sa post la ti fini ouvert .
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Vieux 15/10/2006, 06h27
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Shenaz, merci to fine reouvert sa post la, pou moi la pauvreter C ene topic complex et ene fabrication humain. Coma mo forme parti de ca groupe la, mo connais ki mo pe dire. Mo pa pe dire toi avoy ene bole du riz pou moi, mais nou besoin disect le problem et getter cote racine problem la deriver.

Dans la gazette recament, fine dire ki besoin faire banne travailleurs etrangers vine construir a moris, ki faire? Eski macons morisiens la fine vine riche astere? ou bien li senti li comfortable dans so misrer?
Bocoup dimoune misere na pa gette zote prioriter y compris moi. mo depence plis ki mo ti la paye Rs1.500 par mois.
Mo rentre cote Mamouth, mo aster belle belle lapareils sans connais cote cash pou sorti. Avant mo faire ration pou mo fami de 8 zenfants, mo jouer les courses et mo retourne la caze soul tous les Samedis soir.
Lundi et Mardi mo pas alle travail cose le corps encore rayer avec rom la, mo coma ene coucou ki content rest dans nik so camarade, ki faire mo besoin monte ene nik ki ene jour kand mo kite sa la terre la, kikene pou herite li?

Le problem de pauvreter pe empirer a moris parceki na pena personne ki so politichiens, ki so chef de religion pou donne nous conseil et dirige nous vers le bon chemin.

Tous les temps nous dire ki nou defavoriser mais jamais nous faire ene demarche pou sorti dans ca mondre comfortable la.

Rocco



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  #4 (permalink)  
Vieux 15/10/2006, 14h44
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Date d'inscription: avril 2006
Localisation: Italy
Messages: 710
Citation:
Posté par Rocco
Shenaz, merci to fine reouvert sa post la, pou moi la pauvreter C ene topic complex et ene fabrication humain. Coma mo forme parti de ca groupe la, mo connais ki mo pe dire. Mo pa pe dire toi avoy ene bole du riz pou moi, mais nou besoin disect le problem et getter cote racine problem la deriver.

Dans la gazette recament, fine dire ki besoin faire banne travailleurs etrangers vine construir a moris, ki faire? Eski macons morisiens la fine vine riche astere? ou bien li senti li comfortable dans so misrer?
Bocoup dimoune misere na pa gette zote prioriter y compris moi. mo depence plis ki mo ti la paye Rs1.500 par mois.
Mo rentre cote Mamouth, mo aster belle belle lapareils sans connais cote cash pou sorti. Avant mo faire ration pou mo fami de 8 zenfants, mo jouer les courses et mo retourne la caze soul tous les Samedis soir.
Lundi et Mardi mo pas alle travail cose le corps encore rayer avec rom la, mo coma ene coucou ki content rest dans nik so camarade, ki faire mo besoin monte ene nik ki ene jour kand mo kite sa la terre la, kikene pou herite li?

Le problem de pauvreter pe empirer a moris parceki na pena personne ki so politichiens, ki so chef de religion pou donne nous conseil et dirige nous vers le bon chemin.

Tous les temps nous dire ki nou defavoriser mais jamais nous faire ene demarche pou sorti dans ca mondre comfortable la.

Rocco


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