les étudiants à Moris - Page 2 - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 20/11/2008, 08h46
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ENSEIGNEMENT
«Si l’on sauve l’éducation préscolaire, on sauve l’enfant»

Cette journée mondiale des droits de l’enfant est l’occasion de rappeler l’importance de l’école. De plus, le plan de réforme de l’éducation qui est rendu public ce matin met l’accent sur le préscolaire.

Veiller à l’éveil de l’enfant dès son jeune âge le rendra curieux et le poussera à rechercher de nouvelles expériences. A la maternelle «Pink Pony», le jeu créatif aide au développement des petits. Il n’a que deux ans. Est-ce trop tôt pour l’initier à la vie ? Est-ce trop d’exploiter ses aptitudes ? Si vous pensez que oui, il est grand temps de changer d’attitude. Tout ce qu’un enfant acquiert, ou n’apprend pas, dès son plus jeune âge, influe sur sa vie d’adulte, disent les pédagogues. Raison pour laquelle l’importance de l’éducation préscolaire est soulignée au ministère de l’Education.

Le plan de réforme stratégique 2008-2020 de l’éducation sera présenté aujourd’hui par le ministre Vasant Bunwaree. Un des principaux aspects de ce document est l’éducation préscolaire, dit Cyril Dalais, conseiller auprès du ministère de l’Education. Dans cette mouvance, le Pre-School Trust Fund laissera la place à l’Early Childhood Development Authority. Ce nouvel organisme aura la charge des enfants de 0 à 8 ans. Jusqu’à l’heure, cette tranche d’âge était répartie entre le ministère de la Femme (de 0 à 3 ans) et le Pre-School Trust Fund (de 3 à 5 ans).

Somoo Valayden, membre de l’Organisation mondiale pour l’éducation préscolaire (OMEP), est d’avis qu’il est primordial de mettre l’accent sur l’enseignement préscolaire. «Si les enfants sont dûment pris en main à l’âge où ils sont le plus malléable, c’est-à-dire de zéro à huit ans, on observera une baisse considérable des difficultés de comportement dans les écoles primaires et secondaires. Si on sauve l’éducation préscolaire, on sauve l’enfant.»

L’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADA) préconise la scolarisation des enfants au moins pendant deux ans avant l’intégration au primaire. A Maurice, 90 % des enfants de trois à cinq ans sont scolarisés dans l’une des 11 000 écoles pré-primaires. Le défi à relever demeure l’intégration des 10 % restants, soit 5 000 enfants issus de 7 150 familles pauvres.


Le meilleur épanouissement

«En cette époque de familles éclatées, de parents accaparés par le travail, de dépression répandue et d’obsession pour la performance, les parents cherchent de plus en plus des institutions adaptées avec des éducateurs bien formés pour leurs nourrissons», explique Pushpa Lallah, présidente de Playgroup, Federation of Pre-school.

Si chaque parent souhaite le meilleur épanouissement pour son enfant, il est impératif que celui-ci soit éveillé sur les plans physique, émotionnel, culturel et intellectuel. Pour Somoo Valayden, «l’éveil de l’enfant le rendra curieux. Ainsi, il partira à la recherche de nouvelles expériences et sera davantage autonome. Le plus tôt, le mieux». L’éducation préscolaire, dit-il, repose sur le principe du respect de la personnalité de l’enfant et de l’importance accordée à son développement, entre autres, par le jeu, la socialisation et la créativité.

Certes, il reste du chemin à faire. Mais, relève Somoo Valayden, Maurice est un pays avancé en termes d’éducation préscolaire. Plusieurs écoles pré-primaires surpassent celles de l’Europe au niveau de l’infrastructure et dans leur approche des enfants. Mais, il regrette une négligence constatée de l’éducation physique dans notre système éducatif.

