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Vieux 24/09/2006, 20h25
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Les 7 péchés de la capitale

Les 7 péchés de la capitale
Alors que le thème de la Journée mondiale de l’habitat, célébrée le 2 octobre, est « Les villes, aimants de l’espoir », il est triste de constater que notre capitale offre un visage désespérant. Embouteillages monstres, marchands ambulants, insécurité grandissante due aux fléaux sociaux, urbanisme sauvage, non-respect du Food Act, insalubrité des lieux publics et bâtiments en décrépitude sont les sept maux qui rongent, tous les jours un peu plus, Port-Louis.
Arriver à Port-Louis à neuf heures du matin relève du parcours du combattant. Les autoroutes, côté Sud et Nord, bouchonnent tellement qu’il faut parfois compter une heure pour parcourir les derniers kilomètres. Et ce sont 62 000 véhicules et 186 000 personnes qui y transitent quotidiennement.

La capitale, enclavée par une chaîne de montagnes, s’essouffle un peu plus chaque jour. « Une des principales raisons qui expliquent les embouteillages », affirme le Dr Koshik Reesaul, Principal Engineer à la Traffic Management & Road Safety Unit. « C’est la présence des trois points de jonction : l’un au rond-point du Caudan, un autre à la Place d’Armes et finalement au Quai D. »

Les automobilistes doivent en effet passer par ces embranchements pour se rendre au centre-ville, se diriger vers Les Salines, le Caudan, ou se rendre aux Casernes centrales. Résultat : ceux qui convergent vers le centre sont automatiquement pris dans des goulets d’étranglement. Un véritable calvaire pour automobilistes.


Un véritable tohu-bohu

Le cœur de la capitale souffre continuellement d’encombrements permanents. Un véritable tohu-bohu. Des piétons qui traversent la rue comme bon leur semble, des autos-écoles qui bloquent la circulation, des marchands ambulants qui étalent leurs marchandises sur une partie de la chaussée, des camions de livraison qui débarquent leurs marchandises, sans oublier ces innombrables véhicules qui tournent en rond à la recherche d’un parking.

Et après neuf heures chaque matin, la majorité des 2 605 parkings sont pris d’assaut. Les 80 parcs de stationnement privés, devenus un investissement sûr, offrent, quant à eux, 3 777 places. Et ce n’est toujours pas assez… Il suffit de voir toutes les voitures au Champ-de- Mars ou à la Citadelle…

À la gare Victoria c’est la cohue totale. Des autobus pleins à craquer déversent leurs flots de passagers qui doivent maintenant affronter une marée humaine composée de marchands ambulants, de vendeurs de fruits saisonniers, de boissons fraîches ou de beignets, de dholl-puris, de CD piratés. Avec leurs échoppes sur roues prêtes à prendre le large dès que pointe le bout d’un képi, ces vendeurs s’agglutinent sur le moindre espace libre. Certains haranguent la foule en agitant devant leurs yeux des chaînes censées être en or, alors que d’autres proposent cent sachets en plastique pour Rs 10.

Le chaos s’illustre parfaitement à l’ancien bâtiment de la National Transport Authority. La varangue de cet admirable édifice en pierres taillées est transformée en souk par une vingtaine de marchands. La variété des articles offerts – fruits, sandales, en passant par des produits de beauté – fait de cette foire un lieu populaire et grouillant de jour, mais totalement désert et glauque la nuit tombée.

Sous l’édifice ce sont les rats qui mènent la danse. Ils zigzaguent entre les étals à la recherche de nourriture, sous le regard impassible des marchands de fruits. Et les fruits jetés ça et là sont une belle aubaine. « Letan nou pe instal fruits ena fine tombe », tente d’expliquer un marchand quand on lui demande pourquoi il n’utilise pas les poubelles…

Mais c’est à proximité de la place de taxis que les choses s’enveniment souvent, résultant en des rixes entre marchands ambulants et les taximen. Motifs : ces derniers accusent les premiers d’empiéter sur leur territoire.

Nasser Peerally, le président de la Market Traders Association (MTA), estime le nombre de marchands ambulants à 3 000. Et seuls 1 300 ont un permis en bonne et due forme. « Ces vendeurs exposent leurs produits à même le sol, dans la poussière et parfois près des toilettes publi-ques. Il est regrettable de constater le manque d’hygiène, en particulier chez ceux qui nettoient et découpent des légumes sur place. »

La MTA n’a pas eu le temps de savourer la bataille remportée contre les marchands ambulants de la rue Farquhar. Ces derniers, mécontents de l’injonction émise par la Cour suprê-me, leur interdisant de travailler dans cette rue et boudant les échoppes installées au Ruisseau du Pouce, ont forcé la main de la mairie qui leur a permis de travailler temporairement dans les rues latérales à la rue Farquhar. « Un autre problème a surgi maintenant », soupire Issoop Soobadhur, le vice-président de la MTA.

