Agalega eh oui forme parti Moris - Radio Moris Sega Music Mauritius Ile Maurice

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Vieux 22/09/2006, 13h46
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Agalega eh oui forme parti Moris

REPORTAGE : AGALÉGA

Le paradis… ou presque




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Agaléga, archipel appartenant à Maurice, comporte 300 habitants. Les poissons abondent dans ses eaux et la végétation - en particulier les cocotiers - y est toujours bien présente malgré un léger développement. La vie dans l'île est paisible et les Agaléens semblent s'y plaire, malgré certains problèmes persistants.
Agaléga… un nom qui évoque pour beaucoup d'entre nous la paix, la tranquillité, la pêche ou encore les tortues. Situé à 1 100 km au nord de Maurice, l'archipel est constitué de deux îles principales, l'île du Nord et l'île du Sud, composées de 300 habitants. Les principaux lieux d'habitation sont Vingt-cinq et La Fourche, villages se trouvant sur l'île du Nord, et Ste Rita sur l'île du Sud. Le premier nommé est considéré comme la capitale vu qu'il abrite tous les bureaux administratifs.
Maisons. Les habitations sur ces îles sont souvent en béton, recouvertes d'un toit en bois, et louées aux Agaléens à Rs 150 le mois, électricité et eau comprises. D'autres, comme celle de Medinette Clarisse, sont faites de bois et de tôle. "Ça fait 13 ans que j'ai construit ma maison et depuis, on n'a pas eu de violent cyclone. Je ne sais pas si elle va tenir face à un tel cyclone. Dès qu'une brise se lève, on entend des craquements. Je ne sais pas si elle va tenir", souligne-t-elle. Étant donné les origines coralliennes de l'île, il n'est nullement surprenant que la route reliant les différentes localités soit sablonneuse. Par ailleurs, les véhicules ne sont pas nombreux à Agaléga, d'après les habitants. "Ce serait dommage de mettre du coaltar. Cela gâcherait le paysage", souligne Gautam Davay, General Manager de la Outer Island Development Corporation (OIDC). Les habitants d'Agaléga font le va-et-vient entre leur île et Maurice presque toutes les années, selon leurs dires. Le Mauritius Trochetia et le Mauritius Pride y font escale une fois l'an chacun, pour apporter des provisions. Aussi, un avion y atterrit occasionnellement. "La piste d'atterrissage n'est pas correcte. C'est pour ça que nous ne pouvons pas envoyer plus d'avions", souligne Gautam Davay.
Activités. Si l'on en croit Medinette Clarisse, mis à part quelques soudeurs et mécaniciens, la principale activité ouvrière à Agaléga est l'exploitation du coco. "Ici, nous vivons presque tous de ce fruit. Il y en a qui sont laboureurs. D'autres, comme mon mari, sont employés comme foremens ou dans d'autres sections, mais toujours relatives au coco." Ainsi, préparer la terre pour la plantation des cocotiers, enlever les mauvaises herbes et décortiquer le coco aux fins de préparation d'huile sont les principales tâches de bien des Agaléens. Cette huile est la principale source de revenus de l'île.
Loisirs. Les loisirs des Agaléens sont le football, le volley-ball et, surtout, la pêche. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la pêche n'y est pas un métier, mais plus un loisir où chacun trouve son plaisir, ou alors pour sa propre consommation (souvent pour préparer le poisson salé). "Je vais pêcher presque tous les jours. Dès que je rentre à la maison, je prends ma canne à pêche et j'y vais. C'est mon principal passe-temps", confie Ricardo Mamode, chauffeur de tracteur à Agaléga pour le compte de la Outer Island Development Corporation (OIDC). Mais, tout cela pourrait changer dans les années à venir. Un projet de pêche commerciale est à l'étude, ce qui pourrait diversifier les possibilités d'emploi des habitants de l'île. Qui plus est, selon l'OIDC, quatre femmes bénéficient actuellement d'une formation qui leur permettra de commercialiser des achards dans leur île.
Agaléga abrite deux hôpitaux, un sur chacune des îles. Chaque île comprend également un Nursing Officer et un Resident Doctor. Pourtant, selon les habitants, le service de santé reste inadapté. "Quand vous tombez malade, vous êtes obligés de venir à Maurice. Certes, on a deux hôpitaux, mais ils ne sont pas équipés d'appareil d'échographie par exemple. J'ai dû venir à Maurice pour accoucher. D'ailleurs, ce n'est que cinq mois après que je suis tombée enceinte que je l'ai su. Le docteur dans mon île n'avait rien décelé", dit Medinette Clarisse.
Éducation. Agaléga est aussi dotée de deux écoles primaires, l'une dans l'île du Nord et l'autre dans l'île du Sud. Selon les habitants, il faut absolument que l'archipel ait son propre collège. 23 Agaléens sont actuellement à Maurice aux fins d'études secondaires. "Cela nous éviterait bien des désagréments. Si nos enfants pouvaient ne serait-ce que faire jusqu'à la form 3 à Agaléga et ensuite aller à Maurice pour continuer, ça aurait été parfait. J'ai peur d'envoyer mes enfants étudier à Maurice. Ils sont encore jeunes après l'école primaire. Ils ne connaissent pas Maurice et sont livrés à eux-mêmes", s'inquiète Medinette Clarisse. À l'OIDC, on affirme que le sujet est en discussion avec le ministère qui aurait décidé d'examiner cette possibilité.
D'autres projets pour Agaléga sont actuellement en préparation. La Mauritius Broadcasting Corporation y a installé deux récepteurs qui permettront aux Agaléens de capter les chaînes télévisées 1 et 2. Jusqu'alors, ils bénéficiaient uniquement des chaînes satellitaires.
Origines