«A Maurice, on croit souvent que l’éducation préscolaire commence à trois ans, alors qu’en réalité elle débute dès la naissance», accentue Pushpa Lallah. Des chercheurs de l’université de l’Iowa aux Etats-Unis ont démontré que les enfants qui développent un lien étroit, positif, et réciproque avec leurs parents dans les deux premières années ont tendance à mieux réagir vis-à-vis des éducateurs.


Troubles de l’apprentissage

Pour Somoo Valayden, «les enfants en bas âge qui utilisent un langage abusif reflètent souvent le climat familial». Pushpah Lallah, elle, ajoute que pendant la période de socialisation, l’enfant fait la différence entre ce qui est abusif et ce qui est plaisant. Tous deux préconisent un dépistage précoce pour déterminer les troubles d’apprentissage, physiques, sociaux, émotionnels des enfants.

Avec l’aide d’organisations non gouvernementales, comme l’OMEP, dit Cyril Dalais, l’on tente de faire inscrire le plus d’enfants possible au niveau préscolaire. Le ministère envisage de leur offrir des facilités de transport. La stratégie vise également à conscientiser les parents sur l’éducation à cet âge.

L’accent sera davantage mis sur l’enfant, non sur le programme d’études. Les principes de pédagogie inclusive seront de mise, c’est-à-dire que l’enfant aura accès à tout ce que lui est nécessaire, telle une alimentation saine et des jeux éducatifs.

Une pédagogie «différentielle» qui permettra de déceler les besoins particuliers et les aptitudes de chaque enfant.






Fadya NAZIRKHAN-MAHMOUD
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Vieux 20/11/2008, 11h09
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Tout ce qu’un enfant acquiert, ou n’apprend pas, dès son plus jeune âge, influe sur sa vie d’adulte, disent les pédagogues. Raison pour laquelle l’importance de l’éducation préscolaire est soulignée au ministère de l’Education.


Pour ça je crois que le gouvernement doit mettre un peu plus la main à la poche et construire des crêches municipales et des écoles maternelles municipales aux normes de sécurité à Maurice.

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Vieux 24/11/2008, 11h08
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CYCLE SECONDAIRE
Baccalauréat international : une école de vie coûteuse

On ne tarit plus d’éloges sur ce programme d’études. Le ministère de l’Education voudrait qu’il remplace le HSC. Mais l’excellence a un coût et une maturité que ne possèdent pas tous les élèves.

En 1996, «Le Bocage International School» était la première institution à proposer le baccalauréat international.Le baccalauréat international, un «programme d’études exigeant», souligne ibo.org, site officiel de ce programme d’études. Et récemment, le ministre de l’Education, Vasant Bunwaree, a fait part de son envie de remplacer le Higher School Certificate (HSC) par le baccalauréat international, y trouvant par là «un système qui offre une formation plus complète» se concentrant sur «la formation globale de la personne». Quels en sont véritablement les enjeux et les défis ?

Ce programme d’études s’étend sur deux ans et est destiné aux élèves en fin de cycle secondaire. Ce programme d’études n’existe que dans deux écoles payantes de Maurice, notamment Le Bocage International School (LBIS) depuis 1996 et Northfields International High School, depuis septembre de cette année. S’il présente de nombreux avantages, un aspect qui préoccupe plusieurs parents est d’abord le coût.

«Les frais d’inscription aux examens s’élèvent à environ Rs 20 000. Pour le reste, il faudrait que je vous fasse part du budget de l’école : professeurs qualifiés et formation, salaires, équipements, infrastructures et services…et j’en passe. Nous sommes une institution privée coûteuse», concède l’International Baccalaureate Coordinator de LBIS, Marie-Claire Luchmun. «Ce n’est pas donné. Moi, j’ai eu la chance d’être aidé financièrement par chaque membre de ma famille», commente de son côté Sébastien Bax, jeune homme de 30 ans qui a passé ce concours en 1997.