Ainsi, la présence des vendeurs à la rue Farquhar attirait des énergumènes qui se faisaient passer pour des marchands. Ils profitaient alors de cette couverture pour dealer de la drogue.

« Lorsque nous nous sommes plaints aux autorités, elles ont dépêché des patrouilles de police aidées de chiens. Main-tenant que les marchands ambulants ont bougé, les policiers ne sillonnent plus la rue et les malfrats ont le champ libre… » La MTA, la Shop Owners Association et la Taxi Proprietors Union envisagent une « journée ville morte » pour protester contre les marchands ambulants.


Filles de joie et énergumènes

La ville est ainsi devenue une foire. Heureusement il y a des exceptions. Entièrement enserré dans ce chaos urbain, le jardin de la Compagnie est le seul îlot de verdure préservé de la présence des marchands ambulants. Mais c’est le terrain de chasse des filles de joie et autres drôles d’oiseaux.

Difficile de chiffrer le nombre de cas ayant trait à l’incitation à la débauche nous signalent des membres de la force policière. « Un homme qui refuse les avances d’une prostituée passera son chemin et ne viendra pas perdre son temps à se plaindre à la police, c’est évident… », indique un policier.

Les citadins ne sont pas pour autant à l’abri des voleurs à la tire. Une moyenne de 4 à 6 cas est répertoriée quotidiennement. « Les voleurs en ont après les porte-monnaie mais également les téléphones portables. Leurs cibles sont souvent les touristes parce que ces derniers ont toujours du liquide sur eux. Et puis ce sont des visiteurs de passage qui ne portent pas plainte faute de temps », raconte un policier en poste dans la capitale.





Port-Louis : centre de toute activité commerciale et administrative, mais aussi une ville où l’anarchie urbaine règne par manque de planification et de réflexion. Anarchie urbaine

«Port-Louis compte aujourd’hui une population de 150 000 habitants, mais reçoit autant de visiteurs durant la journée car elle est la ville du business. De ce fait, Port-Louis est grouillante avec les bouchons importants durant les heures de fermeture, mais devient une ville fantôme à partir de 19 heures. » Cette citation, extraite d’une fiche d’information sur Maurice dans une revue touristique, résume le drame de la capitale mauricienne.

Ce drame devrait faire l’objet de l’exposition et de débats animés par un panel « d’experts » dans le cadre de la Journée internationale de l’habitat, décrétée le 2 octobre prochain. Le thème de cette année, « Cities, Magnets of Hope », pourrait servir de plate-forme afin de provoquer et pousser une réflexion sur la situation et l’avenir de la capitale mauricienne, surtout après la promulgation de l’Aapravasi Ghat et les alentours dans le patrimoine mondial.

En devenant le centre nerveux de toute activité commerciale et administrative du pays, Port-Louis aurait oublié de s’occuper de ses usagers, de leur procurer un environnement sain et accueillant, essentiel pour un bien-être social. Le contraste désolant et le manque d’harmonie visuelle entre les bâtiments illustrent une absence de planification et de réflexion urbaine au profit d’un urbanisme sauvage. Aujourd’hui, Port-Louis se développe vers le chaos d’une ville tiers-mondiste, plutôt que vers l’harmonie et le bien-être apparent des métropoles.



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Incohérence visuelle

À ce jour, Port-Louis souffre d’une dichotomie verticale. D’un côté, la population est confinée à érafler seulement les magasins occupant le rez-de-chaussée de Port-Louis pour toute activité commerciale civile ; ces commerces étant les derniers vestiges de l’activité historique ayant valu à cette ville le titre de capitale. De l’autre côté, l’érection de monuments imposants, symboles de développement et d’activités économiques prospères.