L'origine du nom Agaléga n'est pas vraiment sûre. Il en existe trois versions : il se peut que l'explorateur portugais, Don Pedro de Masceranhas, baptisât les deux îles en 1512, quand il découvrit l'île Maurice et l'île de La Réunion. Ainsi, il aurait nommé Agaléga et l'île de Ste Marie (au large de la côte est de Madagascar) en l'honneur de deux de ses voiliers, le Galega et le Santa Maria. La seconde piste, la plus probable, est celle qui nous mène à Juan de Nova, navigateur galicien employé par les Portugais. Il fut connu de ses marins sous le sobriquet Jean Gallego. Cette possibilité est bien documentée dans Les Nouvelles Annales de Voyage (Tome 38, page 8. Il y est écrit que le dénommé Juan de Nova découvrit ces îlots en 1501. La troisième piste : le navigateur portugais Diego Lopos de Seqaiera. Sir Robert Scott expliqua, dans son livre Lumuria, que ce navigateur découvrit Agaléga en 1509 et la nomma Baixas da Gale ou Galeass Bank, Gale signifiant un vent de force 8 en anglais. Le nom fait référence, ironiquement, à la formation d'une bourrasque de vent qui aurait modelé les côtes des deux îlots. À la suite de cette découverte, les cartes de la région représentèrent les îlots comme Gale, Galera, Galega et, finalement, Agaléga.
Manifestation


La communauté Agaléenne de Maurice et l'association Les Amis d'Agalega ont organisé une manifestation pacifique durant quatre jours au but d'alerter l'opinion publique sur la situation à Agalega. Le lundi 11 ils ont manifesté devant les locaux de la OIDC et entrepris une marche depuis le jardin de la compagnie le jusqu'au bureau du premier ministre. Par la suite ils sont allé devant le parlement le mercredi avant de conclure par une manifestation devant les locaux du ministère de l'Éducation. Les Agaléens déplorent qu'ils attendent toujours la régularisation des baux qui leur sont alloués. "Le ministre Rashid beebeejaun avait promis que cette situation aurait été régularisée au plus tard en décembre 2005. Jusqu'à présent rien n'a été fait", déplore Laval Soopramanien, le président de l'association Les Amis d'Agalega. Qui plus est, Laval Soopramanien soutient que les conditions d'embarquement et de débarquement dans l'île reste à désirer et réclame une révision de leurs conditions de travail. "Jusqu'ici les autorités n'ont pas encore pris contact avec nous", dit-il. Par ailleurs, une lettre sera déposée dans le bureau du premier Ministre au courant de la semaine sollicitant une rencontre.
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Vieux 05/12/2006, 18h30
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pas question de louer Agalega