Mais hormis son coût, ce programme d’études présente de nombreux atouts. Ceux qui le suivent acquièrent «bien plus qu’une masse de connaissances. Le programme du diplôme les prépare à des études supérieures et les encourage à poser des questions judicieuses, à apprendre, à développer leurs capacités de communication…», lit-on sur le site ibo.org.

Vishen Pillay, 18 ans, fait partie des 83 étudiants de La Bocage International School (LBIS) qui ont participé au baccalauréat international cette année. Ce programme d’études l’a rendu «à un certain degré extraverti grâce à nos nombreuses activités extrascolaires».

Qui plus est «chaque élève est obligé de faire une langue à un haut niveau, ainsi qu’une science humaine – économie, business ou histoire et un sujet scientifique – physique, biologie ou chimie. On est aussi obligé de faire les mathématiques à trois niveaux».


Un programme «difficile»

Le frère et la sœur de Vishen ayant passé par le HSC, ce dernier est apte à faire la comparaison. « Je suis sûrement subjectif mais je crois que dans le système de baccalauréat international on devient plus des all-rounders que dans celui du HSC qui oriente vers une filière particulière.»

Marie-Claire Luchmun juge les deux programmes d’études «incomparables». «Le bac international est un tout, dont les matières en option moyenne sont elles-mêmes d’un niveau élevé.» Incomparable aussi ce qu’elle appelle le cœur du Bac. «Il est composé de trois éléments : créativité, action, service (CAS) qui pousse les jeunes à s’engager dans des activités diverses pour se mettre au service de la société tout en acquérant de nouveaux savoir-faire ; le mémoire de recherche qui prépare vraiment à l’université et la théorie de la connaissance, qui est une démarche de questionnement et de pensée critique.»

La première promotion de LBIS s’est présentée au HSC en 1995. Dès 1996, ils ont tenté le baccalauréat international, ce système ayant été «identifié par les autorités de l’école comme un programme vraiment intéressant, fondé sur une philosophie et un idéal exigeants», précise Marie-Claire Luchmun.

Autrement dit, c’est un programme «difficile», fait savoir Nakshidil Sadien, 16 ans, en première année de baccalauréat international à Northfields. «Mais, c’est le prix à payer pour l’excellence, car cela vous prépare mieux pour l’université que le HSC.» En plus d’«offrir une connaissance plus variée que le HSC. Ce qui fait que vous êtes en mesure de vous diriger vers un éventail de choix de cours quand vient le moment d’entrer à l’université», ajoute Dean Leung Pah Hang qui a également opté pour le baccalauréat international à Northfields.

Cette école offre le baccalauréat international pour la première fois cette année. Aux côtés de l’International A Level, un examen sanctionné par l’université de Cambridge. Cette année, 16 étudiants ont opté pour l’International A Level et 10 pour le diplôme de baccalauréat international.

Un décalage numérique qui résulte de la difficulté du programme ? «Je ne sais pas si c’est plus difficile. En revanche, cela demande beaucoup plus de maturité de l’élève. Deux ans de travail continu demandent plus de maturité que de bachoter à la fin de l’année», estime Thierry Adam, chef de département des sciences et technologies à Northfields. Vishen Pillay en sait quelque chose. «Avec toutes les activités extrascolaires qu’on a à faire, ça ne m’a pas laissé autant de temps que je l’aurais souhaité pour réviser… Mais peut-être que j’aurais dû être mieux organisé.»

L’exigence du baccalauréat international fait aussi que certains n’arrivent pas à compléter leur diplôme. «Ils font un IB Certificate à la place. Mais, ce n’est pas très reconnu, ce qui leur bloque l’accès à de bonnes universités», explique Sébastien Bax.

Aujourd’hui, LBIS affiche un taux de réussite de 84 % au baccalauréat international en 2007. Il était de 82 % en 2005. Le taux de réussite au diplôme augmente ainsi pour la cinquième année consécutive.