« Nous avons un gros problème de planification urbaine. Le décret de l’Aapravasi Ghat dans le patrimoine mondial est un message clair à la nation. Nous avons un patrimoine, des bâtiments et nous devons tout mettre en œuvre pour les entretenir », déclare Henry Loo, président de l’association des architectes de Maurice. « Il est essentiel de mettre en place des normes et programmes de conservation. »

Depuis l’agencement des premières installations par Mahé de Labourdonnais, l’absence de restructuration face aux réalités contemporaines se fait cruellement sentir aujourd’hui à Port-Louis. Les rues de la capitale, autrefois destinées aux chariots et calèches, n’ont connu aucun changement depuis, pour s’adapter aux nouveaux modes de transport. Le flot des 62 000 véhicules transitant par la capitale quotidiennement devient alarmant, surtout quand l’on pense qu’il n’existe que 6 382 places de parking, dont 3 777 constituent les parkings privés.

Avec plus de neuf projets de High Rise Buildings et plus de 82 sites de parkings privés, poussant comme des champignons à chaque coin de rue, Port-Louis souffre atrocement au niveau urbaniste. « Nous avons aujourd’hui des normes, mais plus des guidelines sur la hauteur du bâtiment par rapport à la superficie du terrain. Mais cela ne suffit pas. Cela résulte en la conception d’édifices d’une incohérence visuelle, surtout au niveau des couleurs », explique Henry Loo.

Prônant plus de rigidités concernant les normes de construction, surtout après qu’une partie de Port-Louis a fait son entrée dans le patrimoine mondial, Henry Loo cite l’exemple singapourien. « Avant la réalisation de chaque projet, il faut impérativement une modélisation de l’insertion du bâtiment dans le site. C’est seulement après avoir eu une idée de l’impact visuel et des implications architecturales, que les autorités donnent leur aval. De plus, un quota ponctuel est souvent imposé aux constructions. Par exemple, si le quota est fixé à 20 étages, pendant un certain temps, toutes les constructions devront se faire dans ce gabarit. Plus tard, les autorités peuvent décider de passer à 45, et toute construction se fera en harmonie », souligne-t-il.


L’espoir d’une prise de conscience

Depuis le début de l’exode massif vers les villes, les dirigeants des pays dits « développés » ont tous réalisé que pour rendre une ville plus saine et conviviale aux habitants, des facilités environnementales sont essentielles dans un centre-ville. C’est dans ce sens que Henry Loo déplore le manque d’espaces verts et surtout de parcours culturels, devant l’énorme potentialité qu’offre la capitale.

« On aurait pu faire un parcours de santé, mais aussi culturel, partant de Chinatown, en passant par le théâtre de Port-Louis, et pour finir vers le café du Vieux Conseil. Il est essentiel que la population se rende compte de son patrimoine culturel », poursuit l’architecte. « Mais l’essentiel demeure les espaces verts. Le vrai urbanisme consiste à ponctuer les bâtiments par des parcs de verdure. Aujourd’hui, à Port-Louis, nous avons le Jardin de la Compagnie, mais même les marchands ambulants n’en veulent pas ! »

Devant autant d’idées, l’on peine à comprendre une tendance de développement axée plus vers le chaos que vers quelque chose de structuré. Toutefois, le prestige d’abriter un site classé patrimoine mondial, et avec un deuxième dossier bientôt présenté, et la Journée internationale de l’habitat, l’espoir d’une prise de conscience des autorités subsiste.

Car au-delà des arguments génériques entourant la célébration de cette Journée internationale, l’un des points saillants qui met en exergue toute la symbolique de cette démarche, est de rappeler au monde que l’avenir des habitats humains est l’affaire et la responsabilité de tous, surtout des autorités.

Les environs du bâtiment de Rogers, Trou-Fanfaron et de la Gare du Nord sont les lieux de prédilection des voleurs qui font usage de la violence. Mais les policiers ne s’alarment pas outre mesure. « La capitale est un lieu sécurisé. Environ 350 policiers de toutes les divisions y sont affectés. Bien sûr l’occasion fait le larron, donc il faut être prudent lorsque l’on se trouve dans une foule qui attire des gens de tout acabit. »

Le nombre de vols de motos et de lecteurs de CD est également en baisse. « En un an, nous constatons que le public a changé d’attitude et adopte un comportement plus vigilant, peut-être grâce aux campagnes de sensibilisation que nous menons sur le terrain. Les patrouilles régulières dans les endroits où il y a foule sont également un élément dissuasif. »


Labyrinthes envahis de paperasse

Nos pas nous mènent à la Place d’Armes, haut lieu de mémoire, ceinturé par le théâtre, les cathédrales St Louis et St James et les quelques routes encore pavées. Port-Louis ne serait pas Port-Louis sans cette empreinte coloniale qui lui colle tant à la peau. C’est un véritable alignement d’édifices, les uns plus imposants que les autres. Mais il y a aussi des bâtiments où des fonctionnaires travaillent dans d’interminables labyrinthes envahis de paperasse.