" Pas question de louer Agalega à bail à qui que ce soit "
Harish Boodhoo a tiré la sonnette d'alarme contre le sort qui pourrait être réservé à Agalega s'il faut se fier à ce qu'a publié récemment le Times of India. A son avis, il n'est pas question pour Maurice, dit-il, de louer ou de céder à bail cette île à qui que ce soit. C'était lors d'une rencontre avec la presse, hier, pour faire le point de la situation suite à l'arrêt de la grève de la faim, vendredi dernier, d'une soixantaine de victimes du système de Sale By Levy.

Alors qu'il était parlementaire, en 1978, se rappelle Harish Boodhoo, il a eu l'occasion de se rendre dans l'île qui se trouve à un millier de kilomètres de Maurice. Aussi, souhaite-t-il s'y rendre pour quelques jours de repos et aussi pour se pencher sur la vie des Agaléens et sur la situation dans cette île. D'ailleurs, vendredi dernier, devant la Cour suprême lors de l'arrêt de la grève de la faim, il devait exprimer au vicaire-général, Jean Maurice Labour, le désir de se rendre de nouveau à Agalega. " Mo anvi al Agalega ek pas enn de zour dan sa lil la ", avait-il déclaré.

Selon Harish Boodhoo, qui se souvient également de l'incident entre Maurice et les Seychelles autour de la question de Saya de Malha, il ne faudrait qu'il y ait une répétition de ce qui est arrivé en 1965 avec Diego Garcia. " Pas question donn ninport ki sann-la Agalega ", dit-il. Soulignant l'importance d'Agalega pour Maurice, il a déclaré que le fait que cette île se trouve à 1 000 kilomètres de chez nous implique que nous pouvons bénéficier d'une immense zone économique exclusive recelant de grandes richesses qu'on pourrait exploiter en temps et lieu.

Auparavant, revenant sur les revendications de l'Association des Victimes du Sale by Levy, Harish Boodhoo avait déclaré qu'en dépit de la rencontre du Comité du Soutien avec le Premier ministre, Navin Ramgoolam, vendredi dernier, il se méfiait toujours de la parole donnée par ce dernier. Car, a-t-il rappelé, en deux occasions, Navin Ramgoolam a manqué à ses promesses : la première fois en septembre 2005 quand le Conseil des Ministres qu'il a présidé avait décidé d'instituer une commission d'enquête et la seconde fois en août dernier lors d'une rencontre avec le président de l'Association des victimes, Salim Muthy. Dans les deux cas, dit-il, il n'y a pas eu de suite.

" Mo teti mwa : tan ki parlman pa zwenn, lalwa pa vote e ki pena komisyon danket ki pou liber sa bann viktim Sale by Levy mo pa pou res trankil ", a indiqué M. Boodhoo. D'ailleurs, dit-il, au cas où les promesses ne sont pas tenues, il se propose d'organiser de nouveau une grève de la faim avec encore plus de volontaires et cela à River Walk devant la résidence du premier ministre. " Nou fer grev de la fin divan Aston Martin ", dit-il.

Harish Boodhoo devait cependant lancer un appel au Premier ministre pour qu'il prenne en main personnellement le dossier du Sale by Levy et de ne pas le confier à son ministre de la Justice, Rama Valayden. D'ailleurs, dit-il, si ce dernier n'avait pas choisi de se mêler à ce dossier depuis l'année dernière, on aurait noté de notables progrès.