De quoi accroître l’attrait pour ce programme d’études. Mais Sébastien Bax prévient : «Ce n’est pas uniquement le bac international qui est important. On peut avoir un bon programme, mais si l’école elle-même n’a pas le standard requis, ou si les professeurs ne sont pas à la hauteur, ça ne vaut pas la peine.»







Corinne MINERVE
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Vieux 03/12/2008, 12h20
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De l'International Baccalaureate à la Chambre de commerce chinoise

PARCOURS Annabelle Kok Shun


De l'International Baccalaureate à la Chambre de commerce chinoise



A 29 ans, Annabelle Kok Shun est non seulement la première femme mais également la plus jeune personne jusqu'à présent à occuper la présidence de la Chambre de commerce chinoise (CCC), qui vient de fêter cette année-ci son centenaire. Produit du Baccalauréat International, Annabelle Kok Shun défend bec et ongles ce système d'éducation, qu'elle qualifie de " véritable formation pour la vie ".
Annabelle Kok Shun aura certainement marqué l'histoire en devenant la première femme présidente de la CCC. Ancienne élève de la Bocage International School, notre interlocutrice a toujours été très portée vers les affaires. Elève assidue, elle arrive en effet à décrocher une bourse d'études auprès de la European Business School de Londres pour des études d'une durée de trois ans avec, à la clé, un Bachelor of Arts in International Business. Son père, Lewis Kok Shun, était agent commissionnaire à la tête d'une entreprise d'import-export. De retour à Maurice, en 2001, Annabelle effectue un bref passage dans le monde de la publicité. Survient par la suite le décès de son père, au début 2002, ce qui l'oblige à reprendre les rennes du business. Son frère n'avait que sept ans et sa mère travaillait comme secrétaire de direction chez Ireland Blyth. Ce qui ne lui laissa aucun choix.
" Je n'ai pas choisi mon destin, c'est le destin qui m'a choisie ", estime la nouvelle présidente de la CCC. Ne connaissant pratiquement rien aux rouages du commerce, Annabelle Kok Shun se sent au début perdue au milieu de touts les aspects techniques du métier. " Je me souviens qu'à peine deux semaines après avoir repris l'entreprise de mon père, j'ai reçu une commande pour des appareils d'air conditionné alors que je n'y connaissais strictement rien. Il m'a fallu apprendre en peu de temps. J'ai tout appris sur le tas. Les gens avaient aussi du mal à me prendre au sérieux, à cause de ma jeunesse ", dit-elle.
Détenant néanmoins son diplôme en commerce, elle décide par la suite de réorganiser la structure de l'entreprise en donnant une nouvelle direction aux activités de l'entreprise. " Dans les années 90, the way of doingbusiness était différent. De nos jours, il y a plein de règlements et de lois auxquels il faut se plier. J'ai pris la décision de réorganiser l'entreprise en appliquant les concepts et connaissances que j'avais acquis durant mes années d'études ", explique Mme Kok Shun. Elle y apporte ainsi sa touche personnelle féminine en concentrant les activités sur le textile, toujours dans le domaine de l'import/export. " Etant une femme, j'ai pensé que le textile serait plus intéressant et j'ai donc orienté les activités vers l'import/export des uniformes industriels ", dit-elle.
Favorisant les petites entreprises, Annabelle Kok Shun délègue les tâches à ces dernières pour la fabrication des uniformes avec du matériel importé de l'étranger. Afin de construire son réseau de petites entreprises, la jeune femme n'hésite pas, par ailleurs, à faire du porte à porte afin de réunir un grand nombre de fabricants. " Celui qui se spécialise en fabrication de chemise, ne fait que cela. Comme celui qui se spécialise dans la fabrication de pantalon ; ce qui amène forcément une production optimisée ", explique notre interlocutrice. En sept ans, Annabelle Kok Shun est arrivée ainsi à maîtriser les rouages d'un vrai réseau mais cette réussite, dit-elle, elle le doit à sa formation initiale à la Bocage International School, entourée par des professeurs pour lesquels elle dit éprouver de la reconnaissance.
Leadership et débrouillardise
