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Vieux 25/09/2006, 15h36
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DROGUES Subutex et Cocaïne…

DROGUES Subutex et Cocaïne…


Travailleurs sociaux : " Le crack, c'est la catastrophe ! "


L'heure est grave, soulignent les travailleurs sociaux engagés dans la lutte contre la drogue. Une saisie très conséquente de crack, soit de la cocaïne modifiée chimiquement, dans le courant de la semaine écoulée, les amène à tirer la sonnette d'alarme. " Le crack, c'est la catastrophe ! ", avertissent Imran Dhannoo et Danny Philippe. Ils fustigent aussi " l'abondance " des comprimés de Subutex dans l'île actuellement. D'autre part, il est indiqué que depuis juillet dernier, la mort d'environ 24 toxicomanes, liés au Subutex, a été recensée.
Quelque 4 grammes de crack ont été saisis dans le courant de la semaine dernière sur un habitant de Port-Louis par les limiers de la Flying Squad. Cette saisie n'est pas passée inaperçue pour les travailleurs sociaux engagés dans la lutte antidrogue.
" Ce n'est pas la première fois qu'il y a une saisie de cocaïne, relève Danny Philippe, responsable de l'unité de prévention du Centre de Solidarité (CDS). Mais vu la quantité, cette fois, cela nous confirme qu'il y a bel et bien un marché local pour la cocaïne. " Le travailleur social rappelle qu'il " y a deux ou trois ans de cela, une fête de fin d'année avait été organisée par un groupe de personnes. L'entrée était à Rs 2 500 et Rs 4 000, dépendant si l'on y allait pour le dîner ou pas. Lors de cette fête, de la cocaïne avait circulé parmi les personnes présentes. Jusqu'à présent, nous avons eu des informations selon lesquelles il y a des consommateurs de cocaïne à Maurice, mais nous appréhendions que cette drogue prenne de l'ampleur, ainsi que son réseau. "
Soutenant qu'il " est fort probable que l'on verra très prochainement du crack en grande circulation, Danny Philippe et Imran Dhannoo, directeur du Centre Idrice Goomany (CIG), prévoient : Et ça, c'est la catastrophe ! " Ces deux travailleurs sociaux ne prennent pas de gants. " Ce sera le même scénario qu'en 1982 quand l'héroïne, soit, le Brown Sugar qui cause des ravages énormes actuellement chez nous, avait débarqué. " Danny Philippe explique qu'il " suffira que de quelques distributions gratuites, ici et là, par les trafiquants pour que les toxicomanes se jettent à corps perdus dans la consommation de crack. " Rappelant que " bon nombre de toxicomanes aiment "goûter" aux différentes substances, M. Dhannoo insiste sur le fait que le crack représente un danger très, très grave. " Il suggère, d'ailleurs, que " la Natresa devrait, vu le problème grandissant du Subutex, et maintenant la menace que représente le crack, réunir les travailleurs sociaux engagés sérieusement dans le combat et définir un plan de travail. " À leur niveau, ces deux travailleurs sociaux ont déjà commencé un travail de prévention auprès des patients des centres pour lesquels ils travaillent, ainsi que sur le terrain dans le cadre de leurs outreach programs. " Si la cocaïne débarque à Maurice, c'est l'alerte rouge ", laisse-t-on entendre.
Drogues de synthèse
" Le crack est une drogue de synthèse, travaillée en laboratoire, indique M. Dhannoo. Du bicarbonate de soude et de l'ammoniaque sont ajoutés à la poudre pour la faire prendre la forme de cristaux. Et de soutenir : le crack, contrairement à la cocaïne, se fume davantage. Et c'est là qu'est le danger, car il amène une très grande dépendance chez le sujet. " Le directeur du CIG prévient aussi " qu'avec l'arrivée du crack, on verra aussi les drogues de synthèse sur le marché local. Et ça, c'est une menace directe pour nos jeunes. "
" Du fait que les effets du crack sont très éphémères, ajoute M. Philippe, le toxico qui en consomme a tendance à renouveler l'expérience plusieurs fois de suite, dans une même journée. " " En deux à trois prises, c'est l'accoutumance ! Le toxico est immédiatement addict ", prévient-il. Et " les effets de manque, le "fat yen", souligne notre interlocuteur, sont beaucoup plus forts que chez les accros de l'héroïne. " Le crack, indique pour sa part Imran Dhannoo, " attaque directement les sphères cérébrales du sujet. Dans un premier temps, il provoque une poussée d'adrénaline. Quand ses effets commencent à s'estomper dans le corps, le sujet devient léthargique, ressent la fatigue et devient dépressif. "
Ce que redoutent aussi les travailleurs sociaux, c'est que " déjà, avec le Brown Sugar, le Subutex, le nombre de séropositifs qui augmente rapidement, maintenant avec l'arrivée du crack, nous serons terrassés ! " Et de rappeler qu'ils n'ont pas de formation en la matière pour savoir quelle approche développer avec les accros du crack. " C'est une autre problématique qu'il nous faudra rapidement maîtriser ", relèvent-ils. Et de soutenir : " Nous avons déjà plus qu'il n'en faut comme problèmes et on aurait pu se passer de ce nouvel élément ! "
L'axe d'un trafic de l'Afrique du Sud est privilégié par certains travailleurs sociaux interrogés. " L'on sait que la cocaïne est produite en Amérique latine et qu'il y a un marché conséquent de crack en Afrique du Sud et au Nigéria, explique l'un d'eux. Comme nous n'avons pas d'ouverture sur le Nigéria, mais qu'il y en a sur l'Afrique du Sud, c'est de ce côté qu'il faudra surveiller ", ajoute-t-il. Le crack, rappelle par ailleurs M. Dhannoo, est considéré, " en Amérique, comme la drogue des pauvres, tandis que la poudre est celle des riches. " Outre le crack, le travailleur social appréhende également l'arrivée du "speedball", " un mélange explosif de cocaïne et d'héroïne… "



Subutex : des morts qui s'accumulent


En juillet dernier, treize toxicomanes dont les décès étaient liés au Subutex, étaient recensés. Depuis début septembre dernier, six autres cas ont été connus. " Mais ce ne sont là que ces cas qui sont arrivés jusqu'aux oreilles des travailleurs sociaux, précise Danny Philippe. Quand, récemment, on a appris qu'un jeune de 23 ans est décédé de mort naturelle, cela est intriguant. Chaque jour qui passe, on découvre ce genre de choses. Ce n'est pas normal ", avance-t-il. Les travailleurs sociaux ne peuvent chiffrer le nombre de morts de toxicomanes liés au Subutex. " Ce ne sont que des examens post-mortem qui peuvent donner des résultats, soulignent-ils. Si l'on a enregistré autant de cas depuis quelques mois, c'est qu'il doit y avoir encore beaucoup de toxicomanes qui meurent. " Et de réitérer leur appel aux consommateurs de drogue dure : " Évitez de vous shooter ; c'est possible de consommer le Subutex comme un médicament en le plaçant sous la langue et en le laissant fondre. " Danny Philippe rappelle, à ce sujet, que " c'est vrai aussi que c'est très difficile pour les toxicomanes, car ce qu'ils appellent le "yen piké" est très dur à résister. Mais c'est pour leur bien qu'on leur recommande de ne pas s'injecter du Subutex. "

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