Soulignons que vendredi dernier et hier, Harish Boodhoo devait s'élever contre la MBC, l'accusant de n'avoir pas couvert ses récentes conférences de presse comme il se doit. Aussi, compte-t-il organiser prochainement une grande manifestation devant les locaux de la MBC à Curepipe. Dans cette démarche, il compte solliciter le soutien des forces vives et des instances syndicales, entre autres.
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Vieux 28/11/2008, 10h42
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Agalega : A la recherche de son avenir
Les îles du Nord et du Sud qui forment Agalega sont les oubliées du développement mauricien. Malgré leur petitesse,elles offrent des opportunités non négligeables à commencer par le tourisme. Les filières halieutiques et agricoles sont également intéressantes.
Les potentiels sont multiples à Agalega : tourisme, agriculture (cocoteraies) et pêche.Un développement qu doit être raisonnable. Deux îles bien loin de la frénésie port-louisienne. Deux îles jetées à un peu plus de 1000 km au nord qui offrent une tout autre image de la République mauricienne. Derrière l’apparente nonchalance qui prévaut à Agalega, il existe des opportunités de développement économique non négligeable. Certes, on ne parle pas d’investissements ou de projets aussi importants qu’à Maurice. Différentes filières peuvent être néanmoins développées en prenant en compte les spécificités de ces îles.

C’est sans conteste du côté du tourisme que le parcours d’Agalega peut lorgner. Les paysages pour le moins paradisiaques sont un atout majeur. Surtout, les deux îles ont conservé un cachet qu’on ne retrouve plus dans les Mascareignes. Une nouvelle offre envisageable en clair. Toutefois, ces 26 km2 de sable coiffés de cocotiers et filaos forment un espace très fragile.

Pour Khemraj Sooknah, ex- directeur général de l’Outer Islands Development Corporation, «le tourisme est le secteur d’activité qui est le plus en phase avec le contexte de ces îles. Toutefois, les grands ensembles hôteliers de 200 chambres n’ont pas leur place sur ces îles, déjà à cause de leur fragilité, ensuite parce qu’on ne peut pas s’attendre à recevoir plus de personnes qu’il n’y a de locaux. L’impact d’une grande structure sur ces îles serait clairement néfaste».

Des limites se posent d’emblée aux éventuels promoteurs. Les ressources en eau, par exemple, sont limitées et surtout, les nappes phréatiques sont particulièrement fragiles. Ces lentilles d’eau douce dites de Ghyben-Herzberg doivent être exploitées avec raison et surtout avec précaution afin qu’elles ne se détériorent pas. En effet, elles peuvent très facilement devenir impropres à la consommation reposant sur une masse d’eau salée de plus forte densité. Le risque que l’eau devienne saumâtre est relativement élevé et un développement immobilier peut avoir des conséquences directes sur ces îles si des études préalables ne sont pas faites.


Le transport crucial

Il n’empêche que le potentiel touristique de l’île ne fait aucun doute, et les quelques difficultés en matière d’approvisionnement en eau et énergie peuvent aisément être écartées. De fait, le volet énergie renouvelable devrait être l’une pierres angulaires d’un développement hôtelier à Agalega. Pour Patrick Poullay, le resident manager, «il faut qu’Agalega trouve sa propre voie de développement, en concertation avec les Agaléens. Le contexte est très différent de celui de Maurice. Le tourisme est une opportunité mais les conditions ne sont pour l’instant pas encore totalement réunies», notamment en ce qui concerne le transport – maritime ou aérien.

«La question des transports est intimement liée au développement touristique. Pour le moment, il n’est pas possible de véritablement développer le tourisme à Agalega. La piste d’atterrissage doit être réhabilitée pour recevoir plus régulièrement des avions. Bien entendu, il s’agit d’avions de petite taille, on ne peut pas se permettre de recevoir des gros porteurs. Le bateau est également une option à ne pas occulter.

Toutefois, les conditions ne se prêtent pas à la construction d’un port comme à Maurice ou à Port-Mathurin. Il faut donc bien penser la question», avance Khemraj Sooknah.

À ce chapitre, le chairman de l’Outer Islands Development Corporation (OIDC), Hervé Aimé, confie que «le document pour la réfection de la piste d’atterrissage a été récemment signé. Elle devrait pouvoir accueillir, en plus du Dornier, des ATR 42».

En fait, il s’agit surtout «d’intégrer Agalega au monde, d’ouvrir ses îles aux opportunités d’investisse­ments, mais cela ne peut pas se faire n’importe comment», estime le chairman de l’OIDC. «N’importe quel projet hôtelier doit prendre en considération l’isolement des îles. Les investisseurs potentiels qui ont montré un intérêt jusque-là en avaient parfaitement conscience. Il faut penser à toutes les aménités – que ce soit l’eau, l’énergie, les déchets – et aussi le respect des buffer zones, la formation des ressources humaines pour que les Agaléens soient parties prenantes des projets qui pourraient concerner leurs îles», ajoute-t-il.