" Rien n'est impossible pour moi. J'aime les défis. Tout ce que j'ai eu dans ma vie, je le dois à mon travail depuis le secondaire ", lance Annabelle Kok Shun.Dès l'adolescence, vu les exigences du programme d'études du Baccalauréat International, Mme Kok Shun a, en effet, été habituée à faire montre de leadership et de débrouillardise. Défendant ce système bec et ongles, elle confie : " Ce sont mes années au Bocage qui m'ont construite… Le système IB m'a aidée dans toutes les étapes de ma vie, surtout à l'université et dans le travail car la caractéristique essentiel du Baccalauréat International est d'associer la dimension de formation personnelle et sociale, au moyen d'activités structurées, à une solide formation intellectuelle. En tant qu'élève, j'ai été très impliquée dans la communauté et les activités sociales. "
Dans le système IB, explique Annabelle Kok Shun, l'accent n'est pas mis seulement sur le parcours académique mais aussi sur le côté humain et le développement personnel et critique. " À une époque où les emplois intéressants exigent une ouverture plus grande sur le monde, il est nécessaire plus que jamais d'avoir une formation scolaire qui prépare à cette réalité. Le Baccalauréat international offre une telle formation. Il offre véritablement une formation pour la vie, au sens d'une formation large, qui prépare à la vie dans toutes ses dimensions, et d'une formation durable, sur laquelle on peut s'appuyer pour réaliser de nouveaux apprentissages toute la vie durant ", explique notre interlocutrice.
La président de la CC ajoute : " Sans pour autant critiquer le système d'éducation public, je pense que celui-ci est plutôt axé sur la compétition constante plutôt que sur le développement de la personne car il faut garder en tête que chaque individu a sa propre personnalité et sa propre intelligence. Il y a plusieurs personnes dont je peux citer les noms qui n'ont pas fait de grandes études mais qui aujourd'hui ont fait preuve de réussite, à l'exemple de Richard Branson. Alors qu'on n'entend plus parler des lauréats une fois les résultats proclamés. On se demande ce qu'ils sont devenus ".
Annabelle Kok Shun se prononce ainsi en faveur de l'introduction du système IB dans le cursus scolaire public. Mais avec néanmoins quelques appréhensions : " Ce sera un travail de longue haleine ; il y a tant de choses à changer en commençant par exemple par les mentalités qui privilégient la compétition ", suggère-t-elle.
À la tête de la CCC Ses premiers contacts avec la Chambre de Commerce Chinoise interviennent en 2002 lorsqu'elle reprend l'entreprise de son père. " Je me suis laissée convaincre par des amis qui m'ont encouragée à me joindre à la CCC. " Elle hésite, au départ, car cette organisation est essentiellement composée d'hommes. Fonceuse de nature et aimant par-dessus tout les défis, Annabelle Kok Shun décide donc de se prêter au jeu en assistant d'abord à des réunions importantes et en faisant partie des sous-comités. Elle intègre ensuite l'exécutif en tant qu'assistante-secrétaire, secrétaire, puis vice-présidente et finalement, cette année, présidente. Elle a failli pourtant renoncer à la présidence car s'étant mariée, devenue mère, cela s'ajoutant à la gestion de son entreprise, Annabelle Kok Shun trouve rarement du temps pour se consacrer à d'autres activités. Voulant à tout prix honorer la mémoire de son père qui était président de la CCC durant deux années consécutives, elle accepte donc la responsabilité de présider la Chambre. " Je suis contente d'être la première femme présidente de la CCC car, auparavant, on n'aurait jamais songé à une femme pour occuper ces responsabilités… Les commerces chinois ont longtemps, pour la plupart, été sous la responsabilité des hommes qui s'occupaient des activités alors que les femmes travaillaient à l'arrière de la boutique et ne pouvaient se joindre à la Chambre ", explique-t-elle. " Maintenant les choses ont changé, nous sommes trois femmes au comité et les autres membres nous respectent et nous traitent de façon égale. " Avec les autres membres de la Chambre de commerce chinoise, Annabelle Kok Shun espère apporter du sang neuf et redonner davantage d'énergie à cette institution centenaire.