Port Louis a également son lot d’immeubles abandonnés et décrépits. À partir de l’ancien cinéma Venus, le paysage qui s’égrène est le même.

Édifices en ruine et bâtiments surannés offrent un triste spectacle. Certains s’effondrent, d’autres subsistent, souvent dans un état précaire. Les faça-des ne sont plus ravalées et les jardins ressemblent à des jungles en miniature.

Dans une voie latérale à la rue Desforges, se dresse une incroyable bâtisse à l’architecture coloniale envahie par des mauvaises herbes et probablement occupée par des sans-abri, le soir venu. À côté de l’hôtel dithé Providence, les restes d’un bâtiment démoli jurent par leur laideur.

En y regardant de plus près, on constate qu’une partie de la bâtisse vient d’être repeinte en bleu. Est-elle en ruine ? Est-elle en reconstruction ? C’est à n’y rien comprendre. L’on se demande comment cette propriété a pu se retrouver dans un tel état.

Port Louis est aussi une ville commerçante. Mais malheureusement, les trottoirs défoncés par de lourds véhicules et les ordures jetées sur la voie publique en témoignent. Les officiers du ministère de l’Environnement ont d’ailleurs enregistré 66 cas d’obstruction de la chaussée et de pollution comprenant des cas d’illegal dumping, de pollution sonore et atmosphérique dans la période allant du 1er au 20 septembre. Dans le centre-ville, 17 cas ont été répertoriés. Les terrains et maisons laissés à l’abandon, les drains bouchés, les obstructions de la voie, les pollutions sous toutes les formes empoisonnent la vie de la capitale.


« Trop d’ingérence politique »

Les vendeurs de nourriture préparée à même la rue opèrent dans cette atmosphère polluée par les pots d’échappement. Ils sont une quinzaine à travailler à la rue Desforges. Vendeurs de briani, de kebabs, d’alouda, de maïs bouilli, de grillades, de boulettes et de fruits confits envahissent les deux côtés de la rue dans un concert de klaxon chaque soir. La plupart d’entre eux opèrent illégalement. Pourtant une loi, le Food Act 1999 a été promulguée afin de régulariser la vente de nourriture.

Pourquoi n’a-t-elle jamais été appliquée ? « Trop de pression et d’ingérence politique ! », répond un inspecteur sanitaire à la retraite. Il raconte que le 1er février 2000, jour où la loi est entrée en vigueur, des officiers ont verbalisé et pris en contravention plusieurs marchands qui travaillent dans la capitale et ailleurs.

« Le lendemain tou kontravansion kasse. Nou fine konpran ki bann marsan finn al guett minis… Bann ofisie tinn pran lapolis finn reale ankor. Bann marsan agress zot verbalman pandan ki lapolis fer sanblan pa tann narien. » Dès lors, les officiers font une croix sur le respect de la loi…

Port-Louis ne mérite pas ce sort-là. Malgré toutes ses plaies, elle offre un charme incontestable et étonnant. Il n’est pas trop tard pour lui redonner sa fierté d’antan. Il suffit d’une volonté politique plus forte que les lobbys des contrevenants…







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« Magnet of Hope »

La capitale qu’est Port-Louis n’a peut-être pas connu les évolutions de la révolution industrielle, mais n’a pas été épargné par les mouvements démographiques modulés par le rythme de vie des citadins. Port-Louis a toujours attiré les gens des régions rurales depuis le 19e siècle,car on y trouvait des possibilités d’emplois autres que l’agriculture.

Ce phénomène concernait les immigrants indiens et escales. La capitale offrait d’autres opportunités comme les courses de chevaux ou autres formes de divertissement. Mais avec l’avènement et les facilités de transport, l’on a assisté à un flux migratoire vers la capitale commerciale et administrative. Ce flux migratoire s’est fait en partie par des squatters, dans la région de Vallée-Pitot et d’autres quartiers où l’expansion de la ville pouvait se faire.

Mais la grande transformation cependant date de la bagarre raciale de 1968. La vie sociale la nuit a été considérablement diminuée dû au couvre-feu. Une partie de la population portlouisienne, opérant dans le commerce et qui vivait au-dessus de leurs lieux de travail, a commencé à déserter Port-Louis pour les nouvelles régions résidentielles, telles que Beau-Bassin.

Cela a annoncé la fin de toute vie sociale dans le centre de la capitale. Depuis, Port-Louisse développe à son propre rythme, sans planification.



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