Les Agaléens sont pour l’instant tous ou presque employés par l’OIDC. Un développement hôtelier permettrait de trouver d’autres débouchés professionnels, notamment pour les jeunes Agaléens. «Les jeunes ne doivent pas baisser les bras, ils doivent pouvoir croire dans le potentiel de leurs îles», lançait, optimiste, Patrick Poullay devant un parterre d’élèves lors de la remise des prix à la suite d’un concours organisé par RecoMap.


Les touristes mauriciens ciblés

Cela dit, les compétences sont pour l’instant presque inexistantes. «La formation est très importante, c’est vrai. Il faudra apprendre aux Agaléens certains rudiments des métiers de l’hôtellerie si un projet venait à être lancé. Il existe cependant des savoir-faire très typiques, et on peut aussi jouer sur cette touche locale. Par ailleurs, il faudra penser aussi à développer des filières par exemple au niveau de la pêche. Les pêcheurs agaléens peuvent fournir aux opérateurs le poisson, il peut même être transformé par les femmes», explique Hervé Aimé. Pour le moment, Hervé Aimé opterait davantage pour la construction de petites structures «surtout pour les Mauriciens». Il croit dans le tourisme domestique, et il est rejoint en cela par l’ancien directeur général de l’OIDC. «On pense construire une dizaine de chalets, respectant l’architecture locale. Bien entendu, une étude de faisabilité doit être menée au préalable. Les Mauriciens doivent avoir la possibilité de découvrir Agalega. Ces îles ne peuvent pas seulement être une destination exorbitante et écarter les touristes mauriciens pour une question de pouvoir d’achat.»

Agalega est «un bijou dans la République de Maurice», insiste Khemraj Sooknah. Il faut donc faire en sorte que le développement de ces deux îles soit raisonné, durable. Bref, qu’il s’intègre au contexte bien particulier d’Agalega. Pour l’OIDC, il n’est pas si nécessaire de viser le haut de gamme. Le marché mauricien présente lui-même des perspectives intéressantes. Les Agaléens attendent que les choses bougent. Mais sans trop de précipitation. Car de toute façon, «les projets de développement ne sauraient être imposés de Port-Louis sans tenir compte des aspirations des Agaléens».







Gilles RIBOUET
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Vieux 28/11/2008, 10h43
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Filière coco

Les îles d’Agalega ont été, dès le début du XIXe siècle, destinées à la culture du cocotier. Coprah, huile, noix de coco et savon étaient produits. Aujourd’hui encore, les cocotiers, omniprésents, fournissent une partie de leurs revenus aux Agaléens. Toutefois, l’activité est bien moindre depuis le passage d’un cyclone ravageur en 1983. On produit encore de l’huile de coco, raffinée et mise en bouteille par l’OIDC à Maurice. Hervé Aimé, le «chairman» de l’OIDC, déplore le manque de planification dans cette filière.

Les cocoteraies ne sont pas toutes entretenues et la culture ne concerne pas l’ensemble de la surface plantée disponible. La production peut donc être largement améliorée.

À chaque passage du «Mauritius Pride», ce sont environ 100 000 noix de coco qui sont chargées, soit une infime partie de la production globale. Les interlignes pourraient accueillir cacahuète, manioc, oignons et autres cultures adaptées aux sols sablonneux. Surtout, les productions, par transformation, peuvent toucher l’agroalimentaire, les cosmétiques, l’artisanat. Pour développer davantage cette filière, il faut opter pour des espèces de cocotiers résistantes aux maladies dans la mesure où les pesticides et autres fertilisants sont proscrits pour ne pas altérer les nappes d’eau souterraines.