Le Mauricien 03/12/2008
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Vieux 08/11/2009, 10h48
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La réussite scolaire pour faire échec à la pauvreté

La réussite scolaire pour faire échec à la pauvreté




Brandon vient de terminer ses examens de School Certificate. Comme des milliers de jeunes de la République de Maurice. Sauf qu'il vient d'Africa Town, quartier de Riambel souvent médiatisé pour son extrême pauvreté. Brandon fait partie de ces enfants issus de milieux difficiles qui veulent s'en sortir grâce à l'éducation. La ténacité de sa mère et l'encadrement de personnes bienveillantes l'aident à atteindre son objectif.
Il faut emprunter un sentier coupant au travers de la cour du voisin, avant d'atteindre la maisonnette de Brandon à peine éclairée. Ce matin, la famille reçoit la visite de Jessica. Cette dernière venant elle aussi de prendre part à des examens de SC, les discussions vont bon train sur le questionnaire d'anglais. "T'aurais pas dû faire le summary avant ! T'aurais dû répondre aux questions d'abord, cela t'aurai donné des idées pour le summary", met en avant Jessica. "Je craignais de ne pas avoir suffisamment de temps pour compléter le summary", réplique Brandon. La discussion se poursuit sous le regard amusé de Tessa, la jeune sœur de Brandon qui elle, passera l'épreuve l'année prochaine.
Roselaine et Marlène, respectivement mère de Brandon et de Jessica, suivent elles aussi la conversation sans comprendre grand-chose. Mais elles tiennent à être présentes aux côtés de leurs enfants, pour les encourager. "Je vérifie toujours les manuels et les cahiers. Quand je vois des croix je demande des explications. De même, si je vois des commentaires, je demande à leur grand frère de m'expliquer ce qui est écrit, car je ne connais pas l'anglais."
Roselaine est mère célibataire. Elle a cinq enfants sous sa responsabilité. Même s'il lui est difficile de joindre les deux bouts, elle tient à envoyer ses enfants à l'école. "C'est le seul moyen pour eux de s'en sortir et de ne pas devenir comme moi", dit-elle tout simplement. Roselaine a croisé un jour le chemin de Marie-Lise Barry, enseignante de carrière, qui faisait de l'accompagnement scolaire au niveau de la paroisse. "Elle m'a expliqué que l'éducation était importante pour mes enfants et que même si je ne pouvais pas les aider, je pouvais les encourager."
Aujourd'hui, Roselaine se dit heureuse d'avoir écouté ces conseils. L'aîné de ses fils a réussi son SC et travaille dans un centre d'appels. Brandon est lui aussi presque parvenu au bout de son parcours scolaire, tandis que Tessa est en Form IV. Des deux autres, l'une est mariée et l'autre entreprend des travaux d'artisanat, après avoir terminé son NTC2 au IVTB.
Brandon, lui, se souvient des classes de rattrapage les dimanches qui l'ont beaucoup aidé à prendre goût aux études. " Quand nous étions en Form I, Mme Barry nous a payé un cours d'informatique, à Jessica et à moi. " Ce dont se souvient très bien la jeune fille qui va même plus loin en disant : " Quand j'étais plus jeune, j'étais très désagréable. J'ai même failli arrêté l'école. Heureusement que Mme Barry m'a encouragée. Elle m'a dit que j'étais intelligente et qu'il fallait reprendre confiance en moi. " Un rapport privilégié que la jeune fille a su conserver : " Après mes examens je l'ai appelée pour lui dire comment cela s'est passé. "
L'histoire de Jessica est encore plus étonnante quand on apprend que la jeune fille, tout en se préparant pour ses examens, travaillait à temps partiel dans un centre d'appels. " Toutes mes amies croyaient que j'allais échouer. Mais j'étais deuxième de la classe pour les examens. " L'argent obtenu, indique Jessica, a été utilisé pour aider sa mère et acheter ses affaires personnelles. Marlène regarde sa fille avec admiration et dit, elle aussi, sa détermination de l'aider à aller jusqu'au bout de ses rêves : "l'éducation est le seul moyen de réussir dans la vie."
Les petits boulots, Brandon s'y connaît aussi. Pendant les vacances scolaires, il va travailler pour aider sa mère à arrondir ses fins de mois. Mais il n'a pas l'intention de se limiter à cela. " Quand je terminerai mes études, je serai prof ", souligne-t-il, tandis que sa mère se lance, dans un éclat de rire : " T'as encore changé ? La dernière fois c'était la police scientifique ! " Et Brandon de nous évoquer alors sa passion pour la chimie. Mais c'est décidé, il sera prof !
Jessica, pour sa part, a déjà élaboré tout un plan. Elle suivra des cours en Business Management, après son HSC. Elle s'est même déjà renseignée sur le coût : Rs 300 000. Somme que sa mère ne pourra pas réunir. " Je travaillerai et financerai moi-même mes études. Je ne compte pas m'arrêter là. " Tous ces projets ne font que donner envie à Tessa d'aller aussi loin que ses aînés. Si elle réussit sa scolarité, elle choisira de travailler dans une banque. Trop de rêves ? Tant qu'ils y mettent de la volonté et bénéficient d'un encadrement adéquat, ils ont toutes les chances d'atteindre leurs buts.


Week-end Scope
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Croire dans le potentiel des enfants

Croire dans le potentiel des enfants



Quand on demande à Marie-Lise Barry, enseignante, pourquoi les enfants d'Africa Town parlent autant d'elle, elle nous envoie un sourire et parle de sa longue histoire d'amitié avec ceux qu'elle appelle " mes enfants ". Parce qu'un jour elle a décidé de se mettre au service des enfants de la cité, même si cela voulait dire voyager de Curepipe à Riambel chaque dimanche; les enfants et leurs proches lui sont très reconnaissants. Néanmoins, précise-t-elle, " il n'y avait pas que moi mais d'autres personnes, de ma famille notamment, qui m'aidaient pour l'accompagnement scolaire. D'autres personnes ont fait des dons, ce qui nous a permis d'avoir des ordinateurs, une bibliothèque et même un gymnase, alors que l'ancien curé nous apportait son soutien. Nous avions commencé les classes dans deux conteneurs achetés par une habitante de la région. Puis, nous avons bougé à la salle polyvalente financée par l'Union Européenne."
Si aujourd'hui Marie-Lise Barry n'est plus active au niveau de la paroisse, de nouveaux services ayant été introduits, elle continue à soutenir les enfants et les familles qu'elle connaît. " Je vais leur rendre visite et les encourager. Ils sont toujours contents de me voir. " Le proverbe chinois dit : " Il vaut mieux apprendre à quelqu'un à pêcher que lui donner un poisson. " Marie-Lise Barry, qui y croit fermement, souligne que " l'éducation est sans doute le meilleur outil qu'on peut leur donner pour pêcher ". Le message que veut transmettre Mme Barry est que tous les enfants, même ceux vivant dans les conditions les plus difficiles, ont un potentiel : il suffit qu'on s'intéresse à eux.
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Vieux 12/11/2009, 07h50
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Monica bonjour et merci d'avoir rappelé que dans le monde actuel ,certaines personnes prennent encore de leur temps pour les autres afin de leur permettre d'améliorer leur situation pour l'avenir.
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