Restés dans les cartons

Deux projets. L’un certainement plus en phase avec le contexte agaléen que l’autre. Mais pour les deux, les mêmes critiques. Il y aurait de quoi décourager un éventuel promoteur. «Ireland Blyth Ltd» (IBL) a été la première entreprise à s’intéresser au potentiel touristique d’Agalega en 2001. Le projet portait sur la création de 15 chalets de luxe à la pointe sud de l’île du Nord, générant 40 emplois directs dont 60 % pour les Agaléens. La construction du «Agalega Fishing & Nature Lodge Project», dans lequel la pêche sportive était à l’honneur, nécessitait un investissement de Rs 50 millions. Par ailleurs, le projet intégré d’IBL prévoyait également des investissements pour la «désalinisation» de l’eau de mer et la gestion des eaux usées, ainsi que dans l’industrie de la pêche – dimension réduite. Les promoteurs estimaient à 25 tonnes par mois le volume de poisson transformé sur place à exporter. En tout, l’État était enclin à concéder 25 arpents de terre, comme il le fait habituellement pour un projet hôtelier, au groupe IBL. Ce projet avait attiré les foudres du Parti travailliste alors dans l’opposition. Son leader, le Dr Navin Ramgoolam, évoquait «le bradage d’un patrimoine stratégique» au secteur privé. Finalement, le projet n’a pas vu le jour et la compagnie d’IBL Aviation spécialement créée a aussi dû fermer boutique. Pour autant, l’intérêt pour Agalega ne s’est pas tari. C’est la société sud-africaine Arcon qui a manifesté son intérêt pour un développement hôtelier sur les deux îles cette fois début 2006. L’investissement envisagé était de Rs 9 milliards. Cette fois, il s’agissait de 150 chalets (120 sur l’île du Nord et 30 sur l’île du Sud) assorti de deux emplacements commerciaux. Tous les chalets devaient être construits pied dans l’eau sur une superficie de 1 hectare chacun. Une marina et une clinique privée haut de gamme devaient parachever le projet en plus des investissements en termes de responsabilité sociale des entreprises. Aucun de ces deux projets n’a abouti. À bien des égards, le projet d’IBL aurait eu un impact bien moindre à celui d’Arcon. La place est donc encore à prendre. Seulement, en plus de tenir compte de la fragilité des îles, les éventuels promoteurs devront aussi braver les difficultés administratives et les critiques politiques.









Fiche d’identité

Agalega est constituée de deux îles, l’île du Nord de 12,5 km de longueur sur environ 2 km de large et l’île du Sud 7 km sur 4,5 km. Environ 350 habitants vivent sur ces 26 km2 de terre émergées.

La culture du coprah est la principale activité. Ces îles découvertes en 1501 ne furent véritablement habitées qu’au début du XIXe siècle. L’île principale est celle du Nord, avec le village vingt-Cinq, cœur administratif d’Agalega. Le «Mauritius Pride» mouille devant le village de la Fourche. L’île du Sud a néanmoins été la première à être habitée. En témoignent les différents vestiges qu’on y trouve, dont les cimetières des Blancs et des Noirs ou encore l’usine à savon. Aujourd’hui, le village de Ste Rita a davantage des airs de belle endormie, à l’écart de l’agitation, toute relative, de Vingt-Cinq sur l’île du Nord.







Pêche

Les eaux d’Agalega sont poissonneuses. Les perspectives d’exploitation des ressources halieutiques sont importantes. Seuls des investissements seraient nécessaires pour la pêche – bateaux, chambre froide – et la transformation du poisson sur place. IBL avait bien saisi le potentiel des eaux agaléennes lorsque l’entreprise prévoyait d’y investir dans le tourisme. La pêche pour le moment n’est qu’une activité vivrière. Il n’empêche que des bateaux pêchent dans la zone économique exclusive entourant les deux îles mais cette activité n’a pas d’incidence directe sur l’économie d’Agalega.


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Vieux 29/11/2008, 19h08
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Voici une face cachée de l'ile Maurice que je ne connaissais pas,merci Dev de l'avoir rappelé.
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Vieux 30/11/2008, 07h48
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Posté par fergeo Voir le message
Voici une face cachée de l'ile Maurice que je ne connaissais pas,merci Dev de l'avoir rappelé.
De rien Fergeo , Maurice a beaucoup d'autres faces cachées
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agalega, forme, moris, oui, parti

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